Borgen, une femme au pouvoir

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Borgen, une femme au pouvoir

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Logo original de la série.

Titre original Borgen
Genre Politique
Création Adam Price
Production Camilla Hammerich
Pays d'origine Drapeau du Danemark Danemark
Chaîne d'origine DR1
Nb. de saisons 3
Nb. d'épisodes 30
Durée 58 minutes
Diff. originale 26 septembre 201010 mars 2013
Site web http://www.dr.dk/dr1/borgen

Borgen, une femme au pouvoir (Borgen) est une série télévisée danoise en trente épisodes de 58 minutes créée par Adam Price et ses coscénaristes Jeppe Gjervig Gram et Tobias Lindholm et diffusée entre le 26 septembre 2010 et le 10 mars 2013 sur DR1.

Elle expose les rouages de la démocratie danoise en mettant en scène l'exercice du pouvoir par une centriste intègre sur fond d'intrigues politiciennes. Bien qu'il s'agisse d'une fiction, le personnage principal de la série, Birgitte Nyborg, peut faire songer à l'actuel chef du gouvernement danois, Helle Thorning-Schmidt, notamment parce que cette dernière est également mère de deux enfants et que la ligne politique de son parti peut, dans une certaine mesure, être assimilée à celle des centristes de la série. Toutefois, selon l'actrice principale de la série, la diffusion de la première saison au Danemark n'aurait pas influencé de manière importante le choix des électeurs lors des élections législatives danoises de 2011, l'actuelle ministre d'État étant déjà pressentie auparavant comme favorite[1].

En France et en Belgique, la série est diffusée depuis le 9 février 2012 sur Arte, et au Canada, elle est diffusée sur ARTV.

Le réseau américain NBC envisageait en 2012 d'en faire un remake[2].

Le château de Christiansborg.

Synopsis[modifier | modifier le code]

Borgen (« le Château ») est le surnom que les Danois donnent au siège du Parlement et aux bureaux du premier ministre, situés au château de Christiansborg à Copenhague.

Chef du Parti centriste au caractère bien trempé, Birgitte Nyborg devient contre toute attente première ministre[3]. Mais une fois à la tête du gouvernement, une question ne tarde pas à tarauder Birgitte Nyborg : jusqu’où peut-on aller pour garder le pouvoir ? Au fil des épisodes, Birgitte réalise que concilier vie personnelle et vie professionnelle ainsi que ses idéaux et les sacrifices politiques nécessaires n'est pas chose aisée, surtout lorsque l'on est première ministre.

Fiche technique[modifier | modifier le code]

Distribution[modifier | modifier le code]

Comédiens Voix françaises[4],[5] Rôles Fonctions
Sidse Babett Knudsen Marjorie Frantz Birgitte Nyborg Premier ministre (saisons 1 et 2)
Présidente du Parti centriste (saisons 1 et 2)
Présidente des Nouveaux démocrates (saison 3)
Famille Nyborg Christensen
Mikael Birkkjær Jean-Pierre Michael Phillip Christensen Époux de Birgitte Nyborg (saison 1)
Freja Riemann Camille Timmerman Laura Christensen Fille aînée de Birgitte Nyborg
Emil Poulsen Jules Timmerman Magnus Christensen Fils de Birgitte Nyborg
Alastair Mackenzie Jeremy Welsh Compagnon de Birgitte Nyborg (saison 3)
Entourage professionnel de Birgit Nyborg Christensen
Pilou Asbæk Boris Rehlinger Kasper Juul Spin doctor du Premier ministre (saison 1 et 2)
Ancien journaliste (saison 1)
Chroniqueur politique à TV1 (saison 3)
Morten Kirkskov Thierry Wermuth Niels Erik Lund Chef de cabinet du Premier ministre
Iben Dorner Barbara Beretta Sanne Secrétaire de Birgitte Nyborg (saisons 1 et 2)
Hanne Hedelund Ève Lorach Jytte Secrétaire de Birgitte Nyborg
(saison 2)
Équipe de la chaîne TV1
Birgitte Hjort Sørensen Dorothée Pousséo Katrine Fønsmark Journaliste à TV1 (saison 1 et 2)
Journaliste à L'Ekspres (saison 2)
Attachée de presses des Nouveaux démocrates (saison 3)
Benedikte Hansen Elisabeth Wiener Hanne Holm Journaliste politique à TV1 (saison 1)
Journaliste à L'Ekspres (saisons 1 et 2)
Journaliste à TV1 (saison 3)
Thomas Levin Tanguy Goasdoué Ulrik Mørch Journaliste à TV1
Søren Malling François Dunoyer Torben Friis Rédacteur en chef des journaux de TV1
Ministres du gouvernement Nyborg
Lars Knutzon Denis Boileau Bent Sejrø Ministre des Finances (saison 1)
Vice-président du Parti centriste (saisons 1 et 2)
Dar Salim Luc Boulad Amir Diwan Ministre du Climat et de l'Énergie (saisons 1 et 2)
Président du Parti de l'environnement (saisons 1 et 2)
Dirigeants du Parti travailliste
Peter Mygind Nicolas Marié Michael Laugesen Président du Parti travailliste (saison 1)
Rédacteur en chef de l'Ekspres
Flemming Sørensen Yves Barsacq Bjørn Marrot Président du Parti travailliste (saisons 1 et 2)
Ministre des Affaires étrangères (saisons 1 et 2)
Lars Brygmann Guy Chapellier Troels Höxenhaven Vice-président du Parti travailliste (saisons 1 et 2)
Ministre de la Justice (saisons 1 et 2)
Président du Parti travailliste (saison 2)
Ministre des Affaires étrangères (saison 2)
Bjarne Henriksen Saïd Amadis Hans Christian Thorsen Ministre de la Défense (saison 1)
Président du Parti travailliste (saisons 2 et 3)
Ministre des Affaires étrangères (saison 2)
Premier ministre par intérim (saison 2)
Petrine Ager Céline Ronté Pernille Madsen Vice-présidente du Parti travailliste (saisons 1 et 2)
Ministre des Affaires sociales (saison 1)
Ministre du Commerce et de l'Industrie (saison 1)
Ministre des Finances (saisons 1 et 2)
Vice-présidente du Parti travailliste (saison 3)
Chefs de parti au Parlement
Søren Spanning Féodor Atkine Lars Hesselboe Président des Libéraux
Premier ministre (saisons 1 et 3)
Ole Thestrup Michel Bedetti Svend Åge Saltum Président du Parti de la liberté
Jannie Faurschou Anne Jolivet Yvonne Kjær Présidente de la Nouvelle droite
Signe Egholm Olsen Véronique Desmadryl Anne Sophie Lindenkrone Présidente du Rassemblement solidaire
Source V. F. : Doublage Séries Database[6]

Intrigue[modifier | modifier le code]

Première saison (2010)[modifier | modifier le code]

La première saison est diffusée au Danemark du 26 septembre au 15 décembre 2010 sur DR1 ; en France et en Allemagne elle est programmée en début de soirée du 9 février au 8 mars 2012 sur Arte qui la rediffuse en fin de soirée du 23 août au 6 septembre 2013.

Épisodes[modifier | modifier le code]

  1. La Dignité du centre (Dyden i midten)
  2. Minimum 90 (Tæl til 90)
  3. L'Art du possible (Det muliges kunst)
  4. Cent Jours (Hundrede dage)
  5. Les Hommes qui aimaient les femmes (Mænd der elsker kvinder)
  6. Visite d'État (Statsbesøg)
  7. Ne rien entendre, ne rien voir, ne rien dire (Ikke se, ikke høre, ikke tale)
  8. Le Temps des marronniers (Agurketid)
  9. Divise et règne (Del og hersk)
  10. Premier mardi d'octobre (Første tirsdag i oktober)

Déroulement de l'intrigue[modifier | modifier le code]

Composition du Parlement danois après les élections législatives (saison 1).

