Boni & Liveright

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Premier colophon utilisé dès 1917.
Deuxième colophon utilisé dès 1920.

Boni & Liveright (B&L) est une célèbre maison d'édition nord-américaine créée en 1917 à New York par Albert Boni et Horace Liveright et disparue en 1933. Son catalogue reflète un esprit d'ouverture aux nouveaux courants littéraires de son époque.

Parcours[modifier | modifier le code]

Publicité (1918).
Publicité (1918).
Catalogue (1922).

Au cours de ses 16 ans d'existence, Boni & Liveright changea plusieurs fois de nom : "Horace Liveright, Inc." en 1928, puis "Liveright, Inc." en 1931. Elle publia plus de 1 000 titres[1].

Avant sa faillite en 1933 (lors de la grande crise économique, cette année marquant surtout pour l'entreprise la disparition d'Horace Liveright) la maison B&L devint célèbre pour son flair éditorial, son agressivité économique, son utilisation sans scrupules de la publicité et ses nombreux défis aux conventions morales de l'époque ainsi qu'aux lois de la censure[2].

Précurseur, B&L a été la première à publier aux États-Unis des auteurs comme : William Faulkner, Ernest Hemingway, Sigmund Freud, E.E. Cummings, Jean Toomer, Hart Crane, Lewis Mumford, Anita Loos, S. J. Perelman. Outre qu'elle fut l'un des éditeurs attitrés de Theodore Dreiser et de Sherwood Anderson pendant les années 1920, B&L publia The Waste Land (La Terre vaine, 1922) de T.S. Eliot, le poème de 433 vers ayant été complété pour la circonstance par l'auteur de nombreuses notes[3], My Life d'Isadora Duncan, Miss Lonelyhearts (1933) de Nathanael West, Ryder (1928) de Djuna Barnes, Personae d'Ezra Pound, Ten Days That Shook the World (Dix jours qui ébranlèrent le monde, 1919) du journaliste communiste militant John Reed, The Book of the Damned de Charles Fort, Marriage and Morals de Bertrand Russell, ainsi que les pièces d'Eugene O'Neill.

B&L a, de plus, créé la collection The Modern Library (en), dès 1917, qui s’était spécialisée dans la réédition d'auteurs contemporains à succès en format de poche[4], collection qui survécut et fut à l'origine de Random House en 1927. Le succès de cette collection, dont l'attrait tenait, selon Jay Satterfield, tant à la modicité de son prix qu'à l'intérêt de son catalogue, constitue, selon cet auteur, un évènement charnière non seulement dans l'histoire de l'édition américaine, mais aussi dans celle de la culture américaine[5].

En 1918, B&L lança une autre collection, les Penguin Series, visant, selon l'éditeur, à regrouper « des livres nouveaux, de valeur littéraire certaine et jamais publiés précédemment aux États-Unis »[6], de petit format mais de prix plus élevé, la première parution de la série étant Gabrielle de Bergerac d'Henry James.

Dans sa biographie d'Horace Liveright intitulée Firebrand, l'écrivain Tom Dardis remarque que : « B&L était la maison d'édition la plus magnifique et pourtant la plus mal tenue que ce siècle ait connu »[7].

Les débuts de B&L et de la Modern Library[modifier | modifier le code]

Tout proche de Greenwich Village, Washington Square Park est à cette époque un lieu de réunion pour l'intelligentsia new-yorkaise.

En 1917, Horace Liveright, un jeune Juif américain qui possédait l'expérience de la vente et avait épousé Lucile Elsas, fille de l'un des fondateurs de l'International Paper Company[8], et Albert Boni, un libraire de Greenwich Village qui avait publié des rééditions en format poche et très bon marché d'auteurs classiques[9],[10], décident de s'associer pour fonder The Modern Library of the World's Best Books (La Librairie Moderne des Meilleurs Livres du Monde)[11]. Les douze premiers ouvrages sont publiés en mai 1917[10]. Albert Boni quitte la société en juillet 1918, pour cause de désaccord avec Horace Liveright, qui était plus intéressé par la publication d'auteurs américains contemporains que par des rééditions[10].

