Bessay-sur-Allier

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Bessay-sur-Allier
Église Saint-Martin
Église Saint-Martin
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne
Département Allier
Arrondissement Moulins
Canton Neuilly-le-Réal
Intercommunalité Communauté d'agglomération de Moulins
Maire
Mandat
Michel Simon
2014-2020
Code postal 03340
Code commune 03025
Démographie
Population
municipale
1 374 hab. (2011)
Densité 40 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 26′ 34″ N 3° 21′ 48″ E / 46.4427777778, 3.36333333333 ()46° 26′ 34″ Nord 3° 21′ 48″ Est / 46.4427777778, 3.36333333333 ()  
Altitude Min. 209 m – Max. 271 m
Superficie 34,6 km2
Localisation

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Bessay-sur-Allier est une commune française, située dans le département de l'Allier en région Auvergne. Les habitants sont nommés les Bessaytois et les Bessaytoises[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Bessay-sur-Allier est l'une des neuf municipalités formant le canton de Neuilly-le-Réal, jusqu'en 2015. Dans le cadre du redécoupage des cantons établi par un décret de 2014, elle sera une des 23 communes du canton de Moulins-2[2].

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

La commune de Bessay-sur-Allier est limitrophe de celles de Toulon-sur-Allier au nord, Neuilly-le-Réal au nord-est, Gouise au sud-est, La Ferté-Hauterive et Saint-Gérand-de-Vaux au sud, Châtel-de-Neuvre (quadripoint) au sud-ouest et Chemilly au nord-ouest[3].

Rose des vents Chemilly Moulins,
Toulon-sur-Allier
Neuilly-le-Réal Rose des vents
Châtel-de-Neuvre N Neuilly-le-Réal
O    Bessay-sur-Allier    E
S
Châtel-de-Neuvre La Ferté-Hauterive,
Saint-Gérand-de-Vaux
Gouise

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

La superficie communale (3 460 hectares) est pour moitié située dans la plaine alluviale de l'Allier, à l'ouest, et dans un territoire humide et légèrement vallonné, à l'est, qui est classé en région naturelle Sologne bourbonnaise. Un dénivelé moyen de 62 mètres sépare les deux parties, avec une altitude comprise entre 209 et 271 mètres.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Trois ruisseaux coulant est-ouest, drainent la commune[3] :

  • La Crevée, au nord, affluent de La Sonnante, dont elle rejoint le cours sur la commune voisine de Toulon-sur-Allier, prend sa source à proximité des limites communales de Bessay et de Neuilly-le-Réal. Son cours se tarit en été.
  • Le ruisseau du Moulin, au centre, affluent du Luzeray, dont il rejoint le lit dans le bourg de Bessay, prend sa source au Bois de Parrière (commune de Gouise). Son flux permanent autorisait autrefois la présence de moulins sur son cours.
  • Le Luzeray, au sud, est le plus important des trois. D'une longueur de 19 kilomètres et d'un bassin versant de près de 8 000 hectares, sa source apparaît dans les bois de Jaligny-sur-Besbre, aux confins des communes de Jaligny, Treteau et Saint-Voir. Son confluent avec l'Allier se situe sur la commune au lieu-dit « le Pacage ».

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Plaque Michelin de la RN 7 indiquant la distance vers Moulins et Paris
Plaque Michelin RN7

La légendaire Route bleue portait le bourg de Bessay-sur-Allier à exactement 301 km de Paris. Un panneau de signalisation le rappelle.

Située sur la rive droite de l'Allier, à mi-chemin entre Moulins au nord et Varennes-sur-Allier au sud, Bessay est traversée par deux grandes voies de communication :

Maillage local : RD 31 (direction Neuilly-le-Réal), RD 102 (direction Gouise), RD 300 et RD 300A.

Un court segment de la Route Centre-Europe Atlantique (RCEA) traverse l'extrême-nord du territoire communal, où elle franchit la rivière Allier.

