Blog
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Un blog ou blogue[1] est un site Web constitué par la réunion de billets agglomérés au fil du temps et souvent classés par ordre antéchronologique (les plus récents en premier). Chaque billet (appelé aussi « note » ou « article ») est, à l'image d'un journal de bord ou d'un journal intime, un ajout au blog ; le blogueur (celui qui tient le blog) y délivre un contenu souvent textuel, enrichi d'hyperliens et d'éléments multimédias, sur lequel chaque lecteur peut généralement apporter des commentaires.
Sommaire |
[modifier] Présentation et variété de la blogosphère
Le blog est un site Web constitué de billets écrits par une personne physique en général (homme politique, artiste…) selon un rythme périodique (tous les jours, chaque semaine, au fil du temps…). Les blogs ont un caractère polymorphe puisque toutes les formes d’expression sont utilisées. On retrouve donc dans la blogosphère des videoblogs (forme audiovisuelle), des weblogs (forme littéraire), des bdlogs (forme graphique), des photoblogs (publication d’images) et des audioblogs (forme sonore).
Que prétend regrouper le terme blog ? Les œuvres d'un dessinateur, un journal intime anonyme, l'opinion d'une journaliste, le carnet de bord d'un photographe, des satires d'hommes politiques, les vidéos d'une classe de collège, un roman en construction, les anecdotes quotidiennes d'une mère de famille, etc.
Le concept blog est assez vague pour autoriser toutes ces utilisations. Le phénomène connaît son succès grâce à une grande facilité de publication, une grande liberté éditoriale et une grande capacité d'interaction en temps réel avec le lectorat.
Même si beaucoup de blogs sont privés de visiteurs par la force des choses (abandon de milliers de blogs par mois), un blog est généralement libre d'accès, à l'image d'une vitrine survolée par de prétendus inconnus. Lecteurs et auteurs entreprennent de facto un contrat comme au sein d'une autobiographie : tout est-il vrai ? Quels sujets aborder ? Sous quel angle ? Cependant, sur un blog, la possibilité de commenter chaque billet modifie considérablement ce qu'on appelle le pacte autobiographique.
Par ailleurs, le nombre de lecteurs d'un blog varie bien plus rapidement que le nombre de lecteurs d'un livre. En effet, de par la force et la rapidité des échanges sur le Web, un blog peut devenir célèbrissime au sein de la communauté à laquelle il appartient en très peu de temps. Cette variabilité influe parfois sur l'auteur en le poussant par exemple à écrire autour d'un buzz.
Les plates-formes proposant des blogs totalement privés protégés par mot de passe trouvent nombre de clients, et certaines affirment que la majeure partie de la blogosphère consiste en des blogs privés.
[modifier] Identité dans les blogs
Bien que la plupart des blogueurs hésitent à donner une définition claire de leurs intentions, la majorité des blogs s'utilise à des fins d'auto-représentation, et la plupart se forment autour des affects et des idées propres à leur(s) auteur(s). Utiliser un blog représente en effet un moyen de définir son identité, et en particulier une identité en ligne. C'est pour cette raison que la presse et l'opinion populaire sont parfois amenées à fustiger l'égocentrisme des blogs.
Toutefois, l'utilisation des blogs pour intéragir avec autrui peut aussi constituer un moyen d'explorer sa propre identité [2].
[modifier] Création du blog
[modifier] Conception matérielle du blog
Le blog est généralement créé par le blogueur lui-même. La conception peut se faire grâce à une plateforme d’auto-publication et d’hébergement des blogs, gratutitement ou non, ou bien à partir d’un logiciel de publication. Dans ce cas, les utilisateurs peuvent avoir recours à des systèmes de publication assistée par ordinateur (PAO) ou bien à des plateformes d’édition spécialisées. La conception du blog peut aussi se faire indirectement par le blogueur, par l’intermédiaire d’un tiers avec lequel il est lié par contrat (ex: contrat de travail, de stage, contrat de prestation de service).
[modifier] Mise en ligne du blog
Pour que les internautes puissent consulter le blog, celui-ci doit être hébergé. L’hébergement peut se faire directement sur l’ordinateur de l’éditeur ou plus souvent, auprès d’un fournisseur d’hébergement. Une adresse d’accès doit ensuite être déterminée. Elle ne doit pas porter atteinte aux droits de la personnalité et plus particulièrement au nom de famille, au droit sur les signes distinctifs, au droit d’auteur et à l’ordre public. Du fait de cette mise en ligne, le blogueur reçoit la qualification d’éditeur de services de communication au public en ligne.
[modifier] Format
Les blogs peuvent adopter des formats bien différents, mais les principaux outils décrits dans ce paragraphe (outils que l'on retrouve sur la plupart des plates-formes de publication de blogs) ne peuvent être codés à la main dans un langage de balisage comme HTML sous peine de devoir affronter des tâches laborieuses et répétitives ; c'est pourquoi l'on utilise bien souvent un système de gestion de contenu qui permet d'automatiser la mise en page du site.