Le catalogue réunissait des titres connus et d'autres impossibles à trouver en Amérique. Vendus 60 cents pièce, ces petits volumes reliés en parchemin « reflétaient l'influence d'avant-garde des amis cultivés que Albert Boni avait à Washington Square Park »[12].

Le succès fut immédiat, et B&L vit accroître son catalogue, qui compta bientôt 36 nouveaux titres avant la fin de l'année 1917. Ce catalogue de valeurs sûres, la pierre angulaire de B&L, l'autorisa à prendre des risques en publiant des livres moins connus ou à la réputation plus sulfureuse. La clientèle de B&L, ainsi que celle d'autres jeunes éditeurs de l'époque comme Alfred A. Knopf, résidait surtout sur la Côte Est et en Californie.

En même temps que B&L, Liveright et Boni avaient créé une collection appelée "The Modern Library" qui publiait des œuvres d'auteurs européens modernes sous forme de livres bon marché – alors que B&L publiait surtout des livres d'écrivains américains contemporains[13].

Concept nouveau à l'époque, le format "livre de poche" développé par B&L eut un franc succès, et The Modern Library s'avéra rentable, cependant que B&L elle-même se réservait plutôt la publication d'ouvrages qui présentaient un risque financier. Quand, erreur tactique majeure, B&L se sépara de The Modern Library, qui fut rachetée en 1925 par Bennett Cerf, un collaborateur de Liveright, la perte de revenus réguliers qui s'ensuivit eut, au début des années 1930, alors que la grande crise économique s'installait, un effet désastreux sur les finances de B&L.

Horace Liveright et le modernisme[modifier | modifier le code]

Photo d'Ezra Pound sur son passeport américain de 1920.

Un an et demi seulement après avoir cofondé B&L, Albert Boni quitte la firme. Resté seul aux commandes, Liveright poursuit la politique éditoriale progressiste inaugurée par Boni et publie des textes d'avant-garde.

En 1917, Alfred Knopf, un concurrent de B&L dans ce même courant d'idées, le modernisme, avait publié une œuvre d'Ezra Pound, Lustra, qui était passée inaperçue. En 1918, B&L offre à Pound de publier son Instigations, puis son recueil de poésie Poems: 1918-1921 (l'éditeur inclut la date dans le titre, jugeant le procédé attractif). Puis B&L engage Pound comme traducteur et l'envoie comme scout (à savoir, "dénicheur de talents et d’œuvres nouvelles") en Europe[14].

Pound incita ses amis (dont T.S. Eliot et James Joyce) à confier leurs derniers écrits à Horace Liveright, qui selon les propres mots de Pound est « la perle des éditeurs »[15]. B&L publie le poème The Waste Land (La Terre vaine) d'Eliott en 1922, mais jette l'éponge en ce qui concerne Ulysse de James Joyce : le scandale accompagnant l’œuvre, qui vient juste d'être interdite pour « obscénité », est trop grand[16]. En 1925, B&L publie Personae d'Ezra Pound.

Malgré le risque commercial que cela entraînait pour elle, B&L a publié de jeunes talents inconnus, qui plus tard seront considérés comme des maîtres : e.e. cummings, Hart Crane, Toomer, Hemingway[17]. Quant aux deux nouvelles de Faulkner (Soldier's Pay et Mosquitoes), bien qu'elles soient considérées par les exégètes comme des "œuvres mineures", elles utilisaient déjà, à l'instar de Joyce, la technique du « stream of conscousness ».

Cependant, parallèlement à ces œuvres novatrices, B&L commercialisait aussi des valeurs sûres. Ainsi les pièces d'Eugene O'Neill, surtout après qu'il eut remporté le Prix Pulitzer en 1920 pour Beyond the Horizon : l'édition de Strange Interlude se vendit à plus de 100 000 exemplaires pendant près de dix ans[18]. B&L publia 13 des pièces d'O'Neill, mais perdit les droits sur ces œuvres lors de sa banqueroute en 1933.

