Bilhorod-Dnistrovskyï
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| Bilhorod-Dnistrovskyï Білгород-Дністровський |
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Héraldique |
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Cetatea Albă : la forteresse blanche d'Étienne de Moldavie |
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| Administration | |||||
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| Pays | |||||
| Subdivision | |||||
| Maire | Ihor Nanovskyï | ||||
| Code postal | 67700 — 67719 | ||||
| Indicatif tél. | +380 4849 | ||||
| Démographie | |||||
| Population | 50 263 hab. (2012) | ||||
| Densité | 1 621 hab./km2 | ||||
| Géographie | |||||
| Coordonnées | |||||
| Superficie | 3 100 ha = 31 km2 | ||||
| Divers | |||||
| Fondation | VIe siècle av. J.-C. | ||||
| Statut | Ville depuis 1944 | ||||
| Localisation | |||||
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Géolocalisation sur la carte : Oblast d'Odessa Géolocalisation sur la carte : Ukraine Géolocalisation sur la carte : Ukraine |
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| Sources | |||||
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Bilhorod-Dnistrovskyï (en ukrainien : Білгород-Дністровський) ou Belgorod-Dniestrovski (en russe : Белгород-Днестровский ; en bulgare : Bialgrad ; en grec : Tyras ; en roumain : Cetatea Albă ; en tatar : Tourla ; en italien : Montecastro ; en turc : Akkerman) est une ville de l'oblast d'Odessa, en Ukraine. Sa population s'élevait à 50 263 habitants en 2012.
Sommaire |
Géographie[modifier]
Bilhorod-Dnistrovskyï est située sur la rive droite de l'embouchure du Dniestr (liman du Dniestr), dans le Boudjak, partie méridionale de la Bessarabie, à 43 km au sud-ouest d'Odessa.
Nom[modifier]
Bilhorod en ukrainien, ou Belgorod en russe, signifie « cité blanche ». Au Moyen Âge, Villehardouin a transcrit ce nom en français en « Bellegarde ».
Administration[modifier]
La ville de Bilhorod-Dnistrovskyï fait partie de la municipalité de Bilhorod-Dnistrovskyï (en ukrainien : Білгород-Дністровська міська рада, Bilhorod-Dnistrovs'ka Mis'ka rada), qui compte également deux communes urbaines : Serhiïvka et Zakota.
Histoire[modifier]
Bilhorod-Dnistrovskyï a été fondée par des Grecs ioniens au Ve siècle avant notre ère sous le nom de Tyras. Devenue romaine puis byzantine sous le nom de Mavrokastron (la citadelle noire), elle fut prise en 1221 par les Tatars qui la renommèrent Tourla. Reprise par les Byzantins, elle fut concédée aux Italiens de Gênes en 1315 sous le nom de Montecastro ; ceux-ci la reconstruisirent et elle prit alors en roumain le nom de Cetatea Albă, et en slave celui de Belgorod (« Cité Blanche »). En 1359, elle devint moldave. Ce fut un port et une forteresse importante pour la principauté de Moldavie au temps d'Étienne III le Grand (XVe siècle), à l'extrémité sud de la route de l'ambre et de la soie entre la mer Baltique (d'où venait l'ambre et la fourrure vers les pays d'Orient) et la mer Noire (par où venaient la soie, les perles, le miel vers les pays du Nord et d'Occident).
C'est pourquoi elle attira la convoitise de l'Empire ottoman qui s'en empara en 1484 et l'appela Ak-Kerman (traduction en turc de « Cité Blanche »), puis de l'Empire russe qui commença à l'attaquer au XVIIIe siècle et l'annexa en 1812. Il y fut signé en 1826 entre la Russie et l'Empire ottoman une convention qui confirmait la paix de Bucarest, et assurait aux Russes la navigation sur la mer Noire[1].
La République démocratique de Moldavie, proclamée en Bessarabie en 1917, ayant voté en mars 1918 son union avec la Roumanie, Cetatea Albă se retrouva roumaine pendant 22 ans. Elle devint soviétique en 1940-1941 à la suite du Pacte germano-soviétique. Après quatre ans de retour à la Roumanie pendant la Seconde Guerre mondiale, elle fut soviétique de 1944 à 1991, avant de devenir définitivement ukrainienne en 1991.
Ces changements ont bouleversé la composition de sa population : très cosmopolite en 1939, avec des Roumains, des Juifs, des Turcs ou Tatars, des Grecs, des Russes, des Arméniens, des Roms, des Allemands, des Ukrainiens, et même des Suisses venus de Vevey (Vaud) et des Buttes (Neuchâtel), soit 38 400 habitants, elle est de nos jours presque exclusivement ukrainienne, avec une petite minorité russe. Comme à Kaliningrad, très rares sont les Belgorodois actuels qui peuvent dire : « mes parents (ou mes grands-parents) y vivaient déjà avant-guerre ».
Population[modifier]
Démographie[modifier]
Recensements (*) ou estimations de la population [2] :
Nationalités[modifier]
La composition de la population de la ville a beaucoup évolué au cours de XXe siècle :
- Au recensement russe de 1897, les Moldaves formaient la principale nationalité (53,7 % de la population), suivis par les Russes et Ukrainiens (Grands-Russiens et Petits-Russiens : 20,3 %), les Juifs (19,7 %), les Arméniens (2,1 %), les Bulgares (1,0 %), les Tatars (Nogaïs : 0,8 %), les Allemands (0,8 %) et les Polonais (0,6 %).
- Au recensement ukrainien de 2001, les Ukrainiens dominaient (62 9 % de la population), suivis par les Russes (28,2 %), les Bulgares (3,7 %), les Roumains (1,9 %), les Biélorusses (0,6 %), les Gagaouzes (0,4 %), les Juifs (0,3 %), les Arméniens (0,3 %), les Sinti et les Roms (0,3 %).
Notes et références[modifier]
- Marie-Nicolas Bouillet et Alexis Chassang (dir.), « Bilhorod-Dnistrovskyï » dans Dictionnaire universel d’histoire et de géographie, 1878 (Wikisource)
- (ru) Recensements de 1959, 1970 et 1979 sur www.webgeo.ru — (en) City Population [1] — (uk) Office des statistiques d'Ukraine : Статистичний збірник «Чисельність наявного населення України на 1 січня 2008 року» [Manuel statistique « Nombre d'habitants de l'Ukraine au 1er janvier 2008 »]. [2] ; Статистичний збірник «Чисельність наявного населення України на 1 січня 2010 року» [Manuel statistique « Nombre d'habitants de l'Ukraine au 1er janvier 2010 »]. [3] ; Статистичний збірник «Чисельність наявного населення України на 1 січня 2011 року» [Manuel statistique « Nombre d'habitants de l'Ukraine au 1er janvier 2011 »]. [4]
Liens externes[modifier]
- (uk) Informations officielles
- (ru) Cartes topographiques
- (ru) Carte routière