Boismé

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Boismé
Image illustrative de l'article Boismé
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Poitou-Charentes
Département Deux-Sèvres
Arrondissement Arrondissement de Bressuire
Canton Canton de Bressuire
Intercommunalité Communauté d'agglomération du Bocage bressuirais
Maire
Mandat
Yves Morin
2014-2020
Code postal 79300
Code commune 79038
Démographie
Population
municipale
1 156 hab. (2011)
Densité 31 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 46′ 32″ N 0° 26′ 02″ O / 46.7756, -0.43388888888946° 46′ 32″ Nord 0° 26′ 02″ Ouest / 46.7756, -0.433888888889  
Altitude Min. 127 m – Max. 227 m
Superficie 37,80 km2
Localisation

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Boismé est une commune du centre-ouest de la France située dans le département des Deux-Sèvres en région Poitou-Charentes. Les habitants de Boismé sont les Boisméens et les Boisméennes.

Géographie[modifier | modifier le code]

Boismé se situe au nord-ouest du département des Deux-Sèvres à une dizaine de kilomètres au sud de Bressuire, en plein cœur du bocage vendéen. Le sol est argileux, la roche granitique. L'altitude varie entre 226 mètres au bois Rocard et 129 mètres à la Guirère. Le relief est assez vallonné, car le plateau bocager y est entaillé par plusieurs rivières et ruisseaux : le ruisseau de Boismé, le ruisseau de Clessé, le Thouaret pour ne citer que les principaux cours d'eau de la commune. Il y a un certain nombre d'affleurements rocheux, dont les plus hauts atteignent une vingtaine de mètres.

Comme dans tout le bocage vendéen, l'argile étant un sol imperméable, il y a beaucoup de points d'eau, mares, étangs. En conséquence, historiquement, l'habitat est dispersé : le bourg compte environ 800 habitants, tandis que le reste de la population vit dans des hameaux dont le plus important est Gouttevive.

Le bourg s'étend de part et d'autre du confluent du Thouaret et du ruisseau de Boismé, jusqu'au contact de la forêt du château de Clisson mais pas au-delà, car tout le quart nord-ouest de la commune (les rives du ruisseau de Boismé) appartient au château de Clisson.

Projets d'urbanisme[modifier | modifier le code]

  • Le lotissement "Le Muscadet" (en cours) ;
  • les vestiaires de la Lescure Football de Boismé (terminé) ;
  • local "Foyer" pour les jeunes du village (terminé) ;
  • une garderie (terminé) ;
  • l'aménagement du parc (non commencé) ;
  • l'aménagement de la poste actuelle (non commencé).

Histoire[modifier | modifier le code]

Origine[modifier | modifier le code]

Boismé remonte à une très haute antiquité, un titre de 1028 le désigne sous le nom de Curtis de Bomniaco. Or « Curtie » désignait toujours à cette époque un lieu habité[1].

D'autre part, il est fait mention d'une église, dédiée à Saint Pierre, tombant déjà de vétusté. Différents noms apparaissent : Boisméum, Boymé, Boême, Boesmé (nom que l'on trouve sur l'ancien cadastre dit « napoléonien »).

L'église Saint-Mérault, où se trouvait le tombeau du saint personnage, subsistait encore au XVIIe siècle et le tombeau continuait à être l'objet de la vénération publique. À la fin du XIXe siècle, on pouvait voir encore quelques restes des murs de cette église dans la partie du bourg qui porte son nom.

Révolution française et Guerre de Vendée[modifier | modifier le code]

Après la journée du 10 août 1792, Louis de Salgues de Lescure vient s'installer dans son château de Clisson à Boismé.

Les paysans des environs de Châtillon vinrent au château de Clisson, chercher Henri de la Rochejaquelein, cousin du marquis de Lescure. Le marquis de Lescure resta à Boismé tandis qu'Henri de La Rochejacquelein rentra chez lui au château de la Durbelière à Saint-Aubin de Baubigné. Le marquis de Lescure fut fait prisonnier par les républicains et incarcéré à Bressuire avec toute sa famille. Il fut libéré in extremis quelques jours plus tard lors de la prise de la ville par l'armée vendéenne. Dès lors il fut compté parmi les premiers chefs de cette armée, à laquelle se joignirent les paysans de son canton.

Le château de Clisson fut incendié. De cet incendie il ne resta que la chapelle (qui existe toujours) et les communs, là où le château actuel est construit.

Jacques-Louis Maupillier, combattant des guerres de Vendée vécut la fin de sa vie et mourut aux « Touches » à Boismé.