Les deux principaux personnages féminins de la série, Birgitte Nyborg, secrétaire générale du Parti centriste, et Katrine Fønsmark, journaliste sur la chaîne TV1 (depuis, journaliste au tabloïd « Ekspres »), sont reliés par le « spin doctor » de Birgitte, Kasper Juul, qui est également l'ex-petit ami de Katrine. Cette dernière a une liaison avec Ole Dahl, le conseiller marié du Premier ministre de l'époque, Lars Hesselboe. Mais cette liaison s'achève brutalement par la mort de Dahl, d'une crise cardiaque. Paniquée, celle-ci appelle Kasper qui efface les traces de sa présence pour la protéger. Dans le même temps, il découvre alors dans les affaires de Dahl des factures qui permettraient de discréditer Hesselboe, puisqu'elles démontrent que ce dernier a utilisé sa carte de crédit officielle pour acheter des vêtements à sa femme, dans un magasin de luxe de Londres. Une découverte qui tombe à pic puisque les élections législatives s'annoncent. Kasper transmet ces informations à Birgitte, mais celle-ci refuse de les utiliser, préférant faire une campagne propre. Kasper, déçu, les communique alors au chef des travaillistes, Michael Laugesen. Ce dernier révèle ces faits lors d'un débat télévisé. Birgitte comprend d'où ils viennent et, furieuse, limoge Kasper. Mais l'action de Laugesen conduit beaucoup d'électeurs à se détourner aussi bien de lui que de Hesselboe, les dirigeants des deux grands partis, visiblement par réprobation aussi bien des pratiques de Hesselboe que de la manière peu fair-play de les révéler, pour se tourner vers le Parti centriste.

Bien que Birgitte soit un choix évident pour la fonction de premier ministre, elle doit faire face aux réticences des autres dirigeants. Grâce à l'aide de son ami, l'expérimenté Bent Sejrø, elle parvient néanmoins, petit à petit, à tisser sa toile en négociant avec les autres partis, petits ou grands, et à se rendre incontournable. Laugesen refuse sa nomination, mais il est contraint à démissionner de son poste de chef de parti par les cadres de sa formation à la suite de la trahison de son propre adjoint, Troels Höxenhaven, auquel Birgitte a, elle, promis le poste de ministre de la Justice tandis que Laugesen, son propre chef de parti, s'apprêtait, s'il était nommé Premier ministre, à le laisser sur le carreau pour faire de la place aux membres des partis qui se coaliseraient avec lui. Birgitte est ainsi en mesure de former une coalition avec les partis minoritaires de gauche et le Parti travailliste, les nouveaux chefs de celui-ci, Höxenhaven et Bjorn Marrot, se contentant amplement de respectivement devenir ministres de la justice et des affaires étrangères. Laugesen finit toutefois rapidement par rebondir en s'emparant de la direction d'un grand groupe de médias, Ekspres, qu'il utilisera ensuite pour férocement critiquer le gouvernement.

Birgitte Nyborg continue de s'appuyer sur Sejrø et sur son mari Philip pour mener le pays comme elle le souhaite. Elle nomme également un nouveau conseiller en communication pour remplacer Kasper, mais il se révèle vite incompétent, au point de se faire démolir lors d'un débat télévisé avec Laugesen. Sous la pression de Sejrø et de Philip, exaspérés par la nullité du nouveau « spin doctor », Birgitte se résout à pardonner sa désobéissance passée à Kasper et le réengage. Celui-ci est encore peiné par sa rupture avec Katrine, qui découvre qu'elle est enceinte de Ole, et subit un avortement. Katrine s'entiche ensuite de son professeur de gymnastique, au grand dam de Kasper qui souhaite la reconquérir, mais, trop fier, refuse de le dire clairement.

Au sein du gouvernement, Birgitte prend ses marques au fil des mois. Katrine Fønsmark révèle que, sous couvert de prétendus incidents techniques et en vertu d'un accord passé avec le gouvernement Hesselboe, la CIA américaine se sert d'une base au Groenland pour assurer le transport de prisonniers destinés à être placés hors de tout cadre légal dans la controversée prison de Guantanamo. Le Groenland, qui a gagné une forte autonomie depuis quelques années, s'indigne de de ne pas avoir été prévenu de ce qui se passait sur son sol, tandis que la presse tire à boulets rouges contre cette compromission illégale. Birgitte doit alors composer avec le président groenlandais, qui commence par la mépriser, et avec son ministre des Affaires étrangères, Bjorn Marrot, qui l'implore de ne pas compromettre ses relations avec les États-Unis, le président américain devant d'ailleurs se rendre prochainement au Danemark. Finalement, Birgitte fait une visite surprise au Groenland pour rencontrer elle-même le peuple groenlandais, et décide, au grand dam de Marrot, d'associer les Groenlandais aux discussions avec les Américains. Le président américain prétexte un « calendrier surchargé » pour annuler sa visite, mais Birgitte est applaudie par la presse et gagne le respect du président groenlandais avec lequel une relation ferme, franche et finalement amicale s'instaure.

Birgitte remporte un nouveau mais délicat succès diplomatique, lors de la visite du président de Turghizie, Groznin, qui coïncide avec l'arrivée au Danemark d'un dirigeant de l'opposition au régime de Groznin, et que ce dernier tient pour un « terroriste ». Groznin met la pression sur le gouvernement danois pour le faire arrêter et extrader, et sous-entend que les accords énergétiques de plusieurs milliards d'euros qu'il est venu signer à Copenhague sont suspendus à la collaboration du Danemark dans cette « lutte contre le terrorisme ». Birgitte est dans une position délicate puisque la presse, Katrine Fønsmark en tête, s'est entichée de l'opposant, que son propre père, ancien militant des droits de l'homme, lui fait comprendre qu'il serait furieux que sa fille fasse primer des considérations économiques sur le respect de la démocratie et des droits de l'homme, et que l'Union européenne est divisée sur la question, l'Allemagne et le Royaume-Uni étant favorables à l'arrestation tandis que la France s'y déclare farouchement opposée. Finalement, Birgitte décide de faire discrètement arrêter l'opposant, mais l'opération se passe très mal puisque la police danoise procède à l'interpellation au beau milieu d'une interview en direct menée par Fønsmark. La presse s'indigne devant ces images choquantes, son propre père la boude, la France proteste, mais Groznin est, lui, ravi. Finalement, le lendemain, Birgitte, écœurée par la situation, demande à Katrin, via Kasper, de poser une question précise lors de la conférence de presse conjointe qu'elle aura avec Groznin, lui assurant qu'elle ne le regrettera pas. La question est la suivante : « Avez-vous soumis la signature des accords commerciaux sur l'énergie à l'arrestation de l'opposant que vous qualifiez de terroriste ? » Groznin, comme l'avait prévu Birgitte, est obligé de répondre « non » à cette question pour présenter un bon visage à l'Occident. Birgitte, ravie, glisse alors d'un ton glacial, à l'oreille d'un Groznin stupéfait, pendant la poignée de mains officielle, qu'elle vient de faire libérer l'opposant et l'a laissé s'envoler en France. Groznin, après les propos qu'il vient de tenir, est pourtant obligé de signer les contrats. Birgitte a ainsi réussi à préserver à la fois la défense des droits de l'homme et les intérêts économiques du Danemark, mais s'est en contrepartie attiré l'antipathie durable du président de Turghizie.

