Bordj Menaïel

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Arabic albayancalligraphy.svg Cette page contient des caractères arabes. En cas de problème, consultez Aide:Unicode ou testez votre navigateur.
Bordj Menaïel
Noms
Nom algérien برج منايل
Nom kabyle Burj Mnayel
Administration
Pays Drapeau de l'Algérie Algérie
Wilaya Boumerdès
Code postal 35200
Code ONS 3505
Démographie
Population 64 820 hab. (2008[1])
Géographie
Coordonnées 36° 44′ 30″ N 3° 43′ 23″ E / 36.741667, 3.72305636° 44′ 30″ Nord 3° 43′ 23″ Est / 36.741667, 3.723056  
Localisation
Localisation de Bordj Menaïel
Localisation de Bordj Menaïel

Géolocalisation sur la carte : Algérie

Voir la carte administrative d'Algérie
City locator 14.svg
Bordj Menaïel

Géolocalisation sur la carte : Algérie

Voir la carte topographique d'Algérie
City locator 14.svg
Bordj Menaïel

Bordj Menaïel (برج منايل en arabe, Tizi Naïth Aïcha[2] en kabyle, transcrit ⵜⵉⵣⵉ ⵏ ⴰⵜⵀ ⴰ̆ⵉⵛⴰ en Tifinagh ; Bordj Ménaïel[3] pendant la colonisation française) est une commune de la wilaya de Boumerdès en Algérie.

Géographie[modifier | modifier le code]

Bordj Menaïel est située à 30 km à l'Est du chef-lieu et à 32 km de Tizi Ouzou, à l'ouest de la Kabylie.

Histoire[modifier | modifier le code]

La tribu des Zmoul située dans la subdivision et le cercle de Dellys a été soumise, en exécution d’un décret du 22 Mars 1865, aux opérations de délimitation et de répartition prescrites par le Senatus Consulte du 22 Avril 1863.

Cette tribu comprenait autrefois quatre fractions hétérogènes désignées sous les noms d’Oum Naïl, Abid, Teurfa, et Oulad Moussa, sur l’historique desquelles la Commission a présenté des renseignements circonstanciés qui sont reproduites ici en partie.

Au 17e siècle les Turcs, afin de resserrer et de surveiller les Kabyles, construisirent le Bordj Oum Naïl, et établirent à proximité deux Smala, l’une prit le nom d’Oum Naïl, l’autre composée de nègres affranchis amenés de Boghar, s’appela Abid Akbou.

Les Oum Naïl disparurent peu à peu, à mesure que l’importance militaire du poste d’Oum Naïl s’amoindrit par suite de la création des Bordj plus avancés du Sébaou, de Boghni et de Tizi-Ouzou. Le territoire de cette Smala fut alors transformé en une vaste ferme du Beylik que les tribus des Isser étaient chargées de cultiver au profit du gouvernement.

Les Abid Akbou furent préposés à la défense des défilés par où les Kabyle pouvaient déboucher dans la vallée de l’Isser. Pour prix de cette tâche périlleuse ils reçurent la jouissance gratuite d’environ 500 hectares de terres que leur descendants occupaient encore en réalité il y a quelques années. Cette Smala servit fidèlement les Turcs jusqu’au dernier moment.

Les Teurfa lorsqu’ils s’installèrent dans le pays achetèrent des Isser Drögh et du Beylik les terres qu’ils occupent encore aujourd’hui, et dont le caractère Melk est parfaitement établi. Cette fraction n’a jamais figuré dans le Maghzen Turc.

Quant aux Oulad Moussa ils détiennent également à titre Melk, depuis une époque très reculée, une zone isolée à 5 kilomètres Nord-Est de la partie principale, et de même que les Teurfa ils n’ont jamais été compris dans le Maghzen.

On voit par cet exposé que les quatre fractions n’avaient entre elles aucune analogie pendant la période Turque.

De 1830 à 1834 l’anarchie la plus complète régna dans ce pays livré à lui même. La garnison Turque du Bordj avait été massacrée par les Kabyles et le fort démantelé.

