Bischoffsheim

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Bischoffsheim
Place Saint-Rémy de Bischoffsheim en 2013.
Place Saint-Rémy de Bischoffsheim en 2013.
Blason de Bischoffsheim
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Alsace
Département Bas-Rhin
Arrondissement Molsheim
Canton Rosheim
Intercommunalité C.C. du canton de Rosheim
Maire
Mandat
Claude Lutz
2014-2020
Code postal 67870
Code commune 67045
Démographie
Gentilé Bischoffsheimois, Bischoffsheimoises
Population
municipale
3 308 hab. (2011)
Densité 268 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 29′ 16″ N 7° 29′ 25″ E / 48.487778, 7.49027848° 29′ 16″ Nord 7° 29′ 25″ Est / 48.487778, 7.490278  
Altitude Min. 149 m – Max. 362 m
Superficie 12,33 km2
Localisation

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Liens
Site web http://www.mairie-bischoffsheim.fr/

Bischoffsheim est une commune française située dans le département du Bas-Rhin, en région Alsace. Elle est jumelée avec la commune de Ploubazlanec située en Côtes-d'Armor.

Géographie[modifier | modifier le code]

Forêt de Bischoffsheim, dessin de Gustave Brion, 1844

Communément appelé Bischen-am-Berg le village de Bischoffsheim fait partie du canton de Rosheim et de l'arrondissement de Molsheim. Situé au pied de la montagne dite Bischenberg (363 mètres au-dessus du niveau de la mer) sur la route reliant Rosheim à Obernai

Voies de communication[modifier | modifier le code]

Cours d'eau[modifier | modifier le code]

  • l'Ehn
  • Ruisseau sans nom au lieu-dit Lach, canalisé
  • Plan d'eau au lieu-dit les Acacias

Lieux-dits et écarts[modifier | modifier le code]

  • Bischenberg
  • Kilbs-Im-Thal

Toponymie[modifier | modifier le code]

  • Biscofesheim, 530

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Au cours de travaux effectués sur le territoire de la commune, de nombreuses découvertes ont été faites au fil des années. Elles attestent la présence de l’homme sur le site de Bischoffsheim depuis la préhistoire (Néolithique rubané 5 à 6000 avant J.-C.). Les différents vestiges et trouvailles recensés prouvent que ce site avait à l’époque romaine déjà de l’importance.Il abritait probablement un camp militaire romain. Passé sous la domination des Alamans puis des Mérovingiens, la localité est ensuite donnée à l'évêque de Strasbourg, qui y tient une cour épiscopale mentionnée dès 1070. Le nom de la commune signifie « village de l'évêque », et c'est de là que vient son blason. Bischoffsheim fut comme Bishheim-au-Saum, donné par Clovis à saint Rémy qui en disposa au profit de son église. Bischoffsheim fut à plusieurs reprises dévasté au cours des siècles, notamment lors de la Guerre des paysans et de la Guerre de Trente Ans.

Bischoffsheim avait autrefois deux châteaux, l'Oberschloss et le Niederschloss : le premier fut vendu pendant la Révolution et démoli, le second est bien conservé et forme, avec ses dépendances une vaste et belle propriété.

Sur le Bischerberg, une image de la Vierge douloureuse attirait depuis fort longtemps un grand pèlerinage, lorsque Jean de Manderscheidt, évêque de Strasbourg, y fit construire une église en 1590. En 1663, un couvent de Franciscains fut édifié au Bischerberg, la Révolution dispersa les religieux et l'église fut délaissée. En 1825 les pères liguoriens s'établirent dans le monastère abandonné et depuis lors le pèlerinage a retrouvé son antique splendeur.

Au XVIIIe siècle, les communes copropriétaires en indivision du Ried et de la forêt règlent leurs litiges et se partagent les terres. Après les guerres de la Révolution et de l'Empire, Bischoffsheim retrouve sa vocation agricole. L'orge, l'avoine, le blé et la pomme de terre y sont cultivés. Le village est alors réputé pour sa production de fruits, de cerises surtout. La viticulture est également très présente dans le village, ainsi que l'élevage. À la fin du XXe siècle la commune subi un important exode rural au point de ne plus compter que dix agriculteurs et viticulteurs. À présent la commune s'investit dans l'implantation de zones d'activité artisanale et de développement de quartiers résidentiels pour une population qui se déplacent dans les grandes agglomérations.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Bischoffsheim

Les armes de Bischoffsheim se blasonnent ainsi :
« De gueules à deux crosses d'or en sautoir, liées du même. »[1].
Blason modèle fr Armes parlantes.svg Armes parlantes (Bischof signifie « évêque » en allemand).

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
  2001 Claude Offner    
2001 2014 Jean-Paul Schlepp    
mars 2014 en cours Claude Lutz    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 3 308 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 474 1 406 1 561 1 470 1 678 1 687 1 684 1 825 1 875
1856 1861 1866 1871 1875 1880 1885 1890 1895
1 949 1 883 1 874 1 910 1 839 1 849 1 800 1 648 1 574
1900 1905 1910 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 573 1 486 1 488 1 426 1 383 1 414 1 420 1 356 1 333
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
1 477 1 495 1 819 2 075 2 176 2 768 3 064 3 079 3 264
2011 - - - - - - - -
3 308 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[2] puis Insee à partir de 2004[3].)
Histogramme de l'évolution démographique
  • population provisoire pour 2004 : 3 064
  • population municipale en 2006 : 3 141

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

L'église Sainte-Aurélie[modifier | modifier le code]

L'église était une des plus anciennes du pays, elle datait du XIIe siècle et fut dédiée à saint Martin. Elle fut frappée par la foudre en 1751 et on dut la démolir. Il n'en subsiste que le portail principal, quelques pans de mur et les fondations sur lesquelles un nouvel édifice est construit à partir de 1762. Le clocher est élevé en 1823 et le chevet polygonal ancien est remplacé par une abside semi-circulaire en 1835. La tour conserve l'une des plus anciennes cloches d'Alsace qui remonte à 1425 ; c'est la plus ancienne cloche d'Alsace sonnant encore à la volée, un mécanisme d'horloge à poids réalisé par Schwilgué en 1844 exposé à la mairie, ainsi que les stucs des autels latéraux et la chaire. L'orgue Stiehr & Mockers, installée en 1848, est classée à l'inventaire des monuments historiques depuis le 23 novembre 1972.

  • Couvent du Bischenberg : chœur de l'église
  • Chapelle au lieu-dit Bruderberg
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Mairie[modifier | modifier le code]

Patrimoine civil[modifier | modifier le code]

  • Remparts (1340)
  • Fontaine du Lion (1550)
  • Oberschloss (1557)
  • Unterchloss (XVIIe siècle)
  • Forge du XVIIIe siècle en pan de bois
  • Tombe du Baron François Antoine Kirmann (1850)
  • Monument aux morts de la guerre de Crimée (XIXe siècle)
  • Couvent du Bischenberg
  • Chapelle du Bruderberg
  • Voilier "Le Ploubisch", cadeau de jumelage

Personnages liés à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Jean-Paul de Gassowski, « Blasonnement des communes du Bas-Rhin », sur http://www.newgaso.fr (consulté le 24 mai 2009)
  2. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  3. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2004, 2006, 2009, 2011


Liens externes[modifier | modifier le code]

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