Bertreville-Saint-Ouen

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Bertreville-Saint-Ouen
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Haute-Normandie
Département Seine-Maritime
Arrondissement Dieppe
Canton Longueville-sur-Scie
Intercommunalité Communauté de communes de Varenne et Scie
Maire
Mandat
Thérèse Calais
2014-2020
Code postal 76590
Code commune 76085
Démographie
Population
municipale
347 hab. (2011)
Densité 52 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 48′ 28″ N 1° 03′ 20″ E / 49.8077777778, 1.05555555556 ()49° 48′ 28″ Nord 1° 03′ 20″ Est / 49.8077777778, 1.05555555556 ()  
Altitude Min. 85 m – Max. 122 m
Superficie 6,67 km2
Localisation

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Bertreville-Saint-Ouen est une commune française, située dans le département de la Seine-Maritime en région Haute-Normandie.

Les habitants de la commune s'appellent les Bertrevillais et Bertrevillaises [1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Attesté sous la forme latinisée Bertericvilla vers 1025, Bertrivilla en 1142[2]. Appellation transitoire de Bertreville-sous-Venise et enfin Bertreville-Saint-Ouen après que Saint-Ouen-Prend-en-Bourse (Sanctus Audoenus de Brenenborse 1137) lui fut rattaché le 17 mars 1823. Ce dernier nom représente le nom de la famille Bren en bourse attestée au Moyen Âge et qui signifie littéralement « son dans la bourse »[3].

Nom en -ville « domaine rural », précédé de l'anthroponyme germanique Berteric[4] que l'on retrouve dans Bertrimont (S-M, Berteric mons 1025 - 1026). En revanche, Bertreville est un ancien *Berteville (Bertevilla vers 1210).

Histoire[modifier | modifier le code]

Le nom de Venise fut donné à un cabaret – situé sur "le Grand Chemin du Roy" – par l'un des généraux qui avaient accompagné Charles VIII dans son expédition d'Italie en 1494. Telle est l'origine des noms de Florence et de Milan, donnés à des hameaux voisins. "Le Grand Chemin du Roy" devint une route royale en 1741 puis la route nationale 27 avant de devenir la route départementale 927.

Autrefois la paroisse offrait chaque année un pain bénit en l'honneur de saint Hubert, Saint-Patron des chasseurs. Car une très ancienne tradition, fort répandue dans la région, dit que "de mémoire d'homme personne à Bertreville n'a été atteint de la rage, et qu'on n'y a jamais vu circuler aucun animal atteint de cette terrible maladie".

L'ancienne paroisse de Saint-Ouen, aujourd'hui réunie à Bertreville, portait autrefois le nom de Saint-Ouen-Bren-en-Bourse, puis Saint-Ouen-Prend-en-Bourse. Les vieux titres de la cathédrale de Rouen mentionnent "ecclesia sancti Audoeni de Bruenenbosc".

L'église de "Saint-Ouen-Bren-en-Bourse" fut brûlée le 20 août 1798, avec le vicariat, le château, la ferme et toutes les dépendances. L'incendie fut provoqué accidentellement par la chute d'une lanterne dans une grange voisine de l'église. Cette église était semblable à celle de Bertreville, le chœur en silex et la nef en grès. Elle possédait un beau baptistère en pierre qui se trouverait aujourd’hui en l’église de Tourville sur Arques. Les matériaux furent vendus, et la porte en grès, portant la date de 1540, servit d'entrée à la filature de Vaudreville avant d’orner la façade d'une maison à l'entrée de Longueville-sur-Scie. Le patron de cette chapelle est saint Lubin, que d'assez nombreux pèlerins viennent prier le 3e lundi de septembre, ou le lundi qui suit le 3e dimanche de septembre.

En 1835, la chapelle fut reconstruite. La toiture fut refaite en 1992 et l'intérieur fut restauré en 1993-1994 par des habitants du village.

Une chapelle dédiée à saint François d'Assise et à saint François de Paule existait autrefois au hameau de Bos-l'Abbé.

