Bernhard Wicki

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Bernhard Wicki

Nom de naissance Bernhard Wicki
Naissance 28 octobre 1919
Sankt Pölten (Autriche)
Nationalité Drapeau de la Suisse Suisse
Décès 5 janvier 2000 (à 80 ans)
Rosenheim (Allemagne)
Profession Réalisateur
Scénariste
Acteur
Films notables Le Pont
Le Jour le plus long
La Rancune
Morituri

Bernhard Wicki, né le 28 octobre 1919 à Sankt Pölten (Autriche) et décédé le 5 janvier 2000 à Rosenheim (Allemagne)[1], est un réalisateur et acteur suisse.

Biographie[modifier | modifier le code]

Soldat dans l’armée allemande durant la Seconde Guerre mondiale, il combat en France. La guerre le marque profondément et influence plusieurs de ses films. Très peu de ses films sont connus en France, comme c'est le cas de nombreux réalisateurs allemands. Il réalise plusieurs longs métrages en allemand durant les années 1950 et 1960. C’est le film Le Pont (Die Brücke), sorti en 1959, qui le fait connaître du monde cinématographique américain. Ce film anti-belliciste raconte la tragique histoire de jeunes garçons qui défendent un pont contre des soldats américains durant la Seconde Guerre mondiale.

Après avoir vu ce film, Darryl F. Zanuck contacte Wicki pour assurer la coréalisation de la superproduction Le Jour le plus long. Il réalise encore de nombreux films en allemand, qui ne remportent pas un grand succès en France. Son expérience de la guerre lui permet de décrire fidèlement le camp allemand. Il évite la caricature du nazi représenté dans de trop nombreux films de guerre comme un barbare parlant anglais avec un accent allemand grotesque.

Il a également joué dans plusieurs films, notamment dans La Nuit de Michelangelo Antonioni, La Femme gauchère de Peter Handke, Paris, Texas de Wim Wenders, ainsi que dans la série allemande Derrick (épisodes Une nuit d'octobre en 1977 et Le Témoin en 1980).

Filmographie[modifier | modifier le code]

Réalisateur
Acteur

Effroyables Jardins[modifier | modifier le code]

Bernhard Wicki apparaît dans Effroyables Jardins, un roman où Michel Quint raconte une aventure d'un père de famille durant la Seconde Guerre mondiale. En 1944, après une action de sabotage, dans la région de Douai, le père du narrateur est pris comme otage, et jeté dans une fosse d'argile, avec son cousin, Gaston. Leur gardien, Bernd (c'est le diminutif de Bernhard), alimente l'espoir de tous les otages en faisant le clown, alors que tous redoutent d'être fusillés. Plus tard, la famille va voir le film qui s'appelle Le Pont, le film de Bernhard. Après cette séance, on explique à l'enfant le comportement étrange du père et pourquoi celui-ci est devenu un auguste.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]