Blacksad

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Blacksad
Série
Scénario Juan Díaz Canales
Dessin Juanjo Guarnido
Couleurs Juanjo Guarnido
Genre(s) policier

Éditeur Dargaud
Première publication 2000-2013
Nb. d’albums 5 + 2 hors-série

Blacksad est une série de bande dessinée policière et animalière en cinq albums, de Juan Díaz Canales et Juanjo Guarnido.

Les histoires prennent place dans une atmosphère de film noir, dans la ville de New York des années 1950. Tous les personnages sont des animaux anthropomorphes dont l’espèce reflète le caractère ainsi que le rôle dans l’histoire. Le héros, John Blacksad, est un chat noir à museau blanc exerçant comme détective privé.

L’atmosphère sombre de polar est autant rendue par le graphisme que par un jeu de voix off, de répliques et de silences expressifs typés. La coloration à l’aquarelle, ainsi que l’influence du travail de Juanjo Guarnido dans l’animation aux studios Disney, donnent une réelle impression de mouvement.

Historique[modifier | modifier le code]

En octobre 1990, Juan Díaz Canales et Juanjo Guarnido, passionnés de dessin et d’animation se rencontrent dans les studios d’animation Lapiz Azul. Juan Díaz Canales montre à Juanjo Guarnido un projet de polar en noir et blanc mettant en scène un chat noir détective dans un monde d’animaux anthropomorphes. Sous l’insistance de Juanjo Guarnido, Juan Díaz Canales accepte sa collaboration et ils commencent alors à travailler sur ce projet de bande dessinée, Blacksad.

Éloignés l’un de l’autre, ils continuent à correspondre et n’oublient pas leur projet. En 1996, Juan Díaz Canales écrit à Juanjo Guarnido dans une de ses lettres : « Blacksad ne dort pas »[1]. Une fois le scénario terminé, Juanjo Guarnido se consacre au dessin de cette histoire.

Leur dossier convainc les éditeurs Casterman, Delcourt et Dargaud et c’est Dargaud qui emporte l’accord. Deux ans et demi plus tard, l’album est prêt à être édité. Il aura fallu sept ans de production pour que paraisse Quelque part entre les ombres.

Le succès du premier album sorti en France en novembre 2000 est immédiat. Il est rapidement en rupture de stock et les critiques sont globalement positives que ce soit dans les médias, auprès du public ou dans le monde de la bande dessinée. Ce succès est tel que les deux auteurs publient un livre sur la création de cet album (making-of), intitulé Les Dessous de l’enquête.

En mars 2003, le deuxième volume Arctic-Nation est publié et remporte également un franc succès.

La couverture du cinquième tome a été révélée sur Internet le 24 juin 2013, accompagnée du titre du tome : Amarillo. Ce dernier est paru le 15 novembre 2013.

Synopsis[modifier | modifier le code]

Dans le New York anthropomorphe des années 1950, on peut toujours compter sur l’efficacité et la discrétion du chat détective privé John Blacksad lorsqu’il faut éclaircir une sombre affaire.

Personnages[modifier | modifier le code]

Hormis les personnages principaux, de nombreux autres protagonistes apparaissent au cours des albums (et certains meurent à la fin de l’album dans lequel ils sont apparus).

Personnages principaux[modifier | modifier le code]

  • John Blacksad, un chat noir à museau blanc détective privé. C’est l’archétype du héros solitaire, sombre et désabusé, ancien gamin des rues qui a « bien tourné », comme il le dit à Otto Liebber. (« Avant je courais devant la police, maintenant c'est moi qui cours après les méchants. ») On apprend dans le tome 5 qu'il a une sœur, Donna, ainsi qu'un neveu, Ray, et que leur père est en vie mais ne leur donne que peu de nouvelles. Il n'a eu pour le moment qu'un seul amour : l’actrice Natalia Wilford.
  • Smirnov, un berger allemand commissaire de police. Droit et intègre, il entretient une rivalité amicale avec John, et l’apprécie à sa juste valeur. On apprend par la suite lors du tome 3, qu'il est marié et a deux enfants.
  • Weekly, une fouine (mâle) journaliste apparue au cours du deuxième album. Il travaille pour le What’s news, un journal à sensation. John le sauva d’un lynchage en règle par les membres de l’Arctic-Nation. Ce curieux est toujours au courant de tout. Mais il se démarque aussi par son manque d’hygiène.