Au XIe siècle, il existait encore la voie romaine qui passait par Caudebec, Doudeville, Bacqueville, Pierreville, Bertreville, Manéhouville, Charlesmesnil et Tourville pour atteindre Arques et dont on a trouvé des vestiges à Pierreville dont ce hameau tire son nom.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs[5]
Période Identité Étiquette Qualité
1835   Denis Féret    
1858 1866 Gustave Rouland    
1899   Julien Rouland    
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 en cours Catherine de Witasse-Thézy    

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 347 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
360 424 355 433 702 711 700 677 653
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
612 537 503 507 452 456 461 422 380
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
362 372 360 343 312 327 300 316 348
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2011
332 296 263 298 315 285 322 333 347
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[6] puis Insee à partir de 2004[7].)
Histogramme de l'évolution démographique


Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Église[modifier | modifier le code]

Remplaçant une chapelle datant du XIIIe siècle dont il ne reste rien, l'église paroissiale dédiée à saint Michel archange fut presque entièrement reconstruite en grès du XVIe siècle[8].

La charpente de la nef de l'église Saint-Michel avait été refaite en 1750 par Guillaume Marie, charpentier de Bacqueville-en-Caux. Par manque d'entretien, les sommiers de la nef, le clocher, les murs du clocher et la sacristie se délabrent. L'église est reconstruite sur des plans de l'architecte Jacques-Eugène Barthélémy, avec l'aide des subventions de l'État. Tous les grès du XVIe sont réutilisés pour les soubassements et les cintres des fenêtre. Une partie du chœur, réparée en 1743 et l'autel, effectué par Patron en 1782 sont conservés. Cette nouvelle église est consacrée par le Cardinal de Bonnechose le 29 juin 1865.

Après la guerre 1939-1945, les vitraux détruits par les bombardements ont été refaits par un certain Maumejan.

La cloche de l'ancienne église fut réinstallée. Nommée Jeanne Charlotte, elle sonne la note Fa, et pèse 440 kg[9]. Deux autres cloches y furent ajoutées le 1er août 1897 :

  • Une nommée Nicolle Ernestine qui sonne la note Sol, pèse 644 kg[10].
  • L'autre nommée Julie Anaïs qui sonne la note La dièse, pèse 327 Kg[11].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Gustave Rouland, qui fut ministre de l'Instruction Publique et des Cultes sous le second Empire de 1856 à 1863, achète et agrandit le château de Bertreville. Quatre générations de Rouland prendront la relève, en particulier Julien, le petit-fils de Gustave, qui sera maire de Bertreville-Saint-Ouen et conseillé municipal du canton de Bacqueville-en-Caux. Voir le site biographique des Rouland dans les liens externes.
  • Simon-Sylvestre-Clément Lemoyne est né le 31 décembre 1727 à Bertreville. C’est lui qui mit en usage le premier phare à éclipses préconisé par H. Descroisilles. Maire de Dieppe, c’est lui aussi qui fut à l’origine d'un projet de canal de Dieppe à Paris par Pontoise, mais l'opposition farouche des ports de Rouen et du Havre à ce projet le fit échouer. Il est décédé au château de Bertreville le 28 juillet 1806, il fut inhumé dans le cimetière et surnommé le "bienfaiteur des pauvres".

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liste des communes de la Seine-Maritime

