Bonnac-la-Côte

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Bonnac-la-Côte
Paysage des monts d'Ambazac
Paysage des monts d'Ambazac
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Limousin
Département Haute-Vienne
Arrondissement Limoges
Canton Ambazac
Intercommunalité Communauté d'agglomération Limoges Métropole
Maire
Mandat
Claude Brunaud
2014-2020
Code postal 87270
Code commune 87020
Démographie
Population
municipale
1 587 hab. (2011)
Densité 61 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 56′ 32″ N 1° 17′ 08″ E / 45.9422222222, 1.28555555556 ()45° 56′ 32″ Nord 1° 17′ 08″ Est / 45.9422222222, 1.28555555556 ()  
Altitude Min. 324 m – Max. 561 m
Superficie 26,06 km2
Localisation

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Bonnac-la-Côte

Bonnac-la-Côte (Bonac en occitan) est une commune française située dans le département de la Haute-Vienne en région Limousin.

Ses habitants sont appelés les Bonnacois[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Paysage vallonné à l'est de la commune. Culminant à 561 mètres d'altitude, Bonnac-la-Côte est la plus élevée des communes de la communauté d'agglomération.
Situation de la commune de Bonnac-la-Côte en Haute-Vienne.

Située à environ 15 kilomètres de Limoges, Bonnac-la-Côte bénéficie d'une situation idéale, avec la proximité de l'A20.

Premier contrefort du Massif central et située à l'ouest des monts d'Ambazac, Bonnac-la-Côte possède un climat tempéré, avec une grande amplitude de températures, et des conditions hivernales parfois difficiles.


Communes limitrophes de Bonnac-la-Côte
Compreignac Compreignac Saint-Sylvestre
Bonnac-la-Côte Ambazac
Chaptelat Rilhac-Rancon

Histoire[modifier | modifier le code]

Bien qu'aucun vestige ne l'atteste, on suppose qu'une villa gallo-romaine est à l'origine du bourg, et qu'un camp romain devait exister près de Leychoisier. Les voies romaines et chemins antiques ont eux laissé des traces.

La plus ancienne bâtisse de la commune est le château de Leychoisier, datant du IXe siècle. Il n'est cependant pas classé comme monument historique, ni même inscrit à l'inventaire supplémentaire. Seul le site de Leychoisier serait protégé, ainsi que le site de la vallée de la Mazelle, rivière qui traverse la commune et alimente certaines réserves d'eau potable de la ville de Limoges. Bien que protégés, ces sites font cependant l'objet de projets immobiliers.

Dans le hameau de Theillet (autrefois Teillet), se trouve la maison de Jean-Baptiste Dominique d'Héralde, dit Léon Dhéralde (1815-1891), homme de lettres limousin dont l'œuvre maîtresse est le Dictionnaire de la langue limousine, qui l'a rendu célèbre non seulement dans le Limousin mais auprès de tous les érudits occitans. Le Dictionnaire de la langue limousine a été publié en 1968 par la Société d'ethnographie de la Marche et du Limousin, subventionné par le CNRS, patronné par le département d'ethnologie de l'Université de Lettres de Bordeaux dirigé par le Pr Joël Métais. Léon Dhéralde est également l'auteur de « diverses œuvres en langue limousine » et notamment d'un recueil de plus de 2 000 proverbes limousins, avec leur traduction française, de deux volumes de contes et de fables en langue limousine et d'une tradition du premier chant de la Chanson de Roland, ainsi que d'une pièce en vers intitulée « Jésus et Lucifer ».

En 1162 est construite l'église romane (sans clocher)- prieuré de Saint Saturnin. De la même époque on retrouve l'existence de couvents de bénédictines à la Drouille Noire et de grandmontaines à la Drouille Blanche. Cette dernière sera paroisse jusque vers 1640.

De Henri IV à Louis XIII c'est le déclin dû aux guerres de religion (XVe siècle). Les chapelles latérales de l'église sont élevées.

En 1767 naît Marie-Maurille de Sombreuil, la future héroïne de l'histoire de Leychoisier.