Personnages secondaires[modifier | modifier le code]

Tome 1 - Quelque part entre les ombres.

  • Natalia Wilford, une chatte comédienne qui fut la première cliente de John ainsi que son premier amour, assassinée par Ivo Statoc.
  • Léon Kronski, est un lion scénariste et amant de Natalia. Il est tué par Ivo Statoc.
  • Jake Ostiombe, un gorille boxeur ancien garde du corps de Natalia et ami de John.
  • Fiston, un lézard envoyé par Ivo Statoc pour éliminer John, qui se fera tuer par un homme de main d'Ivo Statoc
  • Poli, un iguane gérant d’un bar nommé L'Iguana (essentiellement fréquenté par des reptiles).
  • Les deux gardes du corps d'Ivo Statoc, un ours et un rhinocéros, chacun d'une très grande force physique, allant toujours de pair.
  • Ivo Statoc, un crapaud homme d’affaires très puissant et sans scrupules assassiné par John.

Tome 2 - Arctic-Nation

  • Kayleigh, une petite ourse noire enlevée par Huk, dans le cadre d'un complot visant à éliminer Hans Karup.
  • Miss Grey, une biche institutrice que John considère comme une de ces personnes « à l'aspect fragile mais dotées d'un esprit digne et ferme ».
  • Hans Karup, un ours polaire commissaire de police. Il est le meneur d'Arctic-Nation mais n'est pas pour autant le plus mauvais d'entre eux ; en effet, bien que prêt à les tuer, il ne donne à John et Weekly qu’un avertissement à la loyale.
  • Huk, un renard polaire bras droit de Hans, qu’il tuera dans le cadre du complot qu'il a organisé. Il est l'amant de Jézabel, qui le tuera à son tour.
  • Oldsmill, un tigre blanc de Sibérie très influent dans « The Line ». Il semble notamment avoir contribué à l’élévation sociale d'Hans Karup.
  • Dinah, la mère de Kayleigh et sœur de Jézabel. Elle travaille dans un drive-in.
  • Jézabel, la sœur de Dinah et épouse de Hans, maîtresse de Huk.
  • Cotten, une vieille pie aveugle et joueur compulsif. Il rêve d'aller un jour à Las Vegas. Il se charge de sauver Kayleigh, mais est tué indirectement par Huk. Dans la première page de garde du troisième tome, John verse ses cendres à Las Vegas (car il avait promis de l'y emmener).

Tome 3 - Âme rouge

  • Hewitt Mandeline, riche tortue qui veut finir sa vie en se divertissant. Il emploie John principalement comme garde du corps, ce qui cause le profond ennui de ce dernier.
  • Otto Liebber, un hibou professeur de physique nucléaire, mentor de John et réfugié allemand. Il fait penser à Albert Einstein, mais son parcours est plus proche de celui de Robert Oppenheimer. Il a travaillé à Los Alamos sur la première bombe atomique.
  • Alma Mayer, une chatte écrivaine. Un début de romance s'installe entre elle et John, mais des circonstances imprévues y mettent vite fin.
  • Samuel Gotfield, un dalmatien milliardaire de nature excentrique, bienfaiteur d'un groupe d'intellectuels de gauche surnommés Les Douze Apôtres.
  • Gallo, un coq sénateur débordant de patriotisme et leader d'une lutte anti-communiste, qui n'est pas sans rappeler Joseph McCarthy.
  • Dorothy Smirnov, une cocker spaniel anglais épouse de Smirnov.
  • Ribs, un terrifiant gavial tueur a gage engagé par Lazslo Herzl pour assassiner Otto Liebber, qui tue Otero en pensant accomplir sa mission.
  • Laszlo Herzl, un primate chimiste mondialement connu, survivant de l’holocauste. Il paye Ribs pour assassiner Otto Liebber.
  • Otero, une chouette, émigré espagnol à la suite de la guerre civile, victime d’un « fatal » quiproquo.
  • Sergeï Litvak, un chien peintre d'origine russe à la santé fragile.