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. (fr) « Nom des habitants », sur www.habitants.fr (consulté le 20 septembre 2010)
  2. François de Beaurepaire NLSM 42.
  3. F. de Beaurepaire, Op. cité. p. 142.
  4. F. de Beaurepaire, Op. cité.
  5. (fr) « Les maires de la commune » (consulté le 20 septembre 2010)
  6. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  7. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2008, 2011
  8. Ainsi que l'indique le portail actuel : "L'AN DE GRACE MIL VCC VARANTE SEPT, CE FONDEMENT FUT FAIT" (1547)
  9. "Elle porte l'inscription suivante : FV L'AN 1739 AY ETE BENIE PAR MR JACQUE AUGUSTIN DACHEUX, CURE DE CE LIEU ET NOMMEE JEANNE FV PAR TRES HAUT & TRES PUISSANT SEIGR MONSEIGR JEAN VICTOR DE ROCHECHOUART, DUC DE FV MORTEMART, PAIR DE FRANCE, BRIGADIER DES ARMEES DU ROI, PRINCE DE TONNAY-CHARENTE, MARQUIS DE FV & D'EVERLY, BARON DE BRAY SUR SEINE & DE MANEHOUVILLE, SEIGNEUR DE L'ISLE-DIEU, PATRON DE CETTE PAROISSE ET AUTRES LIEUX F & TRES HAUTE ET TRES PUISSANTE DAME, MADAME FRANÇOISE AIMABLE CHARLOTTE ASSELIN DE FRENELLE, MARQUISE DE F MANNEVILLE" ~ "MERICHER, VICAIRE ..... ANTOINE TASSEL, TRESORIER".
  10. Elle porte l'inscription suivante : Sur une face : "J'AI ETE DONNEE A LA FABRIQUE ~ PAR MME AUTIN NEE ERNESTINE ENGRAND ~ EN MEMOIRE DE MR NICOLAS AUTIN ~ SON MARI ~ NOMMEE NICOLE ERNESTINE EMILIENNE ~ LUCY ANNE MARIE ~ PAR ~ MR EMILE GODARD PT DE LA FABRIQUE ~ ET ~ MME LUCY PIERRET ~ EPOUSE DE MR JULIEN ROULAND, MAIRE ~ MEMBRE DU CONSEIL GENERAL DE LA FABRIQUE" Sur l'autre face : "L'AN DE GRACE 1897 ~ S.S. LEON XIII, PAPE ~ S.E. LE CARDINAL SOURRIEU, ARCHEVEQUE DE ROUEN ~ BENITE PAR MR L'ABBE BONAMY, VICAIRE GENERAL ~ M M ~ E. GODARD, PRESIDENT, ~ DELAMARE, CURE DE BERTREVILLE ~ JULIEN ROULAND, MAIRE ~ ABRAHAM, TRESORIER ~ GUSTAVE ROULAND, CH. DE LA LEGION D'HONNEUR ~ SENATEUR DE LA SEINE INFRE ~ MEMBRES DE LA FABRIQUE" ~ "NOEL ..... PICHOT ~ A. HAVARD A VILLEDIEU ..... H. ROY A STE AUSTREBERTHE"
  11. Elle porte l'inscription suivante : Sur une face : "NOMMEE JULIE ANAIS GUSTA ~ EMILIE LOUISE JEANNE ~ PAR ~ MR JULIEN ROULAND, MAIRE ~ MEMBRE DU CONSEIL GENERAL DE LA SEINE INFRE ~ ET ~ MME LOUISE BAUDOIN ~ EPOUSE DE MR EMILE BOUREL" Sur l'autre face : "L'AN DE GRACE 1897 ~ S.S. LEON XIII, PAPE ~ S.E. LE CARDINAL SOURRIEU, ARCHEVEQUE DE ROUEN ~ BENITE PAR MR L'ABBE BONAMY, VICAIRE GENERAL ~ M M ~ E. GODARD, PRESIDENT, ~ DELAMARE, CURE DE BERTREVILLE ~ JULIEN ROULAND, MAIRE ~ ABRAHAM, TRESORIER ~ GUSTAVE ROULAND, CH. DE LA LEGION D'HONNEUR ~ SENATEUR DE LA SEINE INFRE ~ MEMBRES DE LA FABRIQUE" ~ "NOEL ..... PICHOT ~ A. HAVARD A VILLEDIEU ..... H. ROY A STE AUSTREBERTHE".

Ouvrages[modifier | modifier le code]

Autres documents à consulter :

  • BUNEL ET TOUGARD, Géographie de la Seine-Inférieure ; Arrondissement de Dieppe, 1877, p.197

Sources[modifier | modifier le code]

  • A lire l'ouvrage de Patrice Le Bourgeois Bertreville-Saint-Ouen (2004, édité par Bertout à Luneray), livre de référence sur cette commune.
  • Consulter aussi l'Historique des Paroisses du Canton de Longueville sur Scie de Jean-Luc Gazan (1998, Imprimerie Bertout, Luneray)


  • COCHET, Les églises de l’arrondissement de Dieppe, t.II, Églises rurales, 1850, p.363
  • COCHET, Épitaphie de la Seine Inférieure, 1855
  • DUPLESSIS – Description de la Haute Normandie – t.I - 1740 – p.338
  • GUILMETH – Histoire des environs de Dieppe ; partie 4 – p.21
  • LE PREVOST – Mémoires de la Société des Antiquaires de Normandie – t.XI – p.10

Liens externes[modifier | modifier le code]

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