Boris Berezovsky (homme d'affaires)

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Boris Berezovsky
Biographie
Nom de naissance Boris Abramovitch Berezovsky
(en russe : Бори́с Абра́мович Березо́вский)
Date de naissance 23 janvier 1946
Lieu de naissance Moscou
Date de décès 23 mars 2013 (à 67 ans)[1]
Lieu de décès Ascot (Berkshire)
Nationalité Drapeau de Russie Russe
Diplômé de Académie russe des sciences
Profession Homme d'affaires, oligarque, mathématicien, homme politique
Religion Chrétien orthodoxe (converti vers la moitié des années 1990, à l'âge de 47 ans), anciennement juif

Boris Abramovitch Berezovsky (en russe : Бори́с Абра́мович Березо́вский) est un homme d'affaires et homme politique russe, né à Moscou le 23 janvier 1946 et mort le 23 mars 2013 (à 67 ans) à Ascot dans le Berkshire[1].

Il est devenu un oligarque, le premier milliardaire en Russie, en tirant profit de la libéralisation post-communiste et de ses entrées dans le cercle de Boris Eltsine. En 1997, au sommet de puissance, le magazine Forbes estime sa fortune à 3 milliards de dollars américains. Poursuivi pour fraude et évasion fiscale par le Parquet russe (et également par le Parquet du Brésil pour le financement illégal d'un club de football), il vit en exil à Londres sous le nom de Platon Elenine, jusqu'à sa mort en 2013.

Débuts en affaires[modifier | modifier le code]

Né dans une famille juive de Moscou, Berezovsky étudie la sylviculture et les mathématiques appliquées, reçoit son doctorat en 1983 et devient membre associé de l'Académie des sciences de Russie en 1991.

Berezovky débute dans le monde des affaires en 1989, au moment de la pérestroïka, en achetant et revendant des automobiles (principalement des Lada) de l'entreprise d'État AvtoVAZ. Officiellement, Berezovky avait le titre d'expert en management dans cette société. En 1992, il devient le président d'une nouvelle compagnie, LogoVAZ, distributeur exclusif d'AvtoVAZ. Sous son égide, la société réalise de fausses exportations et vend sur place, à perte, alors que l'inflation est alors à 2 000 % par an : il amasse ainsi rapidement près de 250 millions de dollars. Il revend peu après les actions de LogoVAZ à une société suisse, et monte plusieurs compagnies financières, dont les filiales sont basées aux îles Caïmans (paradis fiscal). Durant la période d'anarchie du début des années 1990 en Russie, Berezovsky, comme de nombreux hommes d'affaires, est la cible du racket de groupes de la mafia russe. Impliqué dans des guerres de gangs, il échappe à plusieurs tentatives d'assassinat, dont une attaque à la bombe en 1994, qui décapite son chauffeur.

Au cœur du pouvoir[modifier | modifier le code]

Pendant la présidence de Boris Eltsine, Berezovsky est l'un des hommes d'affaires qui parvient à avoir accès au président. Il utilise son réseau politique pour acquérir des parts dans plusieurs entreprises d'État privatisées, dont AutoVAZ, la compagnie aérienne Aeroflot, et des entreprises de matières premières, en ne payant qu'une fraction de leur valeur réelle et en se servant d'une banque pour financer ses opérations. Ces opérations sont critiquées aujourd'hui, par les analystes économiques étrangers comme par le pouvoir russe, comme un pillage systématique des biens de l'État, par sociétés-écrans interposées.[réf. nécessaire]