Histoire[modifier | modifier le code]

Époque gallo-romaine[modifier | modifier le code]

Depuis les temps les plus reculés, Bessay était une place forte ou ville fortifiée ou oppidum, selon l'expression latine. Deux voies romaines se croisaient sur le territoire de Bessay : l'une, venant d'Yzeure, prenait au vallon des Billards la direction de Saint-Gérand-de-Vaux après avoir franchi le Luzeray/Luzerai sur un pont de bois, l'autre partait de Chapeau pour aboutir au château de Paray et au port de « la Jolivette » sur la rivière Allier.

Il est probable que Jules César ait fréquenté ces voies au cours de la 7e campagne des Gaules en l'an 52 avant Jésus-Christ. En effet, son armée et celle de Vercingétorix s'observaient de chaque côté de l'Allier. Les Gaulois avaient détruit les ponts et César avait établi un camp (lieu-dit « camp des Romains ») dans les environs de Bessay pour aller réparer le pont de Donobrium, aujourd’hui Châtel-de-Neuvre.

Les archives de la Société d'émulation du Bourbonnais datées du 27 mars 1874 précisent qu'à la suite de travaux réalisés par un horticulteur sur un grand terrain loué à la commune, des vestiges d'habitations gallo-romaines venaient d'être mis à jour. On y avait retrouvé quantité de tuiles à rebords et imbriquées, de fragments de statuettes et d'animaux en terre blanche, des spécimens de vases ainsi qu'une anse d'amphore estampillée ACVT provenant des officines de potiers du Larry à Toulon-sur-Allier. On y retrouva aussi un goyard[Note 1] et une pièce de monnaie en bronze (à tête casquée). Ces habitations étaient établies dans le val d'Allier sur la rive droite du ruisseau le Luzerai.

La paroisse de Bessay[modifier | modifier le code]

Elle était peu étendue et groupée autour de son église, de son prieuré et de sa maison Dieu ou hôpital. Tout près de l'église, au midi, existait un point plus élevé, d'une grande importance militaire pour la défense locale : La Motte Saint-Paul. C'est en effet, sur cette butte entourée de fossés larges, profonds, remplis d'eau et alimentés par le Luzeray, qu'au Moyen Âge se dressait le château fort avec sa chapelle seigneuriale. Au pied de la Motte Saint-Paul, s'élevait un véritable faubourg avec de nombreux artisans de tous métiers. Cette chapelle a été dédiée à l'apôtre Paul, car elle contenait diverses reliques d'importance, dont un os du genou et un os du pouce droit du saint.

La paroisse de Neufglise[modifier | modifier le code]