Combats contre les ligues de vertu[modifier | modifier le code]

Affiche politico-sanitaire soviétique figurant dans le livre de Albert Rhys Williams (en) Through the Russian Revolution publié par B&L en 1921.

Les œuvres d’avant-garde que publiait B&L attiraient souvent les foudres des ligues de vertu, en particulier celles de la New York Society for the Suppression of Vice (NYSFSV), dirigée par John Sumner, le successeur du grand défenseur de la morale victorienne Anthony Comstock (en)[19]. Pendant les années 1920, soit 40 ans avant les grands combats de Barney Rosset (en), B&L eut souvent à comparaître dans le cadre de procès pour "outrage aux bonnes mœurs" (obscenity). Mais les procès et le scandale créaient une publicité autour de ces œuvres, et finalement augmentaient leur tirage : B&L les diffusait sous forme d’éditions limitées disponibles uniquement par souscription, comme pour les romans de George Moore et de Waldo Frank[20].

La NYSFSV, et sa consœur de Boston, la Watch and Ward Society (en)[21], veillaient à empêcher la diffusion de cette forme de littérature jugée "osée". C’est sur la définition même du mot "osé" que bataillèrent Liveright et Sumner. Dans le cas de la publication du Satyricon de Pétrone, la procédure traîna pendant des mois, et Liveright plaida avec passion en faveur de la liberté d’expression : les jurés de la cour délivrèrent un non-lieu en octobre 1922. Cependant Sumner, ne s’estimant pas battu, réussit à convaincre quelques représentants du Congrès et ceux-ci firent une proposition de loi "pour des livres propres" à l’assemblée d’ Albany, capitale de l’État de New-York. Selon ce texte de loi mise au vote en 1923, « tout passage jugé obscène, explicite ou même indécent [suivait une longue liste d'exemples] dans une œuvre entraînerait sa mise au pilon. » Liveright fut presque le seul des éditeurs new-yorkais à oser s’élever contre ce projet de loi : il écrivit des éditoriaux enflammés en faveur de la liberté d’expression et réussit à mobiliser ses confrères, ainsi que des journalistes et des juristes.

Liveright trouva un appui décisif en la personne de Jimmy Walker, futur maire de New-York, qui était alors chef de la minorité démocrate et délégué au Sénat. Jimmy Walker introduisit Liveright dans le milieu politique et l’initia aux techniques du lobbying. Finalement, le 3 mai 1923, la proposition de "Loi pour des livres propres" fut rejetée : Walker avait en particulier prononcé un discours particulièrement éloquent, au cours duquel il assura plaisamment qu′« aucune femme n’a jamais été pervertie par un livre »[22].

Après cette victoire éclatante de B&L, les ligues de vertu se contentèrent jusqu’à la fin des années 1920 à des combats d’escarmouches, notamment lors de la publication des romans Replenishing Jessica de Maxwell Bodenheim (en) et Une tragédie américaine de Theodore Dreiser. Liveright s'appuyait d’ailleurs sur les célèbres avocats Arthur Garfield Hays (en) et Clarence Darrow. Ce ne fut qu’en 1930, alors que la banqueroute le menaçait, que Liveright jeta l'éponge et finit par détruire les plaques de Josephine, the Great Lover, une œuvrette prétendument obscène[23].

Collaborateurs notables[modifier | modifier le code]

Jimmy Walker, le controversé 97e maire de New York (1926-1932), aida B&L dans son combat contre les ligues de vertu.

Au rang des personnalités que compta cette maison, d'abord T. R. "Tommy" Smith qui fut nommé editor-in-chief en 1919. Brillant, bien introduit en société, auteur dès 1921 d’une anthologie de poèmes intitulée Poetica Erotica, il était « une autorité dans les domaines de l’érotisme et de la pornographie, qu’il savait heureusement différencier ; il semblait avoir le don de détecter aussi bien les chef-d’œuvres que les futurs best-sellers »[24]. T. R. Smith resta l'un des piliers de B&L jusqu’à la banqueroute de 1933.