Ce logiciel spécialisé met en forme le texte et les illustrations sous la direction du blogueur, il construit des archives automatiquement, il offre des moyens de recherche au sein de l'ensemble des billets et enfin gère les commentaires des internautes lecteurs. Ces outils permettent ainsi à chacun de publier du contenu, sans connaissances techniques préalables relatives à la conception de sites Web. Cette facilité d'utilisation a contribué pour une grande partie à l'explosion de l'utilisation des blogs depuis quelques années.
Les blogs sont en fait majoritairement édités grâce à des systèmes de gestion de contenu hébergés et administrés par des entreprises dont les services très populaires allègent considérablement les étapes techniques relatives à la conception de sites Web.
[modifier] Le format invariant de la plupart des blogs
Chaque billet est daté et entre donc dans une suite chronologique. Cependant, sur la page d'accueil, l'accumulation de ces billets est souvent présentée par antéchronologie (les plus récents en premier).
En effet, un blog étant perpétuellement en cours d'écriture, la page d'accueil doit refléter les changements les plus récents ; l'auteur suit l'idée d'un public qui prend connaissance régulièrement de l'évolution du site. Les billets étant présentés figés dans le temps, l'auteur ne les modifie généralement qu'en publiant un addendum intitulé « mise à jour ».
Depuis les années 2000, le phénomène blog évolue grâce aux améliorations techniques et matérielles de l'informatique et propose de publier toutes sortes de documents multimédias : images, mais surtout sons et vidéos, notamment par l'attrait de services d'hébergement (en particulier YouTube) ce qui enrichit très sensiblement la lecture ou devient le format privilégié du blog : voir photoblog et videoblog.
[modifier] Gestion des commentaires
Un blogueur autorise souvent ses utilisateurs à laisser des commentaires, mêmes les plus critiques, suivant un formulaire Web automatisé. Cependant, le blogueur est, selon la législation française, légalement responsable de ce qui est affiché sur son site[3] et doit donc, dès qu'il a connaissance de commentaires non conformes à la législation, supprimer les commentaires en question.
Tout blogueur peut également choisir de censurer a priori les commentaires en publiant lui-même ceux qu'il juge valides, ou de censurer totalement tout commentaire (sur un billet ou sur le blog entier). Ce type de solution radicale est essentiellement adopté suite à de trop nombreux trolls ou à du pollupostage. Bien souvent il est également possible de bloquer temporairement l'ajout de nouveaux commentaires, par exemple si l'auteur du blog n'a pas la possibilité de les modérer pendant quelques jours.
De plus en plus de blogs deviennent le centre d'échanges approfondis au sujet duquel se passionnent auteurs et lecteurs (notamment au sujet de l'actualité ou du Web). Certains blogueurs accordent une place prépondérante aux commentaires laissés sur leur blog, qu'ils considèrent comme la raison d'existence de leurs écrits. Chaque billet revient alors à un nouvel espace public : le blog se transforme en une sorte de forum électronique et peut même recueillir une suite de commentaires sans queue ni tête, l'anonymat aidant au blogo-squat, c'est-à-dire à un bavardage qui s'entretient tout seul, sans rapport avec le billet d'origine.
Les blogs sont souvent centrés sur la publication d'opinions. Ce n'est pas pour rien que c'est l'instrument favori de beaucoup de journalistes ou d'hommes politiques. Sur ce plan, c'est un intermédiaire entre la page perso (l'auteur parle et personne ne répond), et le forum de discussion (tout le monde parle à égalité).
[modifier] Gestion des liens
Les blogs s'accompagnent souvent d'un système avancé de gestion des hyperliens.
Chaque billet s'accompagne d'un lien propre et statique (appelé « permalien »).
La blogoliste ou le défileur (blogroll en anglais) est l'ensemble des liens vers d'autres blogs présentés par un blogueur sur son carnet Web, souvent présenté sur une page dédiée ou sous forme de menu latéral sur la page principale. Avec les techniques de syndication de contenu, telles que RSS ou Atom, il est possible d'inclure directement certains billets sur son propre blog.
Pour illustrer ce qu'est un rétrolien, imaginons qu'Alice et Bob, personnages fictifs, possèdent un blog. Il arrive que Bob écrive des billets intéressants sur son blog, et qu'Alice désire y répondre sur le sien. Dans ce cas, Alice peut, lorsqu'elle publie sa réponse, envoyer au blog de Bob un signal (en anglais pingback) qui déclenche l'apparition automatique sur le billet de Bob d'un rétrolien, c'est-à-dire d'un lien avertissant qu'Alice a publié un billet relatif au billet du blog de Bob. Ainsi, Bob (et les lecteurs de son blog) sont informés de la réaction d'Alice par un court extrait de son billet de réponse et sont libres d'aller le lire. Ce système est quasi-standardisé.
[modifier] Raisons de cette invariance
La présentation varie peu d'un blog à un autre pour plusieurs raisons.