Bessay ne se limitait pas seulement à son bourg et à son église . En effet, se rattachait à notre paroisse celle de Neufglise/Neuglise/Neuglize et la « Collecte du Roussat »[Note 2]. La paroisse de Neufglise était très étendue. Elle comprenait tous les domaines actuels s'étendant du château de Hauterive à celui de Bellevue, et du château de Paray au bois de bord. Entre le château des Roux et celui de Hauterive, un peu au-dessous du domaine des Billards, existait autrefois un petit Prieuré avec chapelle et terres. Le tout dédié à saint Georges. Ce prieuré avait été fondé comme la paroisse de Neufglise, par les chanoines réguliers de l'abbaye Saint-Gilbert de Neuffonts vers la fin du XIIe siècle. En effet, vers 1188, une colonie de religieux vint se fixer sur les bords du Luzeray. Arrivés là, leur premier soin est d'y planter la croix en signe de possession (croix de fondation), et d'y bâtir une chapelle en bois avec des cellules. Ces granges monastiques qui donnèrent par la suite naissance à maints villages et hameaux étaient, quoique pauvres, parfaitement organisés. Chacune d'elle avait en plus de sa chapelle : dortoir, chauffoir, réfectoire, forge, tannerie, moulin à huile et à farine. Et dans le cas de Saint Georges, les religieux avaient monté une maillerie[Note 3] aux Simonins pour fouler le drap et les étoffes. Car là seulement existait une terre à foulon, sorte d'argile à dégraisser le lainage. Cette grange du Luzeray devint un prieuré florissant et connut durant plusieurs siècles une ère de prospérité. En 1535, quand François Ier leva des subsides pour ses guerres, le prieuré fournit une taxe plus lourde que celle de Bessay : il était donc plus riche que la paroisse. Mais vers la fin du XVIIe siècle, Saint Georges déclina rapidement et quand la révolution éclata, il était réduit à sa plus simple expression : la chapelle et trois pièces de terre. La révolution confisqua l'ensemble, qui fut affermé au tenancier de l'hôtel des trois pigeons à Bessay. En 1791, le tout fut vendu aux enchères pour 5.075 livres au châtelain de Hauterive. Mais ce dernier, appréhendé comme père d'émigré, fut jeté en prison, et dépouillé de tout ses biens qui furent vendus. Aujourd'hui il ne reste qu'un champs du domaine des Billards, qu'on appelle « fonds du ris ». La paroisse de Neufglise était avant la révolution un centre de vie et d'activité. Outre les deux voies romaines qui s'y croisaient, il existait un port au bord de la rivière Allier : le port de la « jolivette ». Celui-ci connaissait une intense activité. En effet, par ces voies de communication, arrivaient sans cesse des rouliers (Navire de charge) transportant du bois et des Bouviers conduisant leur chars. La rivière Allier offrait à ces marchandises un moyen de transport facile et économique. Neufglise souffrit tout particulièrement de la révolution. L'église fut rasée, le presbytère et les biens vendus à « l'encan »[Note 4]. L'église fut ensuite débaptisée et pris le nom de « Montcailloux ». La « Collecte du Roussat » (enclave de la paroisse de Chemilly en raison du déplacement du cours de la rivière Allier) quant à elle, fut annexée à Bessay par arrêté de Fouché en 1793.

Les sires de Bourbon à Bessay[modifier | modifier le code]

Avec Yzeure, Bessay dut être un des premiers lieu occupé par les sires de Bourbons qui vinrent s'installer sur les vestiges de l'ancien château féodal. En effet, dès l'an 1096, une charte signale un officier (prepositus/preapositus[Note 5]) qui y rend la justice au nom des Bourbons, et dans lequel il convient de voir le précurseur des juges-châtelains qui se succéderont à Bessay jusqu'à la Révolution.

Vers le milieu du XIIIe siècle Guillaume Ier de Bourbon (fils d'Archambaud VIII) vint s'y fixer, fondant ainsi la branche des Bourbons de Bessay. Celui-ci épouse en 1270 Isabeau de Courtenay (fille de Guillaume : Chevalier et Seigneur de Champigneulles - et de Marguerite de Bourgogne). En mars 1261, il accorde la Charte de Coutumes et de Franchise aux Manants et Habitants de Bessay. Par un bail de 1280, il afferme pour quatre ans les droits de péage sur la rivière Allier moyennant la somme de 1 400 livres. Guillaume Ier meurt le 15 novembre 1288.
Lui succède son fils Guillaume II, époux de Mathilde de Montgascon, qui meurt en 1316, et après la mort de son propre fils, Guillaume III. Sans descendance, le château retourne à la branche ducale des Bourbon.

En 1317, Jeanne de Bourbon reçoit le château de Bessay en dot, à l'occasion de ses fiançailles avec Jean de Chatillon. Toutefois, le mariage n'eut pas lieu. Jeanne épousa en 1318 GUY VIII, Comte de Forez, et conserva sa dot. Ce dernier acquit de PERRIN de MARCY - Seigneurs de la Motte -, le droit de Leyde qu'il possédait sur les bouchers, boulangers, cordonniers et tanneurs de Bessay[Note 6].
Après la mort du comte de Forez en 1360, lui succède son fils LOUIS, qui fut tué au cours de la bataille de Brignais en 1362. Jeanne de Bourbon qui meurt en 1402, presque centenaire, avait fait donation du château de Bessay à son neveu direct et petit fils par alliance, LOUIS II de Bourbon. Bessay redevint alors partie intégrante du Duché du Bourbonnais.

