Blandain

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Blandain
La place de Blandain
La place de Blandain
Administration
Pays Drapeau de la Belgique Belgique
Région Drapeau de la Région wallonne Région wallonne
Communauté Drapeau de la Communauté française de Belgique Communauté française
Province Drapeau de la province de Hainaut Province de Hainaut
Arrondissement Tournai
Commune Tournai
Code postal 7522
Zone téléphonique 069
Démographie
Gentilé Blandinois(e)
Population 2 205 hab. (01/06/2004)
Densité 195 hab./km2
Géographie
Coordonnées 50° 37′ N 3° 18′ E / 50.617, 3.350° 37′ Nord 3° 18′ Est / 50.617, 3.3  
Superficie 1 130 ha = 11,30 km2
Localisation
Localisation de Blandain au sein de Tournai
Localisation de Blandain au sein de Tournai

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Blandain

Blandain (en picard Blandan[1]) est une section de la ville belge de Tournai, située en Région wallonne dans la province de Hainaut. C'était une commune à part entière avant la fusion des communes de 1977.

Blandain vu de la voie de chemin de fer

Géographie[modifier | modifier le code]

Géologie[modifier | modifier le code]

On notera, en rapport avec le site karstique de Blandain, une importante décision de la puissance publique qui traite de ces problèmes en Belgique soit le Gouvernement wallon.

Histoire[modifier | modifier le code]

Antiquité[modifier | modifier le code]

Les premières traces d'occupation remontent au Néolithique avec la découverte d'une industrie lithique éparse mais certaine (racloirs, pointes de flèches, haches polies...).

De la période romaine subsistent les vestiges de plusieurs villas romaines et d'un probable fanum.

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Historiquement, le village de Blandain est lié à saint Eleuthère, premier évêque de Tournai. Celui-ci y aurait trouvé refuge lors de violences contre les chrétiens de la région. A son décès, son corps fut inhumé dans l'église qui porte aujourd'hui son nom et y demeura jusqu'au IXe siècle. On raconte qu'à cette époque sainte Thècle de Roubaix vit en rêve saint Eleuthère qui lui ordonna de dire de sa part à Heidilon, évêque de Tournai et Noyon, d'aller à Blandain lever de terre ses reliques qu'il trouverait près de l'autel de l'église.

L'église Saint-Éleuthère.

Une châsse, œuvre anonyme de la première moitié du XIIIe siècle, fut commandée par le légat du pape Odon de Tusculum et l’évêque de Marvis le 25 août 1247 afin d'abriter les reliques du Saint. Elle est considérée comme l'une des sept merveilles de Belgique[1]. En 1931, l'Evêque de Tournai attribua aux habitants de Blandain le privilège de la porter lors de la Grande procession de Tournai.

Le chapitre Notre-Dame de Tournai était seigneur principal; il avait reçu l'autel de Blandain, du lointain successeur d'Éleuthère, Simon de Vermandois (1128), fils d'Hugues Ier de Vermandois. Cette donation fut confirmée en 1190 par le pape Clément III.

Collateur de la cure, le chapitre levait également la dîme, mais il en retourna une part au curé dès le début du XIIIe s. À la fin du XVIIe s., ce dernier ne bénéficiait que du sixième de celle-ci.

Des institutions tournaisiennes possédaient des biens à Blandain : l'hôpital Notre-Dame, les Anciens Prêtres, l'hôpital Saint-Eleuthère, qui les avait reçus en 1360 de Simon du Portail, doyen du chapitre, et les chapellenies de Saint-Eloi et de Saint-Pierre, dotées par Jean Abraham, archidiacre de Tournai, au début du XIIIe s.

Il faut y ajouter la ferme de l'Evêque, propriété de l'évêché de Tournai, qui fut vendue comme bien national et qui exploitait encore une surface de 40 ha pendant l'entre deux-guerres, celle du Marais (50 ha à la même époque), celle des Chartreux, rattachée à Blandain en 1820, celle du Marly et celle de Lucq.

Ancien Régime[modifier | modifier le code]

Sous l'Ancien Régime, le bailli du seigneur d'Honnevain intervenait lors de la reddition des comptes de la commune.

Composé également des seigneuries de Baudimont, d'Hardiplancq, propriété des Jésuites à la fin du XVIIe s., du Porcq ou du Parcq, de Lassus, des Pauvres de Tournai, du Marest, de Corbry, du Molinel, du Chastelet et du fief de Coquereaumont (ou Cocriaumont), le territoire de Blandain se partageait entre le Tournaisis (398 bonniers 1300 verges), la châtellenie de Lille et des terres franches dites les 'Francs Empires' au XVIIIe s.

Vers 1760, Blandain produisait du grain, de la laine, du lin et du bois pour la consommation locale.

Après que Louis XIV eut étendu la juridiction du bailliage de Tournaisis aux enclaves de Blandain par l'édit de Fontainebleau et qu'il eut perdu ses conquêtes dans la région, ces terres demeurèrent contentieuses entre la France et l'Autriche. Elles furent finalement cédées par Louis XV à l'impératrice Marie-Thérèse (Convention des Limites du 16 mai 1769) et réunies au Tournaisis en 1779.

Patrimoine[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. en latin Blandinium.