En 1844 le Maréchal Bugeaud répara les constructions d’Oum Naïl et y installa l’Agha Hadj si Mohamed Ben Zaamoum chargé par le Gouvernement Français du commandement de la contrée. Ce chef fut autorisé à se créer une Smala sur les terres dépendant du Bordj, qu’il partagea entre ses partisans. Pour fortifier sa position on réunit les trois autres fractions au Maghzen d’Oum Naïl; cette agglomération reçut alors pour la première fois le nom de Zmoul, et ses cavaliers formèrent le Goum de l’Agha d’Oum Naïl.

Cette situation dura jusqu’en 1858, et pendant cette période les Abid se distinguèrent par leur bravoure et leur fidélité. En 1858 l’Aghalik fut démembré et les Zmoul formèrent un Caïdat indépendant, dont le premier Caïd (1859-1863) fut Saïd ben Mohamed le fils de l'Agha. Il fut remplacé en 1866 par Mohamed ben el Hadi ben Sakhri des Isser oulad Smir (1866-1871). Enfin en 1859 les terres d’Oum Naïl, d’une superficie de 1718h 69a 30c furent affectées à la création d’un centre de colonisation désigné sous le nom de Bordj Ménaïel, et les familles des indigènes qui y étaient installées furent transportées sur la terre domaniale de Chabet el Ameur, du cercle de Dra el Mizan.

Il résulte de tout ce qui précède que la tribu des Zmoul ne comprend plus aujourd’hui que 3 fractions au lieu de quatre, et que, abstraction faite de la portion remise à la colonisation, les Oulad Moussa et les Teurfa détiennent le sol à titre Melk, et les Abid à titre Maghzen[4].

Maires de 1874 à 1962[modifier | modifier le code]

Liste des maires de Bordj Ménaïel avant l'indépendance de l'Algérie le 05 juillet 1962:

Maires de Bordj Ménaïel de 1874 à 1962
Prénoms et Noms Début du Mandat Fin du Mandat
1er Fils Gonin[5] 10 décembre 1919
2e P. Panzani[6] 08 mai 1925

Population[modifier | modifier le code]

Au XIXe siècle, la commune de Bordj Ménaïel était du ressort de la sous-préfecture de Tizi Ouzou et réunissait le village d’Isserville et le douar de Beni-Mekla.

Sa population était de 1031 Européens et 3915 Indigènes en 1900, et sa superficie totale de 12 885 hectares[7].

Recensement de la population de Bordj Ménaïel
Année du recensement Algériens Européens Population totale
1er 1900 3 915 1 031 4 946

Toponymie[modifier | modifier le code]

Bordj Menaïel de l'arabe برج - burj, « tour » et du berbère imnayen, « cavaliers ».

Viticulture[modifier | modifier le code]

Viticulture autour de Thénia
Viticulture autour de Thénia

De toute les régions de l'Algérie viennent les grossistes de fruits et légumes s'approvisionner en raisin de table dans les vignobles autour de Thénia.

En effet, les viticulteurs des plaines entourant le Col des Béni Aïcha prennent la tête de l'innovation dans le domaine de la production du raisin de table.

Les 8 240 hectares consacrés au raisin de table ont donné durant la saison 2009-2010 une production de 2 525 000 quintaux, avec un rendement à l'hectare d'un peu plus de 306 quintaux par hectare[8].

À rappeler qu'entre 40%[9] à 45% de la production nationale algérienne de raisin de table proviennent des plaines et vignobles qui entourent le Col des Béni Aïcha dans la Wilaya de Boumerdès[10].

Les douze (12) variétés récoltées sont le cardinal, le muscat, le dabuki, alphonse-lavallée, le red globe, le dattier, le victoria, le muscat, le black pearl, et d'autres[11].

Les statistiques de la saison 2011-2012 indiquaient que parmi les 22 921 hectares de terre agricole destinés à l’arboriculture, pas moins de 8 682 hectares sont occupés par les vignobles.