Des micros sont découverts au siège du parti Rassemblement solidaire, d'extrême gauche, et il s'avère qu'ils ont été posés par les Renseignements, placés sous la direction du ministre travailliste de la justice, Troels Höxenhaven. Le scandale éclate. Ce dernier parvient à prouver que ces micros ont été placés par le gouvernement précédent, et que l'opération est tout à fait légale puisque les locaux étaient alors occupés par une organisation nébuleuse, et surveillée car suspectée d'activités terroristes. Mais il ne peut expliquer pourquoi il ne les a pas fait retirer sitôt que le parti politique a racheté les lieux pour en faire son QG, et le Parlement, relayé par la presse, le démolit. Placé au pied du mur, Höxenhaven fait part à Birgitte d'un enregistrement audio obtenu par les Renseignements, où l'on entend la présidente de Rassemblement solidaire, Anne Sophie Lindenkrone, dans un état manifeste d'alcoolisation avancé toutefois, planifier rien de moins que l'enlèvement des enfants du premier ministre d'alors, et chef du Parti libéral, Lars Hesselboe. Höxenhaven pense que le déclenchement de ce contrefeu clora l'épisode. Birgitte refuse l'utilisation d'un tel procédé, d'autant plus qu'elle est une amie personnelle de longue date de la politicienne en question. Privé de son arme fatale, Höxenhaven effectue une fois encore une prestation pitoyable devant les députés, et Birgitte n'a pas d'autre choix, pour ne pas être éclaboussée à son tour, que de lui demander sa démission pour le lendemain. Horrifié, Höxenhaven décide alors d'abattre sa dernière carte et, passant outre l'interdit de Birgitte, fait parvenir l'enregistrement compromettant à TV1, qui le diffuse à l'antenne malgré l'opposition (minoritaire au sein de la rédaction) de Katrine Fønsmark. Hors d'elle, Birgitte décide de révoquer de manière définitive son ministre de la justice (alors qu'elle se contentait auparavant de lui laisser la chance de démissionner dignement), mais Sejrø et Kasper le lui déconseillent. Furieuse, Birgitte s'indigne que ses deux conseillers semblent cautionner une telle désobéissance envers la première ministre, mais Sejrø la ramène aux dures réalités de la politique : avec cette révélation, Höxenhaven s'est attiré les bonnes grâces du Parti conservateur, qui militait auparavant pour son départ, Hesselboe étant naturellement ému du projet d'enlèvement de ses propres enfants ; Kasper, pour sa part, explique à Birgitte que le ministre de la Justice a totalement réussi son plan de communication avec l'orchestration de cette révélation et a regagné en popularité. Bouillonnante de rage, mais trop politique pour ne pas comprendre que ses conseillers ont froidement raison, Birgitte annonce à la télévision qu'elle a « toute confiance » envers son ministre de la Justice. Par la suite, elle le rencontre personnellement, lui signifiant qu'à ses yeux, il n'est plus qu'un « homme mort » dans son gouvernement.

Laugesen décide de publier ses mémoires dans lesquelles se trouvent de nombreux ragots, mais aussi la révélation des actions de Kasper durant la campagne avec les factures de Hesselboe. Katrine découvre alors la vérité sur la manière dont il les a découvertes et lui en veut de ne jamais le lui avoir dit. Elle a par ailleurs cru que Kasper mentait sur sa famille mais elle ignorait qu'il avait en fait été abusé par son père quand il était plus jeune. Lors de la mort du père, elle renoue finalement avec Kasper. Par ailleurs, Birgitte et Kasper parviennent à discréditer le livre de Laugesen comme des ragots. Enfin, les relations de Birgitte avec son époux Philip finissent par se tendre. Celui-ci supporte de plus en plus mal de ne pas voir sa femme autant qu'il le voudrait, et d'avoir dû mettre sa brillante carrière d'hommes d'affaires entre parenthèses pour ne pas gêner Birgitte avec d'éventuelles implications de conflits d'intérêts. Les scènes de ménage se multiplient, et Philip, contre l'avis de sa femme, décide finalement d'accepter un poste très important qu'une multinationale lui a proposé.

Après huit ans de débats et de négociations, le ministère et l'État-major de la défense décident d'acquérir un nouvel avion de combat, le Defender F-26 de la société Trident. Bien que son chef de cabinet et son ministre des finances approuvent ce choix, Birgitte tient à vérifier elle-même le caractère judicieux de ce choix, au regard notamment des autres modèles en compétition, moins chers. Alors que le ministre de défense, Hans Christian Torsen, appuie de tout son poids le choix du Defender, Hanne Holm, journaliste au tabloïd Ekspres, découvre qu'il a participé à des parties de chasse et des dîners entièrement payés par Trident, faisant naître des soupçons de corruption. La première ministre, renforcée dans sa conviction de remettre le marché en jeu, découvre que l'un des sous-traitants du F26 n'est autre que VIA Electronics, la société dont son époux doit prendre la direction. Lorsque le Defender est finalement retenu, elle demande à Philip de démissionner, ce qu'il fait à contre-cœur avant de quitter la maison. Pour contrer les accusations de corruption, Birgitte décide d'instituer une transparence totale sur les activités des ministres, suscitant des remous dans sa coalition. Philip finit par revenir et avoue à sa femme qu'il a eu une aventure. Le soir, la première ministre est l'invitée du journal de TV1 et Katrine Fønsmark, contrairement aux ordres de Torben Friis, évoque la démission de Philip. Katrine est alors mise en congé pour un mois, tandis que Birgitte, après avoir discuté avec son mari, part dormir au château de Marienborg, sa résidence officielle.

En ce début d'octobre, le Parlement s'apprête à ouvrir son année parlementaire, et Kasper Juul est chargé de rédiger le discours de la première ministre, Birgitte Nyborg Christensen, s'inspirant notamment du discours d'investiture de John F. Kennedy. Il apprend alors par Hanne Holm que des rumeurs sur la vie de couple difficile de Birgitte circulent dans la presse spécialisée. Parallèlement, les sondages sont défavorables au Parti centriste et montrent que le Parti travailliste est en tête des intentions de vote, ce qui crée des tensions entre la chef du gouvernement et les ministres des affaires étrangères, Bjørn Marrot, et de l'industrie, Pernille Madsen, principaux dirigeants travaillistes. Ils exigent que l'ouverture de la session parlementaire soit couplée à un remaniement affectant le ministère des finances, détenu par le centriste Bent Sejrø, à leur parti. Pour faire taire les problèmes de couple de Birgitte, Kasper a l'idée d'accorder à TV1 un grand entretien sur la vie professionnelle et privée de la première ministre, parvenant à négocier avec Friis la réintégration de Katrin et un droit de veto sur les images tournées concernant la vie privée de la famille Christensen. Face à la pression des travaillistes, Birgitte finit par accepter le remaniement et annonce à Bent qu'il doit quitter le gouvernement, puis elle réalise son interview avec Philip, où tous deux annoncent qu'ils sont heureux malgré la nouvelle vie que leur impose les fonctions du premier ministre. Toutefois, Philip refuse de se mentir ainsi et demande à sa femme que le reportage ne soit pas diffusé, lui annonçant sa volonté de divorcer. Malgré ce coup dur, Birgitte se présente, le premier mardi d'octobre, devant les députés et prononce un discours fort sur l'unité du peuple danois, l'unité de la classe politique et la nécessité de se dépasser, obtenant les félicitations officieuses de Hesselboe et Svend Åge Saltum, secrétaire du Parti de la liberté, et de son chef de cabinet, Niels Erik Lund, qui lui annonce le renvoi de la secrétaire personnelle du premier ministre, Sanne, à la suite de son flirt avec Kasper. Katrin ayant appris l'accord liant son rédacteur en chef au spin doctor de Nyborg, elle décide de démissionner de TV1.