D'abord, la structure chronologique des billets impose une exhibition des billets soit par antéchronologie soit par chronologie (sur la page d'accueil, l'antéchronologie est préférée pour les raisons évoquées plus haut). De plus, les mêmes fonctionnalités reviennent souvent car elles sont bien adaptées à une lecture à partir d'un navigateur. Ce format réduit les possibilités créatives dans le design des blogs.
Une autre raison est qu'une grande part des blogs sont construits grâce à une plateforme telle que Blogger, Over-Blog ou Skyrock Blog (anciennement Skyblog). Ces portails imposent un format de présentation identique pour tous leurs utilisateurs, au moins par défaut, et que peu d'entre eux explorent les possibilités de personnalisation lorsqu'elles existent.
[modifier] Addendum
D'autre part, un fil RSS ou Atom (appelé aussi « fil de nouvelles ») rassemblant tout ou partie des derniers billets ou commentaires parus est mis à disposition des visiteurs, de façon à leur permettre de tenir à jour leur lecture de manière rapide au moyen d'un logiciel appelé agrégateur.
Au sein de sa diversité, la blogosphère est composée de communautés de blogs qui réunissent des individus aux mêmes tendances politiques, aux mêmes passions... Ces communautés de blogs se lient entre elles grâce à des liens hypertextes. Une communauté peut décider de publier tous les billets concernant un sujet donné sur un site Web appelé Planet.
Le plus souvent, un blog permet d'afficher les billets selon une structure différente : par thèmes, par mois, ou en effectuant une recherche avec un moteur de recherche.
Enfin, beaucoup d'auteurs de blogs accordent une grande importance à la présentation de leur blog et certains en modifient la présentation graphique régulièrement — ou en proposent plusieurs au choix (on parle de thèmes, d'habillages, de templates ou de skins).
La frontière entre blogs et mailing lists est floue au point de confondre liste de diffusion et blog au sein de l'interface Gmane. Toutefois, tout le monde n'est pas d'accord sur ce point.
[modifier] Aspects sociaux
Les blogs tenus par des adolescents sont très nombreux en France (près de 27 820 000 blogs sur Skyblog selon le site fin octobre 2009), et plus généralement sur le Web. Il existe une certaine fracture numérique entre les générations, qui n'ont pas toutes ni les moyens ni l'envie de s'approprier le Web de cette manière bien que, techniquement, un blog se consulte comme un site Web, ce à quoi la grande majorité des utilisateurs actuels d'Internet sont familiers. Plusieurs affaires judiciaires ont mis en cause des élèves insultant des professeurs sur leur blog et ont été l'occasion de débats au sein des équipes pédagogiques et dans les médias.
Cependant, la tendance du blog s'étend aux plus âgés. Les blogs relatant la vie en entreprise auraient déjà conduit à plusieurs licenciements, affirment des blogueurs qui ont été licenciés, mais l'affirmation est remise en doute, tout au moins dans le secteur universitaire.[4]
Le monde politique, des affaires ainsi que le secteur associatif se sont aussi emparés de l'outil, en tant que nouveau média de masse. Les blogs participent donc désormais aux stratégies de communication des entreprises, des associations, des auteurs, des personnes en recherche d'emploi. Les professionnels des sciences de l'information (bibliothécaires, archivistes ou documentalistes) développent un blog spécialisé : le biblioblog.
Certains blogueurs veulent mettre en avant leur indépendance envers les médias traditionnels et leur réactivité. Un exemple a consisté à « sortir » des informations avant tous les autres pendant l'affaire Monica Lewinsky. De même, la critique des médias traditionnels, supposés vendus à l'adversaire politique, est un puissant levier pour occuper le terrain des blogs. Cette technique a été utilisée aussi bien par les républicains que par les démocrates lors de la campagne précédant la réélection de George W. Bush de 2004 (voir en:Rathergate) ou lors du référendum français sur le traité établissant une Constitution pour l'Europe (voir les dossiers d'Acrimed). De la même façon, l'intervention de multiples blogs politiques lors des échéances électorales françaises de 2007 risque de remettre en question diverses pratiques en matière de démocratie (publication anticonstitutionnelle de résultats avant la fin des scrutins, etc.)
Usenet, qui se promettait au même but, a rapidement perdu en popularité face à l'avènement du Web, submergé par une masse d'informations douteuses noyant les fameux rares scoops et succès contre la censure, systématiquement mise en avant comme justification du phénomène, plombé par les problèmes de spam, excédé par les polémiques incessantes.
[modifier] Domaines d'utilisation
[modifier] Blogs d'entreprise
Certaines entreprises mettent en place des « blogs d'entreprise » publics ou à usage interne [5]. Même si, généralement, les entreprises disposent déjà d'un site Web, le blog d'entreprise permet une communication moins officielle, plus réactive et permettant une interactivité en temps réel.
Les blogs publics permettent de communiquer directement et rapidement avec la clientèle. Un prestataire de services pourra par exemple publier immédiatement un article pour informer sa clientèle en cas de problème technique. Les clients pourront réagir en ligne et éviter ainsi, par exemple, une surcharge du standard téléphonique.