Tome 4 - L'Enfer, le silence

  • Faust Lachapelle, un bouc, richissime propriétaire de Lachapelle Records, une maison de disques qui a produit de nombreux artistes tels Sebastian Fletcher ou Junior Harper. Alors qu'il est mourant, il fait appel à John pour retrouver Sebastian.
  • Thomas Lachapelle, fils de Faust. Il s'occupe d'Hannah depuis que Sebastian a disparu dans la nature. Est-ce par jalousie vis-à-vis ce dernier ou par amour sincère envers elle ?
  • Sebastien « Little Hand » Fletcher, un chien, musicien noir qui doit son surnom à sa malformation congénitale : une de ses mains est minuscule. Sa musique connut un immense succès mais, comme il est aujourd'hui ravagé par la drogue, c'est sa disparition aussi soudaine que mystérieuse qui pousse Faust Lachapelle a engager John pour le retrouver.
  • Hannah Fletcher (chienne), femme de Sebastian. Sincèrement éprise de son mari bien qu'elle déplore son addiction à la drogue, elle attend leur bébé.
  • « Big » Bill Lenoir (âne), vieux clochard unijambiste. Il transporte avec lui une carriole remplie d'objets hétéroclites qui semblent lui servir à confectionner des instruments. Ami d'enfance de Sebastian, Junior Harper et Joachim. Ensemble, ils formaient jadis un groupe de musique de rue.
  • Junior Harper (coq), ex-musicien talentueux aujourd’hui emprisonné et qui voue une haine farouche à Faust Lachapelle. Ami d'enfance et ancien compagnon musicien de Sebastian, Big Bill et Joachim, certains de ses doigts sont anormalement courts.
  • Joachim (chat), le dernier membre du quatuor de musiciens, mort il y a bien longtemps d'une maladie pulmonaire. Seul du groupe à ne posséder aucune malformation physique apparente, il dut aller au front et se battre dans les rangs de l'armée.
  • Ted Leeman (hippopotame), détective privé énorme et cynique. Initialement engagé par Faust pour retrouver Sebastian, son client l'a renvoyé avant de faire appel à John. Toujours le cigare à la bouche et tout moite de transpiration, sa conduite semble aussi efficace que sa discrétion.
  • Carl (manchot), agent artistique qui organise les concerts de Sebastian.
  • Madame Gibraltar, une guenon adepte des rites vaudous. Elle prétend soigner le cancer de Faust Lachapelle par l’apposition des mains et des incantations. Elle ne prononce pas un seul mot durant toute l’histoire.
  • Rose, une mouffette qui semble aimer les articles de Weekly dans le What’s news.

Tome 5 - Amarillo

  • Chad, un jeune lion écrivain qui parcourt les routes avec Greenberg, avec qui il entretient une amitié particulière car très conflictuelle. Neal est son agent littéraire. Il croisera la route de John quand il lui volera avec l'aide d'Abraham Greenberg la décapotable jaune.
  • Neal, une hyène rieuse, qui recherche Chad dont il est l'agent littéraire. Il se liera d'amitié avec John.
  • Eva, une chatte qui fuit son passé et a trouvé refuge dans le cirque Kupka & Iwerks dans lequel arriveront Chad, puis plus tard John et Neal.
  • Kupka, un petit koala inquiétant et hargneux, prêt à tout pour assurer la pérennité du cirque dont il est copropriétaire.
  • Abraham "Abe" Greenberg , un bison poète, déjà aperçu dans Âme rouge.
  • Coyote et Puma, deux agents du FBI déjà vus dans Âme rouge dont on ignore le nom et qui ont une revanche à prendre sur John.
  • Donnah Blacksad, une chatte noire à museau blanc. C'est la sœur de John. Elle plait immédiatement à Neal.
  • Billy Sorrows, un flamant rose ami d'Abraham Greenberg. Probablement artiste lui aussi, il a des idées anarchistes et prétend aimer la violence.
  • Golden Medal, un mouton. Leader d'une bande de moutons motards qui viendra en aide à John après le vol de la voiture.
  • Filipe Papaleguas, un canard alcoolique, ancien employé du cirque, remplacé par Chad.
  • Polyphème, un ours borgne, membre de la troupe du cirque et franchement antipathique. Il a des vues sur Eva.
  • Simon Iwerks, un éléphant. Autre copropriétaire du cirque, avec Kupka.
  • Tchang, un panda lanceur de couteaux. Eva est son assistante.
  • ?, un taureau milliardaire texan. Il confiera sa décapotable jaune à John pour la ramener chez lui après que ce dernier eut gagné sa confiance en lui ramassant son porte-feuille.