Citations d'introduction[modifier | modifier le code]

  • Épisode no 1 : « Un prince doit n'avoir d'autre pensée ni d'autre art que celui de la guerre et de l'organisation qui s'y rapporte. » — Machiavel
  • Épisode no 2 : « Il est plus sûr d'être craint que d'être aimé. » — Machiavel
  • Épisode no 3 : « La démocratie est le pire système de gouvernement, à l'exception de tous les autres. » — Winston Churchill
  • Épisode no 4 : « Quand on veut faire taire un fantôme, il grandit de plus belle. » — Proverbe groënlandais
  • Épisode no 5 : « De là vient que tous les prophètes armés ont été victorieux et ceux non armés ont été détruits. » — Machiavel
  • Épisode no 6 : « La politique est une guerre sans effusion de sang et la guerre une politique sanglante. » — Mao
  • Épisode no 7 : « La confiance n'exclut pas le contrôle. » — Lénine
  • Épisode no 8 : « L'Histoire est un cauchemar dont j'essaie de me réveiller. » — James Joyce
  • Épisode no 9 : « Vous ne saurez pas ce qui vous a frappé avant qu'il ne soit trop tard. » — Fabricant d'armes américain
  • Épisode no 10 : « Un prince peut-il manquer de raisons légitimes pour colorer l'inexécution de ce qu'il a promis ? » — Machiavel

Deuxième saison (2011)[modifier | modifier le code]

Elle est diffusée sur Arte le jeudi à 20 h 50, du 22 novembre 2012 au 13 décembre 2012[7] puis reprogrammée du 6 au 27 septembre 2013 en fin de soirée.

Épisodes[modifier | modifier le code]

  1. 89 000 enfants (89.000 børn)
  2. À Bruxelles, personne ne t'entend crier (I Bruxelles kan ingen høre dig skrige)
  3. Le Dernier Prolétaire (Den sidste arbejder)
  4. En ordre de bataille (Op til kamp)
  5. Plante un arbre (Plant et træ)
  6. Eux et nous (Dem & Os)
  7. Ce que l'on perd à l'intérieur, il faut le gagner à l'extérieur 1/2 (Hvad Indad Tabes, Skal Udad Vindes - Del I)
  8. Ce que l'on perd à l'intérieur, il faut le gagner à l'extérieur 2/2 (Hvad Indad Tabes, Skal Udad Vindes - Del II)
  9. Le Respect de la vie privée (Privatlivets fred)
  10. Une communication de nature particulière (En bemærkning af særlig karakter)

Déroulement de l'intrigue[modifier | modifier le code]

Onze mois ont passé depuis le discours de Birgitte Nyborg au Parlement. La première ministre est désormais en instance de divorce, Katrine Fønsmark travaille aux côtés de Hanne Holme à l’Ekspres, tandis que Kasper Juul partage sa vie avec Lotte Ågaard, une séduisante journaliste politique du journal Politiken.

Birgitte part en Afghanistan, annoncer aux troupes le futur vote, par les députés, du retrait du pays des Forces armées. C'est alors qu'elle apprend qu'une patrouille a été attaquée par les talibans, qui a causé la mort de cinq soldats danois. Également présente sur place, Katrine rentre avec la volonté de retrouver le père d'un des soldats tués, qui s'était pris en photo avec le Premier ministre juste avant son départ en mission. Elle souhaite récupérer la lettre d'adieu que les soldats écrivent à leurs parents. Elle obtient l'accord de Laugesen pour la publication après que ce dernier lui a demandé d'écrire un article dans lequel le chef du gouvernement serait présenté comme responsable de la mort des soldats. À Copenhague, Nyborg est vertement attaquée par l'opposition, Lars Hesselboe en tête, tandis que dans le gouvernement, le Parti de l'environnement et le Parti travailliste s'opposent sur l'opportunité du retrait. Tandis que Fønsmark se fait congédier par le père du jeune soldat tué, Birgitte cherche à adopter la meilleure position. Elle finit par convoquer le chef du corps expéditionnaire danois pour lui demander son avis, que ce dernier refuse de faire, affirmant qu'il doit appliquer les ordres, non déterminer la politique. Il finit par lui demander plus de moyens matériels et d'hommes, car il ne croit pas les Afghans capables de sécuriser le terrain. Peu après, elle fait la connaissance du père du jeune soldat, qui lui donne lecture de la lettre de son fils décédé et où celui-ci explique que, grâce à l'OTAN, 89 000 enfants peuvent, chaque jour, aller à l'école. Forte de ces deux rencontres, Birgitte se présente au Parlement et obtient un large soutien pour un renforcement des forces danoises en Afghanistan.

Le gouvernement danois doit choisir son nouveau commissaire européen. Birgitte Nyborg et Kasper Juul sont confrontés à un choix : désigner, pour la première fois, un centriste, ou céder le poste aux travaillistes en échange d'un remaniement ministériel. Le choix de la première ministre se porte finalement sur son mentor, président du groupe centriste au Parlement, vice-président du Parti centriste et ancien ministre des finances, Bent Sejrø. Cette nomination permettrait au Danemark d'obtenir un portefeuille important et à Birgitte de se débarrasser de Bent, seule voix réellement critique chez les centristes. Cependant, ce dernier refuse la proposition, flairant le piège, et la première ministre se voit obligée de choisir son jeune et ambitieux ministre des affaires européennes, Jakob Kruse. À sa grande surprise, celui-ci n'accepte pas, Kasper comprenant qu'il vise une carrière politique nationale. Birgitte négocie alors avec Bjørn Marrot et retient pour le poste la ministre des finances, Pernille Madsen, en échange de quoi les centristes retrouvent le ministère de l'économie. Cependant, à peine l'accord trouvé, Sejrø fait savoir qu'il accepte finalement l'offre de son ancienne amie. Celle-ci rompt son accord avec le Parti travailliste et demande à Kruse de prendre la vice-présidence du parti. Alors que Bent doit passer devant la commission des Affaires européennes du Parlement, il fait une rupture d'anévrisme et est hospitalisé d'urgence. L’Ekspres accuse alors Birgitte d'avoir eu connaissance des ennuis de santé de Bent, et l'épouse de ce dernier lui affirme qu'elle était forcément au courant. Devant les dénégations du premier ministre, elle lui explique en avoir fait part à Jakob Kruse, qui devait le lui transmettre. Ulcérée par cette trahison, elle convoque son ministre des affaires européennes pour lui annoncer sa nomination à Bruxelles, sans discussion.

La coalition au pouvoir entend présenter un nouvel ensemble de lois, baptisées « Avenir commun », afin de réformer l'État-providence et retrouver la prospérité, tous deux plombés par la crise. Ce projet prévoit, notamment, une réforme du régime des préretraites, mais au dernier moment, Bjørn Marrot annonce que le Parti travailliste ne soutient plus ce texte, pourtant essentiel, dans leur accord. Birgitte est furieuse, mais Kasper Juul lui apprend que ce dernier est de plus en plus contesté dans son parti. Peu à peu, la presse sort des révélations sur sa mauvaise maîtrise de l'anglais, qui ridiculiserait le Danemark sur la scène extérieure, ou une utilisation abusive des fonds publics. Le premier ministre constate qu'une lutte se joue entre Madsen et Troels Höxenhaven d'un côté, et Marrot, appuyé par le ministre de la Défense Thorsen, de l'autre. À l’Ekspres, l'ancien dirigeant travailliste Michael Laugesen refuse d'attaquer Marrot, au grand dam de Katerine, à qui Hanne Holm explique que le ministre des affaires étrangères est le dernier soutien de poids pour leur rédacteur en chef dans le parti. Alors que le gouvernement se réunit en séminaire pour discuter d'« Avenir commun », Thorsen lâche le président travailliste en pleine séance de travail, ce qui fait sortir ce dernier de ses gonds. Finalement, après une réunion des dirigeants du parti, Marrot remet sa démission et Höxenhaven prend sa succession. Le séminaire est alors reporté et Birgitte entreprend une discussion avec Bjørn, qui lui fait part de sa tristesse d'être « le dernier prolétaire du Parti travailliste ». Alors que la soirée prend fin, Kasper rejoint Katrine ; les deux amis font l'amour, tandis que Troels est photographié, à son insu, en compagnie d'un jeune homme, avec lequel il entretient des rapports sexuels.

