Blaye-les-Mines

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Blaye-les-Mines
Vue de Blaye village
Vue de Blaye village
Blason de Blaye-les-Mines
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Midi-Pyrénées
Département Tarn
Arrondissement Arrondissement d'Albi
Canton Canton de Carmaux-Sud
Intercommunalité Communauté de communes du Carmausin - Ségala-Carmausin
Maire
Mandat
André Fabre
2014-2020
Code postal 81400
Code commune 81033
Démographie
Population
municipale
3 049 hab. (2011)
Densité 343 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 01′ 54″ N 2° 07′ 57″ E / 44.0316666667, 2.1325 ()44° 01′ 54″ Nord 2° 07′ 57″ Est / 44.0316666667, 2.1325 ()  
Altitude 339 m (min. : 241 m) (max. : 344 m)
Superficie 8,88 km2
Localisation

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Blaye-les-Mines est une commune française située dans le département du Tarn et la région Midi-Pyrénées.

Géographie[modifier | modifier le code]

Commune de l'aire urbaine de Carmaux située au sud-ouest de Carmaux

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

L'origine du village remonte à la fondation d'une bastide royale, en 1302. Blaye d'Albigeois, qui devient Blaye-les-Mines en 1934, fait connaissance avec la Révolution industrielle aux XVIIIe et XIXe siècles. La famille de Solages - châtelains blayais[Note 1] - particulièrement dynamique, crée une verrerie en 1752 ; elle installe la première machine à vapeur en 1811 et ouvre plusieurs puits de mine : la Grillatié en 1837, la Tronquié en 1878 et Sainte-Marie en 1895. Dès lors, le destin de la commune est lié à celui du charbon et du verre. Pendant deux siècles la quasi-totalité du « charbon de Carmaux » sera produite sur son territoire.

La fermeture du dernier puits de mine en activité (la Tronquié) constitue en juin 1987 le point final de cette aventure industrielle. De 1985 au 30 juin 1997, l'exploitation de la mine à ciel ouvert ne parvient pas à infléchir le cours de l'histoire[1]. C'est dans ce cratère de 1 kilomètre de diamètre et 200 mètres de profondeur, au lieu-dit "Sainte-Marie", qu'a été aménagé ce qu'on a présenté comme le premier pôle européen de multi-loisirs Cap'Découverte, dont l'activité n'a pu être à la hauteur des espoirs de ses promoteurs et de l'importance considérable des fonds publics engagés dans l'opération d'aménagement du site[2].

Plusieurs Blayais ont marqué l'histoire de la commune au cours de la Seconde Guerre mondiale. Ainsi Augustin Malroux, le maire, a-t-il été le premier Tarnais à se lancer dans la Résistance. Déporté, il meurt à Bergen-Belsen le 10 avril 1945. Abel Bouzinac, le secrétaire général de la mairie également mort en déportation, Wladislav Hamerlak, le mineur, et Yvon Loubière, le transporteur, ont suivi son exemple contre l'occupant nazi.

Vue sur le village de Blaye : l'église et l'ancienne mairie

L'histoire du bassin houiller[modifier | modifier le code]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mai 1925 avril 1933 Théophile Treilhes    
avril 1933 mai 1935 Philippe Franques    
mai 1935 1940 Augustin Malroux SFIO Député du Tarn (1936-1942)
avril 1945 octobre 1947 Casimir Bru    
octobre 1947 octobre 1964[Note 2] Éloi Cabrol    
octobre 1964 mars 1971 Robert Garric    
mars 1971 mars 1989 Jean Coutouly PCF Conseiller général (1973-1982)
mars 1989 mars 2001 Guy-Pierre Fabre PS Conseiller général (1994 à 2008)
mars 2001 en cours André Fabre PS Conseiller général depuis 2008
Les données manquantes sont à compléter.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 3 049 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 3],[Note 4].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
367 425 504 487 567 581 605 726 767
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
889 942 964 992 1 127 1 365 1 640 1 903 2 159
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 702 2 844 3 134 3 527 3 950 4 137 3 134 5 019 6 558
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2011
5 898 5 526 4 563 3 919 3 227 2 944 3 058 3 068 3 049
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[3] puis Insee à partir de 2004[4])
Histogramme de l'évolution démographique


Économie[modifier | modifier le code]