En 1919, Liveright engagea aussi Edward Bernays, neveu de Sigmund Freud et pionnier des techniques de communication, comme consultant en publicité. Dans ses mémoires, Bernays révèle avoir reçu de Liveright une liste de 5 titres à promouvoir : « Ils traitaient du sexe, de la prohibition, de la psychanalyse, du progressisme en politique, et de la place de la femme dans la société »[25]. Edward Bernays publia seulement deux de ces ouvrages de référence, et fit entrer Sigmund Freud au catalogue.

Richard Simon, cofondateur en 1924 de la maison d’édition Simon & Schuster, travailla chez B&L au début des années 1920. Bennett Cerf (en) fut vice-président de 1923 à 1925 avant de racheter en 1925 la Modern Library et de s’associer à Donald Klopfer, pour fonder la maison d’édition Random House. Donald Friede fut vice-président de B&L, et plus tard un des deux cofondateurs de la maison d'édition Covici-Friede (en).

L’auteure de gauche Lillian Hellman et le critique Louis Kronenberger (en) furent également lecteurs chez B&L.

Impact socio-culturel de B&L[modifier | modifier le code]

À la différence de la plupart de ses confrères, B&L, comme d’ailleurs deux autres maisons d’édition fondées et dirigées elles aussi par des juifs américains au début des années 1920, à savoir Alfred A. Knopf et B.W. Huebsch (en), prenait des risques considérables à la fois sur le plan commercial et sur le plan juridique et moral.

Edward Bernays rappelle dans ses mémoires que les autres maisons d’édition étaient dirigées « comme des banques conservatrices », et Bennet Cerf écrivit même qu′« il n’y avait encore jamais eu un seul Juif dans l’édition américaine, qui était une corporation fermée à cette vague montante de jeunes qu’on voit décrits dans Our Crowd[26]. Et soudain sont apparus sur le devant de la scène quelques jeune Juifs brillants, qui ont fait voler en éclats les vieilles valeurs de l’édition – et le plus voyant d’entre eux était certainement Liveright »[27]

Selon Tom Dardis, le nouveau mode de commercialisation utilisé par la maison B&L, les défis qu’elle a lancé aux conventions, à la censure et aux lois bien-pensantes, sa ligne d’action (la publication d’œuvres littéraires novatrices, non conventionnelles, à fort contenu social ou politique) ont contribué à transformer « l’édition américaine, endormie et satisfaite, en un forum excitant et vibrant, où la littérature américaine moderne pouvait s’épanouir »[28].

Les dernières années[modifier | modifier le code]

Le déclin des éditions B&L est parallèle à la trajectoire de Horace Liveright, et tous deux sont marqués par la crise économique de 1929.

Liveright est d'abord l'un des rois des nuits new-yorkaises des années folles ; toujours accompagné d'une nombreuse suite de parasites, il fréquente assidûment les speak-easies, ces débits clandestins de boissons alcoolisées et autres tripots qui fleurirent durant la prohibition, et donne de nombreuses réceptions fastueuses.

Puis il se lance dans le théâtre. Ayant besoin de fonds, il vend en 1925 sa filiale Modern Library à son vice-président Bennett Cerf, opération qu'il regrettera par la suite. Après avoir produit à Broadway plusieurs pièces qui furent des fours, Liveright lance en 1927 Dracula, avec Béla Lugosi et Edward Van Sloan, qui joueront aussi dans le film de Tod Browning en 1931. La pièce Dracula est un grand succès, mais les bénéfices s’évaporent[29].

Alcoolisme et vie dissolue marquent Liveright : bientôt, son épouse obtient le divorce en 1928 pour "adultère avec une actrice". Liveright se remarie en 1931 avec l’actrice Elise Bartlett[30] et qui demanda le divorce 4 mois plus tard. En 1928, il perdit le contrôle de sa maison d’édition, et en est entièrement dépossédé en 1930. On le voit alors à Hollywood, où il semble « ne rien faire d’autre que se plonger chaque nuit dans un coma éthylique »[31].