Berezovsky devient ainsi le principal actionnaire (à 49 %) de la chaîne de télévision ORT, la plus regardée en Russie, et propriétaire des quotidiens Novaïa Gazeta et Nezavissimaïa Gazeta. Les médias que contrôle Berezovsky assurent un soutien essentiel à Boris Eltsine lors de sa réélection en 1996, ainsi également que le groupe des sept banquiers, dont il fait partie. Durant ces années, Berezovsky est l'un des principaux partisans de la libéralisation politique et économique en Russie. Il fait partie du « clan Eltsine », avec la fille du président, Tatiana Diatchenko, et le chef de l'administration présidentielle, Alexandre Volochine. En 1998, Berezovsky favorise l'accession au poste de premier ministre de Sergueï Kirienko. Devenu l'un des personnages les plus impopulaires de la politique russe lors du krach financier qui suivit, Berezovsky expliqua son impopularité au journal Le Figaro, alors qu'il passait ses vacances dans sa propriété sur la Côte d'Azur, par l'antisémitisme des Russes[2]. Il s'est vanté d'avoir fait destituer deux Premiers ministres (Ievgueni Primakov, qui avait décidé de centrer son action contre les oligarques, en 1998, et Sergueï Stepachine).

Berezovsky s'implique en politique en investissant dans les médias, en finançant des candidats libéraux, en prononçant des déclarations politiques et aussi en recherchant des fonctions. Il est le numéro deux du Conseil national de sécurité en 1996-1997, puis secrétaire général de la CEI (Communauté des États indépendants) de mai 1998 à mars 1999. À chaque fois, il est limogé par Boris Eltsine. En décembre 1999, il se fait élire député de la Douma dans une circonscription de Karatchaïévo-Tcherkessie, une république du Caucase du Nord où il ne se rend guère[réf. nécessaire].

La guerre en Tchétchénie[modifier | modifier le code]

Pendant la première guerre de Tchétchénie, Berezovsky joue un rôle important. Ses relations avec la mafia tchétchène à Moscou ont fréquemment été évoquées par ses adversaires. On l'a accusé de profiter de trafics d'armes et d'être impliqué dans des projets liés à cette guerre, parmi lesquels un oléoduc transportant le pétrole de la mer Caspienne, qui devait traverser initialement le territoire tchétchène. Selon Ramzan Kadyrov, président de la Tchétchénie, Boris Berezovsky a contribué à lancer le commerce du kidnapping dans le nord du Caucase, alors qu'il était Conseiller national à la sécurité en 1996, en proposant à des chefs tchétchènes radicaux de se faire payer (en échange de la paix) indirectement par des rançons sur lesquelles les autorités fermeraient les yeux. Berezovsky lui-même a admis avoir été en contact avec Chamil Bassaïev, chef de la branche islamiste des indépendantistes tchétchènes, et n'a pas caché lui avoir donné plus de 2 millions de dollars, en affirmant que Bassaïev était un interlocuteur incontournable en Tchétchénie. Après avoir aidé Vladimir Poutine à accéder au pouvoir en 2000, il prend position contre ce dernier dans le conflit qui oppose les terroristes tchétchènes et la Russie[3].

La disgrâce[modifier | modifier le code]

Boris Berezovsky est réputé avoir en 1999 aidé à propulser la carrière gouvernementale de Vladimir Poutine, ancien directeur du FSB (services de renseignements) méconnu du public, jusqu'au poste de Premier ministre en août, au moment du déclenchement de la Seconde guerre de Tchétchénie. Il espèrait sans doute pouvoir disposer auprès du nouvel homme fort de la même influence dont il usait auprès de Boris Eltsine. Ce dernier démissionne cependant à la surprise générale le 31 décembre 1999, et Vladimir Poutine est élu président de la Fédération de Russie en mars 2000.