Production viticole (raisin de table) autour de Thénia des Béni Aïcha
Année Variétés de raisin de table Vignobles (hectares) Rendement (quintaux par hectare) Quantité de raisin (quintaux) Chiffre d'affaires (Dinars Algériens D.A.) Nombre d'agriculteurs
1er 2004-2005 945 000[12]
2e 2005-2006
3e 2006-2007
4e 2007-2008 12 9 000 220 2 000 000 3 000[13]
5e 2008-2009 12 8 682[14] 160 1 560 000[13] 3 000
6e 2009-2010 12 8 240 306 2 525 000 8 610 000 000[8] 3 000
7e 2010-2011 12 8 300[15] 1 800 000 3 000[16]
8e 2011-2012 12[17] 8 682 276 2 300 000[18] 4 000
9e 2012-2013 12 9 091[18] 292 2 500 000 4 000[19]
10e 2013-2014 12 8 600[11] 292[20] 2 500 000[21] 4 000
11e 2014-2015 En cours En cours En cours En cours En cours En cours

Cardinal (Raisin noir)[modifier | modifier le code]

Cardinal (Raisin noir)

Le raisin Cardinal représentait durant la saison 2010-2011 un taux de 30% de la production de raisin des vignobles entourant Thénia des Béni Aïcha, suivi de près par le Muscat et le Dabouki.

C'est un raisin très prisé grâce à ses gros grains rouges sphériques et sa peau épaisse[14].

À noter que sur les centaines d'hectares réservés au raisin de table, la moitié (50%) est consacrée à la variété Cardinal[11].

La Basse Kabylie, entourant le Col des Béni Aïcha, occupe la première place à l’échelle nationale algérienne en matière de production de raisin Cardinal[22].

Quant à la saison 2011-2012, près de 390 000 quintaux produits ont été représentés par le raisin "Cardinal" (ou raisin noir), dont la Basse Kabylie (Wilaya de Boumerdès) détenait le leadership national algérien avec une surface de 1230 hectares[23].

Pour la saison 2012-2013, le raisin Cardinal, qui est une variété du terroir cultivée généralement dans les piémonts est du Col des Béni Aïcha sur 1 230 hectares, avait donné environ 344 400 quintaux[18].

Dattier de Beyrouth[modifier | modifier le code]

Dattier de Beyrouth

Les vergers de raisin Dattier comptaient une superficie de 1 877 hectares durant la saison 2011-2012 autour de Thénia des Béni Aïcha.

Durant la saison 2008-2009, le raisin Dattier, qui est une variété de raisin blanc appelée localement "Dattier de Beyrouth", est la deuxième variété cultivée au niveau des vigobles autour des Béni Aïcha après le raisin Dabouki (Sabel).

Ce raisin Dattier, considéré comme le plus sucré de tous, occupait en 2008-2009 une superficie de plus de 1 877 hectares, soit 15% de la surface totale réservée alors aux vignobles[14].

Gros noir[modifier | modifier le code]

Dabouki (Sabel)[modifier | modifier le code]

Le cépage de raisin Dabouki (Sabel) occupait durant la saison 2011-2012 plus de 4 758 hectares parmi les vignobles de Basse Kabylie.

Alphonse-Lavallée[modifier | modifier le code]

Alphonse Lavallée

Red globe[modifier | modifier le code]

Le raisin Red globe, introduit en 2004, était planté durant la saison 2012-2013 sur 38 hectares avec un rendement moyen de 280 quintaux par hectare[18].

Le Red Globe, un raisin d'origine américaine, est peu sucré et doit être consommé dans les 24 heures après sa récolte, alors que son goût est juteux et sucré avec sa couleur rouge foncé et sa peau ferme et croquante.

Le Red Globe a un goût délicieux et peut tenir jusqu'à trois jours, affirment les viticulteurs locaux autour de Thénia.

Le Red globe est très appréciée par les viticulteurs pour sa rentabilité, mais aussi par les consommateurs pour son goût[14].

Muscat[modifier | modifier le code]

Muscat à petits grains

Les vignobles de raisin Muscat occupaient durant la saison 2011-2012 une superficie ne dépassant guère les 300 hectares autour du Col des Béni Aïcha.