Les blogs d'entreprise à usage interne sont réservés à la communication interne et permettent, grâce aux réactions aux articles, de mesurer le « climat social » d'une entreprise. Le blog d'entreprise permet également de faciliter les échanges entre les collaborateurs d'une entreprise.
[modifier] Blog pédagogique
Espace numérique prédéfini mais paramétrable, souple, léger, gratuit, nomade et simple d’utilisation, il se caractérise par la mise à disposition des utilisateurs des fonctionnalités multimodales (texte, image, son et vidéo).
Le blog utilisé à des fins pédagogiques permet de développer des pratiques collaboratives et de co-construction à l’intérieur d’espaces éducatifs toujours plus vastes. Il inscrit le travail des enseignants et des apprenants dans une logique possible de conception, de développement et de collaboration dans et hors la classe. Dans cette optique la circulation de l’information doit être pensée et organisée en interne et en externe.
- Interne par une circulation hypertextuelle (liens, nuage de mots clés)
- Externe par la gestion des flux RSS, de liste de diffusion et par liens hypertextes.
L’information peut être distribuée en interne en attribuant des rôles aux membres (gestionnaire, auteur, contributeur, lecteur) et en externe par la possibilité de dépôts de commentaires.
À la différence des environnements numériques prescrits (type ENT), le blog peut se définir comme un environnement numérique choisi. Les compétences s’y exercent librement à l’intérieur du cadre légal contraint du statut d’enseignant.
[modifier] Blog de connaissance
Intermédiaire entre le Blog d'entreprise et de Blog pédagogique, le blog de connaissance permet à un individu ou à une organisation de publier des connaissances structurées dans le cadre d'un processus de synthèse cognitive contrôlé a priori.
Outil émergeant de gestion des connaissances et de mémoire projet, il permet notamment - à une équipe projet et/ou une communauté métier, sous la direction d'un modérateur éditorial - l'élaboration consensuelle des connaissances publiques ou privées - organisées en articles élémentaires - d'une compétence métier partagée.
Les articles du blog de connaissance peuvent venir ensuite enrichir un site Web classique (commercial, éditorial, de culture générale, ...).
[modifier] WarBlog
La notoriété des blogs a notamment été impulsée par les journalistes incorporés dans l'armée US puis des militaires américains lors de la seconde guerre du Golfe en mars 2003. Ces warblogs donnaient l'impression d'une liberté de ton et d'émancipation par rapport aux contraintes éditoriales ou professionnelles. Le warblog est devenu rapidement un symbole. Notons également que des civils irakiens tenaient aussi des blogs très suivis à l'instar de celui de Salam Pax dont certains extraits ont été reproduits dans The Guardian.
[modifier] Historique
Les blogs sont apparus assez tôt mais n'ont vraiment pris de l'ampleur que récemment en absorbant son public à partir de l'énorme bond en avant de la connectivité Internet dans le monde entier et de la désaffection d'autres médias moins utilisés comme Usenet d'une part et de l'abandon de la complexité des sites perso d'autre part.
Les premiers blogs sont apparus aux États-Unis à la fin des années 1990, comptant parmi ses adeptes des blogueurs comme Jason Kottke, Tristan Louis, Meg Hourihan et Matt Haughey. Leur blog était présenté sous la forme d'un carnet de bord recensant les pages Web (au moyen d'une liste d'hyperliens) que l'auteur avait jugées intéressantes, accompagnées de commentaires. Les blogs ont servi dès l'origine à présenter ce type de contenu. D'ailleurs, ce genre reste toujours populaire aujourd'hui dans la blogosphère.
En France, les premières ébauches de blogs apparaissent dès 1989 sur minitel avec des services tels que 3615 LS* qui permettent de créer une architecture hiérarchisée, un nom de domaine personnalisé (exemple LS*MONSITE) et une messagerie personnelle. Ce service, considéré comme dérogeant à la règle de "un identifiant, un service" est supprimé par France Télécom de manière autoritaire en 1990 [6]. Il faudra attendre quelques années pour qu'apparaissent sur Internet les premiers blogs francophones. Par exemple, Montréal, soleil et pluie de Brigitte Gemme en 1995, ou encore La décharge, Le Couac, Mysterious Yanick D., L'organe, Le Scarabée et Ze-Woc en 1996.
Le marché des éditeurs de blog en ligne mit un certain temps à se mettre en place, probablement parce que les blogs pionniers ne généraient pas l'engouement d'aujourd'hui. En effet, Blogger, que l'on considère comme l'un des premiers systèmes de publication et comme instigateur du phénomène, n'est apparu qu'en 1999. Côté francophone, Skyblog, apparu en 2002, est l'un des premiers même s'il ne dispose pas de toutes les fonctionnalités habituellement attendues. Il rencontre un succès rapide, particulièrement auprès des adolescents qui y publient leurs photos essentiellement.
Aujourd'hui, les blogs tendent à mettre à profit les fonctions multimédias du Web : photoblog, baladodiffusion, videoblog, mobiblog, webcam etc.