Poutine doit diriger le pays dans un contexte complexe où les oligarques, lors de la phase de privatisation des entreprises publiques, ont acquis beaucoup d'argent et d'influence, notamment par l'achat indu de ressources et rentes pétrolières[4] et parfois de collusion avec la mafia russe, en usant de la corruption et souvent en évitant de payer les taxes ou impôts dus. S'ouvre alors une période considérée par les uns comme une période de lutte contre la corruption, pour d'autres comme une utilisation politiquement populiste du souhait de la population de voir la corruption disparaître, et par d'autres (les oligarques notamment) comme une « chasse aux riches »[5] ; Poutine fait alors ouvrir des investigations policières et fiscales sur les affaires de plusieurs milliardaires aux récentes fortunes suspectes[6], dont Mikhaïl Khodorkovski, Kakha Bendukidze (qui s'expatriera en Géorgie en 2004, en prenant la nationalité géorgienne, soutenu et admiré par Berezovsky [7]. Berezovsky est lui-même une des cibles du nouveau gouvernement russe et de la justice russe qui l'accuse de fraude à grande échelle, notamment dans l'affaire de la privatisation controversée de la compagnie aérienne russe « Aeroflot » et de corruption politique. Après avoir démissionné de son mandat de député en juillet 2000, il s'exile à Londres en octobre 2001, où il habite en alternance avec sa propriété du cap d'Antibes sur la Côte d'Azur. Sous la pression du gouvernement russe, il vend plusieurs de ses holdings. Début 2002, Berezovsky est dépossédé de ses parts dans la chaîne de télévision ORT et, en mai, le Kremlin prend le contrôle de son autre chaîne, TV6.

Le journaliste Paul Klebnikov du magazine Forbes a écrit plusieurs articles sur les supposées activités criminelles de Berezovsky. Un procès pour libelle diffamatoire concernant un article publié en 1996 força Forbes à retirer les allégations contenues dans l'article et l'estimation de sa fortune dut passer de 3 à 1 milliard de dollars. Paul Klebnikov, assassiné en 2004, a également écrit une biographie sur Boris Berezovsky.

L'oligarque en fuite, poursuivi par les justices russe, brésilienne et française[modifier | modifier le code]

De son exil londonien, Berezovsky essaie de s'immiscer dans la politique russe et critique vivement le pouvoir de Vladimir Poutine. Il l'accuse notamment d'être impliqué, en tant qu'ancien chef du FSB, dans les trois explosions d'immeubles de 1999 (300 morts à Moscou et à Vologondsk) qui ont contribué à déclencher la Seconde guerre de Tchétchénie qui elle-même a permis à Poutine de devenir suffisamment populaire pour accéder à la Présidence. Il dénonce également l'escalade autoritaire du régime, prétend que Poutine a pour projet d'instaurer un pouvoir dictatorial et qu'il pourrait préparer un coup d'État au terme de son dernier mandat, pour pouvoir rester en place alors que la Constitution russe prévoit qu'il doit se retirer.

En 2002, il fonde un nouveau parti politique, Russie libérale, pour s'opposer à Poutine lors des élections législatives en décembre de la même année, tout en soutenant financièrement le Parti communiste. La principale figure en Russie du nouveau parti, le député Sergueï Iouchenkov, est assassinée en avril 2003 et Berezovsky est exclu de son parti peu après. La même année, il demande officiellement l'asile politique au Royaume-Uni, tandis que Moscou demandait son extradition par un mandat d'arrêt international pour fraude, blanchiment d'argent et appel au renversement par la force du pouvoir constitutionnel.

À Londres, Berezovsky se rapproche d'un émissaire des séparatistes tchétchènes Akhmed Zakaïev, lui aussi faisant l'objet d'un mandat d'arrêt russe pour création de bandes armées, de 302 meurtres et de nombreux enlèvements, ainsi qu'avec un transfuge agent des services secrets russes Alexandre Litvinenko à qui il donne logement et emploi. Litvinenko ingéra fin 2006 une dose mortelle de polonium 210 dans des circonstances encore non élucidées. Les milieux proches du président Poutine dénoncent l'implication de Berezovsky dans ce meurtre, utilisant la mort de Litvinenko dans sa croisade médiatique contre Poutine.

En 2004, Berezovski finance la Révolution orange en Ukraine[8].

En janvier 2006, Berezovsky déclarait à l'AFP que « toute action violente de la part de l'opposition est aujourd'hui justifiée, y compris une prise de pouvoir par la force, sur laquelle justement je travaille ».

