Bernières-le-Patry

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Bernières-le-Patry
L'église Saint-Gerbold.
L'église Saint-Gerbold.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Basse-Normandie
Département Calvados
Arrondissement Vire
Canton Vassy
Intercommunalité Communauté de communes du Canton de Vassy
Maire
Mandat
Frédéric Brogniart
2014-2020
Code postal 14410
Code commune 14065
Démographie
Gentilé Bernièrois
Population
municipale
566 hab. (2011)
Densité 36 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 48′ 51″ N 0° 44′ 11″ O / 48.814167, -0.736389 ()48° 48′ 51″ Nord 0° 44′ 11″ Ouest / 48.814167, -0.736389 ()  
Altitude Min. 152 m – Max. 270 m
Superficie 15,67 km2
Localisation

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Bernières-le-Patry est une commune française, située dans le département du Calvados en région Basse-Normandie, peuplée de 566 habitants[Note 1] (les Bernièrois[1]).

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune se situe au sud du Bocage virois et est limitrophe du département de l'Orne. Son bourg est à 6 km au nord de Tinchebray, à 13 km à l'est de Vire, à 16 km au nord-ouest de Flers et à 17 km à l'ouest de Condé-sur-Noireau[2].

Son territoire est traversé d'est en ouest par la ligne Paris-Granville qui y desservait une gare. La route départementale 57 relie le bourg, central, à la départementale 512 reliant Vire à Condé-sur-Noireau (ancienne RN 812) au nord, et Tinchebray, par Saint-Quentin-les-Chardonnets au sud.

Sa principale rivière, la Diane, un affluent du Noireau, traverse la commune de l'ouest au sud-est. Son affluent, la Jouvine, fait fonction de limite départementale sur tout le sud du territoire. Entre ces deux cours d'eau, la Roquette collecte les eaux du centre-sud de la commune, tandis que le nord et le nord-est sont drainés par le ruisseau de Rully, ces deux ruisseaux confluant avec la Diane sur le territoire communal. Contrairement à ses voisines occidentales (Truttemer-le-Grand et Viessoix) qui sont majoritairement dans le bassin de la Vire, Bernières est en totalité dans le bassin de l'Orne.

Le point culminant (270 m) se situe en limite de Truttemer-le-Grand, au sud-ouest, près du lieu-dit les Mottes Morin. Le point le plus bas (152 m) correspond à la sortie de la Diane du territoire, au sud-est. La commune est bocagère.

Le climat est océanique, comme dans tout l'Ouest de la France. La station météorologique la plus proche est Caen-Carpiquet, à 46 km, mais Alençon-Valframbert et Granville-Pointe du Roc sont à moins de 75 km[3]. Le Bocage virois s'en différencie toutefois pour la pluviométrie annuelle qui, à Bernières-le-Patry, avoisine les 1 000 mm[4].

Les lieux-dits sont, du nord-ouest à l'ouest, dans le sens horaire : la Petite Rochelle, la Rochelle, les Landes, la Rousselière, Carcelle, les Vallées, Montfroux (au nord), le Parc, le Buisson, le Bourg, les Carrières, l'Ébaudière, la Brouillerie, la Roche Chauvin, la Pilière, la Bazourdière, la Vallerie, le Bieu, les Planches, Fréval (à l'est), la Barberie, Sur le Mont, la Sallerie, la Poutellière, le Mesnillet, le Quezeril (au sud), Belle Fontaine, la Masure, la Mauberdière, la Rufaudière, la Fresnaye, la Restourdière, les Mottes Morin, Goupillet, la Roquette, la Planche, le Manoir, Carpiquet, le Grésillon (à l'ouest), Noron, les Vaux, la Houellerie, Moulin Noron, et le Hamel Collet[5].

Communes limitrophes de Bernières-le-Patry[6]
Viessoix Chênedollé Rully
Truttemer-le-Grand Bernières-le-Patry[6] Rully
Truttemer-le-Petit Saint-Quentin-les-Chardonnets (Orne) Clairefougère (Orne) (par un angle), Montsecret (Orne)

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le toponyme est attesté sous la forme de Berneriis la Paty au XIIIe siècle[7]. Il semble être hérité d'une base prélatine *brenn évoquant une terre humide[8], adjoint du suffixe -aria (« présence… »). Patry est un patronyme[9].

