Bill Black

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher

Bill Black

Nom de naissance William Patton Black, Jr.
Naissance 17 septembre 1926
Memphis
Décès 21 octobre 1965 (à 39 ans)
Memphis
Activité principale musicien
Genre musical rockabilly
Instruments contrebasse, basse
Labels Sun Records
Hi Records

Bill Black, né William Patton Black, Jr. (17 septembre 1926 à Memphis, Tennessee - 21 octobre 1965 à Memphis, Tennessee), est un musicien américain. Il fut bassiste d'Elvis Presley dans les années 1950.

Carrière musicale[modifier | modifier le code]

Bill Black est né à Memphis, Tennessee dans une famille de neuf enfants au revenu moyen. Son père était un opérateur de train pour la Memphis Street Railway[1]. Bill a commencé à jouer de la musique sur une boîte de cigare clouée sur une planche et attachée avec des cordes que son père avait fabriqué. La famille Black aimait jouer de la musique. Le père jouait notamment du violon et du banjo et il aimait jouer des titres comme « A hoedown », « Old Joe Clark », « Sally Good'n »[2]

À l'âge de seize ans, Bill jouait dans les bars locaux et les clubs. La musique interprétée dans ces endroits attiraient notamment les travailleurs des industries. Bill jouait de la guitare acoustique dans un mélange de sons qu'il décrivait comme étant de la musique « honky-tonk » (de la pop musique pour danser, du country standard et du jump blues).

Au début des années 1950, la famille Black résidait au Lauderdale Courts, un complexe d'habitations à Memphis. Plusieurs enfants de la famille Black firent leurs études à l'école Humes High School, la même école où Elvis Presley reçut son diplôme. D'ailleurs, Ken R. Black, le plus jeune de la famille Black avait un an de différence avec Elvis. À cette époque, Bill avait déjà quitté le foyer familial pour faire son service militaire.

Selon le chanteur Glen Glenn, Bill Black admirait les Maddox Brothers and Rose. C'est grâce à ce groupe qu'il a appris à jouer de la basse, à devenir un meneur de foule avec humour. Lorsqu'il a commencé à jouer de la musique avec Scotty Moore, il s'était noirci les dents et il portait un chapeau de paille et des salopettes pour faire rire l'assistance »[3].

The Blue Moon Boys[modifier | modifier le code]

Au début de juillet 1954, Sam Phillips, du studio Sun Records, fit signer un contrat à Elvis Presley et au guitariste Scotty Moore. C'est ainsi qu'il fit appel à Bill Black pour accompagner Elvis et Scotty en studio. La première rencontre se fit dans la maison de Scotty. Amoureux des ballades des crooners, Elvis chantait des titres comme « Because of You », « I Love You Because » and « Just Because ». Aussitôt qu'Elvis quitta les lieux, Bill Black fit cette remarque « Il ne m'impressionne pas tant que ça! »[4]

Le trio a repris une douzaine de chansons, allant du country traditionnel, de la chanson « Harbor Lights » de Bing Crosbytime.com jusqu'au Gospel[5].

En juillet 1954, lors de l'enregistrement de la chanson « That's Alright Mama » au studio Sun Records, c'est Bill Black qui fit le choix d'inclure le titre « Blue Moon of Kentucky » du chanteur Bill Monroe. Scotty Moore dit « Nous savions tous que nous avions besoin de quelque chose et les choses semblaient sans espoir après quelques moments. ». Bill est celui qui est arrivé avec « Blue Moon of Kentucky »… Nous avions pris une petite pause et nous avons commencé à jouer sur la contrebasse en chantant « Blue Moon of Kentucky » tout en se moquant de Bill Monroe en chantant avec une voix haute. Elvis est venu nous rejoindre, nous avons commencé à jouer et chanter avec lui. Elvis Presley, Scotty et Bill, avec les encouragements de Sam Phillips, ont transformé la valse lente de Monroe (temps 3/4) dans un tempo accéléré à saveur Blues en 4/4. »[3].

Après une première interprétation de la chanson, le propriétaire du studio Sun Records, Sam Phillips, dit « Mon homme, c'est bien, c'est bien. C'est une chanson pop maintenant!. »[3] Elvis dit, « Cela sonne comme Carl Perkins! »[6] Comme sur tous les disques d'Elvis enregistrés par la Sun Records, les artistes furent nommés « ELVIS PRESLEY, SCOTTY and BILL » sur les étiquettes de la compagnie de disques[7],[8].

Avec cette version d'Elvis, la chanson de Bill Monroe grimpa rapidement dans les classements des stations de radio de tous les états du sud des États-Unis[9].