Albums[modifier | modifier le code]

La plupart des enquêtes s’inscrivent dans le contexte politique et social des États-Unis de la fin des années 1950. Cinq tomes sont parus, un sixième étant d'ores et déjà prévu[2].

Quelque part entre les ombres (2000)[modifier | modifier le code]

Ce premier volume raconte les débuts de John Blacksad et met en scène la corruption et la mafia.

Synopsis[modifier | modifier le code]

Natalia Wilford, une célèbre actrice, est retrouvée morte assassinée. John décide alors de retrouver l’assassin pour le réduire au silence et ainsi venger celle qui a été non seulement sa première cliente, mais aussi son premier amour.

Arctic-Nation (2003)[modifier | modifier le code]

Ce deuxième volume des aventures de John Blacksad met en scène le racisme.

Synopsis[modifier | modifier le code]

Dans un quartier surnommé « The Line » s'affrontent les « Arctics » et les « Black Claws ». Les premiers sont membres d'une organisation extrémiste affirmant que les animaux polaires sont supérieurs à tous les autres et qui, lors de leurs réunions secrètes, portent une robe blanche et une cagoule de même couleur évoquant celles du Ku Klux Klan (si ce n'est que le symbole cerclé qui orne leur robe est un flocon de neige). Les seconds constituent un gang d'animaux noirs (qui n'est pas sans rappeler les Black Panthers). John enquête sur la disparition de la petite métisse Kayleigh, et n'a d'alliés d'aucun côté : étant donné qu'il est un chat noir, les « Arctics » le méprisent ; et son museau étant blanc, les « Black Claws » se méfient également de lui.

Âme rouge (2005)[modifier | modifier le code]

Ce troisième volume des aventures de John Blacksad met en scène l'arme nucléaire et l'ultranationalisme. On retrouve en particulier le thème du maccarthysme et de la fameuse « chasse aux sorcières ».

Synopsis[modifier | modifier le code]

John se plie à des impératifs financiers et sert de garde du corps à un riche particulier. Il ne se doute alors pas que cela va l’entraîner dans une aventure qui changera radicalement sa vie.

L'Enfer, le silence (2010)[modifier | modifier le code]

Ce quatrième volume, qui se déroule en une seule nuit entrecoupée de flashbacks [3], raconte les aventures de John Blacksad dans le milieu du jazz et des drogues dures à La Nouvelle-Orléans.

Synopsis[modifier | modifier le code]

De passage à La Nouvelle-Orléans pour une enquête, John est engagé par le directeur agonisant d'une célèbre maison de disques de blues pour retrouver son musicien fétiche, Sebastian « Little Hand » Fletcher, un pianiste héroïnomane qui fuit un lourd secret.

Amarillo (2013)[modifier | modifier le code]

Ce cinquième tome, qui se déroule dans plusieurs endroits des États-Unis à la manière d'un road movie, explore les univers de la beat generation et du cirque.

Synopsis[modifier | modifier le code]

Weekly doit quitter la Nouvelle-Orléans ; il y laisse John qui préfère rester pour chercher du travail sur place. Par chance, celui-ci croise un riche Texan qui lui propose de ramener sa voiture chez lui.

Analyse[modifier | modifier le code]

Ce tome aborde le sujet de la beat generation, un thème cher à Juan Díaz Canales, à travers des personnages ouvertement inspirés de Jack Kerouac (le lion Chad), Allen Ginsberg (le bison Abe) et William Burroughs (le flamant rose Billy)[4]. On y trouve également d'autres références culturelles, par exemple à L'Équipée sauvage à travers les personnages des motards.

Après les tomes 1 à 4 qui portaient chacun en couverture une couleur propre (successivement noir, blanc, rouge et bleu), la couverture du cinquième est jaune (amarillo voulant également dire « jaune » en espagnol).

Ce tome a parfois été considéré comme « le plus faible de la série », notamment à cause du scénario, jugé « inférieur aux tomes précédents », même si le dessin reste de grande qualité [2].