Troels Höxenhaven, désormais Vice-Premier ministre, ministre des Affaires étrangères et président du Parti travailliste, est « la » personnalité politique du moment. Dépoussiérant l'image de son parti, il permet à ce dernier d'atteindre des sommets dans les sondages. C'est à ce moment qu'un cargo danois est pris en otage au large de la Somalie. Troels insiste pour s'occuper de l'affaire dans les médias, ce que Birgitte ne lui refuse pas. Des dissensions entre eux apparaissent, et le Premier ministre échoue à reprendre la main, sa proposition de tenir une conférence mondiale étant éclipsée par la rencontre du ministre des affaires étrangères avec les familles des marins. Dans le même temps, Laugesen présente les photos de Troels en compagnie du jeune homme à Katrine et Hanne, leur demandant de traiter l'affaire sous l'angle de la sécurité de l'État. Trouvant l'affaire et l'empressement du rédacteur en chef louches, les deux femmes enquêtent et découvrent que l'amant du ministre a été embauché par Laugesen pour tendre un piège au nouveau président des travaillistes. Lui annonçant leur découverte, elles sont finalement renvoyées. Peu après, Birgitte et Troels se rencontrent, ce dernier ayant fait savoir que, pour lui, c'était à l'État de s'impliquer dans la gestion de la crise des otages, au mépris des ordres du Premier ministre. Alors qu'elle le rabroue, Nyborg se voit répondre par Höxenhaven que celui-ci veut sa place immédiatement. Rentrée chez elle, elle échoue à reconquérir son mari, boit et couche avec Kim, son chauffeur. Celui-ci est remplacé dès le lendemain et Birgitte demande à Kasper de préparer un plan de mise en valeur du Parti centriste, afin de provoquer ensuite des élections anticipées. C'est alors que Michael présente à Troels les photos de lui avec l'escort boy. La mort dans l'âme, il s'en va présenter sa démission à Birgitte en lui révélant tout. Cette dernière s'absente pour une réunion où elle approuve une intervention militaire pour délivrer les otages. Le lendemain matin, un joggeur trouve Troels Höxenhaven, mort dans sa voiture après avoir avalé des cachets volés à Birgitte. Ayant la preuve de la conspiration de Laugesen, elle le menace de le dénoncer, mais celui-ci révèle qu'il connaît sa relation avec le chauffeur. Tous deux décident donc de ne rien ébruiter et Nyborg rend un hommage émouvant à Höxenhaven devant la presse. Quant à Kasper, il annonce à Katrin que leurs relations seront, à l'avenir, purement et simplement professionnelles, souhaitant préserver son couple.

Höxenhaven est remplacé par le ministre de la Défense, Hans Christian Thorsen, qui prend la direction de la diplomatie. Aux côtés de Birgitte et Amir Diwan, le ministre du Climat et président du Parti de l'environnement, il présente la grande loi sur l'écologie, pilier de l'ensemble « Avenir commun ». Le Premier ministre part ensuite négocier avec Hesselboe et Yvonne Kjær pour obtenir un large compromis. Cependant, ses concessions ne conviennent pas à Amir, qui refuse le texte en l'état. Kasper, avec l'accord de Birgitte, révèle alors que le ministre dispose d'une vieille Cadillac très polluante et qui échappe aux taxes très lourdes sur la pollution automobile. La presse se déchaîne avec violence contre son ancien « chouchou », ce qui inquiète la direction du gouvernement, notamment Niels Erik. La chef du gouvernement convainc alors Amir de défendre le projet de loi sur l'écologie, ce qui créera une bonne image en sa faveur. À la maison, sa fille, Laura, semble se renfermer, sans qu'elle ne le remarque vraiment. Amir finit par revoir Birgitte et lui annonce que son parti votera le projet de loi, mais se retire du gouvernement. Hesselboe, qui vient d'embaucher Katrine comme chargée des relations publiques, apprend la nouvelle et organise une réunion avec Yvonne et Svend Åge Saltum, du populiste Parti de la liberté, alors qu'il avait juré à Katrin vouloir se démarquer de lui. Cette dernière finit par démissionner de ses nouvelles fonctions et retrouve un poste sur TV1, où elle obtient que Hanne Holm l'accompagne. De son côté, Birgitte négocie avec Thorsen et Madsen la répartition des portefeuilles laissés vacants par le départ d'Amir, puis reçoit un coup de téléphone de Cecilie, la nouvelle compagne de Philip, qui lui apprend que Laura a fait une grave crise d'angoisse et a dû rentrer d'urgence de sa classe verte. Discutant le lendemain avec sa fille, elle apprend que celle-ci a appelé de nombreuses fois au cabinet, mais que la secrétaire, Jytte, a refusé de passer la communication. De retour au ministère, le premier ministre la limoge et demande le retour de Sanne, sa première assistante, tandis qu'Amir annonce son retrait de la politique. Birgitte lui avoue tout au sujet de la Cadillac, ce qui fait dire à ce dernier que beaucoup de choses ont changé depuis leurs débuts au pouvoir, il y a deux ans. Quant à Kasper, incapable de vivre une liaison solide avec Lotte, il entame une aventure avec une jeune attachée de presse rencontrée quelques jours plus tôt.

À la suite d'un débat au Parlement, le Parti de la liberté propose un projet de loi abaissant la majorité pénale à 12 ans, contre 14 à l'heure actuelle. Sachant le gouvernement affaibli politiquement, et les travaillistes divisés sur la question, Birgitte obtient de ces derniers qu'ils votent contre, pour éviter l'éclatement de la coalition. Son chargé de relations publiques s'en prend alors verbalement à Svend Åge et est contraint de lui faire des excuses. Alors que l'affaire semble réglée, le chef de file populiste est agressé par un jeune de 13 ans dans un quartier difficile et convoque le Premier ministre en session extraordinaire pour faire voter son texte. Tandis que Nyborg négocie avec les travaillistes un texte alternatif, Kasper orchestre une campagne de la Jeunesse centriste dénonçant les propositions du Parti de la liberté. Après l'échec d'un débat télévisé entre Saltum et Anne Sophie Lindenkrone, du parti Rassemblement solidaire, la publicité négative des jeunes du parti de Birgitte douche les derniers espoirs de faire rejeter le projet de loi du Parti de la liberté. Juul remet sa démission à Nyborg, qui la refuse pour le moment. À la suite d'une discussion avec ce dernier, qui semble bouleversé, elle prend la parole au Parlement et propose qu'une commission d'experts et d'élus se penche sur la question de la majorité pénale. Sa proposition est approuvée par 82 voix contre 81, soulignant l'étroitesse de sa majorité. Kasper, qui a fait vendre la maison de ses parents, quitte Lotte et se rend chez Katrine, lui donnant un carton de vieilles affaires. Elle y trouve une cassette vidéo, sur laquelle passe un extrait de journal télévisé, qui indique que Kenneth Juulsen, désormais Kasper Juul, alors âgé de 13 ans, avait agressé son père avec un couteau après quatre ans de sévices sexuels. De son côté, Birgitte, après une discussion tendue avec Philipp et une rencontre avec le psychothérapeute de Laura, accepte que cette dernière prenne des anti-dépresseurs.

