Bo Yibo

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Bo Yibo
薄一波 (zh)
Bó Yībō (zh)
Bo Yibo en 1946.
Bo Yibo en 1946.
Fonctions
membre suppléant du 8e Politburo du PCC
membre des 7e, 8e et 11e Comités centraux du Parti communiste chinois
vice-premier ministre du Conseil des Affaires d'État
vice-président permanent de la Commission centrale des Conseillers du Comité central
Biographie
Date de naissance 17 février 1908
Date de décès 15 janvier 2007
Lieu de décès Pékin
Nationalité Drapeau de la République populaire de Chine Chinoise
Parti politique Parti communiste chinois
Enfant(s) Bo Xilai

Bo Yibo (chinois: 薄一波; pinyin: Bó Yībō) est un homme politique chinois né le 17 février 1908 et mort de maladie le 15 janvier 2007 à Pékin (Beijing). Il est l'un des « huit immortels » du Parti communiste chinois.

Biographie[modifier | modifier le code]

Bo Yibo rejoint le Parti communiste chinois en 1925[1]. Il est considéré comme un grand combattant communiste et un remarquable révolutionnaire prolétarien. Il a été membre des 7e, 8e et 11e Comités centraux du Parti communiste chinois (membre suppléant du 8e Politburo du PCC), ainsi que vice-premier ministre du Conseil des Affaires d'État et vice-président permanent de la Commission centrale des Conseillers du Comité central.

Lors de la Conférence de Lu Shan, Peng Dehuai critique le Grand Bond en avant et donc indirectement retire son soutien inconditionnel à Mao Zedong. Celui réagit vivement et classe Peng Dehuai comme Droitier. Aussitôt connu le point de vue de Mao, les cadres du régime se rallient à lui. Ainsi Bo Yibo détruit un rapport très critique sur la situation du pays, donné par ses experts, et apporte un soutien appuyé au Grand Bond et à son instigateur Mao[2]. Puis Bo Yibo sera un des accusateurs de Peng Dehuai au côté de Mao Zedong[3].

Il fut une des victimes marquantes de la Révolution culturelle, au cours de laquelle sa femme se suicida (ou fut poussée au suicide)[4]. Son propre fils Bo Xilai, lui même Garde rouge, le dénonça (une situation habituelle à l'époque)[3]. Il fut emprisonné à la prison de Qincheng et torturé par les gardes rouges[5]. Il ne revint au pouvoir qu'après la mort de Mao et la chute de la Bande des Quatre.

Il appartient alors aux huit immortels du Parti communiste chinois qui soutiennent Deng Xiaoping dans ses réformes économiques[6].

En janvier 1989, Bo Yibo procède à l'acte d'accusation de Hu Yaobang, lâché par Deng Xiaoping et accusé de vouloir libéraliser le régime communiste[3].

Il soutient encore Deng Xiaoping lors de la répression du mouvement démocratique du 4 juin 1989[1], il s'oppose alors à Zhao Ziyang, secrétaire général du Parti communiste chinois, favorable à une libéralisation des institutions[3].

Famille[modifier | modifier le code]

Article connexe : Princes rouges.

Bo Yibo est marié et père de 6 enfants. Son aîné est Bo Xilai, ancien ministre du commerce du gouvernement de la République populaire de Chine de 2004 à 2007[1].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c Bo Yibo, 98; One of China's '8 Immortals' The Washington Post, 19 janvier 2007
  2. Lucien Bianco, La récidive. Révolution russe, révolution chinoise, (2014) page 210 et suivantes
  3. a, b, c et d François Godement, Que veut la Chine?: De Mao au capitalisme, page 22
  4. Brice Pedroletti. Illustrations Anthony Zinonos, Splendeurs et décadence. La saga des Borgia chinois Le Monde, 29 juillet 2012
  5. (en) Wu Linquan and Peng Fei, “Bo Yibo Has an Attitude Problem,” in Schoenhals, Michael, Editor, China’s Cultural Revolution, 1966-1969: Not A Dinner Party, M.E. Sharpe, 1996, pp. 122-135.
  6. Céline Zünd, L’avènement des princes rouges,Le Temps, 6 mai 2012

Liens externes[modifier | modifier le code]

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