En 1486, au moment de partir en guerre, le duc Jean II de Bourbon jugea prudent d'enlever les reliques conservées dans la chapelle de la Motte Saint-Paul, et de les confier à cinq notables de Bessay. Un document le précise[4] : en voici le texte en vieux français :

« Nous, Jehan BORNE escuier, Anne GASCON, Jehan et Pierre FAULCONNETS, Jehan MOISSON bourgeoys manans et habitants de Bessay, confessons avoir aujourdhuy datte de ces présentes reçu de nostre très redoubté Seigneur Monseigneur le Duc de BOURBONNOIS et d'Auvergne, les reliques cy après déclarées c'est assavoir une des pierres dont St Etienne fust lappidé ung os du genoil de St Pol et ung os du poulce dudict St Pol, lesquelles reliques ont esté par la commandement et ordonnance de Monseigneur Prinses en la Chapelle Sainct Pol assize en la Motte de Bessay et par des prédécesseurs mises en ycelle et pour la devauté d'ycelle. Nous a baillé en garde lesdittes reliques jusqu'à ce que par luy autrement en soyt ordonné et ycelles promettons randre ou soyt restituer à Mon-dit Seigneur le Duc toutes les foys et quantez que par luy ou autre de par luy en serons requis. Tesmoins nos saings manuelz cy mis le deux jour de Juing l'an mil IIII IIIxx six »

Les tombeaux des sires de Bourbon Bessay[modifier | modifier le code]

Un bulletin de la Société d'émulation du Bourbonnais de 1894 reproduit un document datant du début du XVIIe siècle (dessin de Pierre Clairambault[5] ?) qui donne la description des tombeaux de Guillaume Ier et de son épouse Isabeau de Cortenay. Il situe ces tombeaux dans la chapelle Saint-Paul de Bessay[réf. souhaitée]. Un autre article paru en 1981, nous renseigne sur le tombeau de Guillaume II, qui se trouve, lui, dans l'église Saint-Martin de Bessay.

Les édifices disparus de Bessay[modifier | modifier le code]

Outre un château féodal et sa chapelle, Bessay possédait trois édifices :

  • Le prieuré de Bessay, qui dès 1105, figure parmi les dépendances du prieuré bénédictin de Saint-Pourçain , membre lui-même, de la puissante abbaye de Tournus. Les religieux de ce prieuré étaient chargé de desservir l'église paroissiale. Puis, comme souvent vers la fin du XVIe siècle, fut établi un prieur-CURE. Ce prieuré se situait vraisemblablement dans le voisinage de l'église dédiée à saint Martin. Le prieuré de Bessay est encore mentionné dans un « pouillé »[Note 7] du diocèse de Clermont au XVe siècle.
  • Le second établissement est l'hôtel-Dieu de Bessay qui occupait à peu près l'emplacement de la cure actuelle (en face de l'église Saint-Martin). Un plan de la fin du XVe siècle, indique cet hôtel-Dieu aux alentours du déversoir du moulin Martin. En 1488, Jacques de la Tour, écuyer, était maître et gouverneur de l'hôtel-Dieu de Bessay, et cette charge existait encore en 1569. L'hôtel-Dieu de Bessay disparut par ordonnance royale de 1693, qui le réunit à l’hôpital général de Moulins.
  • Le troisième édifice est la Poste Royale. Celle-ci est mentionnée dès 1553[6] .Dès le début du XVIIe siècle, un régisseur était chargé d'entretenir les bêtes de somme nécessaires au transports : c'est-à-dire le précurseur des futurs Maître de poste. Ce bâtiment était installé dans le vieux logis du Cheval Blanc . En 1692, ce logis fut agrandi et on pouvait lire l'inscription « bureau des vélocifères »[Note 8] (voir Jean-Baptiste de Chabannes). La Poste Royale fut transportée successivement : en 1784 à l'ancienne auberge Notre-Dame, puis sous la Restauration dans les vastes bâtiments construits par le propriétaire du château de Paray, qui deviendront l'hôtel du Commerce.