Albums spéciaux[modifier | modifier le code]

Hors-série
  • Les Dessous de l’enquête (2001)
  • Blacksad : L’Histoire des aquarelles (2 albums accompagnant respectivement les tomes 3 et 4, 2005 et 2010)
  • L’Atelier de Juanjo Guarnido (en espagnol, 2010)
Tirages de tête
  • Arctic-Nation (janvier 2005) : 940 exemplaires et tirés-à-part
  • Âme rouge (décembre 2006) : 879 exemplaires et tirés-à-part

Auteurs[modifier | modifier le code]

Éditeurs[modifier | modifier le code]

  • Dargaud : tomes 1 à 5 (première édition des tomes 1 à 5)
  • Dargaud : L’Histoire des aquarelles tomes 1 et 2
  • Imbroglio : Les Dessous de l’enquête
  • Rêves de Bulles : L’Atelier de Juanjo Guarnido

Analyse[modifier | modifier le code]

Anthropomorphisme[modifier | modifier le code]

Blacksad met en scène des animaux anthropomorphes. Le choix de l'animal est généralement choisi en rapport avec le caractère du personnage, ou pour lui attribuer des aptitudes physiques spécifiques ; ainsi, le fait que Blacksad soit un chat lui confère une grande agilité[5]. Par exemple, dans Amarillo, les motards sont représentés sous forme de moutons, ce qui permet à la fois de souligner le caractère grégaire des groupes de motards mais aussi de créer un décalage entre le stéréotype du mouton docile et le côté libre et rebelle de ces personnages[4].

Dans Amarillo, beaucoup de personnages travaillant dans le cirque ne sont que très peu « humanisés », et ce pour faire ressortir le côté « bêtes de foire »[4].

Influences[modifier | modifier le code]

Blacksad est une série de bande-dessinée inspirée du roman noir, ce qui se ressent à travers les thèmes abordés, mais également grâce à des références plus explicites à d'autres œuvres. Ainsi, Juanjo Guarnido évoque l'influence du Faucon maltais ou encore du film Angel Heart[5].

La musique, et particulièrement le jazz, sont très présents dans la série, notamment dans L'Enfer, le silence qui se déroule à La Nouvelle-Orléans[5].

Blacksad semble inspiré graphiquement de des aventures de l'inspecteur John Chatterton d'Yvan Pommeaux paru quelques années plus tôt, un chat noir détective privé dans un monde à la majorité de personnages anthropomorphiques des années 1950-60.

Projet d'adaptation cinématographique[modifier | modifier le code]

En janvier 2004, le producteur Thomas Langmann acquiert les droits d'adaptation cinématographique de Blacksad[6]. Fin août 2010, le réalisateur Alexandre Aja déclare dans Le Journal du dimanche participer à son développement[7]. Cependant, Juanjo Guarnido souligne l'instabilité du monde du cinéma en indiquant que plusieurs réalisateurs avaient déjà été pressentis, bien qu'Aja fut considéré comme étant sur « la même longueur d'ondes »[8]. Il ajoute que Juan Díaz Canales et lui souhaitent avoir un film « fidèle à l'œuvre originale » et qu'ils pourraient s'impliquer s'ils le désiraient[8].

Récompenses[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Juan Díaz Canales et Juanjo Guarnido, Blacksad : Les Dessous de l'enquête..., Paris, Imbroglio,‎ novembre 2001 (1re éd. 2001), 80 p. (ISBN 978-2205052909, notice BnF no FRBNF39166312), p. 3
  2. a et b « BlacksadAmarillo », RTBF,‎ 25 novembre 2013 (lire en ligne)
  3. http://www.bdabd.com/news/2011/03/interview-blacksad-juan_diaz_canales-juanjo_guarnido-dargaud-angouleme_2011/index.bdabd
  4. a, b et c Olivier Delcroix, « Blacksad sur les traces de la Beat Generation », Le Figaro',‎ 15 novembre 2013 (lire en ligne)
  5. a, b et c Actua BD, 21 septembre 2012
  6. "Les droits cinématographiques de Blacksad : vendus !" sur le site Actua BD
  7. Interview d'Alexandre Aja dans le JDD, 28 août 2010
  8. a et b Interview sur le site Actua BD, 25 octobre 2010

Liens externes[modifier | modifier le code]