Boris Pahor

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Boris Pahor

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Boris Pahor en 2009

Activités écrivain
Naissance (100 ans)
Trieste, alors en Autriche-Hongrie
Langue d'écriture slovène

Boris Pahor (né le à Trieste, qui appartenait alors à l'Empire d'Autriche-Hongrie) est un écrivain slovène[1].

Biographie[modifier | modifier le code]

Boris Pahor est le fils d'un photographe pour la gendarmerie et d'une cuisinière placée[2]. En 1920, Boris Pahor assiste à l'incendie de la maison de la Culture slovène (Narodni dom, soit la « Maison du peuple »), par les fascistes italiens dont il déclare  : « J'avais sept ans. Ça a été un choc énorme[2] ». Quand les nazis prirent le contrôle de la région en 1943, il rejoignit les rangs de l'armée de libération yougoslave. Arrêté, il fut déporté en Alsace (Natzweiler-Struthof), puis en Allemagne (Dachau, Mittelbau-Dora et Bergen-Belsen)[3],[2].

La plupart de ses romans ont leur source dans cette épreuve. Il est aujourd’hui considéré comme l’un des écrivains de langue slovène les plus importants de son époque. Il est révélé aux lecteurs de langue française par son récit majeur Nekropola (Pèlerin parmi les ombres, La Table ronde, 1990), où il narre son expérience des camps de la mort, puis par son roman Printemps difficile (Phébus, 1995).

Il est candidat sur la liste de la Südtiroler Volkspartei (SVP) au nom de l'alliance avec la Slovenska Skupnost pour les élections européennes de 2009.

Invité des septième Rencontres européennes de littérature, il a reçu la médaille d'honneur de la ville de Strasbourg le .

Œuvre[modifier | modifier le code]

  • Quand Ulysse revient à Trieste (Mesto v zalivu), 1955, trad. 2013, éditions Pierre-Guillaume de Roux, (ISBN 978-2-36371-05-4)
  • L'Appel du navire, 2008, éditions Phébus (Parnik trobi nji)
  • Arrêt sur le Ponte Vecchio (Poche - 2006)
  • Blumen für einen Aussätzigen (Broché - 2004)
  • Dans le labyrinthe (Broché - 2003)
  • La Porte dorée (Broché - 2002)
  • Jours obscurs (Broché - 2001)
  • La Villa sur le lac (Broché, Bartillat, 1998)
  • Printemps difficile (Relié - 1995)
  • Pèlerin parmi les ombres (Broché - 1990)

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (fr) Article de l'express
  2. a, b et c Boris Pahor, cent ans de résistance par Florence Noiville dans Le Monde du 4 juillet 2013.
  3. Jugend für Dora, Die Zukunft der Zeitzeugen, Nordhausen, 2010, p. 40-43

Liens externes[modifier | modifier le code]