Bernard Langlois

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Bernard Langlois, né en 1945[1], est un journaliste altermondialiste français. Il est notamment le fondateur de l'hebdomadaire Politis. Spécialiste des rapports Nord/Sud, Bernard Langlois est membre fondateur de l'association ATTAC.

Sommaire

Carrière [modifier]

Bernard Langlois fait ses premières armes au Dauphiné libéré en juillet 1963, quelques mois avant d'entrer dans une école de journalisme.

Il est d'abord, tour à tour : reporter à La Vie catholique illustrée (de 1966 à 1968), reporter/présentateur radio à Europe 1 (de 1968 à 1970), présentateur du JT Télé-nuit à TF1-ORTF (de 1971 à 1972), rédacteur-en-chef de Tribune socialiste (hebdo du PSU) (de 1972 à 1974), journaliste indépendant (de 1975 à 1977) puis éditorialiste au Matin de Paris (de 1977 à 1981).

C'est en 1981 qu'il devient présentateur du JT de Antenne-2-midi (A2), jusqu'au 14 septembre 1982, pour avoir mis en balance deux décès appris le même jour, ceux de Bashir Gemayel et de Grace de Monaco, au cours de l'éditorial qui, à l'époque, ouvrait le journal de la mi-journée d'Antenne 2.

Il semble que c'est pour avoir minimisé, de manière ironique[2], la mort de Grace de Monaco ("cela ne changera rien au destin de l'humanité. Juste un deuil ordinaire, la peine ordinaire d'une famille célèbre qui nous était familière par la grâce des gazettes"), considérée comme moins importante que l'assassinat, survenu le même jour, du président Bashir Gemayel, en pleine guerre du Liban, que Bernard Langlois fut licencié[réf. nécessaire]. Il qualifia également Monaco de "caillou cossu", de "royaume d'opérette", ce qui put donner à ses détracteurs du grain à moudre, attendu que cela pouvait être considéré d'une offense faite à État étranger, qui plus est ami de la France (et d'une influence énorme sur cette dernière et les affaires du monde). Notons qu'il se moque moins de la mort de la princesse de Monaco, que de l'importance, selon lui disproportionnée, que la presse accorda alors à celle-ci, notamment la presse dite aujourd'hui people, à l'époque "presse du cœur" ("poids des mots, choc des photos", dit-il au cours de sa présentation). Pierre Desproges, dans un réquisitoire au Tribunal des flagrants délires contre Alain Ayache, représentant selon lui d'une certaine presse que Langlois sigmatisait, affirme son soutien au journaliste :

« (...) ce journaliste d'Antenne 2, renvoyé promptement pour avoir, si j'ai bien compris, ramené à de justes proportions, un accident d'automobile survenu à une ancienne copine de Cary Grant reconvertie dans l'opérette immobilière sur la Côte d'Azur. »

— Alain Ayache, in Pierre Desproges, Les Réquisitoires du Tribunal des flagrants délires (CD), volume 6, Warner.

Il est ensuite producteur et animateur de l'émission Résistances (A2) (de 1983 à 1986).

Il participe, en 1988, à la création de l'hebdomadaire Politis (gauche anti-libérale) en association avec Michel Naudy et Rémy Galland. Il prend les pleins pouvoirs en 1989 et reste directeur jusqu'en 1999. Il y tient un 'Bloc-notes' jusqu'à la fin janvier 2010[3]. En février 2010, il ouvre son blog sur le site Internet de Politis.

Publications [modifier]

  • Résistances, éd. La Découverte, 1986.

Notes et références [modifier]

  1. Notice d'autorité personne sur le site du catalogue général de le BnF
  2. MIDI 2, 15 septembre 1982
  3. Bernard Langlois, 'Révérence', Politis, p. 34-35, Politis, 28 janvier 2010, n° 1087. Il devance de quelques mois (initialement prévue en juillet 2010) la fin de sa collaboration avec Politis. Il met en avant que son pessimisme – reproché par des lecteurs – sur la gauche de la gauche et sa lassitude qui ne cadre point avec Politis, hebdomadaire engagé et militant.

Voir aussi [modifier]

Article connexe [modifier]

Liens externes [modifier]