Boïko Borissov

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Boïko Borissov
Бойко Борисов
Boïko Borissov, en 2011.
Boïko Borissov, en 2011.
Fonctions
Président des Citoyens pour le développement européen de la Bulgarie
En fonction depuis le
Prédécesseur Tsvetan Tsvetanov
9e Premier ministre bulgare
(63e chef du gouvernement)

(&&&&&&&&&&&013253 ans, 7 mois et 16 jours)
Président Gueorgui Parvanov
Rossen Plevneliev
Gouvernement 87e
Législature 41e
Coalition GERB
Prédécesseur Sergueï Stanichev
Successeur Marin Raïkov (intérim)
Maire de Sofia
Prédécesseur Stefan Sofiyanski
Minko Guerdjikov (intérim)
Successeur Jordanka Fandakova
Minko Guerdjikov (intérim)
Biographie
Nom de naissance Boïko Metodiev Borissov
Date de naissance (54 ans)
Lieu de naissance Bankya (Bulgarie)
Nationalité bulgare
Parti politique GERB
Profession Pompier

Signature

Boïko Borissov
Chefs du gouvernement bulgare

Boïko Metodiev Borissov (en bulgare, Бойко Методиев Борисов), né le à Bankya, est un homme politique bulgare, membre et fondateur du parti Citoyens pour le développement européen de la Bulgarie (GERB).

Entraîneur de l'équipe nationale de karaté, puis garde du corps de Todor Jivkov, du temps de la Bulgarie communiste, il fonde, en 1990, une société de sécurité privée. Onze ans plus tard, il devient secrétaire général de la Police nationale.

En 2005, il est élu député, puis maire de Sofia, sous les couleurs du Mouvement national Siméon II (NDSV), abandonnant alors le Parlement. L'année suivante, il fonde le parti GERB, qu'il conduit à la victoire aux élections législatives de 2009. Bien qu'ayant formé un gouvernement minoritaire, il est investi Premier ministre grâce aux soutiens de l'Union nationale Attaque, la Coalition bleue et Ordre, loi et justice.

Ayant renoncé, en 2011, à se présenter à l'élection présidentielle, il présente sa démission en , après d'importantes manifestations contre la vie chère.

Éléments personnels[modifier | modifier le code]

Carrière de policier[modifier | modifier le code]

Il entre à l’école de la police secrète bulgare, et devient colonel de pompiers[1]. Féru de karaté depuis 1980, ce qui l'amène à faire la rencontre d'Alexeï Petrov, il a été, pendant un temps, entraîneur de l'équipe nationale bulgare de karaté[1]. Il fut aussi garde du corps du président de la République populaire de Bulgarie, Todor Jivkov[2].

Après avoir quitté le ministère de l'Intérieur en 1990, au sein duquel il avait occupé divers emplois, il fonde une société privée de sécurité, et compte parmi ses clients Todor Jivkov et Siméon II[1].

Haut fonctionnaire[modifier | modifier le code]

Après l'arrivée au pouvoir de Simeon Sakskoburggotski en 2001, Boïko Borissov devient secrétaire général de la police[1]. Selon le journaliste allemand Jürgen Roth, il est en partie responsable de la guerre des clans mafieux qui ensanglante Sofia à cette période ; il devient général[1].

Famille et vie privée[modifier | modifier le code]

Il est petit-fils du maire de Bankya, qui fut exécuté par les communistes en 1944 pour avoir collaboré avec l'occupant nazi[1]. De confession orthodoxe, il a été marié avec Stela Borisova, et partage désormais sa vie avec Tsvetelina Borislavova.

Vie politique[modifier | modifier le code]

Dès les débuts : maire de Sofia[modifier | modifier le code]

Lors des élections législatives du , il se présente dans deux circonscriptions différentes, sous les couleurs du Mouvement national Siméon II et est élu. Cependant, il décide de ne pas siéger au Parlement afin de conserver ses fonctions au ministère de l'Intérieur. Il en est cependant relevé le 19 septembre suivant.

