Bonchamp-lès-Laval

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Bonchamp-lès-Laval
La mairie
La mairie
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Pays de la Loire
Département Mayenne
Arrondissement Laval
Canton Argentré
Intercommunalité Laval Agglomération
Maire
Mandat
Gwénaël Poisson
2014-2020
Code postal 53960
Code commune 53034
Démographie
Gentilé Bonchampois
Population
municipale
5 820 hab. (2011)
Densité 212 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 04′ 30″ N 0° 42′ 00″ O / 48.075, -0.7 ()48° 04′ 30″ Nord 0° 42′ 00″ Ouest / 48.075, -0.7 ()  
Altitude Min. 47 m – Max. 113 m
Superficie 27,51 km2
Localisation

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Liens
Site web www.mairie-bonchampleslaval.fr

Bonchamp-lès-Laval est une commune française, située dans le département de la Mayenne en région des Pays de la Loire, peuplée de 5 820 habitants[Note 1] (les Bonchampois).

Géographie[modifier | modifier le code]

Bonchamp est limitrophe à l'est de Laval.

Transports[modifier | modifier le code]

Deux axes de circulation routière traversent Bonchamp d'est en ouest :

  • l'autoroute A81 (dont les aires de service de Laval-Bonchamp et Laval-le-Coudray sont sur le territoire communal),
  • la D 57. Un carrefour giratoire remplace les feux tricolores depuis l'été 2008.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La Jouanne est un des deux cours d'eau de la commune. Pêcheurs et promeneurs fréquentent cette petite rivière, là où il est bon de pêcher, notamment à partir du moulin de Pochard.

Le ruisseau du Quartier se trouve à l'ouest, à la limite de la ville de Laval.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Bonchamp-lès-Laval[1]
Changé Louverné La Chapelle-Anthenaise,
Argentré
Laval Bonchamp-lès-Laval[1] Argentré,
Louvigné
Laval,
Entrammes (sur quelques mètres)
Forcé, Parné-sur-Roc Louvigné,
Parné-sur-Roc

Histoire[modifier | modifier le code]

De Malo Campo à Bonchamp-lès-Laval[modifier | modifier le code]

L'étude des documents d'archives montre que la commune n'a pas toujours porté le même nom et qu'elle aurait même pu s'appeler autrement à partir de la fin du XIXe siècle.

Les premières traces écrites remontent au XIe siècle, et relèvent une curieuse transformation du nom latin de malo en bono.

Mais c'est une mésaventure militaire qui décide du sort de l'appellation de la commune, comme le décrit cette déclaration de Gaultier de Vaucenay, maire de Bonchamp, lors de la séance de conseil municipal du 5 novembre 1893 :

« Messieurs : vous vous souvenez que le 21 septembre dernier, des préparatifs avaient été faits dans la commune de Bonchamp, par le cantonnement de deux escadrons de cavalerie, et que ces préparatifs avaient été inutiles par suite d'une confusion amenée par la ressemblance de nom de notre commune avec celle de Bouchamps (près de Craon) à qui auraient dû parvenir les instructions arrivées ici par erreur.

Pour arriver à éviter le retour de pareille confusion, je vous invite à adresser aux autorités civiles et militaires une demande tendant à ajouter aux noms de ces deux communes une qualification distinctive sur les pièces officielles, annuaires et cartes. On pourrait pour notre commune dire : Bonchamp-du-Maine ou Bonchamp-lès-Laval, et pour Bouchamps (près Craon), Bouchamps d'Anjou ou Bouchamps-de-Craon. »

Le conseil municipal donna un avis favorable à cette demande de modification de nom. Et c'est par un décret du 20 novembre 1894 que Bonchamp prit son nom actuel : Bonchamp-lès-Laval et que la commune voisine de Craon devint « Bouchamps-lès-Craon »[2].

Les métiers des Bonchampois à la fin du XIXe siècle[modifier | modifier le code]

Nombre de personnes occupant les différentes professions vers 1899 (ces chiffres englobent les patrons et les employés)[3].

Tous les autres habitants de la commune travaillent alors dans l'agriculture. Sur cent dix exploitations, seulement sept cultivateurs sont propriétaires. Les autres sont métayers ou fermiers, occupant deux cent vingt ouvriers agricoles et une cinquantaine de servantes.

  • Charpentiers : 6
  • Maçons : 8
  • Maréchaux, fabricants de faux : 18
  • Charrons : 10
  • Cordonniers : 2
  • Tisserands : 8
  • Boulanger : 1
  • Épiciers : 3
  • Débitants : 10

Économie[modifier | modifier le code]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Liste des maires
Période Identité Étiquette Qualité
1855 1862 Gaultier de Vaucenay    
1962 1866 Bodereau    
1866 1884 Vincent    
1884 1890 Gaultier de Vaucenay    
1890 1903 Vincent    
1903 1924 Duchemin de Vaubernier    
1924 1936 Dulong de Rosnay    
1936 1945 Georges Pouteau    
1945 1951 Mongason    
1951 1973 Henri Gendron    
1973 mars 2008 Henri Houdouin RPR puis UMP Député (1995-1997 / 2005-2007)
mars 2008[4] mars 2014 Pierre-Yves Mardelé DVD Cadre supérieur de la Poste retraité
mars 2014[5] en cours Gwénaël Poisson DVD Enseignant

D'après l'abbé Angot, Gaultier de Vaucenay aurait été révoqué de sa fonction de maire en novembre 1908 pour « maintien du crucifix dans les classes »[6].

