Blanche Charlet

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Blanche Charlet (1893-1985) fut, pendant la Seconde Guerre mondiale un agent secret du Special Operations Executive (SOE), section F.

Identités[modifier | modifier le code]

  • État civil : Valentine Blanche Charlet
  • Comme agent du SOE :
    • Nom de guerre (field name) : « Christiane »
    • Nom de code opérationnel : BERBERIO

Éléments biographiques[modifier | modifier le code]

  • 23 mai 1893. Naissance de Blanche Charlet.
  • 26 août 1942. À Gibraltar, elle embarque sur la felouque Seadog (Buchowski). Elle est envoyée pour assurer la fonction de courrier auprès de Brian Stonehouse « Célestin ».
  • 1er septembre 1942. Opération Watchman du SOE : tôt le matin, la felouque la dépose en rade d'Agay avec quelque 600 kilos de matériel militaire, et repart avec Nicholas Bodington, André Gillois, sa femme et sa fille, et deux agents belges. Elle trouve rapidement des lieux sûrs à partir desquels l'opérateur radio du réseau, Brian Stonehouse, peut émettre. Elle prend aussi contact avec d'autres chefs de réseau du SOE en zone libre.
  • 24 octobre 1942. Les Allemands étant parvenus à localiser l'émetteur, la Milice les arrête au Château de Hurlevent, à Feyzin, au sud de Lyon.
  • Novembre 1942. Elle est internée à la prison de Castres.
  • 16 septembre 1943. Après onze mois de détention dans différentes prisons françaises, elle s'évade. Ayant trouvé un uniforme et s'étant emparé de pistolets et de doubles des clés, elle participe à une évasion collective avec la résistante française Suzanne Charisse. Avec l'aide d'un fermier, Blanche et Suzanne trouvent refuge dans un monastère bénédictin. Elles y restent à l'abri pendant deux mois.
  • Novembre 1943 (date à vérifier). Les moines les remettent à une ligne d'évasion pour leur faire traverser les Pyrénées et rejoindre l'Espagne. Mais comme c'est l'hiver, elles en sont empêchées par la neige.
  • 15/16 avril 1944. Un message de Blanche étant parvenu au quartier général du SOE à Baker Street, un ramassage en Bretagne est organisé. C'est la dernière opération de la ligne VAR depuis la plage de Beg-an-Fry, l'opération SCARF, grâce à laquelle elle peut traverser la Manche, en même temps que Suzanne Wharenghem, le courrier de la ligne PAT.

Reconnaissance[modifier | modifier le code]

  • Plaque commémorative : sur les lieux où elle a été arrêtée (château de Hurlevent, chemin de Beauregard, Feyzin), une plaque lui rendant hommage, ainsi qu'à Brian Stonehouse et à M. et Mme Jourdan, a été inaugurée le 20 juin 2004

Sources et liens externes[modifier | modifier le code]

  • Michael Richard Daniell Foot, Des Anglais dans la Résistance. Le Service Secret Britannique d'Action (SOE) en France 1940-1944, annot. Jean-Louis Crémieux Brilhac, Tallandier, 2008, (ISBN 978-2-84734-329-8) / EAN 13 : 9782847343298. Traduction en français par Rachel Bouyssou de (en) SOE in France. An account of the Work of the British Special Operations Executive in France, 1940-1944, London, Her Majesty's Stationery Office, 1966, 1968 ; Whitehall History Publishing, in association with Frank Cass, 2004. Ce livre présente la version officielle britannique de l’histoire du SOE en France. Blanche Charlet est mentionnée p. 315-316.
  • Article Blanche Charlet de langue anglaise.