Berre-l'Étang

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Berre-l'Étang
Image illustrative de l'article Berre-l'Étang
Blason de Berre-l'Étang
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Provence-Alpes-Côte d'Azur
Département Bouches-du-Rhône
Arrondissement Istres
Canton Berre-l'Étang
Intercommunalité Communauté d'agglomération de Salon-Étang de Berre-Durance
Maire
Mandat
Serge Andreoni
2014-2020
Code postal 13130
Code commune 13014
Démographie
Gentilé Berratins / Berrois
Population
municipale
13 840 hab. (2011)
Densité 317 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 28′ 36″ N 5° 10′ 07″ E / 43.4766666667, 5.1686111111143° 28′ 36″ Nord 5° 10′ 07″ Est / 43.4766666667, 5.16861111111  
Altitude Min. 0 m – Max. 146 m
Superficie 43,64 km2
Localisation

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Liens
Site web http://www.berre-l-etang.fr/mairie/

Berre-l'Étang (en occitan provençal Bèrra de l'Estanh selon la norme classique ou Berro selon la norme mistralienne) est une commune française située dans le département des Bouches-du-Rhône, en région Provence-Alpes-Côte d'Azur. Elle fait partie de la communauté d'agglomération Salon - Étang de Berre - Durance, dite Agglopole Provence.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

Berre-l'Etang est situé sur une plaine alluviale formée par l'embouchure de la rivière Arc. La ville est située en bordure de l'étang de Berre, sur la face est d'une pointe avancée qui sépare le petit étang de Vaïne de l'étang principal. Toute la rive droite de l'Arc est agricole, alors que la rive gauche est largement occupée par les installations pétrochimiques qui entourent la ville. À l'exception d'une ligne de collines allant de la tour de Bruni à la colline des Barjaquets (altitude 145 mètres) à l'est, la quasi-totalité du territoire communal est à moins de 40 mètres d'altitude, et plus de la moitié à moins de 20 mètres[1].

Le climat, de type méditerranéen, est plutôt doux, mais le mistral est souvent présent et les gelées possibles en hiver. Les terres alluviales, bien drainées par des canaux, sont particulièrement propices aux cultures (Berre est le premier producteur français de fruits et de légumes sous serre).

Communications[modifier | modifier le code]

La pointe de Berre est quelque peu à l'écart des axes de circulation, mais est proche :

La gare de Berre n'est desservie que par quelques TER Marseille - Miramas, mais de la gare d'Aix-en-Provence TGV, à 20 kilomètres de Berre, on joint Paris (gare de Lyon) en 3 heures, Toulouse en 3 h 30, ou Lille-Europe en 4 h 20.

Climat[modifier | modifier le code]

Le tableau ci-dessous indique les températures et les précipitations pour la période 1971-2000 :

Mois J F M A M J J A S O N D année
Températures maximales (°C) 11,2 12,6 15,3 17,7 22,2 26,1 29,5 29,2 25,3 20,3 14,7 12,0 19,7
Températures moyennes (°C) 7,1 8,3 10,7 13,1 17,4 21,1 24,1 24,0 20,4 16,0 10,8 8,1 15.1
Températures minimales (°C) 3,0 3,9 6,0 8,5 12,6 16,0 18,7 18,7 15,5 11,6 6,8 4,1 10,5
Précipitations (hauteur en mm) 54 44 40 58 41 25 13 31 61 85 51 52 554,5
Source : Météo France[2] / Station de Marignane.