Histoire[modifier | modifier le code]

La seigneurie de Bernières-le-Patry a été possédée par plusieurs familles au Moyen Âge.

Au milieu du XIIe siècle, Alvérède de Vassy, seigneur de Vassy et de la Forêt Auvray en 1165 et 1169, épousa en secondes noces la fille du seigneur de Bernières, qui lui apporta ce fief. Leur fils Guillaume de Vassy possédait au début du siècle suivant Bernières et plusieurs fiefs à Vassy et Rully[10].

Guillaume Patry, vivant en 1271 et 1315, seigneur de Culey-le-Patry, Estry, Montilly et Vassy, possédait aussi le fief de Bernières, qui dès lors allait s'appeler Bernières-le-Patry[11].

En 1349, Guillaume Patry le jeune est seigneur de Bernières-le-Patry, Culey-le-Patry, Estry, Montilly et Vassy[12].

En 1403, Guillaume du Parc, chevalier, acheta avec son fils Robert la seigneurie de Bernières-le-Patry[13].

En 1472, Jean du Parc, chevalier, seigneur de Bernières-le-Patry, rendit aveu de son fief au roi en ces termes: « Le fief de Bernières, quart de haubert, a son chef assis en Bernières et s'étend sur les paroisses de Moncy, Clairefougère et Vassy. Il y a dessus gage-plège, court et usage, et il vaut environ 20 livres, 26 boisseaux de froment, 50 d’avoine et 4 de seigle, 93 poules et 400 œufs de rente annuelle. On y trouve un moulin à blé valant environ 100 sols par an, un moulin fouleur à draps valant environ 12 sols par an, un bois dîmable sans tiers ni danger valant environ 60 sols par an, un domaine avec court et services valant environ 6 livres par an. Ce fief comprend les patronages de Bernières et Clairefougère, dont dépend la chapelle Notre-Dame des Espinets. De ce fief dépend un huitième de fief à court et usage appelé Gourguesson ou Rouvel, sur lequel il y a domaine, manoir, moulin et autres rentes, valant environ 25 livres de rente annuelle. Du fief de Bernières dépend également un huitième de fief appelé le Mesnillet, auquel il y a gage-plège, court et usage, et sur lequel il y a domaine, moulin, manoir et autres rentes, valant en tout environ 20 livres par an. Ce fief donne le droit de présenter le curé de la grande portion de Bernières ».

En 1508, son fils Bertrand du Parc, chevalier, seigneur de Bernières-le-Patry, Chênedollé, Beaumanoir, la Rochelle, Verdun, baron des Cresnays, épousa Renée des Escottais, baronne d'Ingrandes et Azé, dans l'Anjou et le Maine.

Leur fils Adrien du Parc, chevalier, seigneur de Bernières-le-Patry, baron d'Ingrandes, seigneur d'Azé, Chênedollé, Viessoix, la Basse Rochelle, les Vaux, la Roque, les Landes, la Rousselière, le Port et les Grippes, épousa Guillemette de Pellevé vers 1530.

Leur petit-fils René du Parc, seigneur de Bernières-le-Patry, baron d'Ingrandes, mourut sans postérité au début du XVIIe siècle.

La seigneurie de Bernières-le-Patry revint alors à Jean de la Roque, époux de Bertrande du Parc. Ce fief demeura dans cette famille jusqu'à la Révolution.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires
Période Identité Étiquette Qualité
1935 1959 Rémi Jouenne SE Agriculteur
1959 1977 Robert Decaen SE Agriculteur
1977 1988 René Lebarbé SE Entrepreneur
1988 1995 Denise Pallis SE Retraitée
1995 mars 2008 André Gosselin SE Retraité (agriculture)
mars 2008 août 2009[14] René Mauny SE Retraité
septembre 2009[15] en cours Frédéric Brogniart[16] SE Technicien cynégétique
Pour les données antérieures, dérouler la boîte ci-dessous.
Les données manquantes sont à compléter.

Le conseil municipal est composé de quinze membres dont le maire et deux adjoints.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 566 habitants. Depuis 2004, les enquêtes de recensement dans les communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans (en 2007, 2012, 2017, etc. pour Bernières-le-Patry[17]) et les chiffres de population municipale légale des autres années sont des estimations[Note 2]. Bernières-le-Patry a compté jusqu'à 1 568 habitants en 1851.