Il se présente en octobre 2005 à la mairie de Sofia. Il y remporte l'élection municipale et succède à Minko Guerdjikov, maire par intérim à la suite de la démission de Stefan Sofiyanski, qui avait décidé de se consacrer exclusivement à sa fonction de parlementaire.

Fondateur du GERB[modifier | modifier le code]

Le , il fonde les Citoyens pour le développement européen de la Bulgarie (GERB), parti de centre-droit dont il confie la présidence à Tsvetan Tsvetanov, ancien adjoint au maire de Sofia, mais en demeure en réalité le vrai dirigeant. Lors des élections européennes spéciales du 20 mai 2007, la liste des GERB arrive légèrement devant celle de la Coalition pour la Bulgarie (KZB), soutenue par le Premier ministre socialiste Sergueï Stanichev.

Premier ministre[modifier | modifier le code]

Son parti s'impose de nouveau aux européennes du , avant de remporter 116 sièges sur les 240 de l'Assemblée nationale lors des élections législatives du 5 juillet. Le , Boïko Borisov a été désigné comme nouveau Premier ministre par le président de la République, Gueorgui Parvanov. Il prend ses fonctions le , à la tête d'un gouvernement minoritaire soutenu par l'Union nationale Attaque[3], la Coalition bleue (ZS)[4] et le parti Ordre, loi et justice (RZS)[5].

Lors du congrès des GERB organisé le 10 janvier suivant, il est élu à l'unanimité président du parti[6]. Seulement neuf jours plus tard, il doit faire face au retrait de la candidate bulgare pour la nouvelle Commission européenne, Roumiana Jeleva[7], qui démissionne également de son poste de ministre des Affaires étrangères[8], six mois à peine après son entrée en fonctions.

En , il a perdu le soutien des dix députés de RZS, qui s'opposait à la procédure de destitution lancée, finalement sans succès, contre le président Gueorgui Parvanov par les GERB, les nationalistes de l'Union nationale Attaque et la Coalition bleue[9]. Cette dernière finit également par prendre ses distances avec lui dans la seconde moitié de la même année[10],[11].

Il renonce, en , à se porter candidat à l'élection présidentielle d'octobre 2011[12]. Le mois suivant, il échappe à une motion de censure, déposée par l'opposition de centre-gauche, grâce à l'abstention de l'Union nationale Attaque et la Coalition bleue[13].

Le 11 juillet, le président d’Ataka, Volen Siderov, annonce qu'il retire à son tour son soutien au gouvernement[14], un jour après qu'un député indépendant, ancien membre de RZS, ait fait savoir que lui et quinze autres parlementaires sans parti s'apprêtaient à fonder une nouvelle formation appuyant l'action du parti au pouvoir[15]. À la suite de la victoire de Rossen Plevneliev, candidat des GERB à l'élection présidentielle d'octobre 2011, il fait savoir que, contrairement à ce qu'il avait annoncé, il n'a pas l'intention d'être candidat lors du scrutin de 2016[16], mais qu'il compte être candidat à un second mandat lors des prochaines élections législatives, prévues en 2013[17].

Démission[modifier | modifier le code]

Le , alors que l'Assemblée nationale doit se prononcer sur le remplacement du vice-Premier ministre et ministre des Finances, Siméon Djankov, Borissov annonce la démission de son gouvernement, à la suite d'importantes manifestations dans les grandes villes du pays contre la hausse des prix de l'électricité[18]. Un vote est prévu, le lendemain, au Parlement pour confirmer la fin des fonctions du gouvernement, qui continuera cependant d'expédier les affaires courantes jusqu'à son remplacement[19]. Un gouvernement intérimaire, dont il ne sera pas membre, devrait alors être nommé, afin de conduire le pays jusqu'aux élections législatives de l'été[20], même si le scrutin pourrait être avancé de quelques mois[21].

