Blandain
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Localisation de Blandain au sein de Tournai |
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| Administration | ||
| Pays | ||
| Région | ||
| Communauté | ||
| Province | ||
| Arrondissement | Tournai | |
| Commune | Tournai | |
| Géographie | ||
| Coordonnées | ||
| Superficie | 11,30 km² | |
| Population Densité |
2205 hab. (01/06/2004) 195,13 hab./km² |
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| Autres informations | ||
| Gentilé | Blandinois(e) | |
| Code postal | 7522 | |
| Zone téléphonique | 069 | |
| Site officiel | (inconnu) | |
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Cette section est trop longue.
Elle gagnerait à être raccourcie ou répartie en plusieurs sous-sections.
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Blandain (en latin Blandinium, en picard Blandan) est une section de la ville belge de Tournai, située en Région wallonne dans la province de Hainaut.
C'était une commune à part entière avant la fusion des communes de 1977.
Les premières traces d'occupation remontent au Néolithique avec la découverte d'une industrie lithique éparse mais certaine(racloirs, pointes de flèches, haches polies...). De la période romaine subsistent les vestiges de plusieurs villas romaines et d'un probable [fanum].
Historiquement, le village de Blandain est lié à Saint Eleuthère. Celui-ci y aurait trouvé refuge face à des violences contre les chrétiens de la région. A son décès, son corps fut inhumé dans l'église qui porte aujourd'hui son nom et y demeura jusqu'au neuvième siècle. On raconte qu'à cette époque Sainte Thècle de Roubaix vit en rêve Saint-Eleuthère qui lui ordonna de dire de sa part à Heidilon, évêque de Tournai et Noyon, d'aller à Blandain lever de terre ses reliques qu'il trouverait près de l'autel de l'église.
Une chasse, œuvre anonyme de la première moitié du XIIIe siècle, fut réalisée par le légat du Pape Odon de Tusculum et l’évêque de Marvis le 25 août 1247 afin d'abriter les reliques du Saint, premier évêque de Tournai. Depuis 1931, l'Evêque de Tournai attribua aux habitants de Blandain le privilège de la porter à l'occasion de la Grande procession de Tournai. Cette dernière est aujourd'hui considérée comme l'une des sept merveilles de Belgique.
Le chapitre Notre-Dame de Tournai était seigneur principal; il avait reçu l'autel de Blandain, qui passe pour la patrie de saint Eleuthère, premier évêque de Tournai, de son lointain successeur, Simon de Vermandois (1128).
Cette donation avait été confirmée en 1190 par le pape Clément III.
Collateur de la cure, le chapitre levait également les dîmes mais il en donna une part au curé dès le début du XIIIe s.
A la fin du XVIIe s., ce dernier ne bénéficiait que du sixième de celles-ci.
Sous l'Ancien Régime, le bailli du seigneur d'Honnevain intervenait lors de la reddition des comptes de la commune.
Composé également des seigneuries de Baudimont, d'Hardiplancq, propriété des Jésuites à la fin du XVIIe s., du Porcq ou du Parcq, de Lassus, des Pauvres de Tournai, du Marest, de Corbry, du Molinel, du Chastelet et du fief de Coquereaumont (ou Cocriaumont), le territoire de Blandain se partageait entre le Tournaisis (398 bonniers 1300 verges), la châtellenie de Lille et des terres franches dites les 'Francs Empires' au XVIIIe s.
Après que Louis XIV eut étendu la juridiction du bailliage de Tournaisis aux enclaves de Blandain par l'édit de Fontainebleau (octobre 1686) et que ce roi eut perdu ses conquêtes dans la région, ces terres demeurèrent contentieuses entre la France et l'Autriche puis elles furent cédées par Louis XV à l'impératrice Marie-Thérèse (Convention des Limites du 16 mai 1769) et réunies au Tournaisis en 1779.
Des institutions tournaisiennes possédaient des biens à Blandain : l'hôpital Notre-Dame, les Anciens Prêtres, l'hôpital Saint-Eleuthère, qui les avait reçus en 1360 de Simon du Portail, doyen du chapitre, et les chapellenies de Saint-Eloi et de Saint-Pierre, dotées par Jean Abraham, archidiacre de Tournai, au début du XIIIe s
On y voyait également la ferme de l'Evêque, propriété de l'évêché de Tournai, qui fut vendue comme bien national et qui exploitait encore une surface de 40 ha pendant l'entre deux-guerres, celle du Marais (50 ha à la même époque), celle des Chartreux, rattachée à Blandain en 1820, celle du Marly et celle de Lucq.
Vers 1760, la localité était le centre d'une région qui produisait du grain, de la laine, du lin et du bois pour la consommation locale.
On notera, en rapport avec le site karstique de Blandain, une importante décision de la puissance publique qui traite de ces problèmes en Belgique soit le Gouvernement wallon.

