Blanche Doumer

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Blanche Doumer
La tombe de Paul et Blanche Doumer, au cimetière de Vaugirard, dans le 15e arrondissement de Paris.
La tombe de Paul et Blanche Doumer, au
cimetière de Vaugirard, dans le 15e arrondissement de Paris.
Épouse du 14e président de la République française
13 juin 1931 – 7 mai 1932
(10 mois et 24 jours)
Prédécesseur Jeanne Doumergue
Successeur Marguerite Lebrun
Biographie
Nom de naissance Blanche Richel
Date de naissance 8 juin 1859
Lieu de naissance Soissons (Aisne)
Date de décès 4 avril 1933 (à 73 ans)
Lieu de décès Paris
Conjoint Paul Doumer

Blanche Doumer, née Richel le 8 juin 1859 à Soissons (Aisne) et décédée le 4 avril 1933, est l'épouse de Paul Doumer, quatorzième président de la République française.

Lorsque celui-ci fut élu président de la République française, elle devient de fait la Première dame de France le 13 juin 1931. Elle occupa ce rôle officieux jusqu'au 7 mai 1932, date à laquelle son époux fut assassiné par un émigré russe à Paris.

Blanche Doumer est la mère de huit enfants, dont cinq garçons. Quatre d'entre eux sont Morts pour la France.

Biographie[modifier | modifier le code]

Les origines familiales[modifier | modifier le code]

Blanche Richel est la fille de Clément Richel, inspecteur de l'enseignement primaire, et de Clémence Sampité (1836-1897).

Le mariage avec Paul Doumer[modifier | modifier le code]

Elle épouse Paul Doumer en 1878, et lui donne huit enfants, dont cinq fils. Lors de la Première Guerre mondiale, quatre d'entre eux sont tués (Marcel, René, André et Armand), puis inhumés au cimetière de Vaugirard.

Marquée par le deuil, Blanche Doumer se fait encore plus effacée et austère. Son époux accède à la présidence de la République le 13 juin 1931.

À l’Élysée[modifier | modifier le code]

Le président Doumer étant un ascète, méprisant le tabac et l’alcool, et ne cessant de travailler, le couple présidentiel ne se voit guère souvent, si ce n’est le soir, au cours du dîner qui a toujours lieu dans la bibliothèque du palais présidentiel. Il est dit qu'il arrivait au président Doumer d'évoquer la situation politique à table, et que la Première dame était invitée à prendre part à la conversation.

Proche de ses enfants, la Première dame demanda à sa plus jeune fille, Germaine, de résider en leur compagnie à l'Élysée. Celle-ci, en compagnie de son époux, occupa une chambre dans les appartements présidentiels.

Les époux Doumer se promènent souvent avec leurs trois filles (Hélène, Lucile et Germaine) qui leur ont donné onze petits-enfants, notamment dans le parc de Saint-Cloud ou au bois de Boulogne. On se plaît à leur trouver une ressemblance avec Philémon et Baucis[1].

L’assassinat de son époux[modifier | modifier le code]

Paul Doumer est assassiné le 6 mai 1932 lors de la vente de livres des Écrivains combattants, par un anarchiste russe du nom de Paul Gorgulov. La scène se passe devant l'hôtel de Rothschild, accompagné de sa femme dont il murmure le nom, et qui lors de son agonie hurle : « Non, ce n'est pas possible, ce n'est pas possible[1] ! ».

La dépouille du président est alors pressentie pour entrer au Panthéon, la brutalité de sa mort effaçant sans doute sa courte présidence de onze mois. Son épouse s'y oppose et déclare : « Non, je vous l'ai donné toute sa vie. Laissez-le-moi maintenant[1] ». Il est inhumé près de ses fils au cimetière de Vaugirard. Elle reçoit des lettres de condoléances de nombre de chefs d'États et de personnalités importantes, à l’instar du grand-duc en exil Boris de Russie qui lui écrit, au palais de l’Élysée[2]. Elle lui répond le 9 mai, par télégramme : « Je remercie de tout cœur votre Altesse Impériale de la sympathie qu’elle me témoigne dans ma douleur »[2].

Blanche Doumer s'efface de la vie publique. L'ancienne Première dame, désespérée, ne survit qu'un an à la mort de son époux. Renversée par une voiture en avril 1933, Blanche Doumer décède des suites de ses blessures.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c Bertrand Meyer-Stabley, Les Dames de l’Élysée. Celles d’hier et de demain, Librairie Académique Perrin, Paris.
  2. a et b « Traces écrites »

Articles connexes[modifier | modifier le code]