Le conseil municipal est composé de vingt-neuf membres dont le maire et sept adjoints[5].

Démographie[modifier | modifier le code]

Bonchamps est la plus peuplée des communes du canton d'Argentré.

En 2011, la commune comptait 5 820 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 2],[Note 3].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 235 873 1 219 1 144 1 167 1 227 1 275 1 283 1 290
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 291 1 262 1 252 1 152 1 182 1 146 1 102 1 032 959
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
939 949 914 788 745 780 788 839 831
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
815 1 387 2 235 3 444 3 832 4 793 5 232 5 381 5 842
2011 - - - - - - - -
5 820 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[7] puis Insee à partir de 2004[8].)
Histogramme de l'évolution démographique


Les statistiques officielles concernant la population des communes sont d'apparition assez récente, puisqu'elles datent de moins de deux siècles. Cependant, l'étude des documents anciens tels que les registres d'état-civil nous permettent de nous faire une idée de l'état de la population pour les périodes antérieures.

C'est ainsi que différents historiens ont pu établir les relevés suivants :

  • Moyenne des naissances de 1601 à 1610 : 38.
  • Pour la période allant de 1610 à 1640, on estime la population à environ 1 000 habitants. L'étude de la natalité et de la mortalité fait ressortir un excédent annuel moyen de 16 personnes. Seules trois années ont un solde négatif, caractéristique des périodes d'épidémies. L'année 1639 est remarquable à ce titre, puisqu'on relève deux fois plus de décès que de naissances.
  • Moyenne des naissances de 1701 à 1710 : 54.
  • 240 feux en 1697.
  • 1 006 habitants imposés par le sel, 51 pauvres et 10 exempts en 1776.
  • 1 026 habitants imposés par le sel, 44 pauvres, 13 exempts en 1780.
  • 900 communiants en 1780.
  • 971 imposés, 26 pauvres et 12 exempts en 1786.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Château de Poligné.
  • Église Saint-Blaise : construite au XIe siècle, elle a été plusieurs fois modifiée jusqu'au XVIIIe siècle. Elle est inscrite aux Monuments historiques[9]. Parmi de nombreux éléments remarquables classés à titre d'objets[10], on retiendra plus particulièrement :
  • Église de la Cassine : ces vestiges de la fin du XIe siècle sont situés à quelques kilomètres de la ville actuelle. Ils sont inscrits aux Monuments historiques[11].
  • Manoir de la Grande Courteille : le manoir lui-même date du début du XVIe siècle alors que sa chapelle a été construite en 1631.
  • Village de potiers des Gaudinières : ce village est situé près du bourg de Forcé. L'activité de poterie fut à son apogée dans ce lieu au XVIe siècle.

Activité et manifestations[modifier | modifier le code]

Bonchamp-lès-laval est équipée depuis 2001 d'une salle appelée « les Angenoises » qui accueille la médiathèque de la ville et une salle de spectacle de 750 places assises. Elle peut aussi accueillir jusqu'à 1 000 personnes debout.

Sports[modifier | modifier le code]

L'Entente sportive de Bonchamp fait évoluer trois équipes en ligue du Maine et deux autres en divisions de district[12].

Jumelages[modifier | modifier le code]

Borne placée devant la mairie, symbolisant le jumelage avec Diedorf (Bavière).

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]

Sources[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

« Bonchamp-lès-Laval », dans Alphonse-Victor Angot, Ferdinand Gaugain, Dictionnaire historique, topographique et biographique de la Mayenne, Goupil, 1900-1910 [détail de l’édition]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale 2011.
  2. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  3. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  • Altitudes, superficie : répertoire géographique des communes[13].
  1. « Géoportail (IGN), couche « Limites Administratives » activée »
  2. Dictionnaire de l'abbé Angot - Tome 1, et Archives Départementales de la Mayenne : E-dépôt 24 1 D 5
  3. Archives départementales de la Mayenne (Ms 80.1 - Monographie communale par H. Guittier, instituteur public)
  4. « Pierre-Yves Mardelé a été élu maire vendredi soir », sur ouest-france.fr, Ouest-France (consulté le 5 juillet 2014)
  5. a et b « Bonchamp-lès-Laval (53960) - Municipales 2014 », sur elections.ouest-france.fr, Ouest-France (consulté le 5 juillet 2014)
  6. Dictionnaire de l'abbé Angot - Tomes 1 et 4 (XVI et XIXe siècles) ; mairie de Bonchamp (XXe siècle)
  7. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  8. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2005, 2006, 2010, 2011
  9. « Église paroissiale Saint-Blaise », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  10. « Œuvres mobilières à Bonchamp-lès-Laval », base Palissy, ministère français de la Culture.
  11. « Chapelle de la Cassine », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  12. « Site officiel de la Ligue du Maine – » (consulté le 5 avril 2012)
  13. Site de l'IGN.