À peine quelques heures plus tard, la vice-présidente du groupe GERB à l'Assemblée, puis le socialiste Sergueï Stanichev, font savoir que leurs groupes parlementaires respectifs refuseront le mandat de formation du gouvernement que le chef de l'État sera amené à leur confier[22],[23]. Il ne participe pas au débat parlementaire qui se tient le lendemain à l'Assemblée, de même que Djankov, sur la démission de son équipe[24]. L'Assemblée valide finalement cette décision, par 209 voix contre 5[25].

Il est remplacé, le 13 mars, par l'ambassadeur de Bulgarie en France, Marin Raïkov.

Élections législatives de 2013[modifier | modifier le code]

Lors des élections législatives du 12 mai suivant, Borissov est de nouveau chef de file des GERB. Le parti arrive en tête avec 97 députés, soit vingt de moins qu'en 2009, devant la Coalition pour la Bulgarie (KZB) de Sergueï Stanichev et Plamen Orecharski, le Mouvement des droits et libertés (DPS) de Lütfi Mestan et l'Union nationale Attaque (Ataka) de Volen Siderov. Cependant, ces trois formations annoncent qu'elles refusent de soutenir un nouveau gouvernement des GERB.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d, e et f Benoît Hopquin, « Un Bulgare de choc », Le Monde, 1er juillet 2009, p 19
  2. Piotr Smolar, Jeu de rôle à la bulgare, Le Monde, 25 février 2011
  3. (en) « Bulgaria Nationalists "Ataka" Officially Back Borisov's GERB Cabinet », Sofia News Agency, le
  4. (en) « Bulgaria Blue Coalition Leader Vows All-out Support for Borisov Cabinet », Sofia News Agency, le
  5. (en) « Bulgaria Conservatives Back GERB Govt Unconditionally for 6 Months », Sofia News Agency, le
  6. (en) « Bulgaria's ruling party GERB confirms PM Borissov as leader », The Sofia Echo, le
  7. (en) « Bulgaria Nominee Jeleva Withdraws Under Pressure, Quits as FM », Sofia News Agency, le
  8. (en) « Bulgaria Foreign Minister Jeleva 'Insisted' on Resignation », Sofia News Agency, le
  9. « Bulgarie : le GERB échoue à obtenir la destitution du Président Parvanov », Le Courrier des Balkans,
  10. (en) « Bulgarian Rightists: 5 Ministers Have to Go », Sofia News Agency, le
  11. (en) « Bulgaria's Blue Rightists Slam Govt over Surveillance », Sofia News Agency, le
  12. (en) « Bulgarian PM: It's Normal That I Don't Run for President », Sofia News Agency, le
  13. (en) « Bulgarian Govt Expectedly Survives No Confidence Vote », Sofia News Agency, le
  14. (es) « Bulgarian Nationalists Withdraw Support for Ruling GERB », Sofia News Agency, le
  15. (en) « 16 Independent Bulgarian MPs Mull Founding New Party », Sofia News Agency, le
  16. (en) « Bulgaria PM Borisov: I Won't Run for President in 5 Years », Sofia News Agency, le
  17. (en) « Bulgaria’s PM Eyes 2nd Term in Office », Sofia News Agency, le
  18. (en) « Bulgarian Govt Shockingly Resigns amid Protests », Sofia News Agency, le
  19. (en) « Bulgarian Parliament to Vote on Cabinet Resignation Thursday », Sofia News Agency, le
  20. « Démission du gouvernement bulgare après plusieurs jours de manifestations », Le Monde, le
  21. « Bulgarie: le gouvernement démissionne sous la pression de la rue », Agence France-Presse, le
  22. (en) « Bulgaria Deputy PM: GERB Will Score Crushing Victory at Elections », Sofia News Agency, le
  23. (en) « Bulgarian Socialists Snub Forming Caretaker Govt », Sofia News Agency, le
  24. (en) « Bulgarian PM, FinMin Absent from Resignation Debate », Sofia News Agency, le
  25. (en) « Bulgarian Parliament Accepts Govt Resignation », Sofia News Agency, le

Annexes[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]