La première ministre Nyborg reçoit dans son bureau de Christiansborg l'industriel Joachim Krone, qui lui demande de s'impliquer dans la résolution du conflit au Kharoun, un pays de l'Est de l'Afrique en proie à une guerre civile. Cela arrangerait ses intérêts et la popularité de Birgitte. Après réflexion, et consultation de son vieil ami Bent et de son chef de la diplomatie, Thorsen, elle accepte, mais recrute Amir Diwan pour pouvoir dialoguer avec le président Al-Jawar, musulman, du Kharoun du Nord. Elle part en secret pour le pays, rencontrer les deux chefs d'État pour essayer de les faire venir à Copenhague, négocier la paix. Malgré des débuts difficiles avec le président du Nord, et l'homophobie avérée du président du Sud, Lokoya, qui accorde énormément de respect à Sejrø, qu'il surnomme « l'Ancien », elle réussit à les convaincre de son plan et rentre, pleine d'espoirs, au Danemark. Alors que Kasper et Katrine se sont remis ensemble et vivent désormais dans l'appartement de la journaliste, cette dernière rencontre, avec Hanne Holm, Niels Mikkelsen, un intermédiaire de Krone au Kharoun qui semble lié aux violations des droits humains commises par les forces armées pour assurer le contrôle des champs pétrolifères.
Les présidents Al-Jawar et Lokoya arrivent à Copenhague pour négocier la paix. À peine arrivés, on apprend par la presse qu'une ville contestée est retombée aux mains du Sud. Le chef d'État du Nord annonce alors la rupture des négociations et Amir tente de le convaincre de rester. De son côté, Birgitte apprend que la Chine a vendu des hélicoptères de combat au Kharoun du Nord et qu'ils sont en route pour le pays. Elle s'entretient avec l'ambassadeur chinois, et son gouvernement accepte de laisser quarante-huit heures aux Danois pour négocier la paix, après quoi le bateau de livraison repartira. Une course contre la montre s'engage, retenant la première ministre au château en permanence. Elle ne se rend donc pas compte que Laura cesse son traitement contre l'angoisse et menace Magnus s'il révèle tout à leur mère. Un accord entre toutes les parties est finalement scellé, garantissant la paix au Kharoun et propulsant Birgitt Nyborg au premier plan. Alors qu'elle fête cette réussite, un appel de la baby-sitter des enfants la fait revenir d'urgence chez elle. Contrainte de défoncer la porte de la salle de bains où Laura s'est enfermée, elle découvre sa fille prostrée. Elle l'emmène d'urgence à l'hôpital, où Philip la retrouve.

Dans le cadre de l'ensemble de lois « Avenir commun », le gouvernement propose le projet « Santé commune », qui vise à réduire les abattements fiscaux pour bénéficier d'un système de santé privé, afin de protéger le système public. Alors que Nyborg négocie, difficilement, le ralliement de Rassemblement solidaire, qui demande des concessions plus importantes que celle déjà obtenues, le psychothérapeute de Laura lui explique que le Lise Holm, un établissement privé très cher, serait le meilleur endroit pour soigner sa fille. Birgitte et Philip acceptent la proposition, mais l'Ekspres finit par le découvrir, sans doute du fait d'une indiscrétion de Magnus à l'école. Laugesen s'en donne à cœur joie, dénonçant l'hypocrisie du Premier ministre. Toutefois, la thérapie produit des effets sur Laura, jusqu'à ce qu'un paparazzo du tabloïd la photographie, devant elle, dans le parc. Elle retombe gravement en dépression et l'institution est bientôt sous les feux des projecteurs. Kasper tente d'aller raisonner Michael, qui ne l'écoute absolument pas. Le chargé de relations publiques décide alors de manipuler Ulrich Mørk, un journaliste de TV1 concurrent de Katrine, à l'occasion d'un interview de Laugesen sur la déontologie de la presse. Dans l'émission, l'infirmière de Laura témoigne que c'est bien la pression médiatique qui a entraîné le retour en arrière de la jeune fille, en contradiction avec les affirmations du rédacteur en chef de l'Ekspres. Furieuse et extrêmement inquiète pour son enfant, Nyborg se rend quand même sur TV1, où elle explique que sa fille ne pouvait souffrir d'un délai de cinquante semaines dans le système public, mais qu'elle continue de se battre pour que celui-ci relève la tête. Finalement, devant son incapacité à contrôler la presse, elle décide de se mettre en congé du ministère et passe le relais, par intérim, à Hans Christian Thorsen. Kasper et Katrine annoncent à leurs patrons respectifs leur relation, mais une fracture apparaît entre eux, devant la volonté de Fønsmark d'avoir un enfant.

Voilà près d'un mois que Birgitte Nyborg est en congé de Christiansborg. Kasper et Niels Erik assurent la transition avec Thorsen, dont ils tentent de limiter les initiatives. Ce dernier accepte cependant, en tant que premier ministre par intérim, les invitations dans la presse, même s'il refuse de parler de possibles élections anticipées. Totalement libre désormais, la dirigeante du Parti centriste, qui garde le soutien de son groupe parlementaire, passe le plus clair de son temps avec sa fille au Lise Holm. Cependant, son absence inquiète et, pour la première fois depuis les négociations de paix, sa popularité recule. Toutefois, se sentant coupable d'avoir abandonné ses enfants pour son travail, elle n'est pas encore prête à revenir. C'est finalement la directrice de l'institut qui lui explique que cela n'est pas de sa faute, tandis que Bent Sejrø et Kasper Juul tentent de la faire revenir dans le jeu politique. Ayant enfin compris que Laura se porte désormais mieux, et alors que la presse s'interroge de plus en plus sur son avenir, elle fait son retour au château, pour assister à l'adoption du dernier train de mesures d'« Avenir commun ». À l'issue d'une réunion avec Thorsen et Pernille Madsen, Bent vient la voir et lui sort les notes qu'il avait prises lors de la formation du gouvernement, trois ans plus tôt, et qui démontrent que le Parti centriste a tenu ses engagements. Il l'informe dans le même temps que Lars Hesselboe prévoit de proposer, au mois de septembre, vingt-cinq milliards de couronnes d'allègements fiscaux. Birgitte demande alors à Niels Erik de transmettre un message au président du Parlement, tandis qu'elle se rend chez la reine, à Amalienborg. Une fois « Avenir commun » définitivement voté, et alors que, sous l'impulsion de Laugesen, les médias ont mis en doute les capacités des femmes à exercer le pouvoir, elle prend la parole devant les députés, rappelant que les premières députées ont été élues en 1918. Elle défend ensuite son paquet de réformes pour une nouvelle prospérité, et annonce qu'il reviendra aux Danois de décider de leur avenir. Elle convoque alors des élections législatives anticipées pour le 11 juin, prenant ainsi l'opposition de court. Au niveau personnel, Kasper finit par accepter d'avoir un enfant avec Katrine, tandis que Philip rompt avec Cecilie.