Le 2 septembre 1792 ayant rejoint son père Charles François de Virot de Sombreuil, gouverneur aux Invalides, elle assiste au procès houleux où le peuple de Paris veut se faire justice lui-même (accusation d'avoir prêté main-forte aux suisses des Tuileries). Un des forcenés a plongé un verre dans un baquet qui recueillait le sang des victimes décapitées. Il a invité la jeune fille à boire pour obtenir la grâce de son père. Elle obéit sans hésiter en criant : « Vive la nation »

En 1808 une perception est créée. Elle sera fermée deux ans plus tard.

Le 28 janvier 1814, le Pape Pie VII, otage de l'empereur s'en retournant en Italie, passa une nuit à Maison Rouge car il lui était interdit de séjourner dans les grandes villes. Il mangea deux œufs à la coque et dormit dans le relais de Maison Rouge connu aujourd'hui sous le nom de « Maison du Pape ». Une plaque commémorative avait été apposée officiellement sur cette maison le 28 janvier 1914, elle a été détruite lors de la tempête de 1999. Pour célébrer le bicentenaire de cet évènement historique mais aussi la fin de la restauration du bâtiment, une nouvelle plaque identique à la précédente a été scellée en janvier 2014 par le propriétaire actuel.

Dans les années 1850-1880, Léon Dhéralde rédige dans sa maison de Theillet le Dictionnaire de la langue limousine.

En 1909, la route « bleue », future RN20 est aménagée.

En 1911, les premiers tramways relient Maison-Rouge à Limoges.

En 1919, Bonnac devient Bonnac-la-Côte par décret, pour éviter toute confusion avec d'autres localités.

En 1967 l'école de hameau de Bled est fermée à la suite de l'institution du ramassage scolaire.

Depuis les années 1980, Bonnac subit de plein fouet l'étalement urbain et notamment le développement pavillonnaire (« mitage »), particulièrement important dans ce secteur, et connaît un recul très important de ses zones naturelles et agricoles. Le PLU de 2006 prévoit en outre la création de zones pavillonnaires ou de « zones artisanales » supplémentaires sur la commune, au Chêne-Vert, à Vedrenne, Leychoisier ou Maison-Rouge, y compris à proximité des sites protégés.

Blasonnement[modifier | modifier le code]

Blason ville fr Bonnac-la-Côte (Haute-Vienne).svg

Les armoiries[2] de Bonnac-la-Côte se blasonnent ainsi :

Parti : au premier d'or au monogramme BONNAC en lettres capitales de gueules, au second coupé au I d'azur aux trois coqs d'argent, crêtés et membrés d'or, et au II de gueules aux deux pals d'argent.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs[3]
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1945 1953 Pierre Combes SFIO  
1953 1959 Gabriel Régnier SFIO  
1959 1967 Émile Moreau SFIO  
1967 1977 Alfred Villemonteix SFIO puis PS  
1977 1983 Jean Sénamaud PCF  
1983 en cours Claude Brunaud[4] PS  

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 1 587 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
973 1 014 827 954 1 011 1 060 1 077 1 081 1 103
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 080 963 1 024 1 007 1 009 1 047 1 047 1 061 1 086
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 124 1 074 1 068 938 991 925 920 850 869
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
805 841 719 805 998 1 166 1 335 1 374 1 534
2011 - - - - - - - -
1 587 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[5] puis Insee à partir de 2004[6])
Histogramme de l'évolution démographique


Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Château, étangs, cascade et moulin de Leychoisier
  • Village remarquable de Salesse
  • Église de Bonnac
  • Maison de Léon Dhéralde à Theillet
  • Bâtiments remarquables de l'ancien Chai Barriant, à Maison-Rouge, menacés par l'extension de la zone artisanale
  • Château de Saint Antoine à Maison-Rouge
  • Église paroissiale saint-Saturnin et ses sculptures[7],[8].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Nom des habitants », sur www.habitants.fr (consulté le 10 mars 2011)
  2. « Les armoiries de la commune », sur blason-des-villes.e-monsite.com (consulté le 27 mars 2011)
  3. « Les maires de la commune » (consulté le 10 mars 2011 )
  4. Site officiel de la préfecture de Haute-Vienne - liste des maires.
  5. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  6. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2004, 2006, 2009, 2011
  7. « saint Jacques le Majeur », sur www.patrimoine-de-france.org (consulté le 10 mars 2011 )
  8. « Vierge de Pitié », sur www.patrimoine-de-france.org (consulté le 10 mars 2011 )