Bo Xilai
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| Bo Xilai | |
| Fonctions | |
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| Chef du parti communiste de la ville-province de Chongqing | |
| novembre 2007 – mars 2012 | |
| Prédécesseur | Wang Yang |
| Successeur | Sun Zhengcai[1] |
| Ministre du Commerce de la République populaire de Chine | |
| février 2004 – décembre 2007 | |
| Prédécesseur | Lü Fuyuan |
| Successeur | Chen Deming |
| Biographie | |
| Date de naissance | 3 juillet 1949 |
| Lieu de naissance | Dingrang, Shanxi |
| Nationalité | |
| Conjoint | Gu Kailai |
| Enfants | Bo Guagua |
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Bo Xilai (薄熙来), né le 3 juillet 1949 à Dingrang, dans la province du Shanxi, est un homme politique chinois. Il fut un membre important de la classe dirigeante chinoise jusqu'à sa chute en mars 2012 et son exclusion du Comité central du Parti communiste chinois.
Il fut, de février 2004 à novembre 2007, ministre du commerce du gouvernement de la République populaire de Chine (RPC) et, de décembre 2007 à mars 2012, chef du parti communiste de la ville-province de Chongqing où il se rend populaire en 2009 par sa lutte virulente contre la mafia locale : plus de 2 000 personnes ont été mises en prison dont des directeurs de la police au plus haut niveau et 67 parrains.
Son ascension politique s'interrompt brusquement début 2012 dans le cadre d'affaires financières et criminelles, incluant celle du meurtre de l'homme d'affaire britannique Neil Heywood, dans laquelle son épouse Gu Kailai est suspectée d'empoisonnement[2], et des écoutes téléphoniques illégales de hauts dirigeants[3]. Il est démis de ses fonctions de chef du parti communiste de Chongqing en mars 2012, puis exclu du Comité central du PCC[4] le 10 avril.
Sommaire |
Jeunesse [modifier]
Il est le fils de Bo Yibo, l'un des huit immortels du Parti communiste chinois. Durant la révolution culturelle, sa mère se suicida (ou est poussée au suicide)[5]. Bo Xilai durant sa jeunesse fit partie du "comité d'action unie", l'une des factions les plus extrêmes des gardes rouges et surtout l'une des plus violentes. Il fera d'ailleurs plusieurs séjours en prison[6].
En 1977, il reprend des études, et est admis au département Histoire de l'Université de Pékin. Après avoir reçu un diplôme d'art, il reçoit un master en journalisme de l'Académie de sciences sociales de Pékin en 1982.
Évolution au sein du PCC [modifier]
Bo Xilai commencera à travailler en 1968, et ne rejoindra le Parti communiste chinois (PCC) qu'en octobre 1980. Bien qu'étant entré au PCC relativement tard, Bo s'y consacre ensuite entièrement. De 1982 à 1984, il travaille pour le département « Recherche » du secrétariat du Comité central du PCC.
Il part ensuite pour la province du Liaoning, où il passe une grande partie de sa carrière, évoluant à divers postes au sein du PCC.
En août 1992, il devient maire de Dalian. De août 1999 à décembre 2000, il est nommé secrétaire du Comité du PCC de Dalian, avant d'être investi gouverneur de la province du Liaoning. Son ascension vers la gloire est marquée par ses fonctions en tant que maire de la plaque tournante économique côtière de Dalian, puis par sa nomination au poste de gouverneur du Liaoning. Bo cultive une image décontractée dans les médias, un abandon de la nature normalement guindée de la politique chinoise.
En novembre 2002, il devient membre du 16e Comité central du PCC. En 2007, il est nommé membre du politburo du 17e Comité central du PCC.
Durant son mandat à Chongqing de décembre 2007 à mars 2012, Bo s'est fait une réputation pour avoir mené une campagne de longue haleine contre le crime organisé, le rétablissement des programmes sociaux égalitaires pour la classe ouvrière de la ville, s'appuyant sur les deux chiffres de croissance du PIB, et pour avoir initié des campagnes "néomaoïstes" afin de faire revivre l'époque de la révolution culturelle. Cette rhétorique populiste et les réalisations de son "modèle de Chongqing" font de lui le champion de la nouvelle gauche chinoise déçue par les réformes du marché économique du pays et par l'écart de richesse croissant. Fort de ces soutiens, il cherche ouvertement (ce qui ne se fait pas habituellement) à être promu dans le Comité permanent du bureau politique du Parti communiste chinois et qui doit être renouvelé lors du XVIIIe Congrès national du Parti communiste chinois en automne 2012[7].