Citations d'introduction[modifier | modifier le code]

  • Épisode no 11 : « Une guerre est juste quand elle est nécessaire. » — Machiavel
  • Épisode no 12 : « Garde tes amis près de toi, et tes ennemis plus près encore. » — Sun Tzu
  • Épisode no 13 : « Nous avons gagné et la victoire nous a menés en enfer. » — Thomas Nielsen
  • Épisode no 14 : « Quand il s'agit d'offenser un homme, il faut le faire de telle manière qu'on ne puisse redouter sa vengeance. » — Machiavel
  • Épisode no 15 : « Beaucoup de ce qui passe pour de l'idéalisme, est en réalité l'amour masqué du pouvoir. » — Bertrand Russell
  • Épisode no 16 : « Aimez vos ennemis et priez pour ceux qui vous persécutent » — Évangile selon Matthieu, chapitre 5, verset 44
  • Épisode no 17 : « Le Danois est méfiant car l’histoire du Danemark est celle de la chute d’une tribu puissante. » — Johannes V. Jensen
  • Épisode no 18 : « O Blanc, reprends ton lourd fardeau, les sauvages guerres de la paix, nourris les bouches de la famine, fais la maladie cesser. » — Rudyard Kipling
  • Épisode no 19 : « Le succès n’est pas définitif, l’échec n’est pas définitif. C’est le courage de continuer qui compte. » — Winston Churchill
  • Épisode no 20 : « Être ou ne pas être, telle est la question. » — Shakespeare, Hamlet

Troisième saison (2013)[modifier | modifier le code]

La troisième et dernière saison[8] est diffusée au Danemark du 1er janvier au 10 mars 2013 et du 30 août au 27 septembre 2013 sur RTS Un[9]. En France, la diffusion de cette saison sur Arte à 20 h 50 tous les jeudis, commence le 3 octobre pour s'achever le 31 octobre 2013 à raison de deux épisodes par soirée[10],[11].

Épisodes[modifier | modifier le code]

  1. Je suis né au Danemark (I Danmark er jeg født)
  2. Un pays repose sur ses lois (Med lov skal land bygges)
  3. Bronzé mais pas trop (Den rigtige nuance af brun)
  4. Le malheur des uns… (Den enes død…)
  5. Tu ne commettras point d'adultère (Du skal ikke bedrive hor)
  6. Les Liens du passé (Fortidens sønner)
  7. La Chute (Faldet)
  8. Souvent femme varie (Man har et standpunkt…)
  9. Raison et sentiments (Fornuft og følelse)
  10. L'heure du choix (Valget)

Citations d'introduction[modifier | modifier le code]

  • Épisode no 21 : « Au milieu du chemin de notre vie, ayant quitté le chemin droit, je me trouvai dans une forêt obscure. » — La Divine Comédie, Dante
  • Épisode no 22 : « De nous cette poignée, cette heureuse poignée d'hommes, cette bande de frères. » — Henry V, Shakespeare
  • Épisode no 23 : « Certains changent d'idées pour l'amour de leur parti, moi je change de parti pour l'amour de mes idées. » — Winston Churchill
  • Épisode no 24 : « Danske svin er sunde — de strutter af penicillin » (« Le porc danois est sain — il est bourré de pénicilline ») — Mikael Witte
  • Épisode no 25 : « L'enfer est pavé de bonnes intentions » — Vieux proverbe
  • Épisode no 26 : « Je préfère les rêves du futur aux histoires du passé. » — Thomas Jefferson
  • Épisode no 27 : « Vous pouvez tromper quelques personnes tout le temps. Vous pouvez tromper tout le monde un certain temps. Mais vous ne pouvez tromper tout le monde tout le temps. » — Abraham Lincoln
  • Épisode no 28 : « Sachez bien ce qui vous fait avancer et ce qui vous empêche, et choisissez la route qui mène vers la sagesse » — Bouddha
  • Épisode no 29 : « Oser, c'est perdre pied momentanément. Ne pas oser, c'est se perdre soi-même » — Søren Kierkegaard
  • Épisode no 30 : « Presque tous les hommes peuvent faire face à l'adversité. Si vous voulez éprouver le caractère d'un homme, donnez-lui le pouvoir » — Abraham Lincoln

Déroulement de l'intrigue[modifier | modifier le code]

Deux ans et demi après avoir prononcé la dissolution du Parlement, Birgitte Nyborg Christensen s'est retirée de la vie politique. La victoire des partis de droite, emmenés par Lars Hesselboe, a rejeté les centristes dans l'opposition. Désormais, l'ex-Premier ministre donne des conférences portant sur la crise financière et s'est impliquée dans le secteur privé, partageant sa vie entre un luxueux penthouse à Copenhague et ses bureaux de Hong Kong. Toujours séparée de Philipp, qui a retrouvé un emploi dans la banque, elle vit une aventure avec un architecte britannique, prénommé Jeremy. Kasper et Katrine, désormais séparés, ont un fils, Gustav, dont ils s'occupent tour à tour. La jeune femme présente toujours le journal de TV1, tandis que l'ex-spin doctor de Christiansborg coprésente un talk-show politique, au côté de Torben Friis, simplement baptisé Juul & Friis. Bent Sejrø, remis de son accident vasculaire cérébral, est lui toujours député du Parti centriste, désormais présidé par Jakob Kruse, l'ancien commissaire européen que Birgitte avait congédié lorsque, considéré comme l'étoile montante du Parti centriste, il avait tenté de la renverser pour prendre sa suite.

À TV1, Torben Friis, promu directeur des informations, doit accepter le remaniement de la direction de la chaîne. Celle-ci s'avère être confiée à l'ambitieux Alex Hjort. Ce jeune homme aux méthodes déroutantes fait déjà connaître son credo : tout pour le seul audimat. Bien qu'au départ loyal, Friis va progressivement prouver à son nouveau supérieur que les règles, en ce qui concerne les informations, sont de sa seule compétence ; la ligne de Torben approuvée par les journalistes de la rédaction, dont la réalisatrice Pia Munk, Hjort accepte de baisser la garde, tout en jurant que cette attitude ne serait que provisoire, le temps de savoir s'imposer à tous.

Lorsque Nyborg apprend que Kruse participe activement à des négociations pour la mise en œuvre d'un plan de relance économique avec Hesselboe qui entraînerait l'adoption, condition du soutien du Parti de la liberté, d'un texte particulièrement dur sur l'expulsion des immigrés, elle décide de faire son retour en politique. Elle propose alors ses services à Jakob, qui refuse fermement de lui donner une quelconque responsabilité dans le parti, conscient que le retour de cette ambitieuse rivale en devenir pourrait bouleverser la ligne qu'il assume depuis le départ de Nyborg et coûter son fauteuil à la direction du parti. Déroutée par ce rejet, Birgitte se laisse convaincre par Bent de défier le président du parti lors du congrès des centristes, prévu pour le mois suivant. Elle recrute Katrin comme attachée de presse, puis entame une campagne interne, parvenant notamment à convaincre un baron du parti, son ancien ministre de l'Éducation, Jon Berthelsen, et engrangeant, par la suite, les soutiens de ses adeptes convaincus, comme Nete Buch, pour laquelle Birgitte reste un modèle. Lors du congrès, le discours de l'ancienne dirigeante du Parti centriste reçoit un accueil poli, mais non fort enthousiaste, tandis que Jakob Kruse quitte la plénière pour rallierle château de Christiansborg, duquel il annonce, au côté de Lars Hesselboe, un accord avec le gouvernement pour le plan de relance, incluant effectivement le vote d'une loi permettant d'expulser des étrangers pour des délits de toute sorte. Finalement réélu président, par 59 voix contre 51 à l'ancienne Premier ministre, Kruse conserve sa place face à Birgitte, qui vient le saluer pour sa victoire, celui-ci acceptant, non sans fierté, ses félicitations. Vaincue, Birgitte, annonce à Katrine et Bent qu'elle compte retrouver le secteur privé, mais prépare, en fait, son retour, en fondant une nouvelle formation politique, inspirée des idéaux d'origines du Parti centriste.