La vie au temps jadis[modifier | modifier le code]

En 1925, les quelques 1 200 habitants de Bessay n'avaient ni l'électricité, ni le téléphone, et la RN7 n'était pas encore goudronnée… Mais la commune, qui avait compté jusqu'à 1 610 âmes en 1891, ne comportait pas moins de 80 commerçants et artisans. Parmi eux, des maçons, des charpentiers et menuisiers, des charrons, des maréchaux-ferrants, des tailleurs et des couturières, et même un tailleur de pierre et un hongreur[Note 9]. Ces corporations faisaient bon ménage avec les premiers garages pour automobiles et vélocipèdes.

Parmi les anciens métiers, on trouvait aussi un meunier, trois sabotiers et deux entreprises de battage de moissons. Il y avait également un couple de marchands ambulants (colporteurs) qui partaient chaque matin avec chacun une brouette bourrée de produits de première nécessité et d'articles de couture, pour visiter les fermes alentours . On comptait également deux huileries et deux scieries, des marchands de vins, et les cafés et épiceries ne manquaient pas. Mais il n'y avait que deux boulangeries et une seule marchande de poissons.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Les élections municipales de 2014 ont opposé trois candidats : Jean-Michel Laroche, Guy Lelay et Mme Danièle Mousset. Jean-Michel Laroche (liste socialiste) a été élu au premier tour avec 52,09 % des voix. On notera que le maire sortant, Michel Simon, n'est pas en tête de liste, contrairement à ce qui est annoncé sur le site de l'Association des Maires de l'Allier[7] et sur le site de la mairie[8],[9], puisqu'il apparaît en troisième position parmi les 15 élus au conseil municipal mais il ne fait pas partie des deux élus au conseil communautaire. Les deux candidats battus obtiennent respectivement 23,62 % et 24,27 % des voix, 1 et 2 sièges au conseil municipal. Le taux de participation est de 73,07 %[10].

Aux élections européennes de 2014, la liste FN arrive en tête avec 24,49 % des voix, suivie par la liste UG avec 22,43 % des voix puis par la liste UMP avec 22,20 % des voix. Le taux de participation est de 42,82 %[11].

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1896 1920 François Paul Girard    
1920 1932 Claude Ministron    
1932 1936 Pierre Fagnaud    
1936 1945 Marcel Sarrazin    
1945 1959 Jean Fournier    
1959 1989 François Fontaine    
1989 2004 Michel Mabillon    
2004 réélu mars 2014 Michel Simon[12] DVG  

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 1 374 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 10],[Note 11].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
327 615 805 810 879 903 940 1 056 1 190
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 386 1 435 1 483 1 499 1 483 1 538 1 586 1 610 1 586
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 525 1 495 1 440 1 275 1 235 1 230 1 254 1 232 1 251
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
1 207 1 207 1 157 1 331 1 329 1 378 1 405 1 374 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[13] puis Insee à partir de 2004[14].)
Histogramme de l'évolution démographique


Équipements culturels et sportifs[modifier | modifier le code]

  • Le centre socio-culturel : Rue du 19 mars 1982, 03340 Bessay-sur-Allier (en face de l'église Saint-Martin). Bâtiment d'environ 450 m2 inauguré en 2009, il abrite plusieurs salles : l'école de musique[Note 12] avec un auditorium extérieur, une salle audiovisuelle (cinéma), la bibliothèque, le club informatique et multimédia, des locaux techniques
  • La salle polyvalente : Rue du bicentenaire 03340 Bessay-sur-Allier. Bâtiment comprenant une salle de 216 m2 inauguré le 22 mai 1982, mis à disposition en priorité pour les associations communales afin de leur apporter une aide matérielle. Il peut accueillir 200 personnes pour les manifestations de type Assemblées générales, réunions d'information et lors de certaines cérémonies (mariage, communion, etc.). Il est le lieu des traditionnels vœux de la mairie aux habitants de Bessay.
  • Les installations sportives : Un stade municipal - deux cours de tennis - un boulodrome - une salle de sports polyvalente (gymnastique - judo - tir à l'arc - sarbacane - ping-pong).

