Blanc anti-flash

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Un bombardier Victor de la RAF, au alentour de 1961, avec une peinture blanche anti-flash et des cocardes pales.

Le blanc anti-flash est une couleur blanche brillante souvent vu sur les bombardiers nucléaires américains, britanniques et soviétiques[1]. Le but de cette couleur était de réfléchir une partie du rayonnement thermique d'une explosion nucléaire, protégeant l'aéronef et ses occupants.

Royaume-Uni[modifier | modifier le code]

Un Blackburn Buccaneer au salon aéronautique de Farnborough de 1962 peint en blanc anti-flash avec cocardes pâles.
Un BAC TSR-2 avec une livrée blanc anti-flash.

La couleur blanc anti-flash fut mise en œuvre sur les bombardiers V de la Royal Air Force et sur les Blackburn Buccaneer de la Royal Navy lorsqu’ils étaient utilisés dans la frappe nucléaire. Les bombardiers nucléaires britanniques reçurent, mais pas au début seulement lorsque le problème fut pris en compte, des cocardes de couleur bleu et rose pâle plutôt que le traditionnel rouge sombre, blanc, et bleu.

La peinture blanche anti-flash fut appliquée sur plusieurs prototypes d’avions britanniques, y compris sur le British Aircraft Corporation TSR-2. La peinture utilisée sur l'Avro Vulcan avait été fabriqué par Cellon, et celle appliqué sur le Handley Page Victor par Titanine Ltd.[2].

États-Unis[modifier | modifier le code]

Un E-6 Mercury (poste de commandement aéroporté dans le cadre d’une riposte nucléaire), peint avec une livrée blanche anti-flash.
Un B-52D peint avec une peinture blanche anti-flash sur le ventre.

Beaucoup de bombardiers nucléaires du Strategic Air Command étaient peints en blanc anti-flash sans insignes sur la face inférieure du fuselage et en gris clair-argent ou métal naturel (plus tard un camouflage léger) sur les surfaces supérieures.

Les A-5 Vigilante de la marine américaine disposaient d’une livrée blanche anti-flash sans insignes sur la face inférieure du fuselage.

Les Boeing E-6 dans le rôle TACAMO sont peints avec de la peinture blanche anti-flash mais leurs cocardes ne sont pas affadies.

Union soviétique/Russie[modifier | modifier le code]

Un Tupolev Tu-22M avec une peinture blanche anti-flash sur la face inférieure.

Comme pour ceux des États-Unis, certains bombardiers nucléaires soviétiques avaient le dessous du fuselage peint blanc anti-flash avec les surfaces supérieures peintes couleur argent-gris clair. Le Tupolev Tu-160 des années 1980, fut le premier à être peint intégralement en blanc anti-flash.

Chine[modifier | modifier le code]

Certaines variantes du Xian H-6 avaient la face inférieure du fuselage peint couleur blanc anti-flash.

Aéronefs[modifier | modifier le code]

En plus de ces avions militaires, le Concorde fut peint en blanc pour protéger sa peau en aluminium du chauffage aérodynamique.

Appareil avec au moins une partie du fuselage peint en blanc anti-flash sur les variantes vecteurs d'armes nucléaires :

Drapeau : Royaume-Uni Royaume-Uni

Drapeau des États-Unis États-Unis

Drapeau de l'URSS Union soviétique/Drapeau de la Russie Russie

Drapeau de la République populaire de Chine Chine

Drapeau du Canada Canada

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

  1. « B36 in "anti-atom" finish over Kent », Flight,‎ 11 novembre 1955, p. 741 (lire en ligne [PDF])
  2. « Titanine aircraft finishes are used on the Handley-Page Victor », Flight,‎ 1 janvier 1954, p. 1 (lire en ligne)

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Bill Gunston, « The V-Bombers - The Handley Page Victor - part 3 », Aeroplane Monthly,‎ mars 1981