Black Books

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Black Books

Titre original Black Books
Genre Sitcom
Création Graham Linehan
Dylan Moran
Pays d'origine Drapeau : Royaume-Uni Royaume-Uni
Chaîne d'origine Channel 4
Nb. de saisons 3
Nb. d'épisodes 18
Durée 25 minutes
Diff. originale

Black Books est une série télévisée britannique en 18 épisodes de 25 minutes, créée par Graham Linehan et Dylan Moran. Elle a été diffusée entre le et le sur le réseau Channel 4. En France, la série a été diffusée à partir du sur Canal+, puis sur Comédie ! et France 4.

Synopsis[modifier | modifier le code]

Bernard Black est un libraire irlandais établi à Londres qui cumule tous les défauts. Son amour pour la boisson bas de gamme et bon marché n'a d'égal que celui qu'il a pour la cigarette. Il est aussi asocial que paresseux et ne se soucie guère de sa boutique ni de ses clients. Sa seule amie est Fran Katzenjammer, qui tient la boutique voisine : Nifty gifty. Faisant plus office de copine de boisson que de confidente, cette dernière déteste elle aussi sa boutique et finira par l'abandonner pour partir à la recherche de divers petits boulots. Bernard étant aussi médiocre en relations sociales qu'en gérance, il engage Manny, un assistant, sous l'effet de la boisson. Bien qu'étant l'opposé l'un de l'autre, ils partagent un certain goût pour le vin bas de gamme et l'inactivité.

C'est de leurs profondes différences néanmoins que découlent des situations aussi farfelues que désopilantes. Bien des épisodes relatent les efforts de Fran et Manny pour donner un comportement plus socialement acceptable à Bernard, ce qui ne génère que le chaos et renforce Bernard dans son point de vue nihiliste du monde. La librairie, qui sert de lieu de vie à Bernard et Manny, est souvent dépeinte comme désordonnée et totalement insalubre.

Distribution[modifier | modifier le code]

Personnages principaux[modifier | modifier le code]

Guest Stars[modifier | modifier le code]

Fiche technique[modifier | modifier le code]

Épisodes[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Liste des épisodes de Black Books.

Production[modifier | modifier le code]

Un premier pilote de la série a été tourné en 1998 au studio de Riverside de Channel 4[1]. Cette première version était assez noire, et tournait autour de l'envie de suicide de Bernard, puis celle de Manny. À l'origine, Manny (dont le second prénom est Zimmerman en référence à Bob Dylan) était un professionnel de « l'antidépression », et Fran (qui devait s'appeler Valerie à l'origine) était une cliente, amatrice de philosophie.

Ce pilote était la première création originale de Dylan Moran en tant que scénariste pour la télévision. Graham Linehan, cocréateur de Father Ted, rejoindra l'équipe pour coécrire la série sur une sollicitation du producteur William Burdett-Coutts, après avoir vu le pilote ainsi qu'une performance de Moran à Dublin. Les personnages sont tous des créations originales de Moran selon un procédé qu'il appelle le spitballing, fondé sur la création spontanée[1].

L'idée que Bernard tiendrait une librairie est due à la conception qu'a Moran de l'entreprise maudite. « Diriger une librairie de seconde-main c'est déjà vouloir l'échec commercial. C'est toute une philosophie. Dans toutes les bouquineries que j'ai fréquentées, j'ai été frappé par la solitude et l'enfermement de celui qui dirigeait ce vaisseau perdu. » Linehan dit que la personnalité de Manny est issue d'une pancarte sur laquelle était écrit : « Merci de remettre les livres où bon vous semble, nous n'avons rien d'autre à faire de nos journées que de les ranger. » Moran disait de sa série qu'elle partait de la « volonté de faire une idiotie si complexe pendant une demi-heure que ça en devienne cohérent et crédible[1]. »

L'adresse fictive de la librairie est Black Books, 13 Little Bevan Street, Bloomsbury, London WC1[ep 1] ; Manny dit dans un épisode que la librairie est « pas loin de Russell Square »[ep 2]. Les scènes à l'extérieur de la librairie ont été tournées à l'extérieur d'une vraie librairie, un peu plus petite, nommée Collinge & Clark, et située sur Leigh Street, dans le quartier de Bloomsbury.