Ministère du Commerce [modifier]
En février 2004, il est nommé ministre du Commerce de la République populaire de Chine. Il a ainsi la tâche de guider la Chine, puissance commerciale montante, dans le jeu économico-diplomatique de l'économie globalisée. Suite à son accession à l'OMC en 2001, la Chine a obtenu la fin des barrières douanières, en ce qui concerne l'exportation de produits textiles manufacturés, au 1er janvier 2005.
Face à la forte progression des importations qui, selon eux, menace l'industrie textile locale, l'Union européenne et les États-Unis ont rapidement réagi en instaurant temporairement des quotas limitant la quantité de vêtements chinois autorisée à rentrer sur leurs territoires. S'ensuivit une série de négociations bilatérales entre les représentants des deux puissances occidentales et le ministère de Bo Xilai.
Chute politique [modifier]
La fortune politique de Bo Xilai connaît un tournant abrupt début 2012 avec l'incident Wang Lijun (en), dans lequel son premier lieutenant, vice-maire de la ville et chef de la police, aurait demandé l'asile à un consulat des États-Unis, après avoir découvert l'implication de l'épouse du dirigeant, Gu Kailai, dans le meurtre d'un consultant britannique, Neil Heywood, en novembre 2011[8].
En avril de la même année, il apparaît que Bo Xilai aurait recouru à des écoutes de haut-dirigeants du Parti communiste, incluant le président Hu Jintao[9].
Dans le cadre de cette affaire, Bo est démis de ses fonctions du parti de Chongqing en mars 2012[10], puis le 10 avril exclu du Comité central du PCC[11], et son épouse Gu Kailai mise en garde à vue[12].
Gu Kailai a été condamnée à la peine de mort avec sursis le 20 août 2012[13].
Notes et références [modifier]
- Pékin nomme le successeur de Bo Xilai à la tête de Chongqing, article du site Lemonde.fr, daté du 20 novembre 2012. Depuis mars 2012, Chongqing était administrée par intérim par le vice-premier ministre Zhang Dejiang, qui a été promu en novembre 2012 au comité permanent du bureau politique du PCC. Sun Zhengcai a été nommé au poste de chef du Parti communiste pour la métropole de Chongqing le 20 novembre 2012.
- Chine : des rumeurs plus justes que la propagandeLe Monde - 11/04/2012
- Le dirigeant déchu Bo Xilai espionnait la hiérarchie du PCC Le Monde - 26/04/2012
- Bo Xilai suspendu du bureau politique du Parti communiste Le Monde - 10/04/2012
- Brice Pedroletti. Illustrations Anthony Zinonos , Splendeurs et décadence. La saga des Borgia chinois Le Monde, 29 juillet 2012
- L'affaire qui dévoile les luttes de clans en Chine, Le Monde.fr, 10 février 2012
- Stéphanie Balme, « L'affaire Bo Xilai », émission Le Bien Commun sur France Culture, 6 septembre 2012
- Pékin veut en finir avec Bo Xilai, Le Figaro, 27 juillet 2012.
- Ousted Chinese Leader Is Said to Have Spied on Other Top Officials New York Times - 26 avril 2012
- Chine : Bo Xilai, la chute d'un prétendant au pouvoir, Le Figaro, 15 mars 2012.
- Bo Xilai exclu du Parti communiste chinois, Arnaud de La Grange, Le Figaro, 10 avril 2012.
- « Gu Kailai, chute de la "Jackie Kennedy" chinoise » L'Express - 13 avril 2012
- La femme de Bo Xilai a été condamnée à la peine de mort avec sursis le 20/08/12, Le Nouvel Observateur, 20 août 2012.
Voir aussi [modifier]
Articles connexes [modifier]
- République populaire de Chine
- Organisation mondiale du commerce
- Commission Barroso
- Représentant américain au commerce
- Corruption en Chine
Liens externes [modifier]
- Site internet de Bo Xilai, comprenant son CV, ses discours, ses actions politiques…
- « Who is Who in China Leadership ? »
- China Vitae, biographies de personnalités chinoises