Blanche Lincoln

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Blanche Lincoln
Image illustrative de l'article Blanche Lincoln
Fonctions
Sénatrice senior de l'Arkansas
3 janvier 19993 janvier 2011
Prédécesseur Dale Bumpers
Successeur John Boozman
Biographie
Date de naissance 30 septembre 1960 (54 ans)
Lieu de naissance à Helena (Arkansas) États-Unis
Parti politique Démocrate
Conjoint Steve Lincoln
Religion Episcopale

Blanche Lambert Lincoln (née en 1960) est une femme politique américaine, sénatrice démocrate de l'Arkansas au Sénat des États-Unis de 1999 à 2011.

Membre des « Nouveaux démocrates » (centriste) au Sénat et coprésidente du « Moderate Dems Working Group », elle représente l'aile droite du Parti et vote parfois à l'unisson avec les républicains concernant certains sujets économiques ou environnementaux.

Ceci lui a coûté son siège lors de l'élection sénatoriale de 2010, la gauche soutenant lors de la primaire démocrate le gouverneur-adjoint de l'Arkansas Bill Halter (en). La droite s'opposant aussi à elle, c'est finalement le républicain John Boozman qui remporta le siège.

Études et vie privée[modifier | modifier le code]

Blanche Lambert est née le 30 septembre 1960 à Helena, comté de Phillips, dans l'Arkansas.

Diplômée en droit en 1982, Blanche Lambert est mariée au docteur Steve Lincoln et est mère de garçons jumeaux.

Représentante de l'Arkansas (1993-997)[modifier | modifier le code]

Blanche Lincoln travaille jusqu'en 1984 dans l'équipe de Bill Alexander (en), le député de l'Arkansas au Congrès fédéral.

En 1992, elle bat Alexander lors des primaires démocrates et lui prend son siège à la Chambre des représentants des États-Unis où, réélue en 1994, elle siège jusqu'en 1997.

Lincoln représente l'aile la plus à droite du Parti démocrate. Elle a été l'une des rares démocrates à soutenir l'ALÉAC (accord de libre-échange avec la République dominicaine) et, fut l'une des 17 démocrates à voter pour le Teamwork for Employees and Managers Act of 1995 qui visait à modifier le droit fédéral du travail ; le président Bill Clinton avait par la suite mis son veto à la loi.

Elle a aussi voté en faveur d'une restriction des class actions et pour rendre plus strictes les lois sur la faillite personnelle. Enfin, elle s'est isolé de la majorité de son Parti en soutenant les suppressions d'impôts de l'administration Bush, et réclame l'abolition des droits de succession. Elle a rédigé des propositions de réforme constitutionnelle visant à inclure un balanced budget amendment (en), qui contraindrait l'État à équilibrer chaque année son budget de façon exacte, empêchant de fait toute politique de relance budgétaire.

Très impliquée dans les enjeux agraires, elle a fait campagne pour le Federal Agriculture Improvement and Reform Act of 1996 (en) (FAIR) qui modifiait profondément le système de subventions des agriculteurs. Au Sénat, elle s'est aussi battue lors du vote du Food, Conservation, and Energy Act of 2008 (en).

En 1996, enceinte, Blanche Lincoln renonce à concourir pour un 3e mandat.

Sénatrice des États-Unis (1999-2011)[modifier | modifier le code]

En 1998, elle est élue sénatrice fédérale, succédant à Dale Bumpers. Membre de la coalition des « Nouveaux démocrates » (centriste) du Sénat, elle siège, entre autres, à la Commission des finances, à la Commission de l'agriculture et au Comité d'éthique.

En 2004, elle est l'une des prétendantes à la candidature à la vice-présidence au côté de John Kerry.

En novembre 2004, elle est réélue sénateur avec 56 % des suffrages contre 44 % à son concurrent républicain Jim Holt.

En 2009, elle est une des fondatrices et une des trois coprésidentes du « Moderate Dems Working Group », un groupe centriste.

Elle vote en faveur du plan de relance de l'économie et de la réforme de santé du Président Obama, en soutenant le Patient Protection and Affordable Care Act. En revanche, elle vota contre le Health Care and Education Reconciliation Act of 2010 (en). Enfin, elle fut l'une des adversaires du projet de loi Employee Free Choice Act (en), déposé au Congrès en mars 2009, et qui visait à réformer le National Labor Relations Act afin d'augmenter les droits des salariés. Cette position lui obtint le soutien de l'Americans for Tax Reform (en), mais lui coûta ses appuis au sein des syndicats et des classes populaires.

Elle vote également pour la nomination de Sonia Sotomayor et d'Elena Kagan à la Cour suprême.

2010 : Une défaite inéluctable ?[modifier | modifier le code]

Candidate à sa réélection, elle doit faire face lors de la primaire démocrate au gouverneur-adjoint de l'Arkansas Bill Halter (en) et au conservateur D.C. Morrison. Le 18 mai 2010, Lincoln obtient 44,5 % des voix contre 42,5 % à son rival plus à gauche Bill Halter (qualifié de liberal aux États-Unis) et 13 % à D.C. Morrison.

Furieux en particulier par son opposition à l'Employee Free Choice Act (en), la plupart des syndicats (dont l'AFL-CIO, Communications Workers of America (en), l'AFSCME et les métallurgistes de l'United Steelworkers of America) avaient décidé de soutenir Halter contre Lincoln, appuyés en cela par la coalition de gauche MoveOn ainsi que par Netroots (en), une coalition rassemblée autour du blog Daily Kos[1]. L'association environnementale Sierra Club finança aussi une publicité critiquant Lincoln pour avoir soutenu les efforts visant à empêcher l'Environmental Protection Agency (EPA, « agence de protection de l'environnement » de réguler les émissions de gaz à effet de serre[1].

Ces critiques avaient d'ailleurs poussé Lincoln, lors de la campagne pour les primaires, à gauchir son discours, en soutenant par exemple l'idée d'une régulation très importante des produits dérivés financiers alors que le Congrès discutait du Dodd–Frank Wall Street Reform and Consumer Protection Act[2].

Un second tour est alors organisé le 8 juin, où elle s'impose finalement de justesse avec 52 % des voix contre 48 % à Halter.

Affaiblie par son duel contre Halter, Blanche Lincoln affronte ensuite le représentant républicain John Boozman lors de l'élection générale du 2 novembre. Elle avait déjà battue le frère de celui-ci en 1998 pour siéger au Sénat. Les commentateurs considèrent assez tôt dans la campagne que le siège de la démocrate est cependant le plus vulnérable de ces élections sénatoriales où elle accuse, selon les sondages RCP, un retard de plus de vingt-cinq points sur Boozman.

Le 2 novembre 2010, avec 36,95 % des voix, elle est sèchement battue par John Boozman (57,90 %).

Références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Article connexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]