Dans les commentaires audio de Shaun of the Dead, la série Black Books est pour les producteurs comme une sœur de la sitcom Les Allumés passant en 1999 sur Channel4, et aussi produite par Nira Park. D'ailleurs, la série a eu pour guest de nombreux acteurs de Les Allumés.

Références externes[modifier | modifier le code]

  • Saison 1, épisode 3 (Grapes of Wrath - Les raisins de la colère), le titre fait référence au livre éponyme de John Steinbeck, quoiqu'il n'y ait pas de similitude entre les deux histoires (à part qu'il est question de raisin - surtout de vin). Dans la scène où Bernard reconstitue un vin hors de prix à partir de la notice œnologique d'un livre d'expert, il est clairement fait référence au film Frankenstein de James Whale (1931).
  • Saison 1, épisode 6 (He's Leaving Home - Reviens Manny !), la séquence où Manny déambule seul dans la ville, dans son complet en jean, sur fond de Everybody's Talking (chanson de Fred Neil ici reprise par Harry Nilsson) est une référence au film Macadam Cowboy de John Schlesinger (1969). Dans le film, le jeune cowboy en jean, fraîchement débarqué de sa campagne, et sûr de ses charmes, cherche à racoler - tandis que dans l'épisode de Black Books, l'innocent Manny se fait embobiner par un proxénète qui n'annonce pas d'emblée ses projets.
  • Saison 2, épisode 3 (The Fixer - Le Conciliateur), la dernière phrase prononcée par Danny, lors de l'enregistrement d'un nouveau livre audio est tirée d'un ouvrage connu par tous les Britanniques sans exception : Orgueil et Préjugés. Il s'agit de la phrase d'ouverture : « It is a truth universally acknowledged, that a single man in possession of a good fortune, must be in want of a wife. » (Traduction par V. Leconte et Ch. Pressoir : « C'est une vérité universellement reconnue qu'un célibataire pourvu d'une belle fortune doit avoir envie de se marier »)
  • Saison 2, épisode 4 (Blood - Les nuisibles), Manny évoque une grande biographie illustrée de Basil Brush (en), dont une version traduite transpose en Benny Hill, humoriste britannique. Il s'agit d'une référence à un renard en peluche inconnu des écrans français. Emblème de la télévision britannique des années 1960 à nos jours, le personnage espiègle est connu pour sa phrase d'accroche « Boum ! Boum ! », après une farce, son langage et ses mœurs élégants (posh). Le personnage clame sa haine envers les marionnettes et considère que sa plus grande richesse est sa queue de renard.
  • Saison 2, épisode 5 (Hello Sun - Bonjour au soleil), est un épisode riche en références psychiatriques. Adam Phillips, cité en début d'épisode, est, entre autres, un psychothérapeute de l'enfance : la référence va de pair avec la réaction puérile boudeuse du client. Plus tard dans l'épisode, on proposera à Manny de racheter les œuvres complètes de Sigmund Freud. Et lorsque Manny fait danser le poulet qu'il « épluche », Bernard fait allusion à Jeffrey Dahmer, un tueur en série américain, connu pour la grande violence de ses meurtres et son mode opératoire semblable à un cuisinier : « Il les dépeçait et les démembrait ensuite » (voir page Wikipédia associée). Dans cet épisode, Bernard tente d'inculper Manny de démence, comme l'avocat de J. Dahmer tentait de plaider sa cause à l'aide du même argument : Manny brandit une aile de poulet à Bernard en la lui proposant pour manger, il s'agit d'une évocation de l'aveu du tueur qui se serait essayé au cannibalisme en goutant au biceps d'une de ses victimes.

Notes[modifier | modifier le code]

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Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c Tina Ogle, « Here's the odd couple of comedy », The Observer,‎ 17 septembre 2000 (lire en ligne)

Lien externe[modifier | modifier le code]