Le 13 avril 2006 le journal britannique The Guardian publie une interview de Boris Berezovsky dans laquelle celui-ci appelle à nouveau à un renversement par la force du gouvernement russe[9].

L'affaire Alexandre Litvinenko le replace au centre de l'actualité. L'ancien agent du FSB Andreï Lougovoï (suspect pour la Grande-Bretagne du meurtre d'Alexandre Litvinenko) accuse publiquement Berezovski d'avoir obtenu son exil en Grande-Bretagne en échange de la transmission au MI6 de documents russes secret d'État, qu'il aurait conservés du temps où il était numéro deux du Conseil national de sécurité en 1996-1997, sous la Présidence de Boris Eltsine. Andreï Lougovoï a également déclaré qu'il considère Berezovski comme ayant été impliqué dans le meurtre de Alexandre Litvinenko, dont les commanditaires seraient le MI6 ou les terroristes tchétchènes (les motifs seraient politiques, dans le but d'affaiblir la Russie), ou Berezovsky lui-même (dans le but supposé d'échapper à l'extradition réclamée par la Russie). Il est aussi possible que Litvinenko ait été victime de l'aide apportée à Berezovsky étant en opposition avec Vladimir Poutine [10].

Boris Berezovski est recherché par l'administration russe pour abus de biens sociaux et détournement de fonds en rapport avec ses sociétés LogoVAZ et Andava. Cette dernière, immatriculée en Suisse à Lausanne, avait « collecté » les revenus des antennes d’Aeroflot dans le monde en ponctionnant au passage d’importantes commissions. De nos jours, Boris Berezovski jouit en Russie d’une mauvaise réputation et les crimes et escroqueries qui lui sont imputés ont fait l'objet de livres, comme Godfather of the Kremlin: Boris Berezovsky and the looting of Russia[11], écrit par le journaliste américain Paul Klebnikov, rédacteur en chef de la version russe de Newsweek, assassiné en 2004. Berezovski est aussi suspecté d’avoir financé les groupes tchétchènes, en contact avec Chamil Bassaïev.

En juillet 2007, la justice brésilienne a émis un mandat d'arrêt pour blanchiment d'argent contre l'homme d'affaires russe Boris Berezovski réfugié en Grande-Bretagne. C'est le deuxième mandat d'arrêt après celui de la Russie. C'est après cette affaire que Boris Berezovski se présenta comme un opposant au Kremlin, laissant certains analystes supposer que c'était un moyen pour lui, sous couvert de rhétorique démocratique, d'essayer de se soustraire aux justices brésilienne et russe.

En 2011, après plus de 10 ans d'enquête, il est finalement mis en examen pour avoir, selon le parquet, blanchi d'énormes sommes d'argent en ayant acheté trois propriétés de luxe sur le Cap d'Antibes. Le clocher de la Garoupe aurait ainsi été payé le 31 juillet 1997, 13 millions d'euros à Mme Francis Bouygues, ce que Boris Berezovsky niera, mais une note de police de 1999 et un rapport des impôts ont confirmé que cette propriété a effectivement été acquis par l'oligarque, via un montage financier complexe, avec des liquidités ayant transité par des banques luxembourgeoises et suisses. Le procureur chargé de l'affaire a requis début 2013 son renvoi devant un tribunal correctionnel. En 2005, des perquisitions faites à la Garoupe ont aussi mis l'Office central de répression de la grande délinquance financière (OCRGDF) sur la piste d'un autre oligarque, Roman Abramovitch qui aurait apporté une caution bancaire pour une partie des fonds, par sa société Sibneft (selon Berezovsky, Abramovitch n'apparaissait plus dans le capital de Sibneft car trop exposé politiquement mais continuait à en percevoir une rente, et le produit de la cession d'actions, ce que nie Abramovitch). La justice a saisi une partie des biens et des fonds de l'oligarque (pour l'équivalent de plus de 74 millions €)[12]. Il intente un procès à Abramovitch devant la Haute Cour de justice anglaise pour le contrôle de Sibneft et demande 3 millions de livres de dommages et intérêt. Berezovsky perd le procès en août 2012[13].

