Boisbreteau

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Boisbreteau
Mairie de Boisbreteau
Mairie de Boisbreteau
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Poitou-Charentes
Département Charente
Arrondissement Cognac
Canton Brossac
Intercommunalité Communauté de communes des 3B - Sud-Charente
Maire
Mandat
Jean-Claude Tessonneau
2014-2020
Code postal 16480
Code commune 16048
Démographie
Gentilé Boisbreteausiens
Population
municipale
122 hab. (2011)
Densité 8 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 19′ 27″ N 0° 09′ 03″ O / 45.3242, -0.150845° 19′ 27″ Nord 0° 09′ 03″ Ouest / 45.3242, -0.1508  
Altitude Min. 79 m – Max. 157 m
Superficie 15,16 km2
Localisation

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Boisbreteau

Boisbreteau (prononcer [bwɑbʀəto ]) est une commune du sud-ouest de la France, située dans le département de la Charente (région Poitou-Charentes).

Ses habitants sont appelés les Boisbreteausiens et les Boisbreteausiennes[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation et accès[modifier | modifier le code]

Boisbreteau est une commune du Sud Charente, limitrophe avec la Charente-Maritime.

Elle est située dans la forêt de la Double saintongeaise, à 8 km à l'ouest de Brossac, chef-lieu de son canton, 7 km au nord-est de Chevanceaux et à 43 km au sud-ouest d'Angoulême.

Boisbreteau est aussi à 9 km de Baignes, 16 km de Barbezieux, 43 km de Cognac et 63 km de Bordeaux[2].

La N 10 entre Angoulême et Bordeaux passe à 5 km à l'ouest du bourg, et la D 731 entre Barbezieux et Brossac, route de Cognac à Chalais, passe à 7 km au nord-est. La commune est desservie par de petites routes départementales. La D 100 et la D 133 se croisent au bourg ; la D 2, de Baignes à Brossac, traverse le Nord de la commune d'est en ouest[3].

La gare la plus proche est celle de Chalais, à 16 km, desservie par des TER à destination d'Angoulême et de Bordeaux.

Hameaux et lieux-dits[modifier | modifier le code]

La commune comporte de nombreux petits hameaux et fermes. On peut citer Rossignoux au nord-est du bourg, chez Rabouin et le Pinier à l'ouest, chez Pallard et chez Robert au nord, etc[3].

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Boisbreteau
Touvérac Oriolles
Bors Boisbreteau Guizengeard
Chevanceaux
(Charente-Maritime)

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

La totalité de la commune est occupée par un terrain composé de sable kaolinique, d'argiles et de galets, dépôt datant du Tertiaire[4],[5],[6].

Article connexe : Géologie de la Charente.

Le terrain communal est assez vallonné. Le point culminant est à une altitude de 157 m, situé sur la limite orientale de la commune aux Moulins (borne IGN). Le point le plus bas est à 79 m, situé sur la limite sud-ouest en bas de l'étang du Pas du Jonc. Le bourg, construit sur le flanc d'une tête de vallée, est à 120 m d'altitude[3].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Toute la commune est sur le bassin versant de la Dordogne.

Le Lary qui se jette dans l'Isle, limite la commune au nord-ouest. Il reçoit sur sa rive gauche le Petit Lary qui limite la commune au nord.

Le Revallée, ruisseau à sec en été, prend sa source près du bourg et traverse la commune vers l'ouest. C'est aussi un affluent du Lary, en Charente-Maritime.

De nombreux petits étangs occupent aussi la surface communale, comme l'étang du Pas du Jonc, l'étang Fourchu et l'étang de Sainte-Germaine au sud, et d'autres au nord. Il y a aussi quelques sources et fontaines, comme la Font du Sable au nord, la Font de Guichet à l'est, la Fontaine de la Rondelle et la Font de l'Amour au sud[3].

Climat[modifier | modifier le code]

Article connexe : Climat de la Charente.

