Bernard Crettaz

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Bernard Crettaz en 1986.

Bernard Crettaz, né le 29 mai 1938 à Vissoie, dans le Val d'Anniviers, dans le canton du Valais est un sociologue et ethnologue suisse.

Biographie[modifier | modifier le code]

Après ses études au collège de Sion, Bernard Crettaz suit des cours de sociologie et de théologie protestante à l'Université de Genève où il obtient, en 1979, un doctorat en sociologie avec la publication de sa thèse Nomades et sédentaires. Après avoir été assistant à l'université de Genève (1966-1968) et enseignant à l'Institut d'études sociales (1968-1973), il entreprend une recherche pour l'Institut de médecine légale sur la prison de Saint-Antoine à Genève (1973-1976)[1].

En 1976, il est nommé conservateur du Département Europe du Musée d'ethnographie de Genève qui comprend la Collection Georges Amoudruz. Il est également chargé de cours au Département de sociologie de l’Université de Genève jusqu’en 2003. En 1977, il rencontre l'anthropologue Yvonne Preiswerk qui devient sa femme. En 1992, il prend position pour l'ouverture de la Suisse à l'Union Européenne car il croit que cette dernière « Doit casser son image conservatrice en ouvrant les frontières. Sinon elle se transformera en un vaste musée, un Disneyland des alpages » [2].

En 1982, les Pompes funèbres générales demandent au couple Preiswerk-Crettaz de réfléchir avec eux sur l'émergence de rites mortuaires en ville. Ils fondent la Société d'études thanatologiques de Suisse Romande que Bernard Crettaz présidera. Avec sa femme, il s'interroge sur les rites et coutumes qui accompagnent la mort dans la société. Après la mort d'Yvonne Preiswerk en 1999, il poursuivra sur cette voie en organisant des animations Café mortel pour parler de la mort au bistrot. Le 31 mai 2000, il quitte le Musée d'ethnographie pour une vie de retraité[3]. En 2002, il rentre vivre en Anniviers, sa vallée où il se consacre à l'écriture[4].

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Bernard Crettaz (1986)
  • Nomades et sédentaires, dans le Val d'Anniviers, Travail de thèse, Éditions Grounauer, 1979
  • Grimentz, un village suisse, Éditions Monographic de Sierre et Éditions d'En Bas, 1982
  • La beauté du reste. Confession d'un conservateur de musée sur la perfection et l'enfermement de la Suisse et des Alpes, Éditions Zoé, 1993, (ISBN 2-88182-191-x)
  • Le pays où les vaches sont reines, Bernard Crettaz, Yvonne Preiswerk, Éditions Monographic 1986
  • Zinal défi à la montagne Éditeurs, Bernard Crettaz et Claire Vianin, 1989
  • La race d'Hérens est-elle en péril? Éditions Pillet 1992
  • A la table des reines Éditions Pillet, 1993
  • Juste l'ordinaire (collectif), Éditions d'En Bas, 1994
  • Au-delà du Disneyland alpin, Éditions Priuli et Verlucca, 1995
  • Est-ce la fin des grandes lignées?, Éditions Pillet, 1995
  • 75 ans pour que vive la race d’Hérens!, Éditions Pillet, 1997
  • Vous parler de la mort Éditions Ayer PortePlumes, 2003
  • Le curé, le promoteur, la vache, la femme et le président, que reste-t-il de notre procession?, Éditions Porte-Plumes, 2008
  • Les Anniviards, barbares et civilisés, Bernard Crettaz et Evelyne Guilhaume, Éditions à la Carte, 2009
  • Cafés mortels : Sortir la mort du silence, Bernard Crettaz, Édition Labor et Fides (30 avril 2010)

Références[modifier | modifier le code]

  1. Tribune de Genève, 15.05.1979
  2. Journal de Genève, 28.08.1992
  3. Courrier, 8.07.2000
  4. Le Nouvelliste, 21.04.2009

Liens externes[modifier | modifier le code]