Horace Liveright meurt dès suites d'une pneumonie le 24 septembre 1933, à l’âge de 49 ans. Six personnes seulement se rendent à son enterrement.

« En juillet 1928, en Amérique, 6 best-sellers sur 10 étaient publiés chez Boni & Liveright. Cinq ans plus tard, Horace Liveright mourait sans le sou »[32].

En 1935, Ben Hecht et Charles Mc Arthur dirigent un film, The Scoundrel (Une Crapule), dans lequel Noel Coward fait ses débuts au cinéma : le film est inspiré de la vie de Liveright et de son ami Tommy Smith.

Sources[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (en) Tom Dardis, Firebrand: The Life of Horace Liveright, New York, Random House,‎ 199 (ISBN 978-0679406754)
  • (en) Charles Egleston, Dictionary of Literary Biography: The House of Boni & Liveright, 1917-1933. A Documentary Volume, Gale,‎ 2004 (ISBN 0-7876-6825-7)
  • (en) Horace Liveright Publisher of the Twenties, New York, David Lewis,‎ 1970 (ISBN 0912012021)
  • (en) Richard Sieburth (postface), « Editor's Afterword », dans Ezra Pound's New Selected Poems and Translation, New York, New Directions,‎ 2010 (ISBN 978-0811217330)
  • (en) David Welky, Everything was Better in America: Print Culture in the Great Depression', University of Illinois Press,‎ 2008 (ISBN 978-0252075049)

