Bok Geo-il

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Bok Geo-il (hangeul: 복거일) est un écrivain, poète, et critique sud-coréen né en 1946[1].

Biographie[modifier | modifier le code]

Bok Geo-il est né à Ansan, dans la province de Chungcheongnam-do, en Corée. Il est diplômé en économie à l'université nationale de Séoul et a occupé des fonctions diverses, notamment dans le secteur de la banque, l'industrie et le commerce jusqu'en 1987, période où il réalise ses débuts littéraires. Il publie ainsi en 1987 son premier récit intitulé A la recherche de l'épitaphe (Bimyeongeul chajaseo). La même année, sa première collection de poésies intitulée Ojangwon (Ojangwon) est publiée dans le magazine "Littérature Contemporaine"[2]. Bok a notamment créé la controverse pour son soutien à la globalisation de l'anglais au sein de la société coréenne[2].

Œuvre[modifier | modifier le code]

Bok a suivi un parcours inhabituel avant d'accéder au monde littéraire dans la mesure où il n'a pas suivi de formation dans l'écriture et qu'il n'a pas remporté de concours littéraire, passage très important dans le monde littéraire coréen[3].

C'est avec son premier roman A la recherche de l'épitaphe (1987) qu'il gagne en popularité. Ce roman est une réécriture de l'histoire, Bok imagine ainsi la situation de la Corée du Sud si le gouverneur japonais en Corée, Ito Hirobumi, n'avait pas été assassiné et si les Coréens avaient dû vivre encore plusieurs années sous l'impérialisme japonais[4].

Portant sont intérêt sur des champs très divers, Bok a aussi écrit plusieurs livres de science fiction. Il a notamment écrit sur les conséquences des innovations scientifiques et des développements technologiques sur la vie des humains. Parmi ces récits, on peut citer Sous la lune bleue (Parandal arae, 1992) qui a été publié en série sur internet, et Un voyageur dans l'histoire (Yeoksa sogui nageunae, 1991), qui offre un voyage travers la période Choseon en Corée[5].

Dans Gijichon dans le camp Seneca (1994), Bok raconte l'histoire de Gijichon qui vit dans le quartier rouge autour des bases américaines en Corée du Sud. Bok ne s'intéresse pas vraiment aux causes politiques, mais s'attache plutôt à mettre en valeur les différences culturelles à travers les yeux d'un jeune garçon. Depuis 1994, Bok se concentre davantage sur la littérature critique, et sur l'écriture d'essais sur la société plutôt que sur l'écriture de romans. Bok a publié sa seconde collection de poésies en 2001 intitulée Un papillon pour une épouse âgée (Nai deureoganeun anaereul wihan jajangga)[2].

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Ojangwon (Ojangwon, 1987))
  • A la recherche de l'épitaphe (Bimyeongeul chajaseo, 1987)
  • Sous la ligne bleue (Parandal arae, 1992)
  • Un voyageur dans l'histoire (Yeoksa sogui nageunae, 1991)
  • Gijichon dans le camp Seneca (1994)
  • Un papillon pour une épouse âgée (Nai deureoganeun anaereul wihan jajangga, 2001)


Références[modifier | modifier le code]

  1. "Bok Geo-il" biographical PDF available at LTI Korea Library or online at: http://klti.or.kr/ke_04_03_011.do#
  2. a, b et c "Bok Geo-il" LTI Korea Datasheet available at LTI Korea Library or online at: http://klti.or.kr/ke_04_03_011.do#
  3. (en) Lee, Kyung-ho, Who's Who in Korean Literature, Seoul, Hollym,‎ 1996, 24?25 p. (ISBN 1-56591-066-4), « Bok, Geo-il »
  4. (en) Korean Writers The Novelists, Minumsa Press,‎ 2005, p. 20
  5. (en) Korean Writers The Novelists, Minumsa Press,‎ 2005, p. 21

Lien interne[modifier | modifier le code]