Économie[modifier | modifier le code]

Entreprises et commerces[modifier | modifier le code]

Un cabinet médical avec kinésithérapeute - Une pharmacie - Deux restaurants - Un commerce de proximité alimentation/journaux - Une boucherie charcuterie - Deux boulangeries - Un salon de coiffure - Un bar tabac

La Compagnie du biscuit (ex-usine Delos) - Le groupe 3i Nature - Interovo Avicoles France

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Bâtie successivement au XIe et XIIe siècles par les bénédictins, elle porte le nom de l'apôtre des Gaules, saint Martin. Cet ancien officier de l'armée romaine, né en 316, ordonné prêtre en 371, devint évêque puis archevêque de Tours. LEROY DE LA MARCHE affirme que la fondation de ces églises tient, ou au passage du Saint, ou à une relique apportée de son tombeau.

Elle possède un clocher avec faisceaux de colonnettes caractéristiques du début du XIIIe siècle, un chevet plat à trois étroites baies (pouvant être un rappel de la trinité). Un vitrail de la chapelle nord, daté de 1868, représentant saint Martin, est l'œuvre de François Burnel, né à Moulins. Le tympan de la porte principale représente un agneau au milieu des loups, a été offert par la famille princière polonaise, qui séjourna au château de Chaugy de 1852 à 1862. Il fait allusion à la situation politique de la Pologne partagée entre ses deux puissants voisins.

À l'intérieur, une statue en bois polychrome et doré de Saint-Martin datée du XVIIIe siècle ( Très dégradée par les insectes xylophages, elle est actuellement en restauration chez Samuel Cherprenet-restaurateur d’œuvres d'art à Huriel, ). Les fonts baptismaux sont ornés de tête de pierre des XIIXIII et ee siècles, toujours visibles. Ce bénitier en pierre provient de l'ancienne église paroissiale Saint-Didier de Neuglize/Neuglise, date également du XIIe siècle .

Les cloches de l'église : la plus grosse, date du 1er juillet 1748. À l'époque elle avait été fondue par un dénommé Abadye. Felée, elle fut refondue en 1967 par les frères Paccard. Elle pèse 400 kilogrammes. Elle donne le sol . Sur une face, on peut lire « j'ai été faite en 1748, bénite par Antoine Beauvoir, curé de cette paroisse ». Le parrain était Mr Pierre Abel Philippe écuyer seigneur de Chaugy, gentilhomme servant ordinaire de la reine . La marraine était dame Elisabeth Giraudet épouse de Jacques Resseau, receveur des Traites à Bessay. Les sieurs Jacques Guilbert et Gilbert Merie étant fabriciens [15] ou marguilliers selon les régions. Sur l'autre face, on lit « j'ai été refondue en 1967, bénite le 11 juin de la même année par Mgr Bougon, évêque de Moulins ». Le curé était l'abbé Michel, le parrain M. Hubert Neury et la marraine Anne Marie Fagnaud. La deuxième cloche est la plus ancienne, date de 1687 et a été fondue par Terrier. Elle pèse environ 350 kilogrammes et donne le si bémol. Elle a, en relief, une croix décorée de vingt centimètres de haut, ornée de fleurs . Une inscription en relief est présente « verbum caro factum est. St Barbara ora pro nobis[16] ». Le parrain était M. Pierre Giraudet, procureur à Moulins, et la marraine Damoiselle Marie Girault. C'est sur le bord extérieur de cette cloche que frappait autrefois, le marteau de l'horloge paroissiale.