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 464 1 132 1 461 1 419 1 423 1 510 1 547 1 563 1 568
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 500 1 502 1 504 1 344 1 268 1 122 1 136 1 075 973
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
952 907 870 757 761 784 737 712 684
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2011
691 658 532 512 485 502 539 544 566
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[18] puis Insee à partir de 2004[19].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Église Saint-Gerbold (XIXe siècle) et petit campanile adjacent. Il comprend l'ancienne cloche de la chapelle de la Roque. Elle présente cette inscription, que l'on peut lire sur place: « l'an 1836 j'ai ete benite par m marie cure de bernieres et nommee louise par m achille dumont de la rochelle ecuyer ex officier de cavallerie et par dame louise patard epouse de m le thessier maire de bernieres et fondus pour la chapelle de m lebaudy francois. faite par viel tetrel et viel ozenne freres fondeurs a villedieu manche ».
  • Le château de la Rochelle (XIXe siècle), inscrit au titre des Monuments historiques depuis le 24 août 2005[20].

Activité et manifestations[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Margarin de La Bigne (vers 1546 à Bernières-le-Patry - vers 1595), théologien, spécialiste de patristique.
  • Louis-Philippe Dumont (1765 à Bernières - 1853 à Bernières), fils d'un laboureur, député de la Convention, qui fut l'époux de Marie-Louise O'Murphy en 1798, et dont la tombe est au cimetière de la commune[21].
  • Thomas A. Hudson Jr (1918-1955), commandant de l'US Air Force. Alors qu'il survolait la commune à bord de son P47 le 10 août 1944, son avion a été abattu et s'est écrasé au lieudit le Bisson. Fait prisonnier par les Allemands, il a été mené à Paris et a été libéré peu après.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale 2011.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, afin de permettre les comparaisons entre communes selon une périodicité de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999, de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, outre les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement, que les années 2006, 2011, 2016, etc. et la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Ouest-france.fr - Mairie de Bernières-le-Patry » (consulté le 2 juillet 2012).
  2. Distances routières les plus courtes selon Viamichelin.fr
  3. Distances orthodromiques selon le site Lion 1906
  4. « Pluviométrie interannuelle. Normale 1970-2000 » (consulté le 20 août 2013) (archive Wikiwix du site www.basse-normandie.ecologie.gouv.fr)
  5. Bernières-le-Patry sur Géoportail.
  6. « Géoportail (IGN), couche « Limites Administratives » activée »
  7. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France, Paris, Larousse,‎ 1963
  8. René Lepelley, Noms de lieux de Normandie et des îles Anglo-Normandes, Paris, Bonneton,‎ octobre 1999 (ISBN 2-86253247-9), p. 34
  9. René Lepelley, Dictionnaire étymologique des noms de communes de Normandie, Condé-sur-Noireau, Éd. Charles Corlet,‎ 1996 (ISBN 2-95480-455-4 (édité erroné), notice BnF no FRBNF36174448), p. 66
  10. Camille Cautru, Histoire de Vassy, la Presse du Bocage Normand, 1961.
  11. Croquis généalogiques sur les sires Patry.
  12. Guy du Rosel, Histoire de Saint-Germain-du-Crioult.
  13. Jean Durand de Saint-Front, Filiations bretonnes, 1976, tome VI.
  14. Décédé le 7 août 2009. Source : La Manche libre n°3376 du 15 août 2009, édition Vire.
  15. « ouest-france.fr - Frédéric Brogniart a été élu maire samedi - Bernières-Le-Patry » (consulté le 6 octobre 2009)
  16. Réélection 2014 : « Frédéric Brogniart conserve son fauteuil de maire », sur Ouest-france.fr (consulté le 7 avril 2014)
  17. Date du prochain recensement à Bernières-le-Patry, sur le-recensement-et-moi.fr, site spécifique de l'Insee.
  18. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  19. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2011
  20. « Château de la Rochelle », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  21. Le patrimoine des communes du Calvados, vol. 2, Paris, Flohic Éditions,‎ mars 2001 (ISBN 2-84234-111-2), p. 1621

Liens externes[modifier | modifier le code]

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