Histoire[modifier | modifier le code]

Faits historiques[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes de Berre-l'Étang

Les armes peuvent se blasonner ainsi :

« De gueules, à un lion d'or, tenant de sa pâte dextre une fleur de lys du même; et un chef, parti au 1er, d'azur, semé de fleurs de lis d'or, brisé d'un lambel de gueules, et au 2ème, aussi d'azur, semé de fleurs de lis d'or, brisé d'une bordure de gueules » [3]

Léon-Paul Desvoyes, dans son ouvrage Berre, ses barons, sa commune et ses armoiries, publié en 1882, décrit avec beaucoup de précisions et documents, l'origine et l'évolution du blason de Berre. De gueules, au lion d'argent, la queue fourchue, armé, lampassé et couronné d'or, portant sur l'épaule une moucheture d'hermine de sable tirée des armes de Bretagne; au chef parti: au 1° d'azur semé de fleurs de lys d'or, au lambel à trois pendant de gueules, qui est d'Anjou Ancien; au 2° d'azur semé de fleurs de lys d'or, à la bordure de gueules, qui est d'Anjou Moderne. L'écu surmonté d'une couronne murale d'argent soutenue d'un filet au naturel, les cordes et les lièges d'or, se rattachant à une rame du même.

Les armoiries, dont l'usage ne remonte pas au-delà du XIe siècle, furent d'abord employées par les grands feudataires, chefs de légions dans les guerres saintes et se généralisèrent dans les siècles suivants. Elles ornèrent la bannière des communes comme celle des chevaliers, et formèrent avec elle, un signe de ralliement qui était en même temps la personnification de la patrie. C'est à ce titre que nous devons respecter et conserver ces vieilles reliques de nos pères pour qui elles étaient aussi sacrées que le sont, pour nous, nos couleurs nationales.

Les armes de la ville de Berre ont une origine et un caractère historiques d'une authenticité qui se rencontre rarement dans les annales de cité plus importantes. Elles ont été octroyées par des lettres patentes de la reine Marie de Blois, données à Paris le 25 février 1396, et confirmées par le roi Louis II, son fils, en 1399.

Voici la traduction de ce texte en latin:

Marie, par la grâce de Dieu, reine de Jérusalem et de Sicile, duchesse d'Apulie, princesse de Capoue, duchesse d'Anjou, comtesse de Provence et de Forcalquier, du Maine et du Piémont, gardienne, tutrice et administratrice de notre illustre et très cher fils, Louis, par la même grâce roi du royaume, duc des duchés et comtes des duchés ci-dessus désignés, à tous ceux tant présents que futurs qui ces présentes lettres verront: Il est d'usage que la faveur royale satisfasse ses fidèles sujets selon leurs mérites et accède avec empressement à leurs prières lorsqu'ils ont rendu de gracieux services et que leur fidélité s'est affirmée. Prenant donc en considération, de notre propre mouvement, dont la communauté et les habitants de notre ville royale de Berre ont fait preuve à l'égard de notre autorité souveraine à l'époque surtout où, déclarant vouloir rester à jamais sous notre pouvoir à l'exclusion de tout autre, ils arborèrent l'étendard royal au milieu de sympathiques et joyeuses acclamations. En échange de ce mouvement, ils sollicitent notre royale gratitude ainsi qu'une part d'honneurs; et nous, accédant bien volontiers à leurs supplications, nous avons, par grâce spéciale et de science certaine, notre conseil entendu, concédé et concédons, par les présentes, à la Communauté et aux gens des susdits, les armes désignés et figurées ci-dessous, qu'ils pourront, d'ailleurs, conserver et porter librement et paisiblement sur leurs bannières, enseignes, pennons et sceau. La désignation de ces armes est comme suit:

Champ rouge vulgairement appelé de gueules, avec un lion rampant d'argent, la queue fourchue, couronné et onglé d'or, portant sur l'épaule une hermine des armes de Bretagne, et un chef parti des armes royales de Sicile et d'Anjou.

En témoignage de quoi et afin que le présent privilège soit un souvenir durable en même temps qu'une garantie pour la Communauté et les gens de Berre susdits, nous avons ordonné de revêtir la présent charte du grand sceau pendant de notre Majesté. Donné à Paris par honnorable et noble homme Francisque de François, seigneur de Fontiana, maître rational de notre grande cour royale, et notre féal et conseiller royal lieutenant par notre ordre, du grand juge des comtés susdits l'an de la nativité du seigneurs mil trois cent quatre-vingt-seize, le vingt-cinquième jour du mois de février, quatrième indiction, onzième année du règne du roi notre fils.