XIXe siècle[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Pierre fut plusieurs fois reconstruite ou agrandie pour prendre son aspect définitif en avril 1905. Le cimetière était autrefois autour de l'église. Lorsque les premiers travaux de reconstruction de l'église commencèrent, le cimetière fut déplacé pour occuper l'emplacement actuel route de la Chapelle Saint-Laurent en 1883.

Seconde Guerre Mondiale[modifier | modifier le code]

Au cours de la Seconde Guerre Mondiale, les alliés ont effectué 2 parachutages d'armes dans la nuit du 19 au 20 juin 1943 et dans la nuit du 20 au 21 juin 1943. Le terrain de parachutage fut le "Bois Rocard". Trois et deux tonnes d'armes ont été respectivement larguées durant ces deux nuits, puis réparties à Boismé et au château de Bressuire. Le message émis par la BBC à Londres indiquant l'opération était "Le Roi dit à la Reine : Victoire"[2]. La liste des participants à cette opération était Paul Bernard, Edouard Berteau, Jules Chausseray, Delavaux, Robert Garnier, Marcel Gingreau, Joseph Hay, Marcel Labbé, Laveix, André Marchand, Jean Rambault, Auguste Robin, Emile Touraine, Varga, Pierre Vallée.

La liste des résistants selon Jean Rambault est : Michel de Beauregard (Maire), Edouard Berteau, Louis Boussion, Jules Chausseray, André Courre, Eugène Gatard, Marcel Gingreau, Joseph Marchand, Isabelle de Plinval, Jean Rambault, Joseph Ribot, Pierre Vallée, Paul Bernard, Henri Berthelot, Henri Cadu, Lucien Chauveau, Robert Garnier, Henri Gatard, Joseph Hay, Aimé Michaud, Marcelin Plisson, Suzanne Rambault, Emile Touraine, Abel Verger.

Louis Cadu, fils de Henri, participa au premier parachutage du "Bois Rocard". L'adjudant-chef de gendarmerie Amblard, assista efficacement les résistants de Boismé. De ses différents postes, à Bressuire et à Niort, il procura directement des caches et des faux papiers aux réfractaires du S.T.O. Ou bien, utilisant la profession de couturière de Madame Amblard qui recevait parmi ses clientes des agents de liaison féminins, il informait la Résistance des actions de police en préparation.

Depuis 1945[modifier | modifier le code]

Le 1er janvier 1973, Boismé entre en fusion-association avec Bressuire avant de reprendre son indépendance le 15 février 1983[3].

Boismé a été une des premières communes à posséder une salle polyvalente en 1980.

Le plan d'eau a été creusé en 1988 et fait depuis la joie des pêcheurs et des promeneurs.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Mars 1977 1995 Raymond Croisé SE  
Juin 1995 2001 Robert Moine SE  
Mars 2001 2008 Edmond Perochon SE  
Mars 2008   François Gingreau[4]    

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 1 156 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 000 1 027 718 1 052 1 152 1 161 1 184 1 206 1 169
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 248 1 276 1 318 1 358 1 403 1 457 1 561 1 653 1 655
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 619 1 594 1 603 1 506 1 503 1 376 1 350 1 300 1 309
1962 1968 1990 1999 2006 2011 - - -
1 267 1 151 1 079 1 077 1 131 1 156 - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[5] puis Insee à partir de 2004[6].)
Histogramme de l'évolution démographique


Sports[modifier | modifier le code]

La Lescure Football Boismé remporte sa première Coupe Saboureau (2007/2008) en s'imposant contre Saint-Cerbouillé (score : 1-0).

Économie[modifier | modifier le code]

Agriculture[modifier | modifier le code]

La terre argileuse du bocage étant assez lourde et acide, les terres sont utilisées pour l'élevage (bovin, ovin).

Industrie[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Château de Clisson, entré dans l'histoire comme demeure du marquis de Lescure, héros des guerres de Vendée. Le château a été incendié lors des guerres de Vendée (hormis la chapelle). Il fut rebâtit dans un style renaissance.
  • Vestiges du château du Poyron (route de Chiché), aujourd'hui devenu une ferme.
  • Ferme fortifiée du Gât.
  • Ferme fortifiée du Corbin.
  • Ferme fortifiée de la Guirère.
  • Vestiges des Moulins de la Guirère, ancien moulins à vent surplombant la rivière du Thouaret.
  • Falaises granitiques (~20 m) entre les lieux-dits du Bas-Gourneau et de la Guirère, au bord de la rivière du Thouaret.
  • Moulin à aube des Guittérières sur le Thouaret
  • Base de loisir et lac au pied du Bourg, sur le ruisseau de Boismé.
  • 2 anciens Lavoirs, dont un où Saint Mérault aurait réalisé quelques miracles

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]