Fiscalité locale[modifier | modifier le code]

L'imposition des ménages et des entreprises à Blaye-les-Mines en 2010[5]
Taxe Part communale Part intercommunale Part départementale Part régionale
Taxe d'habitation (TH) 10,53 % 0,00 % 9,77 % 0,00 %
Taxe foncière sur les propriétés bâties (TFPB) 23,78 % 0,00 % 21,03 % 4,72 %
Taxe foncière sur les propriétés non bâties (TFPNB) 186,25 % 0,00 % 70,42 % 11,23 %
Cotisation foncière des entreprises (ex TP) 00,00 % 36,00 % 0,00 % 0,00 %

La cotisation foncière des entreprises est perçue par la communauté de communes du Carmausin.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Mairie de Blaye-les-Mines, place Jean-Coutouly
Chevalement de l'ancien puits de mine de Sainte-Marie, place Jean Coutouly
  • Dans l'ancienne mairie, à Blaye-Village, place Augustin-Malroux : exposition des œuvres du peintre Bernard-Joseph Artigue[6](Muret 1859 - Blaye-les-Mines 1936).
  • Près de la mairie (dont la construction a été achevée en 1988), avenue d'Albi : chevalement de l'ancien puits de mine de charbon de Sainte-Marie, restauré en 2009 [7]
  • Aire de loisirs de L'Endrevié : statue Lavoisier de Jules Dalou
  • Parc de loisirs Cap'Découverte
  • Musée du verre, domaine de la Verrerie

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • François Gabriel de Solages (1752-1834) : militaire et industriel mort à Blaye-les-Mines ;
  • Augustin Malroux (1900-1945) : homme politique et résistant français né à Blaye-les-Mines ;
  • Jean Coutouly (1926-2009) : ancien résistant, ouvrier mineur, militant syndical (CGT) et politique (PCF), maire de Blaye-les-Mines de 1971 à 1989, conseiller général du Tarn de 1973 à 1982, conseiller régional de Midi-Pyrénées de 1982 à 1986[7] ;
  • Guy-Pierre Fabre (1930-2010) : maire de Blaye-les-Mines de 1989 à 2001, conseiller général du canton de Carmaux-Sud de 1994 à 2008[8] ;
  • Bernard Saint-Girons (1945-) : universitaire spécialiste du droit public économique et des relations internationales, né à Blaye-les-Mines[9] ;
  • Karine Delpas (1974-) : dernière présidente de l'UNEF, a passé son enfance à Blaye-les-Mines.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blaye-les-Mines

Son blasonnement est : D'or embrassé à dextre de sable.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (fr) E. Loubersannes, Petite Histoire de Blaye d'Albigeois, Albi, 1916
  • (fr) Patrick Trouche, Sept siècles d'exploitation du charbon dans le pays carmausin, préface de Rolande Trempé, Association Histoire des mines du Carmausin, Blaye-les-Mines, 1980

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Dont l'un des membres, le comte Hubert de Solages, sera arrêté en 1765 (en même temps que sa sœur Pauline de Barrau, épouse de Jean Antoine de Barrau) à la requête de son père par lettre de cachet et interné jusqu'au 14 juillet 1789, date à laquelle il fut le premier prisonnier libéré de la Bastille (voir Histoire de la Bastille depuis sa fondation jusqu'à sa destruction, 1844, p. 274)
  2. Éloi Cabrol décède en cours de mandat
  3. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  4. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Voir le reportage sur les Mineurs de Carmaux diffusé à la télévision le 12 juillet 1991 [1]
  2. Déficit de Cap'Découverte : rien n'est réglé, par Éric Berger, La Dépêche du Midi, 30 novembre 2005 [2]
  3. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  4. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2008, 2011
  5. (fr) « Impôts locaux à Blaye-les-Mines »
  6. Quelques œuvres de l'artiste présentées sur le site de l'Association pour l'histoire des mines du Carmausin [3]
  7. Déclaration d'André Fabre, maire de Blaye-les-Mines et conseiller général du canton de Carmaux-Sud, La Dépêche du Midi, 7 février 2009 [4]
  8. Thierry Carcenac, président du Conseil général du Tarn, rend hommage à Guy-Pierre Fabre [5]
  9. Biographie de Bernard Saint-Girons sur EducPros.fr [6]