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Charles Egleston, Dictionary of Literary Biography: The House of Boni & Liveright 1917-1933. A Documentary Volume, Gale, 2004, p. 3–4.
  2. Il n'existe pas à cette époque aux États-Unis de loi fédérale susceptible d'interdire une publication mais seulement des cadres réglementaires locaux dits d’exception qui s'appuient sur la notion de reasonable person (l'homme moyen sensuel) issue de la jurisprudence débattue par la Cour Suprême. Cette notion et ses corolaires (obscenity, etc.) permirent par exemple en 1933 à l’État de New York de statuer sur l’obscénité ou non du roman Ulysses de Joyce.
  3. (en) James Torrens, « T.S. Eliot: 75 years of 'The Waste Land.' », Americana, vol. 177, no 12,‎ 25 octobre 1997
  4. La collection « Modern Library 100 Best Novels » comprend entre autres : Ulysse de James Joyce ; The Great Gatsby de F. Scott Fitzgerald ; A Portrait of the Artist as a Young Man de James Joyce ; Lolita de Vladimir Nabokov ; Brave New World d'Aldous Huxley ; The Sound and the Fury de William Faulkner ; Catch-22 de Joseph Heller ; Darkness at Noon d'Arthur Koestler ; Sons and Lovers de D. H. Lawrence ; The Grapes of Wrath de John Steinbeck...
  5. (en) Jay Satterfield, The World's Best Books: Taste, Culture and the Modern Library, University of Massachusetts Press,‎ 2002 (ISBN 1-55849-353-0)
  6. (en) « Notable books in brief review », New York Times,‎ 5 janvier 1919
    « New books of distinguished literary value that have never before been published in America »
  7. « The most magnificent yet messy publishing firm this century has seen » (in Dardis, Firebrand: The Life of Horace Liveright (1995), Random House, p. XII).
  8. « Liveright aurait profité de l'appui financier de son beau-père pour se lancer dans l'édition...» Terry Teachout, "Huckster and Publisher", in New York Times, 16 July 1995.
  9. Tels que Samuel Butler, Henrik Ibsen, Friedrich Nietzsche, George Bernard Shaw, August Strindberg et Oscar Wilde
  10. a, b et c (en) Gordon Neavill, « Publishing in Wartime: The Modern Library Series during the Second World War », Library Trends, vol. 55, no 3,‎ 2007
  11. Charles Egleston, Dictionary of Literary Biography: The House of Boni & Liveright 1917-1933. A Documentary Volume, 2004, Gale, SA, p. 20)
  12. « ...reflected the avant-garde influence of Albert Boni's Washington Square book-borrowing friends: Wilde, The Picture of Dorian Gray; Strindberg, Married; Kipling, Soldiers Three; Stevenson, Treasure Island; Wells, The War in the Air; Ibsen, A Doll's House, The Enemy of the People, and Ghosts; Anatole France, "The Red Lily"" [i.e. Le Lys rouge] ; Maupassant, Mademoiselle Fifi, and Other Stories; Nietzsche, Thus Spoke Zarathustra; Dostoyevsky, Poor People; Maeterlinck, A Miracle of Saint Anthony; and Schopenhauer, Studies in Pessimism. » (d'apr. Walker Gilmer, Horace Liveright Publisher of the Twenties, David Lewis Publisher, New York, 1970, p. 11
  13. Cf. Horace Liveright (en) citant deux références pertinentes : "About Modern Library" et "Notable New Yorkers: Bennett Cerf."
  14. Tom Dardis : Firebrand: The Life of Horace Liveright, 1995, Random House, NY, p. 89.
  15. « A pearl among publishers... », supra Tom Dardis (1995), p. 86.
  16. C'est Bennet Cerf, qui, à la tête de Random House, finira par publier Ulysses aux États-Unis, en 1934. Les exemplaires qu'Hemingway cherchera à introduire auparavant aux États-Unis depuis Paris seront saisis à la frontière.
  17. Hemingway qui, peu reconnaissant, et alors qu'il rejetait aussi ses mentors que furent Sherwood Anderson et Gertrude Stein, rompra son contrat avec B&L en lui envoyant un écrit sans grande valeur : The Torrents of Spring.
  18. supra, Walker Gilmer (1970), p. 179.
  19. Le Comstock Act de 1873 donna naissance aux Comstock laws qui prirent pour cible toute activité susceptible de promouvoir la pornographie et la contraception.
  20. supra, Gilmer Walker (1970), p. 61–62.
  21. Ses diverses actions contribuèrent à propager dans l'opinion l’expression ironique banned in Boston (en)).
  22. « No woman was ever ruined by a book. », cit. supr. Walker Gilmer (1970), p. 70, 76, 79.
  23. supr. W. Gilmer (1970), p. 229.
  24. « An authority on the erotic and the pornographic and, happily, one who knew the difference between them, seemed to be able to smell out best-sellers and masterpieces alike. » (in W. Gilmer (1970), op. cit., p. 86.)
  25. «…they covered sex, prohibition, psychoanalysis, radicalism, women's place in society. » (in Charles Egleston (2004), op. cit., p. 44.)
  26. Stephen Birmingham (1967), Our Crowd: The Great Jewish Families of New York, New York, Harper & Row ; voir aussi Our Crowd (en).
  27. « There had never been a Jew in American publishing, which was a closed corporation to the rising tide of young people described in Our Crowd. Suddenly there had burst forth on the scene some bright young Jews who were upsetting all the old tenets of the publishing business - and the flashiest of all was certainly Liveright. » (in Charles Egleston (2004), op.cit., p. 63.
  28. « ...the staid, self-satisfied atmosphere of American publishing into an exciting, pulsing forum in which contemporary American writing could come of age. » (in T. Dardis, Firebrand: "The Life of Horace Liveright, 1995, Random House, p. 354 (ISBN 978-0679406754))
  29. Elle aurait rapporté 2 millions de dollars, mais Liveright omit de verser les 700 dollars de royalties dus à la veuve de Bram Stoker, laquelle fit un procès.
  30. Elise Bartlett, qui avait eu un petit rôle dans Show Boat et avait divorcé de la star Joseph Schildkraut en 1930.
  31. « ...seemed to do nothing but drink himself into nightly comas. » (in Ben Hecht, Biography of Famous Alcoholic and Producer Horace Liveright.
  32. « In July 1928, six of the ten best-selling books in America were Boni & Liveright titles. Five years later, Horace Liveright died broke » (in "Huckster and publisher", The New York Times, 16.07.1995.