[modifier] Marché de la gestion de blogs
Le développement de ces sociétés (Skyblog, Six Apart, Over-Blog, Blogger, 20six totalisent des millions de blogs personnels en 2006) est en pleine croissance : le « marché » du blog a explosé au cours des années 2004 et 2005, et tenir un blog est désormais une pratique courante. La plus grosse part du marché est détenue par Blogger, notamment depuis le rachat de la société par Google. Skyrock blog et Over-Blog ne font pas le poids face à ce géant, mais restent des acteurs importants si on se restreint au marché francophone.
Il s'établit également une concurrence entre blogs et média/sondeurs. Des opinions s'expriment avec force et de manière nombreuse, à la manière d'un sondage. Notamment, Le Monde héberge de nombreux blogs d'opinions par opposition aux autres plateformes où les blogs sont souvent plus personnels ou divertissants - cette particularité s'explique par le caractère payant des blogs du Monde. Des opinions fortes et charismatiques peuvent même finir par diriger une partie de l'opinion ; on l'a vu lors des dernières élections présidentielles américaines et du référendum sur la constitution européenne en France.
La possibilité d'accueillir sur son blog des régies d'annonces en ligne (comme Adsense) ou des liens commerciaux (Affiliation Amazon) permet au blogueur de générer des revenus. Ainsi, par exemple, un blog qui traite de littérature peut rediriger ses lecteurs vers des librairies en ligne. Des annuaires de blogs fonctionnant éventuellement en tant qu'agrégateur Web personnel sont souvent financés par ces services de marketing.
Une autre façon de générer des revenus est d'écrire des articles et des avis sur divers produits (sites, logiciels, téléphones, etc.), à la demande des entreprises. Les entreprises ne sont pas toujours intéressées par un avis positif, mais par la génération de trafic vers le site et la diffusion d'un buzz à propos de leur produit. Certains sites offrent un service d'intermédiaire entre les entreprises et les rédacteurs de blogs à cette fin.
| Classement blogs | Classement Web français | Nombre de blogs | |
|---|---|---|---|
| Skyrock blog | 1er | 1er | 27 000 000 |
| Over-blog | 2e | 19e | NC |
| CanalBlog | 3e | 59e | 545 000 |
| Centerblog | 4e | 88e | 213 000 |
[modifier] Régime juridique
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Cet article adopte un point de vue régional ou culturel particulier et doit être internationalisé.
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[modifier] Statut juridique du blog
Juridiquement, les blogs sont considérés par la doctrine et la jurisprudence comme des sites du fait de leur vocation à donner publicité aux éléments qu’ils rassemblent. De fait, ils seront soumis à l’application des règles propres à la communication publique, par opposition aux règles de la correspondance privée. Ainsi, le blog relève d’une part du droit de la presse et donc de la loi du 29 juillet 1881, et d’autre part, puisqu’il s’agit d’un moyen de communication au public en ligne, il relève de la loi pour la confiance dans l’économie numérique du 21 juin 2004, de la loi du 30 septembre 1986 relative à la liberté de communication, et de la loi “Informatique et libertés” du 6 janvier 1978. Conformément à l’article 10 de la CEDH et à l’article 11 de la DDHC, le principe de la liberté d’expression est applicable au blog. Le blogueur est donc libre du choix du contenu de son blog sous réserve de respecter les limites propres à cette liberté. Si le blog répond aux conditions posées par l’article L. 112-1 du Code de la propiriété intellectuelle, il pourra recevoir la qualification d’œuvre de l’esprit et être ainsi protégé au titre du droit de la propriété intellectuelle.
[modifier] Droits et obligations inhérents à la création d’un blog
Les acteurs de la création d’un blog sont soumis au régime de la LCEN. Les éditeurs et les hébergeurs ont plusieurs droits et obligations. D’abord, l’auteur d’un blog, qualifié d’éditeur d’un service de communication au public en ligne, doit respecter les conditions d’identification spécifiques prévues par l’article 6-III de la LCEN. Cette règle tend à mettre à la disposition du public plusieurs informations concernant l’éditeur et/ou l’hébergeur dans ce que l’on appelle communément la “notice légale”. L’obligation d’identification imposée aux éditeurs professionnels, personnes physiques ou morales, par l’article 6-III a) et b) LCEN est allégée pour les éditeurs non professionnels puisqu’ils peuvent décider de conserver leur anonymat (à condition toutefois d’exécuter leur obligation d’identification auprès de l’hébergeur). En ce qui concerne l’identification de l’hébergeur du blog, que l’éditeur soit professionnel ou non, la LCEN impose qu’il mentionne clairement son identité. Les éditeurs sont aussi tenus de désigner un directeur de la publication ou codirecteur de la publication. De plus, le blog relève des dispostions relatives au traitement des données personnelles, ce qui impose au blogueur de faire une déclaration à la CNIL s’il en traite. Sont dispensés de cette déclaration les blogs mis en œuvre par des particuliers dans le cadre d’une activité exclusivement personnelle[8]. Les éditeurs non-professionnels qui n’auraient pas satisfait à cette obligation sont passibles des peines prévues par l’article 226-16 du Code Pénal, soit cinq ans d’emprisonnement ou 300 000€ d’amende.