Par la reine, présents le chancelier Francisque de François, Jean Drogoul et Antoine Isnard.

Chacune des pièces composant les armoiries concédées par cette charte a sa signification et leur ensemble résume parfaitement la reconnaissance du prince et la fidélité de la population.

Le lion et sa queue fourchue devait représenter la force de ses doubles murailles, la couronne, son titre de communauté domaniale et la moucheture d'hermine, placée sur l'épaule du lion, était un témoignage d'affection particulière de la reine Marie de Blois. Celles du comte de Provence, placées en chef, sont également une concession exceptionnelle, car elles ne se retrouvent, en Provence, que sur l'écusson de la ville d'Aix auquel elles n'ont été ajoutées qu'en 1423.

La couronne et le filet sont de simples ornements extérieurs attributs d'une petite ville maritime dont la pêche est la principale industrie.

Un seul document reproduit les armes de Berre telles qu'elles sont blasonnées dans l'acte de concession. C'est le dessin fait à la plume, en 1610, par M. Boët, premier consul en exercice, sur le titre du 10° registre des délibérations du conseil communal.

Depuis ces armes, par suite de circonstances inexpliquées: effacement du souvenir, négligence ou ignorance, ont subi diverses modifications.

Après la découverte, en 1871, des lettres patentes de Marie de Blois, il a été demandé à M. A. de Pincé, peintre héraldique parisien du plus grand mérite, de peindre sur un panneau de chêne, les armoiries telles qu'elles ont été octroyées et doivent être maintenues. Hommage a été fait de ces armoiries au Conseil Municipal qui a bien voulu les accepter par une délibération du 12 juin 1872, et les a fait placer dans la grande salle de l'hôtel de ville.

Ces glorieuses empreintes d'un passé six fois séculaires, rappellent les libertés et franchises communales, conquêtes de nos aïeux. Elles sont marquées au coin du respect et notre devoir de citoyens est de les maintenir dans leur intégralité et dans perpétuer le souvenir.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1949 mars 1983 Roger Martin PCF
mars 1983 mars 1989 Maurice Guiou PCF Conseiller général du Canton de Berre-l'Étang (1974-1992)
mars 1989 en cours Serge Andréoni PS Sénateur des Bouches du Rhône (depuis 2008)
Les données manquantes sont à compléter.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 13 840 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements des communes de plus de 10 000 habitants ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 630 1 069 1 374 1 622 1 871 1 928 1 926 1 905 1 883
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 930 2 091 1 980 1 918 2 036 1 922 1 811 1 695 1 570
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 938 1 976 1 725 2 376 2 355 4 611 5 998 5 859 7 922
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
10 327 11 588 12 069 12 562 12 672 13 414 13 953 13 840 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[4] puis Insee à partir de 2004[5].)
Histogramme de l'évolution démographique


Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Adel Taarabt, footballeur franco-marocain, a grandi à Berre-l’Étang.
  • Anthony Palmérini, apothicaire et astrologue provençal, vécut au château de Gordes.
  • Yvan Léonard, né à Marignane le 15 octobre 1726 et décédé à Rognac le 2 octobre 1778, est un artiste peintre qui s'installe à Berre-l'Étang après avoir parcouru l'Europe.
  • Albert Samson, résistant, fusillé le 19 juillet 1944 à Chatillon d'Azergues (69). Titulaire de la Légion d'honneur, Croix de la Vaillance (Pologne), Croix de guerre tchécoslovaque, Croix de la Libération. Son nom a été donné au port de plaisance.
  • Alex Métayer (1930-2004), comédien, est né à Berre-l'Etang.
  • Jean Mermoz vécut dans la base aéronavale.
  • Albert Emon, ancien entraîneur de l'OM, est né sur la commune de Berre-l'Étang le 24 juin 1953.
  • Armelle Deutsch, comédienne, fit ses débuts dans la troupe du théâtre d'Astroméla.
  • David Vuillemin, pilote de motocross, est né le 18 octobre 1977 à Berre-l'Étang. Il fait carrière aux États-Unis.
  • Claude Jouve (1929-1996), fut en 1965 champion du monde par équipe de chasse sous-marine, capitaine de l'équipe de France de 1969 à 1980, médaille du sauvetage, médaille d'or de la jeunesse et sports. Son engagement pour la lutte en faveur de la réhabilitation de l'étang de Berre ainsi que le sauvetage de trois personnes de la noyade (en 1947-1948-1949) et sa participation au sauvetage lors de deux catastrophes aériennes lui valurent le titre de chevalier de la Légion d'honneur en 1994.
  • Kalash l'Afro, rappeur issu du groupe Berreta, a grandi à Berre-l’Étang.

Économie[modifier | modifier le code]

  • Agriculture.
  • Pêche (étang de Berre).
  • Salines.
  • Pêche aux crabes à la Mariélie.
  • 1er centre des Bouches-du-Rhône pour les formations à la conduite des bateaux de plaisance à moteur : Narvik Permis Bateau.


Shell-Berre[modifier | modifier le code]

La construction de la raffinerie de Berre par la Cie des Produits Chimiques et Raffineries de Berre, filiale de Saint-Gobain, a commencé en 1929. La première unité de distillation est mise en service en 1931. L'année 1932 voit l'ouverture de l'étang de Berre aux navires de haute mer. En 1937, la capacité de distillation de la raffinerie était de 600 000 tonnes/an. Sorties pratiquement intactes de la période 1939-45, les installations de la Compagnie reprirent rapidement leur rythme d'avant-guerre. En 1947, création de la Compagnie de raffinage Shell Berre avec la fusion de la Société des Pétroles Jupiter et la Cie des Produits Chimiques et Raffineries de Berre. Le premier directeur en est l'ingénieur André Loizillon.

Les installations de Shell se sont progressivement étendues tout autour de la ville, et couvrent aujourd'hui quelque 800 hectares. Avec 1500 salariés, Shell-Berre est devenu le principal employeur de la ville. Ses activités vont de l'importation de pétrole à la fabrication de polypropylène et de polyéthylène, en passant par le raffinage et le stockage des produits pétroliers et dérivés. Un important embranchement ferroviaire de la ligne de Paris-Lyon à Marseille-Saint-Charles dessert les unités de traitement.

À partir de 1998, « la Shell » a entrepris de se désengager de ses activités de chimie, et a vendu des unités de production à Dow Chemicals, Arkema et au Texas Facific Group. En août 2007, le groupe a annoncé la reprise de l'ensemble du site par le groupe néerlandais Lyondell Basell, lui-même contrôlé par le fonds américain Access Industries de Len Blavatnik. Cette cession est effective depuis le 1er avril 2008. Shell stoppera son unité de solvants d'ici fin 2009, et envisage de se retirer d'Infineum (production d'additifs pour carburants). Selon le plan de sauvegarde de l'emploi annoncé, 300 postes devraient disparaître sans licenciements. La nouvelle société quant à elle se propose de développer la production de polymères pour les plastiques, où elle est leader mondial, et de biocarburants[6].

