Black Hawk (chef amérindien)

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Le chef Black Hawk, par Charles Bird King.

Black Hawk (faucon noir en anglais) (1767-1838) est un chef amérindien de la tribu Sauk et Fox. Son nom original dans sa langue est Ma-ka-ta-i-me-she-kia-kiak (« soit un grand faucon noir »)[1].

Il est né dans les environs de l’actuel Rockford, Illinois. Il fut un allié des Britanniques durant la guerre de 1812 et rival du partisan des États-Unis, Keokuk.

Participation à la guerre de 1812[modifier | modifier le code]

Black Hawk est présent à la bataille de Fort Meigs, et lors de l'attaque de Fort Stephenson. Les britanniques emmenés par le Major-général Henry Procter et Tecumseh qui conduit la Confédération Indienne, sont repoussés. Les pertes anglaises sont importantes. Black Hawk est désespéré par le nombre de vies perdues, occasionnées par les méthodes d'attaques européennes. Sitôt après la bataille, il abandonne la guerre et rentre chez lui. Vers la fin de la guerre, il rejoint à nouveau les britanniques lors de la campagne du Mississippi sur le Territoire de l'Illinois.

Guerre de Black Hawk[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Guerre de Black Hawk.

Chassé en 1831, vers le Mississippi à cause d’un traité imposé par la force en 1804 par les autorités américaines, Black Hawk, en 1832, prend la tête d'un groupe de mille personnes (guerriers, femmes et enfants) qui entament un retour vers leur territoire originel en Illinois.

N'obtenant aucun soutien des autres tribus, affamés et poursuivis, ils doivent faire face à l’US Army et à la milice de l’Illinois lors de la bataille de Bad Axe River dans le Wisconsin le 2 août 1832. Ils sont vaincus et seul 150 membres du groupe survivent au massacre.

Après sa défaite et son arrestation, il est placé sous la tutelle de Keokuk de 1833 jusqu’à sa mort le 3 octobre 1838.

Vaincu et populaire[modifier | modifier le code]

Il est d'abord emprisonné aux Jefferson Barracks du Sud de St-Louis où il passe l’hiver. Il reçoit la visite de l’écrivain Washington Irving qui le décrit dans un ouvrage et du peintre George Catlin qui fait son portrait. Au printemps 1833, Black Hawk et une dizaine d'autres chefs captifs rencontrent à Washington D.C le président des États-Unis Andrew Jackson lors de leur transfert à la prison de Fort Monroe, ils sont ensuite conduits dans un certain nombre de grandes villes : Norfolk, Baltimore, Philadelphie, New York... où les foules se pressent pour assister au spectacle. La réaction dans l'Ouest est cependant très différente. À Détroit par exemple, la foule brûle et pend des effigies des prisonniers.

Charles Bird King réalisa un autre portrait de lui en 1837.

Citations[modifier | modifier le code]

  • « You know the cause of our making war. It is known to all white men. They ought to be ashamed of it. » (vers 1832)

« Vous savez pourquoi nous faisons la guerre. Tous les hommes blancs le savent et ils devraient en avoir honte. »

  • « I have fought the Big Knives and will continue to fight them till they are off our lands. »

« « J'ai combattu les Longs Couteaux et continuerai à le faire jusqu'à ce qu'ils s'en aillent de nos terres. »

  • Extrait de son discours de reddition (1832) :

« J’ai combattu bravement. Mes guerriers sont tombés autour de moi. Un soleil noir s'est levé sur nous au matin, puis a plongé le soir venu derrière un nuage sombre, ressemblant à une boule de feu. C'est le dernier soleil qui brillera sur Black Hawk. Il est maintenant prisonnier des hommes blancs. Il n’a rien fait dont un indien puisse avoir honte. Il s’est battu pour les siens, contre l’homme blanc qui venait, année après année, s’emparer de la terre. Les hommes blancs savent pourquoi nous avons fait la guerre et ils devraient en avoir honte. Un Indien qui serait aussi mauvais que les blancs ne pourrait vivre parmi nous. Il serait mis à mort et dévoré par les loups[2]. »

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Documentaire[modifier | modifier le code]

  • Le combat de Black Hawk, de la série Chefs amérindiens, produit par Galafilm & l'ONF, 2002.

Notes et références[modifier | modifier le code]

(en) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé « Black Hawk (Sauk leader) » (voir la liste des auteurs)

  1. Native American Place Names of the United States ; William Bright (2004). Norman: University of Oklahoma Press, pg. 66
  2. Citation tirée du film "Poussières d'Amérique" d'Arnaud des Pallières (France, 2009)

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