Bernard Hislaire

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Yslaire

Nom de naissance Bernard Hislaire
Naissance 11 janvier 1957 (57 ans)
Bruxelles Drapeau de la Belgique Belgique
Nationalité Belge
Profession
Distinctions

Yslaire de son vrai nom Bernard Hislaire, né le 11 janvier 1957 à Bruxelles (Belgique) est un scénariste et un dessinateur belge de bandes dessinées. Il signe Hislaire, Yslaire, Sylaire ou iSlaire.

Biographie[modifier | modifier le code]

Bernard Hislaire est né à Bruxelles, en Belgique, en 1957. Son enfance se déroule dans un environnement aisé et de haut niveau intellectuel. Son père, Jacques Hislaire, est journaliste pour la Libre Belgique. Sa mère, Anne-Marie Guislain, est haut fonctionnaire au ministère belge des Affaires étrangères. Il commence à dessiner ses premières bandes dessinées à l'âge de 7 ans. À 13 ans et demi il fait la rencontre de Jean-Marie Brouyère. Rapidement, il produit ses premiers dessins pour le fanzine Robidule et travaille son style à l'Institut Saint-Luc de Bruxelles. En 1975, à seulement 18 ans, il rejoint l'équipe graphique de Spirou où il écrit une courte histoire dans la section offerte aux jeunes artistes. Peu après, il enchaîne avec un récit de seize planches, Le Troisième Larron. Dès lors, il est soutenu par son éditeur, Charles Dupuis, et par le scénariste Raoul Cauvin. En 1978, il y publie avec Jean-Marie Brouyère Coursensac et Baladin avec de lancer la même année sa première série, Bidouille et Violette, publié en albums chez Dupuis entre 1981 et 1986. Pendant ce temps, il publie divers dessins humoristiques pour les journaux La Libre Belgique et Le Trombone illustré. Sa collaboration à l'hebdomadaire est célébrée par la critique, qui y voit l'un des rénovateurs de la bande dessinée franco-belge, aux côtés de Marc Wasterlain ou Yann.

En 1986, il lance Sambre avec Balac (pseudonyme de Yann), sous le nom d'« Yslaire ». Cette série, d'inspiration romantique, racontant l'amour impossible entre Bernard Sambre, un jeune bourgeois, et Julie, une prolétaire, durant la Révolution française de 1848, est originale de par son style graphique différent, ainsi que par la palette des couleurs utilisées, très restreinte et centrée sur le rouge. L'intégralité de la série, publiée par Glénat, est un succès critique et commercial. En 2003 pour la sortie du cinquième tome, Yslaire réédite les précédents albums avec de nouvelles couvertures, un nouveau titre pour le tome trois qui devient Liberté, liberté... et un remaniement de plusieurs planches. La même année, il publie la légende des Sambre qui retrace la création de la série et l'inscrit dans un projet beaucoup plus importants projetant l'intrigue des Sambre sur plusieurs générations. C'est ainsi qu'en 2007 est publiée La guerre des Sambre nouvelle série où Yslaire n'est plus que scénariste et confie le dessin aux jeunes dessinateurs Jean Bastide et Vincent Mézil.

En 1997, il surprend ses admirateurs par la publication d’Introduction au XXe ciel. On y découvre des dessins, des illustrations ainsi que des entretiens avec une psychanalyste. Cet album, tiré du site internet xxeciel.com, se révèle être un travail préliminaire pour la nouvelle série. En 1998, il publie Mémoire du XXe ciel : 98 chez Delcourt qui est republiée par Les Humanoïdes Associés en 2000 sous le nom de XXe ciel.com : Mémoires 98. La suite, Mémoires 99 paraît l'année suivante, et, en 2004, Yslaire gratifie cette série de deux fins possibles : Mémoires <19>00 et Mémoires <20>00, au choix du lecteur.

En 2003, il travaille au scénario d'une nouvelle série, Trois vierges. Pour l'occasion il change encore de pseudonyme pour devenir Sylaire. Le dessin de ce diptyque est alors réalisé par Jeanlouis Boccar.

En 2006, il commence un nouveau diptyque, Le Ciel au-dessus de Bruxelles, avec le premier tome intitulé [avant...]. Cet album est dans la même lignée, au niveau de la narration et le dessin, que ceux du cycle XXe ciel. Cette série est alors signée sous le nom de Bernar Yslaire.

En 2009, Yslaire ainsi que Nicolas de Crécy, Marc-Antoine Mathieu, Éric Liberge, et Hirohiko Araki sont invités à réaliser des albums mettant en scène le Louvre. À cette occasion ils y exposent leur travail lors d'une exposition nommé Le Louvre invite la bande dessinée. Cette même année Yslaire se voit nommer Chevalier des arts et des lettres.

En 2012, Yslaire se lance dans une toute nouvelle aventure avec la commercialisation de son application iPad et iPhone : Úropa, qu’il signe sous le nom d’iSlaire. Il s’agit d’un magazine numérique mélangeant astucieusement fiction et réalité. L’auteur collabore avec sa femme, Laurence Erlich-Hislaire, ainsi qu’avec de véritables journalistes (Jean QuatremerLibération, Daniel CouvreurLe Soir… Ils racontent l’Europe en 2032 et donnent vie à de nombreux personnages dont Anna Pravda, blogueuse rebelle et journaliste pour Úropa.

(Voir http://bruxelles.blogs.liberation.fr/coulisses/2012/04/%C3%B9ropa.html)

Œuvres[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Bibliographie de Bernard Hislaire.

Prix et récompenses[modifier | modifier le code]

  • Prix Saint-Michel du scénario humoristique (1979)
  • Prix de la presse, festival de Durbuy (1986)
  • Grand-prix des alpages, festival de Sierre (1986)
  • Prix du génie, Convention de la BD, Paris (1986)
  • Grand prix Saint Michel (1986)
  • Prix des libraires, Festival de Brignais (1986)
  • Prix de la C.B.E.B.D. (1987)
  • Prix du public, festival de Durbuy (1987)
  • Prix des lecteurs de Libération (1987)
  • Chevalier des arts et des lettres (2009)
  • Prix Saint-Michel du meilleur album, pour La Mer vue du purgatoire (2011)
  • Grand Prix Diagonale-Le Soir (2014), pour l'ensemble de son œuvre

Filmographie[modifier | modifier le code]

  • 2012 : Laurent Vicomte, Entretemps d'Avril Tembouret (témoignage)
  • 2009 : Mr. Nobody de Jaco Van Dormael (illustrations préparatoires)
  • 2000 : La mission de Victor Martin de Didier Roten (dessins)

Annexes[modifier | modifier le code]

Documentation[modifier | modifier le code]

  • Yslaire (int. Franck Aveline et Bruno Canard), « Entretien avec Bernard Yslaire », dans L'Indispensable no 4, octobre 1999, p. 9-16.

Liens externes[modifier | modifier le code]