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

Monuments laïques[modifier | modifier le code]

  • Vestiges de l'époque romaine ; sépultures avec mobilier.
  • Tour Carrée, vestige du mur d'enceinte qui protégeait la ville dès l'an mil
  • Maison des Lions, ancien hôtel seigneurial.
  • Château de Bruni, bastide du XVIe sur le site pétrochimique, ancienne propriété de la maison de Bruny, barons de la Tour d'Aygues. Le roi Louis XIV est venu chasser dans les bois de Bruny, lors d'un séjour à Aix-en-Provence, en 1660.
  • La base d'aéronautique navale, qui fut l'une des plus importantes pendant l'entre-guerre : de nombreuses escadrilles s'y succédèrent de 1919 à 1942. Jean Mermoz y a préparé son record de vitesse et le record mondial de distance qu'il a effectué en 1936 avec 4 308 km en 30 h 25 sur un Latécoère 228[7]. L'un des deux anciens hangars restauré abrite la piscine municipale Claude Jouve depuis août 1997.
  • La coopérative vinicole, construite en 1923 par l'architecte Hourst. Intéressante par sa conception symétrique et monumentale ainsi que par sa décoration : chaînage d'angle et décor en céramique. Du point de vue esthétique, cette coopérative constitue la réalisation la plus accomplie de l'architecte Hourst.

Monuments religieux[modifier | modifier le code]

La chapelle Notre-Dame-de-Caderot
  • Église paroissiale Saint-Césaire, romano-gothique. Elle comprend une première nef de style roman avec deux travées, une coupole carrée sur angles arrondis, particularité rare pour une église paroissiale et une abside en pierre de Calissanne. (XI° s.) Lors des extensions entre 1470 et 1520, une troisième travée de style gothique tardif a été rajoutée ainsi qu'une tour octogonale gothique (XVe s.). La façade restaurée au 19e est sans caractère. On y trouve des fonts baptismaux en pierre sculptée du XVIIIe s., classés aux monuments historiques ainsi qu'une huile sur toile "L'adoration des bergers", attribuée à Joseph Blaÿ, vers 1780.

L'église de Saint-Césaire, paroisse de la commune depuis 1041, fut agrandie plusieurs fois au XVe s. jusqu'à presque doubler son importance. Clocher dominant la ville, récemment reconstruit.

  • Chapelle Notre-Dame-de-Caderot, construite dès le IIIe siècle sur les fondations d'un temple païen, détruite lors des guerres de Religion, réédifiée au XVIIe siècle, but d'un pèlerinage jusqu'au milieu du XIXe siècle):longue de 32 mètres, abrite un magnifique retable en bois polychrome XVIe siècle avec statue de la Vierge en marbre de Carrare, des stalles sculptées, ainsi qu'un autel et tabernacle sculptés. Également, un ex-voto "Sauvetage en mer" attribué à Joseph Blaÿ en 1777.
  • Nécropole de Saint-Estève. Des campagnes de fouilles archéologiques en 1999 ont permis de mettre à jour un édifice religieux à vocation funéraire. Une chapelle à nef unique (VIIe-Xe) de surface importante ainsi que 137 sarcophages.
  • Couvent des dominicains de Saint-Maximin bâti à partir de 1715 succédant à la citadelle dont il a conservé un épais pan de muraille
  • Chapelle de la Cité.

Patrimoine culturel[modifier | modifier le code]

Cinéma[modifier | modifier le code]

Films liés à la commune de Berre-l'Étang 

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

Les hivers 2006, 2007, 2008, un Héron vert Butorides virescens a été identifié dans le port de plaisance ; c'était la deuxième observation en France de cet oiseau très occasionnel, originaire du continent américain. Cette observation a interpellé la communauté des ornithologues de par sa rareté d'abord, puis par l'habitude qu'avait cet oiseau d'estiver dans une roselière bien déterminée près d'Amsterdam, comme il hivernait avec régularité dans le port Samson de Berre-l'Etang.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.
  1. source IGN, carte Top 25 au 1/25000e n° 3144OT
  2. http://france.meteofrance.com/france/climat_france?48043.path=climatstationn%252F13054001
  3. Louis J S. de Bresc, Armorial des communes de Provence, Librairie Bachelin-Deflorenne, Paris,‎ 1866 (lire en ligne)
  4. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  5. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011
  6. source : journal La Provence, 2 avril 2008
  7. source : office de tourisme de Berre-l'Etang

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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