Pendant que les chansons « That's Alright »/« Blue Moon of Kentucky » étaient jouées à la radio de Memphis, Les Blue Moon Boys, comme on les nommait, jouaient dans les clubs locaux dont le Bon Aire Club et le Eagle's Nest, en essayant de se faire une réputation.

Bill Black a suivi Scotty quand le contrat d'Elvis fut vendu à la RCA. Cependant, lors de la réédition des titres « Mystery Train » et « I Forgot to Remember to Forget », leurs noms ne furent pas crédités sur l'étiquette du disque[10],[11]

C'est ainsi que Bill Black a joué de la double basse sur les premières chansons d'Elvis dont « Good Rockin' Tonight », « Heartbreak Hotel », « Baby Let's Play House », « Mystery Train », « That's All Right (Mama) », « Hound Dog » et éventuellement il devint un des premiers joueurs de contrebasse qui utilisera la guitare basse dans la musique populaire. Notamment, sur « Jailhouse Rock » à la fin des années 1950.

Bill Black, Scotty Moore et le batteur D.J. Fontana vont partir en tournées avec Elvis. Bill était extraverti et souvent bouffon. Lui et Elvis faisaient souvent des petits numéros comiques qu'ils inséraient occasionnellement dans leurs concerts. Sur scène, la personnalité de Bill Black contrastait avec la personnalité introvertie de Scotty Moore. Cela balançait parfaitement pour les prestations d'Elvis.

Pendant les sessions d'enregistrements d'avril 1957 pour la chanson « Jailhouse Rock », Bill Black jouait avec une Fender Precision Bass[3]

Le 21 septembre 1957, Bill et Scotty quittèrent Elvis et informèrent la presse de Memphis que la raison de leur départ était une question d'argent. Black avait mentionné ceci : « Scotty et moi n'avons pas cinquante dollars pour nous deux[2].

Bill Black continua à travailler avec Elvis jusqu'en 1958. Il quitta le groupe en raison d'une dispute concernant les termes financiers entourant le contrat d'enregistrement. Lui et Scotty Moore avaient pris 1/4 des royautés au départ de la carrière d'Elvis, mais même si leur carrière était lancée avec la RCA depuis 1956, le Colonel Tom Parker leur donnait un montant de 200,00 $ par semaine comme salaire.

The Bill Black Combo[modifier | modifier le code]

Au début de 1957, Bill Black avait l'intention de monter un groupe avec un chanteur de rockabilly Glen Glenn. Celui-ci devait devenir le chanteur soliste du groupe qui se serait nommé The Continentals. Cependant, Glen fut appelé pour faire son service militaire et le projet ne fut jamais réalisé.[[12]]

Après avoir coupé ses liens avec la RCA et Elvis, Bill Black avait une vision définitive vision pour le son d'une simple instrument de danse. En 1959, Bill Black se joignit à un groupe de Memphis nommé The Bill Black Combo. Le label Hi Records enregistra leur première pièce instrumentale intitulée « Smokie » (HL 12001) en décembre de cette même année[13]. « Smokie, Part 2 » fut au numéro 17 des chansons pop et fut un succèes numéro sur les listes de la musique noire. La chanson fit le Top 20 au Billboard Hot 100.

Un autre titre intitué, « White Silver Sands » (Hi 2021) était au Top 10 hit à la position (# 9) et, comme ses prédécesseurs, atteignit le titre des chansons R&B pendant quatre semaines.

Le Bill Black Combo conserva la formule de leur titre « Smokie » pour leurs titres subséquents… Ils eurent huit titres simples au Top 40 entre 1959 et 1962, incluant des titres comme « White Silver Sands » (U.S. #9), « Josephine » (U.S. #18), « Don't Be Cruel » (U.S. #11), « Blue Tango » (U.S. #16) et « Hearts of Stone » (U.S. #20). Parmi leurs accomplissements, on note leur titre simple « Saxy Jazz » qui fit un record en restant un an dans le top 100.

Le Bill Black Combo fit une apparition dans le film The Teenage Millionaire en 1961[14] et à l'émission The Ed Sullivan Show, où ils firent un medley de chansons dont « Don't Be Cruel », " « Cherry Pink », and « Hearts of Stone », et furent votés numéro un au Billboard dans la catégorie groupe instrumental en 1961.

Le combo musical fut écrit comme étant un « mélange dansant » combinant le pop, le country, le blues et le rock".

Le 9 décembre 1962, Bill Black donna une entrevue au Memphis Commercial Appeal. Il dit que ses disques se vendaient très bien en Angleterre, en Afrique, en Australie et même en Afrique du Sud.

