Blausasc

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Blausasc
Carte de localisation de Blausasc
Pays France France
Région Provence-Alpes-Côte d'Azur
Département Alpes-Maritimes
Arrondissement Arrondissement de Nice
Canton Canton de L'Escarène
Code Insee 06019
Code postal 06440
Maire
Mandat en cours
Michel Lottier
2008-2014
Intercommunalité Communauté de communes du Pays des Paillons
Latitude
Longitude
43° 48′ 19″ Nord
         7° 21′ 57″ Est
/ 43.8052777778, 7.36583333333
Altitude 108 m (mini) – 661 m (maxi)
Superficie 10,21 km²
Population sans
doubles comptes
(Blausascois) 1 374 hab.
(2006)
Densité 135 hab./km²

Blausasc est une commune française, située dans le département des Alpes-Maritimes et la région Provence-Alpes-Côte d'Azur. Ses habitants sont les Blausascois.

Sommaire

[modifier] Géographie

Blausasc est à 18 km au nord-est de Nice, à trente minutes des plages de la Côte d'Azur, au cœur du Pays des Paillons au pied des Alpes et du parc national du Mercantour.

[modifier] Économie

[modifier] Histoire

[modifier] Naissance de la commune

C'est le 13 janvier 1926 que le Conseil d'État approuve le décret prononçant la création d'une nouvelle commune. La décision est effective en février, elle est issue d'un travail et surtout d'une situation qui justifiait la séparation entre Blausasc et Peille.

Géographiquement, Blausasc était éloignée de son chef-lieu, Peille : la distance, et le fait que les deux bourgs n'appartenaient pas à la même vallée. Petit à petit, et dès la fin du XIXe siècle, ce hameau de Peille met en place les bases de son indépendance : il possède sa propre paroisse, son école et même une salle d’état-civil.

Le 29 juin 1919, pressé par les habitants de Blausasc, le conseil municipal de Peille émet sa demande auprès de la préfecture pour l'érection de la commune. Une pétition signée par la majorité de la population vient renforcer cette action. En novembre, une enquête de commodo et incommodo auprès des personnes concernées est lancé, comme l'exige la loi. Les suffrages en faveur de la séparation sont largement majoritaires : seul un groupe de démobilisés s'y oppose.

En 1921, une commission syndicale, composée de notables locaux et notamment du comte Saïssi de Châteauneuf, est élue. En 1922, le Conseil général publie ses conclusions : "La future commune possède tous les édifices publics nécessaires, la situation financière est suffisamment assurée et les conseils municipal, d’arrondissement et général ont émis un avis favorable à la séparation..., entente des habitants..., sur les limites de la nouvelle commune... La population de Blausasc s'élève d'après le recensement de 1921, à 348 habitants..."

Cinq années plus tard, la commune fait ses premiers pas dans l'autonomie et désigne son premier maire, Alfred Deleuse. La préfecture avait envisagé le partage des biens entre les deux communes dès 1924. Les biens mobiliers et immobiliers sont séparés au prorata des populations vivant dans chaque village. Les édifices, eux, restent propriété de la commune sur laquelle ils sont érigés.

Les fonctionnaires de la commune sont nommés : le cantonnier municipal, le secrétaire de mairie, le postier et plus tard, les suppléants à la cabine téléphonique. Le règlement de chasse est assez vite adopté afin de régir les terres communales. Une mairie annexe est créée en 1936 à la Pointe.

Mais les préoccupations premières de la commune dans ces années furent surtout la recherche d'eau potable et l'amélioration des voies de circulation et de communication pour les marchandises comme pour les hommes. Dans ce but, l'ensemble de la commune connaît une modernisation sensible : les chemins entre les différents quartiers sont aménagés, la déviation de la route Nice-Turin est votée selon l'ancien tracé du tramway et les rues de Blausasc sont pavées dès 1933. L'année suivante, en 1934, les lavoirs à Vienna et la Pallaréa sont crées. Enfin, en 1940, la commune dépourvue de moulin à huile décide d'en acquérir un, afin de baisser le coût de production .

En 1923, la cimenterie Vicat s'implante à Blausasc. Une part importante de la population y trouve un emploi et donc un revenu supplémentaire. C'est grâce à cette activité que le village conserve un dynamisme alors même qu'une majorité de communes rurales se désertifient.

De 1964 à 1980, c'est le réseau d'eau potable qui couvre peu à peu tout le territoire. De 1965, à 1975, c'est au tour des réseaux d'assainissement, puis de l’éclairage public. Tirant atout de sa proximité de Nice et de sa campagne agréable, le conseil municipal décidait la construction d'un lotissement en 1973.

Le tri sélectif est mis en place avec succès en 2002, une déchèterie communale ouverte chaque samedi et deux stations d'épuration écologiques à lits à macrophytes complètent les équipements publics.

[modifier] Administration

Liste des maires successifs
Période Identité Parti Qualité
1977 décembre 2001 Nicole Lottier
décembre 2001 mars 2008 Laurence Abassit DVD
mars 2008 Michel Lottier[1]

Une élection municipale partielle eût lieu en 2001 suite au décès de Nicole Lottier, amenant à l'élection de Laurence Abassit.

[modifier] Démographie

Évolution démographique
(Source : INSEE[2])
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006
474 509 510 725 1057 1254 1374
Nombre retenu à partir de 1962 : population sans doubles comptes

[modifier] Lieux et monuments

Véritable espace de loisirs et de liberté, le col Pelletier, rassemble une "Base Nature" avec ses équipements sportifs, une déchèterie communale et une vaste esplanade pouvant accueillir de multiples activités sportives ou culturelles.

Au centre du village, le Palais des comtes avec ses façades restaurées avec fresques en trompe-l'œil, fût la demeure de Louis-Alexandre Saïssi de Chateauneuf, premier consul de Nice en 1823.

Sur la place Nicole Lottier, l'église Saint-Pierre édifiée au XIXe siècle dans un style italien classique et l'ancienne mairie-école aux fresques récemment restaurées.

Le palais privé et son parc, au quartier de la Pallaréa — ancienne propriété du président fondateur des ciments Lafarge, le comte de Vaubert — où fut tourné le film L'homme pressé, avec Alain Delon et Mireille Darc en 1977.

De nombreux édifices communaux comme la fontaine du village datant du XIXe siècle taillée dans le calcaire, le moulin génois situé le restaurant du "Moulin de l'Oliveraie" ou religieux comme l'oratoire de la Pallaréa, les chapelles Saint-Roch et La Madone (patronne de la commune fêtée chaque 8 septembre) sont également à découvrir au fil de la promenade.

[modifier] Personnalités liées à la commune

[modifier] Voir aussi

[modifier] Articles connexes

[modifier] Liens externes


Communes de la Communauté de communes du Pays des Paillons

Bendejun  · Berre-les-Alpes  · Blausasc  · Cantaron  · Châteauneuf-Villevieille  · Contes  · Drap  · L'Escarène  · Lucéram  · Peillon  · Touët-de-l'Escarène

43° 48′ 19″ N 7° 21′ 57″ E / 43.80527, 7.365833

[modifier] Sources

[modifier] Notes

  1. Site de la préfecture des Alpes-Maritimes, consulté le 20 juin 2008
  2. Blausasc sur le site de l'Insee
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