Blason de Besançon

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Blason actuel.
Blason sous le Premier Empire
Enluminure de la lettre C aux armes de la ville de Besançon (D'après le premier folio du registre CC481 des Archives municipales de Besançon, vers 1460)
Article connexe : Drapeaux de Besançon.

Les armoiries de la ville de Besançon se blasonnent ainsi :

D'or à l'aigle de sable, tenant de ses serres deux colonnes de gueules brochant sur les ailes

L'aigle bicéphale des Habsbourg, et les deux colonnes d'Hercule furent attribuées à la ville de Besançon par l'Empereur du Saint Empire Germanique, roi d'Espagne et d'Amérique espagnole et duc de Bourgogne Charles Quint en 1537.

Les deux colonnes triomphales d'Hercule évoquent le passé romain antique de Besançon (Vesontio en langue gauloise) avec sa soumission à Jules César en -58 et l'histoire gallo-romainee de la ville

L'or et le sable évoquent le passé aurifère celtique de Besançon (appelé alors par les Grecs antiques Chrysopolis qui veut dire en grec ancien, Ville d'or ). Période pendant laquelle Besançon est un des principaux producteurs d'or de Gaule, or contenu dans le sable du Doubs

Devise associée au blason de Besançon :

  • Utinam (en latin) « Plaise à Dieu »

Historique[modifier | modifier le code]

  • Au Moyen Âge, « ce fut à la fin du treizième siècle que la commune de Besançon adopta pour emblème une aigle déployée, voulant montrer ainsi qu'elle s'était mise sous le protectorat des empereurs d'Allemagne. Au quinzième siècle, elle eut l'idée d'associer à cet emblème l'image du rocher de la citadelle et des deux colonnes romaines qui y étaient encore debout »[1]. Quelques modifications mineures furent encore apportées avant 1537.
  • 1804 sous le Premier Empire, elles sont restaurées avec un lion de Bourgogne, à la place de l’aigle, réservée aux armes impériales, elles devenaient : D'or au lion de sable, adextré et senestré d'une colonne de gueules, surmonté d'une croisette de sable, au chef des bonnes villes, qui est de gueules a trois abeilles d'or.
  • 1815 à la chute de l’Empire, une ordonnance royale rétablit les armoiries d’origine.

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Auguste Castan, Besançon et ses environs, réédition de la première édition de 1880, Les éditions du Bastion, Besançon, 1985, p. 225.