Comme dans les trois quarts sud et ouest du département, le climat est océanique aquitain.

Végétation[modifier | modifier le code]

Ces sols peu fertiles ou landes sont souvent boisés en pins maritimes, châtaigniers, chênes (rouvres, pédonculés, tauzins), et bruyère et constituent la Double saintongeaise, appelée forêt de Chaux ou Petit Angoumois dans la partie charentaise, qui couvre une grande partie des cantons de Brossac et Baignes.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Les formes anciennes sont nemus Bertaldi en 1075, Bosco Bertaut en 1213[7].

L'origine du nom de Boisbreteau remonterait au bas latin boscus signifiant bois, et à un nom de propriétaire franc Bertald, ce qui correspondrait au « bois de Bertaud »[8],[9]

Histoire[modifier | modifier le code]

La première église de Boisbreteau fut bâtie antérieurement au IXe siècle, détruite au XIVe siècle, réparée au XVe siècle et interdite en 1784 à la veille de la Révolution.

Un prieuré aurait été construit au XIIIe siècle. La fondation du prieuré de clunisiens Notre-Dame à Boisbreteau est de date inconnue mais un titulaire Wilelmus est mentionné en 1270[10].

Alors que la guerre de Cent Ans ravage le royaume de France depuis 1337 et particulièrement depuis la victoire navale des Anglais à l'Écluse en 1340 ; dès la fin du XIVe siècle, le prieuré de clunisiens se retrouve ruiné par les Anglais et fut purement et simplement supprimé. C'est en effet à cette époque que la paroisse de Boisbreteau fut rattachée au prieuré Saint-Vivien de Saintes.

Les recherches ont permis de supposer que le prieuré se trouvait probablement à l'emplacement de l'actuelle église Sainte-Macrine.

Au XVe siècle la terre de Boisbreteau appartenait à la famille Frondebœuf, jusqu'au mariage d'Isabeau de Frondebœuf avec Jean de Curzay, seigneur de Parsay, le 18 juillet 1491 et c'est encore par mariage qu'elle passe en 1609 à la famille de La Porte aux Loup, puis aux Rocquart, puis aux Saulnier de la Pierre-Levée, seigneurs de Rouillac, Gondeville, Sonneville, Boisbreteau et autres lieux[11].

Outre la paroisse de Notre-Dame de Boisbreteau, la commune comprenait aussi deux autres paroisses : Saint-Pierre ou Saint-Nicolas de Perfons (qu'on nommait aussi Perfontes, ou Peirafont, la fontaine de la pierre), et Saint-Martin de Venet. L'église de Venet a totalement disparu, peut-être depuis les guerres de religion. Celle de Pérefons, attachée à l'Hostellerie de l'abbaye de Baignes, a été restaurée en 1700 par son curé, Jean de Rabaine, seigneur de Tanzac et de Pérefons, prêtre après le décès de sa femme[12].

Administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1991 2014 Pierre Tessonneau DVD Retraité travaux publics
2014 en cours Jean-Claude Tessonneau[13]
(frère du précédent)
  Retraité (conducteur d'engins)
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 122 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1841 1846 1851 1856
238 267 239 311 322 313 375 333 337
1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
323 340 323 319 348 307 307 309 298
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
294 292 248 266 268 265 236 217 201
1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009 2011
182 174 153 148 122 120 123 124 122
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[14] puis Insee à partir de 2004[15].)
Histogramme de l'évolution démographique


Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

Pyramide des âges à Boisbreteau en 2007 en pourcentage[16].
Hommes Classe d’âge Femmes
3,1 
90  ans ou +
1,7 
12,5 
75 à 89 ans
10,0 
28,1 
60 à 74 ans
25,0 
12,5 
45 à 59 ans
26,7 
28,1 
30 à 44 ans
16,7 
6,2 
15 à 29 ans
6,7 
9,4 
0 à 14 ans
13,3 
Pyramide des âges du département de la Charente en 2007 en pourcentage[17].
Hommes Classe d’âge Femmes
0,5 
90  ans ou +
1,6 
8,2 
75 à 89 ans
11,8 
15,2 
60 à 74 ans
15,8 
22,3 
45 à 59 ans
21,5 
20,0 
30 à 44 ans
19,2 
16,7 
15 à 29 ans
14,7 
17,1 
0 à 14 ans
15,4 

Économie[modifier | modifier le code]

Équipements, services et vie locale[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Le château de Boisbreteau est constitué d'une habitation rectangulaire du XVIe siècle remaniée au XVIIIe siècle flanquée d'une tour carrée arasée et couronnée de créneaux modernes et de l'autre côté d'un pavillon à toit à brisis, couvert de tuiles comme l'habitation principale[18].

L'église

L'église paroissiale est un prieuré-cure d'Augustins Sainte-Macrine construit en 1786 et dont le clocher a été réparé en 1894, sous la conduite de l’architecte Pierre Texier. Construite en grès et de pierres de taille, l’église Sainte-Macrine telle que nous la connaissons aujourd’hui est couverte de tuiles creuses typiques à notre région et d’ardoises sur son clocher. Possédant un vitrail ; son toit est à long pans, les pignons sont tantôt couverts tantôt découvert et sa flèche qui surmonte le clocher est polygonale. Elle est aujourd’hui, et depuis la fameuse loi de 1905, la propriété de la commune[19].

La cloche faite d’acier et de fonte fondue vers 1872 a été réalisée par Jacob Hoetzer, fondeur de cloche à Firminy près de Saint-Étienne[20].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Site habitants.fr, « Les gentilés de Charente »,‎ 2013 (consulté le 29 mars 2014)
  2. Distances orthodromiques prises sous ACME Mapper
  3. a, b, c et d Carte IGN sous Géoportail
  4. Carte du BRGM sous Géoportail
  5. Visualisateur Infoterre, site du BRGM
  6. [PDF] BRGM, « Notice de la feuille de Montguyon », sur Infoterre,‎ 1979 (consulté le 30 décembre 2011)
  7. Paul-François-Étienne Cholet (préf. L.Clouzot), Cartulaire de l'abbaye de Saint-Étienne de Baigne, Niort, L.Clouzot,‎ 1868, 382 p. (lire en ligne), p. 196, 533
  8. Jean Talbert, Origine des noms de lieux, 1928
  9. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France, Paris, Librairie Guénégaud,‎ 1989, 738 p. (ISBN 2-85023-076-6), p. 91
  10. « Prieuré de Clunisiens », base Mérimée, ministère français de la Culture
  11. Châteaux, manoirs et logis : La Charente, éditions Patrimoine et Médias,‎ 1993, 499 p. (ISBN 2-910137-05-8), p. 427
  12. Jules Martin-Buchey, Géographie historique et communale de la Charente, édité par l'auteur, Châteauneuf,‎ 1914-1917 (réimpr. Bruno Sépulchre, Paris, 1984), 422 p., p. 84-85
  13. http://brossac.blogs.charentelibre.fr/archive/2014/02/01/boisbreteau-jean-claude-tessonneau-conduit-une-liste-aux-mun-179441.html
  14. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  15. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2004, 2006, 2009, 2011
  16. « Évolution et structure de la population à Boisbreteau en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 29 juillet 2010)
  17. « Résultats du recensement de la population de la Charente en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 29 juillet 2010)
  18. Châteaux, manoirs et logis : La Charente, éditions Patrimoine et Médias,‎ 1993, 499 p. (ISBN 2-910137-05-8), p. 126
  19. « Prieuré d'Augustins, cure », base Mérimée, ministère français de la Culture
  20. « Cloche de l'église », base Palissy, ministère français de la Culture

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]