  • Château de Paray

Sur une motte féodale, il y avait Paray, une maison fortifiée du XIIIe siècle qui se transforma en château, au fur et à mesure des successions et en particulier par la famille Béraud de 1625 à 1628. C'est un logis au corps rectangulaire, avec deux tourelles carrées, porte à linteau avec cartouche aux armes des Béraud, lucarnes de pierre sculptées, briques bicolores en losanges, deux pavillons aux angles de la cour avec lanternon de 1861 et parc boisé. À l'intérieur, belle cheminée représentant Cérès et Bacchus. Beau plafond à la française d'époque et dallage de marbre . Ce château passa aux mains de maintes familles, dont le premier président au Présidial d'Auvergne à Riom : Jacques Amable Rollet D'Avaux. Riche seigneur. Il fut en butte à l'envie et à la haine et en 1793, signalé comme accapareur, fut arrêté avec sa femme. L'instruction révéla qu'il était en correspondance avec des émigrés, qu'il pourvoyait aux besoins des prêtres insermentés, recevait et faisait connaître les Bulles pontificales et les manifestes des princes . Conduits à Paris, ils furent traduits devant le Tribunal révolutionnaire sur les réquisitions de Fouquier-Tinville le 14 floréal an II (13 mai 1794). Ils furent condamnés à mort et exécutés le même jour . Les propriétés furent confisquées et vendues comme biens nationaux.

  • Autres bâtiments intéressants

Le Petit Bessonnat . Il s'agit d'un logis de 1867 avec deux pigeonniers carrés aux angles de la cour.

Le Château du Moutier ou Moustier. Du château féodal de Bessay, dépendait au XVe siècle, une garenne dite « du Roussat » qui s'étendait le long de la rivière Allier. Cette garenne dépendait en grande partie de la paroisse de Chemilly et avait donc été détachée jadis de la rive gauche de la rivière lors d'un changement de lit. Vers 1450, plusieurs familles bourgeoises de Moulins et en particulier les Pietre du Moustier obtinrent du Duc de Bourbon l'autorisation de défricher cette vaste étendue, moyennant rentes à verser au trésor Ducal. Les domaines ainsi crées étaient chargés des droits de novales[Note 13] . Ces novales furent l'occasion de procès sans fin entre les curés de Chemilly et de Neufglise. Le Moustier, était le centre d'une agglomération très vivante ou se tenant une foire importante, et qui aurait été détruite par une crue de la rivière Allier. À la famille Du Moustier, se succédèrent deux familles dont l'argentier de la Duchesse Anne de Boubon qui transforma le logis et l'agrandit dans de vastes proportions. En 1517 le château se présente comme un grand corps de logis à double façade couvert d'ardoises et flanqué de deux pavillons carrés. Devant le corps de logis se situe une cour entourée de murs et remparée avec des fossés tout autour, avec colombier, chenevière[Note 14] et garenne. Ensuite le château devint la propriété du Receveur Général qui fit édifier un château flanqué de tourelles et précédé d'une vaste cour fermée. De ce château, il ne reste que les tourelles ouest, les murs de la cour, deux pavillons de chaque côté de l'entrée et le portail en pierre (classé).

Le château des Robinats : Nom donné par une communauté mentionnée dès 1337 qui défricha une partie du bois de bord. Maison de maître avec haut toit à Lanternon et communs, porche à clef armoiriée des XVIIIe et XIXe siècles avec Échauguette carrée à l'angle de la cour.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • François Louis vicomte De Courthille né à Bessay le 08 janvier 1815 au château du Moûtier. Il a été nommé Chevalier de la Légion d'honneur le 28 avril 1847 en qualité d'agronome. Il a été sous préfét de Montfort-sur-Meu et est décédé le 14 mars 1872[17].

Galerie photographique[modifier | modifier le code]

Bessay aux environs de 1900

Héraldique[modifier | modifier le code]

blason

Les armes de la commune se blasonnent ainsi :

Écartelé, le trait du coupé crénelé de 4 pièces: au premier de sinople à la tête de cheval d'or, au deuxième d'argent à la fasce ondée d'azur, au troisième d'argent à la couronne de lauriers de sinople, au quatrième de sinople à la gerbe d'or.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Aubert de la Faige et Roger de la Boutresse, Les Fiefs du Bourbonnais, t. 2 : Moulins Rive droite de l'Allier, Crépin-Leblond,‎ 1936 - Identifiant : ark:/12148/bpt6k5038836 - Source : Bibliothèque nationale de France, département Philosophie, histoire, sciences de l'homme, 4-LK2-4241(2)
  • François-Olivier Touati, Vocabulaire historique du Moyen Âge, Paris, BH,‎ février 2002 - 3e édition augmentée
  • Janine Giraud (dir.), M.-C. Gaudon, J. Giraud, M.-J. Fraisse, D. Tinel, P. Challamel, F. Martin-Douyat (rédaction) et N. Perichon (documentation), Le Canton de Neuilly-le-Réal, Vichy, Allier Généalogie,‎ août 2008 (ISSN 0988-8276)
  • Société d'émulation du Bourbonnais : 93 rue de Paris, 03000 Moulins - bulletins trimestriels
  • A.M. Goueffon, Bulletins trimestriels de la ville de Bessay

