Birger de Suède

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Birger (II) Magnusson fut roi de Suède de 1290 à 1318.

Origine[modifier | modifier le code]

Birger Magnusson parfois nommé Birger II [1], fis aîné de Magnus Ladulas petit-fils de Birger Jarl, fut reconnu roi de Suède en 1290 sous la régence du « Marsk » (i.e Maréchal) Torgils Knutsson (1290-1303). Il est couronné le 2 décembre 1298 à Söderköping dans le comté d'Östergötland. Il avait épousé le 25 novembre précédent Marta Eriksdatter, la fille du roi Éric V de Danemark et d'Agnès de Brandebourg.

Règne[modifier | modifier le code]

En 1298, le roi Birger a été couronné et son frère le Erik Magnusson duc Södermanland se fiance à Noël 1302 avec Ingeborg la fille du roi de Norvège où il est reçu avec tous les honneurs [2]. Immédiatement après cette période de concorde, le roi se querelle avec ses frères Erik et Valdemar qui a obtenu en 1302 le duché de Finlande. Les deux ducs prennent le contrôle de l'ouest de la Suède et réussissent à convaincre Birger de faire exécuter au début de 1306 Torgils Knutsson accusé faussement de trahir le roi.

La même année, le roi Birger est fait prisonnier par ses frères à Håtuna dans l’Uppland et emprisonné dans le château de Nyköping[3]. Cette félonie génère une intervention d’Éric VI de Danemark et d’Hakon de Norvège qui oblige les ducs à libérer leur prisonnier, mais le roi doit prêter un serment humiliant le 3 mars 1308 afin de conserver son royaume qui l’oblige à ne pas chercher à se venger.

Malgré ses serments, il s'allie avec Éric VI de Danemark et la guerre civile se poursuite entre 1308 et 1310. Les deux duc maîtres du royaume doivent lutter contre le Danemark et la Norvège. La paix est conclue avec les deux États voisins.

Birger est toutefois obligé de partager le royaume avec ses deux frères le 28 juillet 1310 à la paix de Helsingborg. Le roi conserve l'est du royaume avec le Hälsingland, le Fjädrundaland (en Uppland) le Närke, le Södermanland une partie du Västmanland, l'Östergötland le Smaland, l'île de Gotland et la forteresse de Vyborg en Finlande. Les ducs contrôlent l'ouest du royaume une importante partie de l'Uppland, la Finlande et les forteresses de Kalmar Borgholm et Stockholm.

Le 29 septembre 1312, les deux princes épousent deux princesses norvégiennes Erik : L'héritière du trône Ingeborg Hakonsdatter, la fille du roi Håkon V de Norvège, et Valdemar : Ingeborg Eriksdatter la fille d'Éric II de Norvège qui occupait la seconde place dans l'ordre de succession.

Birger décide alors de se débarrasser de ses deux frères et il les fait arrêter au cours d'un banquet en décembre 1317 [4]; ils meurent en prison à Nyköping au début de 1318 [5].

Les partisans de ses frères se soulèvent et les troupes du roi Birger sont défaites le 1er novembre 1318 en Scanie. Le roi est déposé et se réfugie d'abord à Visby. Mats Kättilmundson est nommé drots et capitaine du royaume les partisans de Birger sont définitivement vaincus et tués. Le roi s'enfuit au Danemark où il meurt le 31 mai 1321. Il est inhumé dans l’église Saint-Bendt à Ringsted. Son fils Magnus Birgersson capturé est exécuté en 1320 à Stockholm.

C'est pendant le règne très troublé du roi Birger qu'en 1317 le Collège de Linköping est fondé à Paris.

Postérité[modifier | modifier le code]

Birger épouse en 1298 Marthe de Danemark (1277-1341), une fille d'Éric V de Danemark, dont :

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. bien que son grand-père Birger Jarl ne fut jamais roi, mais régent
  2. Le troisième frère Valdemar avait épousé Kristina, la fille du régent Torgils Knutsson
  3. C’est épisode célèbre de l’histoire de la Suède est connu du nom de Håtunaleken (i.e jeu de Håtuna)
  4. « Vous souvenez vous du coup d'Håtuna » parole par laquelle le roi aurait justifié sa vengeance, fait partie des « phrases historiques » les plus célèbres de Suède
  5. Leur testament commun est daté du 18 janvier 1318

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Ingvar Andersson (trad. Marcel Bouvier, préf. André Chamson), Histoire de la Suède… des origines à nos jours, Roanne, Horvath,‎ 1973, 397 p.
  • Marie-Nicolas Bouillet et Alexis Chassang (dir.), « Birger de Suède » dans Dictionnaire universel d’histoire et de géographie,‎ 1878 (Wikisource)
  • Lucien Musset, Les Peuples scandinaves au Moyen Âge, Paris, Presses universitaires de France,‎ 1951, 342 p. (OCLC 3005644)
  • Corinne Péneau, Erikskrönika, Publications de la Sorbonne, Paris, 2005 (ISBN 28595242[à vérifier : isbn invalide])
  • Ragnar Svanström et Carl Frédéric Palmstierna, Histoire de Suède, Stock, Paris, 1944