Biastophilie
La biastophilie[réf. nécessaire] (du grec biastes, « viol » + -philia, « amour ») et son mot dérivé, raptophilie (du latin rapere, « saisir »), également viol paraphilique[1], se réfère à une paraphilie dans laquelle l'excitation sexuelle est dépendante d'un acte d'agression sexuelle sur une personne non-consentante, et spécialement un étranger[2],[3].
Certains dictionnaires anglais considèrent ces termes synonymes[4] alors que d'autres, toujours en anglais, distinguent la raptophilie en tant que paraphilie durant laquelle est liée une réponse à un viol de la victime actuelle[5].
La source du comportement dans ces paraphilies est la résistance terrifiée du viol[6] et est, de ce fait, considéré comme sadisme sexuel[1].
La biastophilie est acceptée en tant que potentiellement létale, parmi d'autres paraphilies (mais non-limitée à) l'asphyxiophilie, l'autassassinophilie, l'hybristophilie et la chrematistophilie[7].
Sous le terme de « Trouble Paraphilique Coercitif », ce diagnostic est proposé en tant qu'inclusion dans le DSM-V.
Références [modifier]
- (en) Ronald Blackburn, The Psychology of Criminal Conduct: Theory, Research and Practice (1993), ISBN 0-471-91295-6, p. 87
- (en) Raymond J. Corsini, The Dictionary of Psychology, Brunner-Routledge, 2002 (ISBN 1583913289) (OCLC 48932974)
- Rudy Flora, How to Work with Sex Offenders: A Handbook for Criminal Justice, Human Service, and Mental Health Professionals, Haworth Clinical Practice Press, 2001 (ISBN 0789014998) (OCLC 45668958)
- Eric W. Hickey, Encyclopedia of Murder & Violent Crime, ISBN 0-7619-2437-X (2003) p. 347
- (en) Ronald M. Holmes, Sex Crimes: Patterns and Behavior, Sage Publications (ISBN 0761924175) (OCLC 48883594)
- (en) Raymond J. Corsini, The Dictionary of Psychology, ISBN 1-58391-028-X (1999) p. 692
- (en) Gordon, Jr., Wilbert Anthony and James E. Elias, 2005, Potentially Lethal Modes of Sexual Expression, article présenté à la 2005 Western Region Annual Conference de la Society for the Scientific Study of Sexuality