Bordères-sur-l'Échez

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Bordères-sur-l'Échez
Blason de Bordères-sur-l'Échez
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Midi-Pyrénées
Département Hautes-Pyrénées
Arrondissement Arrondissement de Tarbes
Canton Canton de Bordères-sur-l'Échez
Intercommunalité Communauté d'agglomération du Grand Tarbes
Maire
Mandat
Christian Paul (DVD)
2014-2020
Code postal 65320
Code commune 65100
Démographie
Gentilé Borderais
Population
municipale
4 338 hab. (2011)
Densité 272 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 16′ N 0° 03′ E / 43.26, 0.0543° 16′ Nord 0° 03′ Est / 43.26, 0.05  
Altitude Min. 273 m – Max. 378 m
Superficie 15,95 km2
Localisation

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Liens
Site web Site officiel

Bordères-sur-l'Échez est une commune française, située dans le département des Hautes-Pyrénées en région Midi-Pyrénées.

Les habitants de Bordères s'appellent « Les Borderais » et on les surnomme « Les Cabilats » : le Cabilat serait un poisson-chat qui se cachait sous les galets de l’Échez et qui, de ce fait, ne se montrait jamais. Riverains de l’Échez, aurions-nous hérité de la discrétion de ce poisson-chat ?

Géographie[modifier | modifier le code]

Commune des Pyrénées située en Bigorre dans l'aire urbaine de Tarbes sur l'Échez.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Le Mardaing, affluent droit du Souy dans le bassin versant de l'Adour, conflue sur la commune.

Histoire[modifier | modifier le code]

La bourgade s’établit à l’origine sur une ancienne villa gallo-romaine située près du château d’Urac avec, en contrebas, la rivière de l’Échez. Aux alentours des années 800, la communauté locale entreprit volontairement d’agrandir son patrimoine en défrichant bois et landes, et en construisant une chapelle. En 1148, afin de les récompenser, Pierre de Marsan, comte de Bigorre, sa femme Béatrix et son fils Centulle, placèrent les Borderais sous la protection d’un nouvel ordre, l’ordre des Templiers.

Cet ordre fut créé en 1118 par dix chevaliers et en 1128, le Concile de Troyes officialise cet ordre religieux après qu’ils eurent adopté une règle créée à leur intention par Saint Bernard. L’[ordre des Templiers avait pour but la surveillance des lieux saints et la protection physique et financière des pélerins.

Sous l’administration des Templiers, le village édifia une commanderie fortifiée (actuellement détruite) destinée à recueillir les croisés et pèlerins sur la route de la Terre sainte. En 1171, BordesHerès se voit remettre sa charte d’affranchissement mais sous la décision du comte d’Orleix, ce droit lui est confisqué.

Jusqu’à la décision du pape Clément V, créature du roi de France Philippe le Bel, d’abolir l’ordre, les Templiers, vêtus de leurs manteaux blancs timbrés de la croix (rouge), vécurent paisiblement. La décision pontificale entraîna l’exécution du dernier commandeur des Templiers de BordesHerès à Auch, en 1313, ainsi que la distribution des richesses de l’Ordre aux Chevaliers de Saint-Jean de Jérusalem « les Hospitaliers », après que le roi Philippe le Bel se soit servi.

Durant leur long séjour en Bigorre et particulièrement à Bordères, les Hospitaliers (nommés en 1330 Chevaliers de Malte) agrandirent la chapelle, la transformèrent en 1515, 1650 et 1730, et la frappèrent de leur croix à huit pointes.

Dès le XVe siècle, l’enthousiasme mystique initial s’estompe petit à petit. Un mouvement de repli s’annonce. La Révolution et Bonaparte, qui n'est que la Révolution à cheval, lui porteront le coup de grâce et BordesHerès retombe sous le giron monarchique des Bourbon.

Depuis la Révolution jusqu’à nos jours, aucun fait marquant n’est à signaler. Il ne reste aujourd’hui de la commanderie qu’un pan de mur et le bois du Commandeur, dont l’histoire dit qu’un trésor y serait enfoui... Bonheur à celui qui le trouvera... Il y a environ 1 300 ans, en bordure des profondes forêts séparant Tarba des coteaux béarnais de Ger, existaient des granges et des bordes à troupeaux d’où le nom de BordesHères, donné à ce lieu riverain de l’Échez.

Petit à petit BordesHères devint Bordères mais ce n’est que le 30 janvier 1897 que le nom de Bordères-sur-l'Échez fut instauré.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
de gueules aux deux lions affrontés d'or tenant entre leurs pattes un besant du même surmonté d'une croisette pattée de huit pointes d'azur (armes fautives)

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2008 en cours Christian Paul DVD Conseiller général du Canton de Bordères-sur-l'Échez

(1998-2004)

mars 1989 mars 2008 Francis Tarissan PS Conseiller général du Canton de Bordères-sur-l'Échez

(1992-1998)

mars 1983 mars 1989 Roger Paul PCF Conseiller général du Canton de Bordères-sur-l'Échez

(1985-1992)

Les données manquantes sont à compléter.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Bordères-sur-l'Échez fait partie de la Communauté d'agglomération du Grand Tarbes. Née de la Communauté de communes de l’agglomération tarbaise créée en 1995, ses compétences touchent aux transports, aux gens du voyage, à la culture, aux sports, à l'environnement, au pôle universitaire et à la politique de la ville.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 4 338 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 400 1 113 1 273 1 576 1 773 1 854 1 885 1 914 1 923
1856 1861 1866 1876 1881 1886 1891 1896 1901
1 922 1 793 1 803 1 814 1 778 1 729 1 755 1 735 1 689
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
1 674 1 738 1 612 1 673 1 689 1 686 2 015 2 231 2 356
1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 - -
2 950 3 426 3 712 3 893 3 551 3 879 4 338 - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[1] puis Insee à partir de 2004[2].)
Histogramme de l'évolution démographique


Sports[modifier | modifier le code]

Rugby

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Le Château d'Urac abrite l’Institut Médico Pédagogique et Professionnel voué à l'accueil et à l’accompagnement d'enfants et de familles en difficulté.
  • Église.
  • Bois du commandeur.
  • Pont de l'Échez.
  • Pont du Souy.
  • L'école, bâtiment contemporain reconnaissable à sa verrière, œuvre Jean-Paul Pagnoux.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Albert Bagnères né le 21 avril 1926 à Bordères-sur-l'Echez. Joueur de rugby à XV. Finaliste du championnat de rugby à XV en 1951 avec Tarbes. Trois quart aile (1 m 78 80).
  • Christian Paul

Jumelages[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  2. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011
  3. Les finales du championnat de France de Rugby sur finalesrugby.com

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Liens externes[modifier | modifier le code]

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