En novembre 2012[14],[15], il « demande pardon » à Vladimir Poutine dans une lettre et annonce son intention de retourner en Russie[16]. L'existence de cette lettre serait douteuse selon un ami de Berezovsky[17].

Décès[modifier | modifier le code]

Le 23 mars 2013, Berezovski est trouvé mort dans sa maison du Berkshire au Royaume-Uni[1]. La police britannique a ouvert une enquête sur cette mort qu'elle estime « inexpliquée ». Les enquêteurs dépêchés sur place n'ont rien trouvé. La thèse du suicide est retenue, car Berezovski avait déclaré la veille à un journaliste de Forbes qu'il avait rencontré que sa vie n'avait « plus de sens »[18].

Anecdote[modifier | modifier le code]

Le film Un nouveau Russe (en russe Олигарх), du cinéaste russe Pavel Lounguine, est inspiré de la vie de Boris Berezovsky.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c (en) « Boris Berezovsky », sur telegraph.co.uk,‎ 23 mars 2013 (consulté le 23 mars 2013)
  2. Entretien donné au Figaro en décembre 1999.
  3. http://www.bbc.co.uk/afrique/monde/2013/03/130323_boris_berezovsky.shtml
  4. ; Wolosky, Lee S (2000), 18 Putin's Plutocrat Problem ; 79 Foreign Aff. (extrait)
  5. A Åslund (2006), The Hunt for Russia's Riches ; Foreign policy, Washington: Jan/Feb 2006. , Iss. 152; pg. 42, 7pp ; Carnegie Endowment for International Peace Jan/Feb 2006
  6. MI Goldman (2004), Putin and the Oligarchs ; Foreign Aff., HeinOnline
  7. Boris Berezovsky dit à ce moment de Bendukidze qu'il n'appartient pas au cercle d'amis de Poutine et qu'il a compris plus avant tout le monde que tout allait être éloigné de lui… « Bendukidze est loin d'avoir épuisé son potentiel, mais les autorités russes n'ont pas alors besoin de ces gens talentueux », in Alexander Shvarev, « He Is Not Sure about the Russian Authorities » (en Russe), Vremya Novostey, nº 94, 2 juin 2004 (lien vers l'article)
  8. « Après avoir soutenu la “révolution orange”, Berezovski veut être remboursé », Le Monde, 3 septembre 2007.
  9. (en) « 'I am plotting a new Russian revolution' », The Guardian, 13 avril 2007.
  10. http://www.lemonde.fr/europe/article/2007/02/06/boris-berezovski-accuse-un-ancien-du-kgb-d-avoir-tue-litvinenko_864108_3214.html
  11. New York: Harcourt, 2000. Publié en français sous le titre Parrain du Kremlin - Boris Berezovski et le pillage de la Russie, Paris, Robert Laffont, 2001 (traduit par Pierre Lorrain).
  12. Journal La Provence, Cap d'Antibes : les investissements opaques d'un oligarque russe ; Le parquet de Marseille requiert le renvoi en correctionnelle de Boris Berezovski ; 2013-01-30 ; lien vers l'article, consulté 2013-02-03
  13. (en) « Roman Abramovich wins court battle against Berezovsky », BBC News,‎ 31 août 2012
  14. http://fr.news.yahoo.com/berezovski-lex-oligarque-retrouv%C3%A9-mort-%C3%A0-londres-bien-092042316.html
  15. « Le russe Boris Berezovski est mort », Europe 1, 23 mars 2013
  16. Marie Jégo, « L'homme d'affaires russe Boris Berezovsky retrouvé mort », Le Monde, 23 mars 2013
  17. http://www.liberation.fr/monde/2013/03/23/l-oligarque-russe-boris-berezovsky-est-mort_890790
  18. Marc Roche, Berezovski : une mort encore inexpliquée, mais rien de suspect, Le Monde, 24 mars 2013