L’hébergeur, quant à lui, se voit attribuer une obligation de conservation des données “de nature à permettre l’identification de quiconque a contribué à la création du contenu ou de l’un des contenus des services dont elles sont prestataires”[9]. Le décret du Conseil d’État devant définir les données que l’hébergeur est tenu de conserver n’est pour l’heure, pas encore promulgué ce qui crée un important contentieux quant aux informations que l’hébergeur est tenu ou non de fournir. Il n’est pas à ce jour clairement exigé que l’hébergeur fournisse les nom et adresse de l’éditeur[10]. Par contre, l’adresse IP doit quant à elle, être communiquée. Le manquement des hébergeurs à cette obligation est susceptible d’engager leur responsabilité civile. Conformément à l’article 6-I, 7 LCEN, les hébergeurs ne sont pas soumis à une obligation générale de surveillance des informations qu’ils transmettent ou conservent. Cependant, ils doivent mettre en place “un dispositif facilement accessible et visible permettant à toute personne de porter à leur connaissance” l’existence de données considérées comme extrêmement contraires à l’intérêt général car faisant l’apologie de crimes contre l’humanité, incitant à la haine raciale, à la pornographie enfantine, ou bien encore attentatoires à la dignité humaine[11].
[modifier] Responsabilité du blogueur
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Cet article adopte un point de vue régional ou culturel particulier et doit être internationalisé.
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Le blog est un outil de publication et de diffusion de contenu sur internet ; il entre dans la catégorie des services de communication en ligne, définie par la loi pour la confiance dans l’économie numérique du 21 juin 2004 (LCEN). De cette nature juridique du blog découle celle du blogueur, qui est dès lors considéré comme un éditeur. Il est soumis à ce titre à certaines obligations. Aux obligations spécifiques de l’éditeur s’en ajoutent d’autres dont le manquement engage la responsabilité du blogueur. Ces obligations sont à respecter lors des démarches de création du blog, et au cours de la vie du blog.
1. Création du blog.
A) Choix d’une adresse d’accès: Lors de la création du blog, comme pour toute création d’une adresse d’accès de site internet, le blogueur doit veiller à ne pas porter atteinte aux droits de la personnalité -notamment le nom de famille-, aux droit de la propriété intellectuelle - notamment le droit des marques, des signes distinctifs, le droit d’auteur- et au respect de l’ordre public. (Voir la responsabilité pour le contenu du blog 2.C)
B) Identification : La LCEN prévoit plusieurs obligations d’identification à accomplir par le blogueur, prévues à l’article 6-III : identification de l’hébergeur, de l’éditeur, du directeur de publication. S’il le désire, le blogueur non professionnel a un droit à l’anonymat, c'est-à-dire à la publication sous pseudonyme, sous réserve de s’être identifié auprès de l’hébergeur. Si ces obligations ne sont pas respectées, une sanction d’un an d’emprisonnement et 75.000 euros d’amende est prévue à l’article 6-VI-2 de la LCEN.
C) Déclaration à la CNIL : Cette obligation concerne uniquement les blogueurs qui ne sont pas des particuliers exerçant dans le cadre de leur activité personnelle. Si le blog recueille ou diffuse des informations à caractère personnel telles que le nom, le prénom, la photographie, l’adresse de courriel d’une personne, le blogueur professionnel doit déclarer ces informations à la Commission Nationale de l’Informatique et des Libertés (CNIL). Mais il y a des exceptions pour les traitements ayant un caractère privé. En cas d’absence de déclaration, les blogueurs professionnels sont passibles des peines prévues à l’article 226-16 du Code Pénal (5 ans de prison et 300 000 euros d’amende).
2. La vie du blog
A) Le blogueur publie le droit de réponse des personnes sont invoquées: Un droit de réponse pour toute personne nommée ou désignée dans un service de communication au public en ligne est prévu par l’article 6-IV de la LCEN. Le droit de réponse doit être adressé dans un délai de trois mois à compter de la première mise à disposition au public, au directeur de la publication, ou en cas de pseudonyme du blogueur, à l’hébergeur. La réponse doit être insérée dans les trois jours.
B) Le blogueur, qui s’exprime sur le blog qu’il a créé, ou sur le blog d’un tiers, est responsable des propos qu’il tient.
Le blogueur est libre de ses propos, mais la liberté d’expression ne permet pas de tout dire. Il existe une limite au delà de laquelle les propos sont constitutifs d’un abus, qui peut entrainer la mise en jeu de la responsabilité du blogueur. La loi et la jurisprudence ont dégagé et défini certains de ces abus d’expression, ainsi que les sanctions applicables, de nature civile ou pénale.
