Bernhard von Breydenbach

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Bernhard von Breydenbach, sanctae peregrinationes, Mayence: Erhard Reuwich 11. février 1486

Bernhard von Breydenbach (Bernard de Breydenbach aussi Breidenbach), doyen de la cathédrale de Mayence né vers 1440 mort en 1497.

Biographie[modifier | modifier le code]

Bernard (de) Breydenbach, voyageur, issu de la famille équestre des “von Breydenbach”, naquit dans le premier quart du XVe siècle possiblement à Strasbourg. Chanoine de la Cathédrale Saint-Martin de Mayence 1450, il obtint plus tard le diplôme de docteur en droit, devint chanoine de l'abbaye Saint-Alban devant Mayence, Sainte-Marie aux Marches et Saint-Victor devant Mayence, protonotaire apostolique, de 1477 à 1493 trésorier du tribunal urbain, de plus bailli du Chapitre de Mayence à Bingen.

En 1484, il se rendit à Rome pour obtenir le pallium pour l'archevêque Berthold von Henneberg, après quoi il fut nommé doyen de la cathédrale. Il accompagna en 1486 l'archevêque au couronnement de l'empereur Maximilien à Aix-la-Chapelle . Le regret d'avoir passé sa jeunesse d'une manière peu sérieuse, le fit entreprendre un voyage en Orient pour visiter la Palestine, le Sinaï et l'Égypte. Il n'oublia pas le côté scientifique de son voyage, c'est pour-quoi il se fît accompagner du peintre Reuwich. Le 25 avril 1483, il partit d'Oppenheim en compagnie du comte Jean de Solms et du chevalier Philippe de Bicken. La première relation de son pèlerinage parut en latin à Mayence en 1486, sous le titre de : Opusculum sanctarum peregrinationum in montent Sion ad venerandum Christi Sepulcrum in Jérusalem atque in montent Sinaï ad divam Virginem et martyrem Katharinam.

Bientôt parurent une traduction allemande, une hollandaise en 1488, une française par Jehan Hersin, sous le titre de : Voyage et pèlerinage d'outremer au Saint Sépulcre, Lyon 1489, une espagnole en 1498 et une italienne en 1520. Cet intineraire ne jouit pas seulement d'un grand crédit auprès des contemporains — les excellentes gravures sur bois qui l'accompagnaient excitèrent beaucoup la curiosité du public —, mais il obtient encore dans nos temps modernes l'estime qu'il mérite.

D'après un manuscrit de Darmstadt, une instruction de Breydenbach de l'année 1483 pour le voyage du jeune comté de Hanau-Lichtenberg en Terre- Sainte. Le chanoine de Breydenbach mourut le 5 mai 1497 et ses restes furent inhumés dans la chapelle Sainte-Marie de la cathédrale ou on lui posa une épitaphe[1].

Il fit en 1483 un pèlerinage à Jérusalem et au mont Sinaï, dont il publia la relation : Peregrinatio in Terram Sanctam en latin à Mayence, 1486, in-folio. C'est le plus ancien livre imprimé où se trouve l'alphabet arménien et l'alphabet arabe. L'unique planche zoologique de cet ouvrage fait figurer au voisinage de la girafe, une licorne de même qu'un dromadaire guidé par un homme singe alors que la légende précise que ces animaux sont véritablement représentés tels que nous les avons vus en Terre sainte.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Eduard Bodemann, Verzeichnisse der Wiegendrucke („Xylographische und typographische Inkunabeln der Königlichen Öffentlichen Bibliothek zu Hannover”, 1867, p. 55
  • Carl Friedrich von Rumohr, Zur Geschichte und Theorie der Formschneidekunst. Anstalt für Kunst und Literatur (R. Weigel), Leipzig 1837 Digitalisat der Sächsischen Landesbibliothek- Staats- und Universitätsbibliothek, p. 22
  • Dibdin, Bibliothèque Spencer., III, 216. Quand même la paternité de Breydenbach pour le texte latin ou allemand n'est pas bien prouvée, on peut cependant dire que ses relations avec ces textes mêmes font que la bibliographie donne à l'ouvrage a bon droit son nom pour leur auteur
  • Franz Falk, Die Druckkunst im Dienste der Kirche, Görres-Gesellschaft zur Pflege der Wissenschaft, 1879, T. 47, p. 104

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sources[modifier | modifier le code]

  1. Édouard Sitzmann, Dictionnaire de biographie des hommes célèbres de l'Alsace : depuis les temps les plus reculés jusqu'à nos jours. Tome 1, édition F. Sutter, Rixheim, 1910
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