Bernard Menez

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Bernard et Menez.

Bernard Menez

Description de cette image, également commentée ci-après

Bernard Menez en janvier 2014.

Naissance 8 août 1944 (69 ans)
Mailly-le-Château (Yonne)
Nationalité Français
Profession Acteur, chanteur

Bernard Menez, né le 8 août 1944 (69 ans) à Mailly-le-Château, est un comédien et chanteur français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Bernard Menez est le troisième enfant de Jean Menez, agent des PTT à Asnières-sur-Seine et de Germaine Plettener, secrétaire de mairie puis femme au foyer. Son grand-père Jean était également postier à Saint-Pol-de-Léon dans le Finistère en Bretagne[1]. Il a trois frères qui seront ingénieurs d'entreprise. Il passe son enfance à La Garenne-Colombes dans les Hauts-de-Seine. Timide, il se trouve en faisant du théâtre amateur. Il obtient son baccalauréat en 1960 puis entre en classe prépa au lycée Charlemagne, passe son certificat MGP (Mathématiques Générales et Physique) en 1963 et est admis à l'école normale supérieure de l'enseignement technique en 1964[2]. Ne se voyant pas enseigner pendant dix ans, il ne l'intègre pas et résilie son sursis d'étude pour effectuer son service militaire comme élève officier de réserve affecté aux 5e et 6e régiment du génie. De 1960 à 1969, il devient moniteur puis directeur de colonies de vacances. De retour de son service militaire, il devient instituteur puis professeur de mathématiques, de physique et de chimie dans le secondaire de 1966 à 1970, tout en suivant des cours de théâtre[3].

Mais c’est le cinéma, le théâtre, les studios d'enregistrement et la télévision qu’il préfère ; il consacre sa vie à ces domaines à partir de 1969. Parallèlement à de nombreux seconds rôles dans des comédies populaires des années 1970 et 1980, il est un des piliers du théâtre de boulevard à la française. En 1970, il fonde avec un cama­rade Jean-Pierre Fontaine la com­pa­gnie Sganarelle spécialisée dans les auteurs classiques pour les lycées et les collèges et qu'il dirige de 1970 à 1972[4].

Il débute au cinéma dans le film Du côté d'Orouet de Jacques Rozier qui lui permet de rencontrer de grands réalisateurs dont François Truffaut qui l'engage dans La nuit américaine. Il devient l'acteur fétiche de Pascal Thomas et de Jacques Rozier. Il est l'un des personnages centraux de Chaud Lapin, Celles qu'on n'a pas eues ou bien encore Maine Océan. À la fin des années 1970, il tourne dans diverses comédies aux côtés de Jean Lefebvre, Michel Serrault et même Christopher Lee dans Dracula père et fils. En 1980, Louis de Funès lui offre le rôle de La Flêche dans L'avare. En 1982, sort sur les écrans son unique film en tant que réalisateur et scénariste : Les P’tites Têtes. En 1984, il obtient un grand succès avec sa chanson décalée Jolie poupée, numéro un au Top 50 avec un million de disques vendus[5]. De 1988 à 1991, il est la vedette de la série télévisée Vivement lundi ! sur TF1. En 1991, il entre à la Comédie-Française mais en démissionne rapidement face à l'accueil de certains sociétaires[5], ce qui ne l'empêche pas de poursuivre sa carrière de comédien de théâtre[6].

En janvier 2003, il est élu administrateur de l'ADAMI, société de répartition des droits des artistes et interprètes et, en décembre 2003, il rentre au Comité de suivi sur le problème des intermittents à l'Assemblée Nationale[7].

Il joue dans le film Tonnerre de Guillaume Brac diffusé en 2014.

Vie privée[modifier | modifier le code]

Il a trois enfants dont une fille devenue comédienne[8].

Engagement politique[modifier | modifier le code]

Bernard Menez crée le mouvement DIVERS — Démocrates indépendants voulant ensemble le renouveau de la société — en août 2002, à la suite de sa candidature aux élections législatives de 2002, où il termine 4e dans la douzième circonscription de Paris, avec 996 voix (2,28 %[9]). Il se présente aux élections européennes du 13 juin 2004 sur la liste du mouvement La France d’en bas (en Île-de-France) devenu La France en action, ayant pour objet de regrouper tous les citoyens qui « ne se reconnaissent plus dans le clivage gauche/droite ». Ses partisans développent des idées liées à l’écologie, au handicap, au soutien des PME, à la culture française ou encore à la défense des animaux. Il recueille 1,29 % des suffrages.

Au premier tour des élections législatives de 2007, il recueille 367 suffrages, soit 0,3 % des suffrages.

Il a décidé de ne pas se présenter à d'autres élections[10], mais ne renie pas ses idées, qu'il classe « centre gauche »[11].

Filmographie[modifier | modifier le code]

Comme acteur[modifier | modifier le code]

Longs métrages[modifier | modifier le code]

Courts et moyens métrages[modifier | modifier le code]

Comme scénariste et réalisateur[modifier | modifier le code]

  • 1982 : Les P'tites Têtes

Télévision[modifier | modifier le code]

Discographie[modifier | modifier le code]

  • 1977 : J'aime pas les filles qui fument
  • 1977 : Le tour du monde en 80 filles
  • 1984 : Jolie poupée
  • 1984 : L'orange bleue
  • 1985 : Qu'est ce qu'il a en haut ?
  • 1985 : Mon p'tit neveu
  • 1985 : Le petit âne
  • 1985 : Qu'est-ce que ça mange !
  • 1986 : Ton petit grain de beauté
  • 1986 : Tout, tout, tout, ils m'ont tout pris
  • 1987 : Mademoiselle vidéo
  • 1987 : C'est du bonheur
  • 1988 : Faut pas s'facher
  • 1988 : Chouette la vie
  • 1990 : Lève toi et danse
  • 1991 : Allumettes, allumettes
  • 1991 : J'ai une idée
  • 1992 : Sacré soleil
  • 1993 : Les capotes
  • 1993 : Les petites filles d'Andalousie
  • 1994 : La sucette
  • 2000 : Je me prends pour Al Pacino

Théâtre[modifier | modifier le code]

Comédien[modifier | modifier le code]

Metteur en scène[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. Hubert Lizé, « Le Quepa sur la vilni » : Menez dans la roue d'Hinault, Le Parisien, 12 février 2014.
  2. « Bernard Menez : « J'ai laissé tomber Normale Sup » », Le Figaro,‎ 11 décembre 2006 (lire en ligne).
  3. Stephen Taylor, Qui est qui en France, J. Lafitte,‎ 1987, p. 1115.
  4. Compagnie Sganarelle (1970 - 1989).
  5. a et b Jean-Noël Mirande, « Bernard Menez ou le grand malentendu », sur Le Point,‎ 15 octobre 2012.
  6. « Bernard Menez, de plus en plus tendance », Cedi Infos no 46, avril 2012.
  7. Danièle Heymann, L'Année du cinéma, Calmann-Lévy,‎ 1982, p. 249.
  8. « Bernard Menez : « J'ai laissé tomber Normale Sup » », sur Le Figaro,‎ 11 décembre 2006.
  9. Résultats officiels.
  10. « Bernard Menez en politique : je ne suis pas pris au sérieux » sur francesoir.fr.
  11. Aureliano Tonet, « Bernard Menez, le farfelu du lac », sur emonde.fr,‎ 20 août 2013.
  12. Tuillier L., 2014 : « Le retour de Bernard Menez » Trois couleurs n° 118 (février 2014) - p. 27-29.
  13. Site de la compagnie..

Liens externes[modifier | modifier le code]