Lyn Lou Studio[modifier | modifier le code]

En 1962, Bill Black ouvrit un studio qu'il nomma Lyn Lou Studio (en l'honneur de son fils et de sa fille[15]) sur Chelsa Street à Memphis, TN avec son ingénieur de son et producteur Larry Rogers (Studio 19, Nashville).

Au début de 1963, Bill Black avait envoyé de deux à cinq versions différentes de son combo dans plusieurs régions des États-Unis en même temps. Pendant ce temps, il resta à Memphis pour se concentrer sur son entreprise, sa famille et sa santé.

Santé fragile et décès[modifier | modifier le code]

En 1963, Bob Tucker se joignit au Bill Black Combo à titre de gérant de tournée et joueur de guitare et de contrebasse. Bill Black était déjà malade et il était incapable de voyager à cause d'une tumeur au cerveau qu'il allait causer son décès en 1965. En 1964, The Bill Black Combo fit sa marque dans l'histoire de la musique lorsque le groupe fit la première de la tournée des Beatles dans treize villes américaines après l'apparition du groupe anglais à l'émission The Ed Sullivan Show. Bill Black lui-même n'était pas assez en forme pour faire la tournée[16].

Après deux opérations et une longue hospitalisation, Bill Black meurt d'une tumeur au cerveau le 21 octobre 1965. Il avait 39 ans. Il fut inhumé au cimetière Forest Hill Cemetery de Memphis, TN. Elvis Presley fut critiqué pour ne pas avoir assisté à ses funérailles. Cependant, il crut que sa présence aurait transformé les funérailles en cirque médiatique. Il préféra visiter la famille Black en privé après les funérailles pour offrir ses condoléances. Selon Louis Black (fils de Bill), Elvis dit, « Si vous avez besoin de quoi que ce soit, faites-moi le savoir et ce sera à vous. »

La veuve de Bill vendit à Bob Tucker et Larry Rogers le droit d'utilisation pour le nom du groupe The Bill Black Combo. Le groupe changea de style pour se tourner vers le country lorsqu'il signa avec la Columbia Records. Il remporta le prix du Groupe instrumental de l'année au Billboard's Country en 1976.

Son héritage[modifier | modifier le code]

Le Bill Black Combo enregistra plus de vingt albums. Il fit la tournée des États-Unis et de l'Europe et remporta à deux occasions le prix du meilleur groupe instrumental en Amérique en 1966 et 1967. Bob Tucker a travaillé pour l'Université de Memphis à titre de professeur d'affaires musicales tout en étant meneur du meilleur groupe du style Honky Tonk en Amérique.

La contrebasse de Bill Black appartient aujourd'hui à Sir Paul McCartney, qui reçut l'instrument de musique comme cadeau d'anniversaire de la part de son ancienne et défunte épouse Linda McCartney à la fin des années 1990. L'instrument peut être vu dans le vidéo clip de la chanson song « Baby's Request ». Dans le documentaire The World Tonight, on peut voir McCartney jouant avec cet instrument tout en faisant une interprétation de « Heartbreak Hotel ». En 2005, l'acteur Clay Steakley joua le rôle de Bill Black dans la minisérie Elvis.

Références[modifier | modifier le code]

(en) Cet article est partiellement ou en totalité issu d’une traduction de l’article de Wikipédia en anglais intitulé « Bill Black ».

Notes[modifier | modifier le code]

  1. www.cbu.edu
  2. a et b The Blue Moon Boys - The Story of Elvis Presley's Band. Ken Burke and Dan Griffin. 2006. Chicago Review Press. page 20. ISBN 1-55652-614-8
  3. a, b, c et d The Blue Moon Boys - The Story of Elvis Presley's Band. Ken Burke and Dan Griffin. 2006. Chicago Review Press. ISBN 1-55652-614-8
  4. The Rockabilly Legends; They Called It Rockabilly Long Before they Called It Rock and Roll; by Jerry Naylor and Steve Halliday page 33. ISBN ;: 978-I-4234-2042-2
  5. « Newsweek » August 18, 1997 "Good Rockin' page 55
  6. Elvis ‘56 DVD
  7. rcs.law.emory.edu
  8. rcs.law.emory.edu
  9. EPE (July 21, 2004). « Elvis Presley Sun Recordings ». elvis.co.au. Lu le 17 août, 2007.
  10. rcs.law.emory.edu
  11. rcs.law.emory.edu
  12. http://www.elvis.com.au/presley/interview_glen_glenn.shtml elvis.com.au
  13. rockabilly.nl
  14. http://www.imdb.com/title/tt0056563/
  15. Nancy Black
  16. http://www.dermon.com/Beatles/details/tours.htm

Liens externes[modifier | modifier le code]