Applications :
1) La loi de 1881 sur la liberté de la presse réprime les cas de diffamation et d’injure, (article 29) et prohibe l’apologie des crimes de guerre ou contre l’humanité, l’apologie ou la provocation à des actes terroristes, la provocation à la discrimination et à la haine raciale. (articles 24 et suivants) Dans ces cas, c’est le directeur de publication du blog qui est poursuivi comme auteur de l’infraction; à défaut, l’auteur du message pourra être poursuivi. Concrètement, le blogueur personne physique non professionnel à l’origine du message qu’il diffuse sur le blog de sa création en est responsable à titre d’éditeur, de directeur de publication et d’auteur. S’il s’exprime sur le blog d’un tiers, il pourra être poursuivi comme auteur ou complice. Si le blogueur est une personne morale, c’est le directeur de publication qui sera poursuivi, et l’auteur pourra l’être comme complice.
2) L’incitation à commettre des crimes ou délits est prohibée. Si la provocation est suivie d’effet, le blogueur est complice du crime ou du délit. (Article 121-7 du Code Pénal)
3) Des propos dénigrants, portant atteinte à l’image ou la réputation d’une entreprise, sont des actes de concurrence déloyale, et comme tels, ils peuvent engager la responsabilité pour faute du blogueur.
4) Certaines catégories de personnes sont soumises à une limitation particulière de leur liberté d’expression, comme les élèves (obligation de respecter les principes de vie en commun définis par le règlement intérieur de l’établissement scolaire), les salariés (obligation de loyauté vis-à-vis de l’employeur), ou les fonctionnaires (obligation de réserve).
C) le blogueur est responsable du contenu et des éléments qu’il intègre dans son blog :
1) Cas des atteintes aux droits de la personnalité : le blogueur doit vérifier que le contenu qu’il intègre dans un blog ne porte pas atteinte aux droits de la personnalité portant notamment sur la vie privée, l’image, le nom, le domicile. L’autorisation de la personne concernée est indispensable pour faire figurer de tels éléments dans un blog. Elle peut s’adresser au juge pour faire cesser une utilisation non autorisée. La diffusion de l’image ou des paroles des personnes enregistrée à leur insu, l’utilisation de l’image ou des paroles sous forme de montage sans autorisation, constituent des délits.
2) Cas des atteintes au droit de la propriété intellectuelle : Les textes, les dessins, les photographies, les marques et signes distinctifs et plus généralement toutes les créations originales des auteurs sont protégés par le droit. Reproduire ou représenter l’œuvre d’un tiers ou un objet protégé sans en avoir été préalablement expressément autorisé, mettre un lien vers un contenu qu’on sait illicite, sont des actes de contrefaçon, et sanctionnables comme tels.
D) Le blogueur est responsable du contenu déposé par les tiers :
Le blogueur, éditeur du blog ou directeur de publication, peut voir sa responsabilité engagée du fait d’un contenu déposé par un tiers.
Ce régime de responsabilité vient d’être aménagé par l’article 27 de la loi HADOPI, qui a vocation à s'appliquer indistinctement à l'ensemble des services de communication au public par voie électronique, ce qui inclut le blog. Lorsque l'infraction résulte du contenu d'un message adressé par un internaute, le blogueur éditeur est responsable du contenu déposé par des tiers sur son blog (1) s’il a eu connaissance effective du message illicite avant sa mise en ligne, ou (2) si, dès le moment où il en a eu connaissance, il ne l’a pas retiré rapidement.
[modifier] Étymologie
Blog est issu de l'aphérèse d'un mot composé né de la contraction de « Web log » ; en anglais, log peut signifier registre ou journal. La francophonie tente de trouver des équivalences ou des alternatives à cet anglicisme, bien que le franglais soit fréquent sur le Web, notamment parmi ses techniciens, qui rendent souvent compte de la nouveauté par le biais d'anglicismes et de néologisme.
Un blogueur ou une blogueuse (en anglais : blogger) est l'individu qui a l'habitude de bloguer : il écrit et publie les billets, sans entrer dans la composition de tous les commentaires qui y sont associés. La blogosphère est l'ensemble des blogs. Parfois, par métonymie, on désigne l'ensemble des blogs d'une communauté précise : la « blogosphère homosexuelle », la « blogosphère des standards Web ».
Le vocabulaire intuitif potentiel est vaste et participe du buzz autour du phénomène : blogage, blogable, bloguitude, moblog, blogiciel, audioblog, vidéoblog, photoblog, blogogeoisie ou blogeoisie (terme désignant les blogueurs dont les sites sont très visités), bloguien, carnetier/carnetière, carneter (le verbe), carneticiel, carnetable, carnetage, carnetodépendance, carnetosphère, audiocarnet, vidéocarnet, photocarnet, carnetiquette, blook (blouquin), etc. Ces mots nouveaux rendus nécessaires par l'émergence de nouvelles technologies anglophones contrebalancent l'inertie de la langue française.
[modifier] Formes francisées
La francophonie tergiverse sur la souveraineté (et l'orthographe) du mot blog, bien qu'il soit pour l'instant le plus couramment utilisé dans les faits. L'utilisation de la graphie identique à la forme anglaise blog, tel qu'il figure dans les éditions 2006 des dictionnaires Le Petit Larousse et Le Robert, évite l'homographie entre « un blog » et « je blogue ».