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Le gouyard ou goyard, mot issu de « goye », désignant la serpe ordinaire, est une sorte de serpe munie d'un long manche et servant à tailler les bouchures d'épine et à élaguer les hautes branches des arbres.
  2. La collecte était la circonscription fiscale de base, en France, sous l'Ancien Régime. Elle correspondait le plus souvent à la paroisse ou à une subdivision de celle-ci.
  3. Moulin à battre le chanvre actionné par une roue à aube généralement associé à un moulin à grains
  4. mot qui signifiait « aux enchères » ou « au plus offrant ». Du latin in quantum (« en quantité »), puis du latin médiéval Incantus puis par le mot en vieux français enchant. L'usage de cette locution a été restreint à une vente quasiment forcée lorsqu'une personne est contrainte à mettre en vente ses biens à un prix sous évalué en raison d'un besoin urgent d'argent
  5. prepositus terme latin qui signifie prévôt
  6. à savoir : chaque année au jour de Toussaint, il recevait une cuisse de bœuf ou de vache de chaque boucher, un denier de pain de chaque boulanger, huit deniers de chaque cordonnier, et dix-huit deniers de chaque tanneur
  7. nom masculin français pueille : registre de compte, du latin polyptychum. Inventaire des chapelles, répertoire des paroisses par doyenné et diocèse avec indication de leurs revenus -
  8. nom porté sous Louis XVI par les premières diligences
  9. un hongreur a pour tâche de castrer les chevaux, pratique initiée par le peuple Hongrois
  10. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  11. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.
  12. siège de L'Indépendante de Bessay - association crée en 1911 et composée d'une cinquantaine de musiciens
  13. Dîmes que le clergé levait sur cette catégorie de terre. L'abolition des droits féodaux personnels, des petites dîmes et novales, la suspension du paiement des droits réels et des grosses dîmes satisfirent les paysans (Lefebvre,Révol. fr., 1963, p.523).
  14. champs où l'on cultive le chanvre

Références[modifier | modifier le code]

  1. Nom des habitants de Bessay-sur-Allier sur habitants.fr (consulté le 8 mai 2014).
  2. Décret no 2014-265 du 27 février 2014 portant délimitation des cantons dans le département de l'Allier
  3. a et b Bessay-sur-Allier sur le Géoportail
  4. archives départementales de l'Allier, sous la rubrique H.B. 6951
  5. Robert Favreau, Jean Michaud et Bernadette Mora, Corpus des inscriptions de la France médiévale, vol. 18, Paris,‎ 1995, p. 6.
  6. La Guide des chemins de France par Charles Etienne, imprimeur du roy à Paris
  7. Association des maires de l'Allier
  8. Résultat des élections municipales 2014 sur le site de la mairie (consulté le 3 juin 2014)
  9. Le conseil municipal sur le site de la mairie (consulté le 3 juin 2014)
  10. Résultats des élections municipales de 2014 sur le site du ministère de l'Intérieur
  11. Résultats des élections européennes de 2014 sur le site du ministère de l'Intérieur
  12. Préfecture de l'Allier fichier au format PDF consulté le 12 juillet 2008
  13. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  14. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011
  15. Le responsable gestionnaire des paroisses avant la Révolution . Il s'agit d'un laïc.
  16. Priez pour nous. Litanies de la Sainte Vierge
  17. Base Leonore - Archives Nationales - cote LH/615/30