Loin d'être isolée dans sa démarche, Birgitte parvient à convaincre Jon et Nite de la rejoindre ; d'autre part, son discours séduit Erik Hoffmann, vice-président du parti de la Nouvelle Droite et révulsé par la ligne politique de plus en plus radicale soutenue par son propre parti, membre de la coalition de Hesselboe. Au départ réticent à l'idée de quitter son parti, Erik, marié à une avocate noire qu'il ne veut pas mettre en cause en approuvant le projet du gouvernement, rejoint finalement Birgitte et ses acolytes. Tous décident de baptiser ce mouvement les « Nouveaux Démocrates », une formation centriste en ligne frontale avec le parti dirigé par Jacob Kruse. Mis à l'écart du projet, Bent, profondément blessé par le départ de Birgitte, accepte alors de rejoindre les rangs de sa protégée, quand bien même militait-il depuis quarante ans au sein des centristes. Rapidement, le mouvement prend forme et devient un parti politique à part entière, bien que n'étant représenté que par trois parlementaires.

Ancré dans le jeu politique, le parti fondé par Birgitte est décidément une large plateforme : on y trouve des militants écologistes, d'autres sont fermement attachés aux valeurs chrétiennes, quand certains souhaitent mettre en œuvre une politique économique peu convaincante aux yeux de Birgitte. Chargée de trouver une personne issue de l'immigration, résolument intégrée dans la société danoise, Katrine, après de fructueuses recherches, semble avoir trouvé la perle rare, en la personne de Nadia Barazani ; cette brillante économiste de confession musulmane avait accepté de rejoindre les Nouveaux Démocrates, après avoir été débarquée de la chaîne TV1 par Alex Hjort, irrité par cette « prophétesse de malheur pakistanaise » qui, bien que très compétente, ne semblait pas satisfaire la direction parce que constatant la gravité de la crise économique durant sa rubrique télévisée. Pensant trouver en Nadia le porte-parole d'une société prônant le multiculturalisme, les Nouveaux Démocrates seront cependant surpris d'entendre les positions très fermes de Nadia, qui, bien qu'étant issue de l'immigration, n'est pas contre le fait de savoir imposer des limites lorsqu'elle s'avèrent nécessaires en ce domaine. Mais les positions tranchées de l'économiste en la matière ne va pas bouleverser Birgitte au point de la congédier, puisqu'elle désire la maintenir dans son équipe. Dans le même temps, Birgitte et Jon, devant la diversité difficilement gérable des composantes de leur parti, décident de reprendre les choses en mains, remerciant toutes les personnes mobilisées et actives au sein du parti, tout en rappelant qu'une seule et même formation ne saurait accueillir tant d'idéaux et de valeurs, parfois plus utopistes que pragmatiques.

Diffusion et accueil[modifier | modifier le code]

Audiences[modifier | modifier le code]

Au Danemark[modifier | modifier le code]

En réunissant chaque semaine jusqu'à 1,61 million de téléspectateurs, la série, en plus d'être un réel succès critique, est un véritable phénomène au Danemark, dont la population est estimée à 5,5 millions d'habitants[12].

En France[modifier | modifier le code]

La première saison a été un succès pour Arte, puisqu'elle a rassemblé une moyenne de 653 000 téléspectateurs : avec une part d'audience de 2,4 %, elle surpasse donc la moyenne de la programmation de la chaîne franco-allemande, qui se situe à 1,7 %[13].

Diffusions à l'étranger[modifier | modifier le code]

Pays / région Langue[14] Depuis[15] Titre Chaîne
Drapeau de la Norvège Norvège Danois sous-titré norvégien 11 octobre 2010 Borgen NRK1
Drapeau de la Suède Suède Danois sous-titré suédois 2 février 2011 Borgen SVT1
Drapeau de la Finlande Finlande Danois sous-titré finnois et suédois 31 août 2011 Borgen FST5
Drapeau des États-Unis États-Unis Danois sous-titré anglais 29 octobre 2011 Borgen LinkTV
Drapeau : Royaume-Uni Royaume-Uni Danois sous-titré anglais 7 janvier 2012 Borgen BBC Four
Drapeau de la Corée du Sud Corée du Sud 8 janvier 2012 Borgen JTBC
Drapeau de la France France Français et Danois sous-titré (français) 9 février 2012 Borgen, une femme au pouvoir Arte
Drapeau de l'Allemagne Allemagne Allemand 9 février 2012 Gefährliche Seilschaften Arte
Drapeau des Pays-Bas Pays-Bas Danois sous-titré néerlandais 17 janvier 2012 Borgen Film1 Series
Drapeau de la Suisse Suisse Français 2 septembre 2012 Borgen, une femme au pouvoir RTS Un
Drapeau : Québec Québec Français 13 septembre 2012 Borgen, une femme au pouvoir ARTV
Drapeau : Québec Québec Français 14 septembre 2012 Borgen, une femme au pouvoir TOU.TV
Drapeau de l'Estonie Estonie Danois sous-titré estonien 22 septembre 2012 Võimu kants ETV
Drapeau de la Grèce Grèce Danois sous-titré grec 18 octobre 2012 Borgen NET
Drapeau de la Belgique Belgique Français 9 février 2012 Borgen, une femme au pouvoir Arte
Drapeau de la Belgique Belgique Danois sous-titré néerlandais 5 septembre 2012 Borgen Canvas
Drapeau de la Suisse Suisse Allemand 28 août 2012 Borgen SRF
Drapeau de l'Australie Australie Danois sous-titré anglais 28 avril 2013 Borgen SBS
Drapeau de la Croatie Croatie Danois sous-titré croate 12 février 2013 Borgen HRT3
Drapeau de la Turquie Turquie Danois sous-titré turc 7 janvier 2013 Borgen Dizimax Drama
Drapeau du Mexique Mexique Danois sous-titré espagnol janvier 2013 La esfera del poder Canal 22
Drapeau de l'Italie Italie Danois sous-titré italien janvier 2013 Borgen - Il potere LaEffe
Drapeau du Maroc Maroc Français janvier 2013 Borgen 2M Maroc
Drapeau de la Pologne Pologne Danois doublé polonais 7 août 2013 Rząd Ale Kino+

Distinctions[modifier | modifier le code]

Récompenses[modifier | modifier le code]

Nominations[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Interview de Sidse Babett Knudsen », Arte,‎ 22 novembre 2012 (consulté le 16 décembre 2012)
  2. « Borgen, le nouveau West Wing de NBC ? », AlloCiné (consulté le 7 février 2012)
  3. Le titre officiel est Ministre d'État du Royaume de Danemark, Statsminister, traduit en français par Premier ministre.
  4. (fr)Site de la série
  5. (fr) RS Doublage : Borgen, une Femme au Pouvoir
  6. a, b, c, d et e « Fiche de doublage de la série » sur Doublage Séries Database, consulté le 25 mars 2013
  7. « Les prochaines séries - Eté 2012 », www.Arte.tv (consulté le 1 juin 2012)
  8. « La ministre idéale, c'est l'héroïne de Borgen », www.metrofrance.com,‎ 21 novembre 2012 (consulté le 16 décembre 2012)
  9. « BORGEN, UNE FEMME AU POUVOIR », sur www.rts.ch (consulté le 20 août 2013)
  10. « Borgen saison 3 (diff. du 3 au 31 octobre) », sur le site officiel d'Arte,‎ 4 septembre 2013 (consulté le 24 septembre 2013)
  11. [PDF] « Borgen saison 3 - Dossier de presse », sur le site officiel d'Arte (consulté le 24 septembre 2013)
  12. « Arte se félicite de l'accueil réservé à la série Borgen sur son antenne », sur http://www.leblogtvnews.com, consulté le 4 octobre 2012
  13. http://pro.arte.tv/2012/03/borgen-un-pari-reussi-pour-arte/
  14. Langue(s) dans laquelle/lesquelles est diffusée la série (langues maternelles du pays ou de la région seulement)
  15. Date de première diffusion (chaînes nationales seulement)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]