D'autres équivalents sont détaillés dans ce paragraphe. Le processus d'adoption d'un néologisme s'est déjà vu à de nombreuses reprises dans le milieu informatique, par exemple pour les mots hardware et software dont on a tiré les mots équivalents matériel et logiciel et pour lesquels avaient été proposés des équivalents comme quincaille et mentaille.
L'Office québécois de la langue française (OQLF) soutient la forme francisée blogue[12]. Cette lexicalisation permet en effet de créer les dérivations « bloguer », « blogueur », « bloguesque », etc., d'éviter la confusion « bloggeur » - « blogger », et semble être adoptée progressivement par toutes les communautés. Toutefois, les formes dérivées sont également largement utilisées par ceux qui conservent la graphie « blog ».
En France, la Commission générale de terminologie et de néologie a choisi le mot bloc-notes[13], ce qui rend son utilisation obligatoire pour les administrations et services de l'État français. Ce mot entre en conflit avec la traduction des mots notepad et notebook déjà utilisés par ailleurs en informatique. De plus, il n'autorise pas de dérivés évidents comme blogosphère.
Par ailleurs, d'autres traductions ont émergé çà et là au sein de communautés de blogueurs, sans connaître pour l'instant un grand succès :
- cybercarnet, carnet Web (surtout au Québec) ;
- journal Web, webjournal ou joueb, qui ne distinguent pas le journaliste du blogueur, à tort selon la majorité des blogueurs.
- journal extime n'est pas issue du Web mais empruntée à l'écrivain Michel Tournier. Elle décrit étymologiquement un journal intime public. Ce terme désigne en fait plutôt un usage possible pour un blog (présenter sa propre vie), le blog étant un média possible pour cet usage. Il existe des blogs à usage très différents (par exemple d'analyses de l'actualité).
Quelques juristes blogueurs ont proposé bloig (mélange des mots « blog » et « loi ») comme traduction de l'anglais blawg (formé sur les mots « blog » et « law », ce dernier signifiant « loi »). La sonorité étant changée par le composé de ce nouveau mot, « cybercarnet juridique » et « blogue juridique » sont proposés par l'OQLF.
[modifier] Notes et références
- ↑ voir à ce sujet le paragraphe dédié au à la mise en français du mot blog.
- ↑ Vanessa Paz Dennen, « Constructing academic alter-egos: identity issues in a blog-based community », dans Identity in the Information Society, Springer, 2009 [texte intégral lien DOI]
- ↑ Cass Crim 10/05/2005 n°04-84705
- ↑ Sean Carroll, Sean Carroll, « It’s not the Blog », Cosmic Variance, 11 octobre 2005
- ↑ Debbie Weil. The Corporate Blogging Book. 2006
- ↑ Mensuel L'Écho du PCW n°23 à 36, de mars 1989 à août 1990
- ↑ Alexa Top 100 sites en France. Consulté le 5 janvier 2009.
- ↑ CNIL, délib. n° 2005-284, 22 nov. 2005: journal officiel 17 décembre 2005
- ↑ Article 6-II LCEN
- ↑ TGI Paris, ord. réf., 9 janv. 2008, TGI Paris, ord. réf., 5 mars 2009
- ↑ L. n° 2004-575, 21 juin 2004, art. 6-I, 7, al.3
- ↑ L'OQLF maintient une entrée dans son dictionnaire officiel à ce sujet: (fr) Entrée « Blogue » dans le Grand dictionnaire terminologique, OQLF — Consulté le 28 juillet 2008.
- ↑ Bulletin du 20 mai 2005 paru au JO.
[modifier] Voir aussi
[modifier] Bibliographie
- Viviane Serfaty, « Les blogs et leurs usages politiques lors de la campagne présidentielle de 2004 aux États-Unis », Mots. Les langages du politique, n° 80 2006/1. [lire en ligne]
- Nisato Valentina, jurisclasseur communication, fasc. 4755: régime juridique du blog
[modifier] Articles connexes
- Hébergeur d'images
- Service de réseautage social en ligne
- Social Web
- Système de gestion de contenu (CMS)
- Wiki
- Phlog
- Liste de blogueurs
[modifier] Pratiques des blogs
- Blog BD
- Blog Humoristique
- Blog d'entreprise
- Blog de connaissance
- Moblog
- Photoblog ou flog
- Videoblog ou vlog
- Picturelog ou plog
- Booklog ou blook
- Microblogging
- Tumblelog
- Texte caché
[modifier] Moteurs de blog
Un moteur de blog est un logiciel qui permet de réaliser des sites Web basés sur le principe du blog. Les deux scripts libres les plus utilisés en France sont Dotclear et Wordpress
[modifier] Lexique des blogs
- Franglais
- Blogosphère
- Splog
- Blook : Un blook est un livre imprimé constitué à partir du contenu d'un blog. Ce néologisme anglais, qui a blouquin comme équivalent français (contraction de blog et bouquin), est un mot-valise formé par la contraction des mots blog et book (livre).
[modifier] Liens externes
- Catégorie weblogs de l’annuaire dmoz
- (en) State of the Blogosphere 2008 sur le site Technorati