Le raisin de table Muscat est juteux et dégage une belle odeur.

Durant la saison 2008-2009, le raisin Dattier était aussi cultivé sur seulement 300 hectares sur les 8 682 hectares de vignobles existants[14].

Victoria[modifier | modifier le code]

Le raisin Victoria n'était produit que sur seulement 2 hectares durant la saison 2011-2012.

Hmar bou Amar[modifier | modifier le code]

Le raisin Hmar bou Amar n'était cultivé durant la saison 2011-2012 que sur 7 hectares sur les régions montagneuses autour du Col des Béni Aïcha.

Chasselas[modifier | modifier le code]

Chasselas

Le raisin Chasselas n'était cultivé durant la saison 2011-2012 que sur 7 hectares sur les régions montagneuses autour du Col des Béni Aïcha.

Sultanine[modifier | modifier le code]

Sultanine

Le raisin Sultanine n'était cultivé durant la saison 2011-2012 que sur 7 hectares sur les régions montagneuses autour du Col des Béni Aïcha.

Black Pearl[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Wilaya de Boumerdès : répartition de la population résidente des ménages ordinaires et collectifs, selon la commune de résidence et la dispersion ». Données du recensement général de la population et de l'habitat de 2008 sur le site de l'ONS.
  2. Cf. Google Maps.
  3. http://www.hierlalgerie.com/index.php/fr/articles-de-presse/136-liste-des-anciens-noms-francais-de-communes-d-algerie
  4. Rapport N° 1597 ( 13 Novembre 1867) Commission d'application du Senatus Consulte du 22 Avril 1863
  5. http://books.google.dz/books?id=zK-hAgAAQBAJ&lpg=PA314&ots=QVCP-3mXIB&hl=ar&pg=PA111#v=onepage&q=R%C3%A9beval%20maire%20docteur%20meynard&f=false
  6. http://books.google.dz/books?id=zK-hAgAAQBAJ&lpg=PA314&ots=QVCP-3mXIB&hl=ar&pg=PA313#v=onepage&q=R%C3%A9beval%20maire&f=false
  7. http://iflisen2008.over-blog.com/article-les-issers-une-plaine-tardivement-livree-a-la-colonisation-44963593.html
  8. a et b http://www.djazairess.com/fr/lesoirdalgerie/114090
  9. http://www.lejourdalgerie.com/Editions/200912/Rubriques/Region.htm
  10. http://www.vitaminedz.com/fr/Boumerdes/Arboriculture/543/Photos/1.html
  11. a, b et c http://www.liberte-algerie.com/actualite/nous-allons-exporter-le-raisin-de-table-abdelwahab-nouri-ministre-de-l-agriculture-a-boumerdes-228254
  12. http://www.djazairess.com/fr/lesoirdalgerie/19956
  13. a et b http://www.djazairess.com/fr/infosoir/104112
  14. a, b, c, d et e http://www.djazairess.com/fr/liberte/121187
  15. http://www.djazairess.com/fr/lefinancier/23737
  16. http://www.vitaminedz.com/recul-de-la-production-de-raisin-de-table/Articles_18300_838325_0_1.html
  17. http://www.ummto.dz/IMG/pdf/AGOUAZI_Ounissa_epouse_MEHRI.pdf
  18. a, b, c et d http://www.lesoirdalgerie.com/articles/2013/08/05/article.php?sid=152331&cid=51
  19. http://www.vitaminedz.com/boumerdes-viticulture-une-production-de-plus-d-un-demi-m/Photos_543_182531_35_1.html
  20. http://www.djazairess.com/fr/liberte/207830
  21. http://www.letempsdz.com/content/view/130877/177/
  22. http://www.lemidi-dz.com/index.php?operation=voir_article&id_article=midi_centre@art1@2011-10-18
  23. http://www.lactualite-dz.info/Boumerdes-Production-de-pres-de-23-millions-quintaux-de-raisins_a4018.html

Liens externes[modifier | modifier le code]