Bernard Rosenblum

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Rosenblum.
Bernard Rosenblum, Maître Artisan d'Art

Bernard Rosenblum (né à Paris en 1927, décédé en 2007) est un Maître Artisan Gainier Doreur d'Art et Restaurateur des Musées Nationaux, successeur de l'atelier de Gainerie Bettenfeld. Il a été décoré de la Médaille de la déportation et de l'internement politique, ainsi que Commandeur de l’Ordre de l’Education Civique.

Biographie[modifier | modifier le code]

Il rentre en 1940 à l’École des beaux-arts d’Angers. Puis en 1941, les lois d’exception du Gouvernement de vichy, lui interdisent toutes études. À la fin de la Seconde Guerre mondiale, à la libération, il découvre le cuir successivement dans les ateliers Vial, Veil et Reperman dans lesquels il est employé en tant que contremaître, mais il trouve que la sellerie–maroquinerie n’est que technique et affaire de commerce. Il abandonne alors pour un moment la voie du cuir.

Ayant une attirance forte pour les arts, en particulier pour la peinture et la sculpture, il devient élève d'Alberto Giacometti et d'Emmanuel Mané-Katz, pendant la grande période de Quartier du Montparnasse.

Un ami de sa famille, qui était gainier, lui confie en 1960 des travaux de restaurations d’objets anciens en cuir, lui permettant d’assurer sa subsistance pendant cette période à Montparnasse. Il redécouvre le cuir et s’éprend de l’histoire de ce matériau. Il entreprend alors des recherches sur le cuir et les objets en cuir, dans les musées et les bibliothèques, qui ne cesseront jamais.

Il s’installe en 1963, en tant que Gainier-Doreur, Rue de Reuilly à Paris, dans le Quartier de la Rue du Faubourg-Saint-Antoine. Il se crée très rapidement une excellente réputation. Au point qu’en 1965 Suzanne Bettenfeld lui propose de reprendre la succession du prestigieux Atelier Bettenfeld, qui devient Atelier Bettenfeld-Rosenblum. Dès lors, Bernard Rosenblum n’aura de cesse que de développer et de maintenir cet héritage. Il n’aura de cesse également de collectionner l’outillage primordial que sont les fers à dorer, roulettes et plaques à dorer. Notamment en participant avec Roger Devauchelle au rachat de l’atelier Gruel-Engelmann.

Son prestige et sa célébrité s’amplifiant, il devient l’artisan restaurateur le plus prisé des musées nationaux, des décorateurs, des antiquaires, des grands de ce monde et dans le monde entier ; le Général de Gaulle, Jean Dutourd, Claude Lévi-Strauss, le Roi du Maroc Hassan II, l’ex-cour d’Iran, le Royaume Uni, les États-Unis, le Japon...

Il travailla pour le Musée de l'armée, de Rueil-Malmaison, de Saumur, de Versailles, le Conservatoire de Paris, et d’autres.

Il contribua à créer l’une des plus grandes collections d’après-guerre d’outils à dorer le cuir.

Selon l’ouvrage de Tom Conroy Bookbindings Tool, son successeur est David Rosenblum, son fils.

L'Atelier Bettenfeld-Rosenblum, se trouve aujourd’hui au 2 rue Titon à Paris, retournant ainsi à ces origines dans le Quartier de la Rue du Faubourg Saint-Antoine.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Différentes revues et ouvrages en France et à l’étranger de 1963 à 2007 ; Les Métiers d’Art, Marie-Claire-Japon, Connaissances des Arts, Art in America, Time, Maisons et Décorations
  • Bernard Rosenblum – De l’Artisanat d’Art à la Création Contemporaine, documentaire de Dominique Mallegni, Institut des Hautes Études Cinématographique, 1974.
  • Trouvailles, no 31, octobre – Novembre, Dossier Artisan d’Art Bernard Rosenblum Gainier de Tradition, 1981.
  • Guide des Musées de France, 1984.
  • L’Atelier Bettenfeld-Rosenblum, reportage de France 3 Télévision (FR3), 1984.
  • La Collection Bettenfeld-Rosenblum, 2000 Motifs et Ornements, Masahiro Miyamoto, Éditions Gakken, 1987.
  • Bookbinders' Finishing Tool Makers 1780-1965, Tom Conroy, Éditions Oak Knoll Press, 2002.
  • Arts & Métiers du Livre", Les trésors de l'Atelier Bettenfeld-Rosenblum, no 199, septembre-Octobre 1996, Page 49 à 51, Article de Raymond Faivre.
  • Arts & Métiers du Livre", Disparition de Bernard ROSENBLUM, no 260, Juin-Juillet 2007, Page 18.
  • Aladin, Décès d'un Grand Artisan, no 226, 2007, Page 6.

Liens externes[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]