Bernard Caïazzo

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Bernard Caïazzo

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Naissance 15 janvier 1954 (60 ans)
Drapeau : France Alger (Algérie francaise)
Nationalité Drapeau de la France France
Profession
Activité principale
Président du comité de surveillance de l'AS Saint-Étienne

Bernard Caïazzo, né le 15 janvier 1954 à Alger (Algérie), est un homme d'affaires français et dirigeant de football[1].

Il accède à la présidence de l'AS Saint-Étienne en juin 2004 avant d'en devenir coprésident puis président du comité de surveillance depuis janvier 2010.

Biographie[modifier | modifier le code]

Jeunesse[modifier | modifier le code]

Né le 15 janvier 1954 à Alger, il est le fils de Armand Caïazzo et d'Incarnation Caïazzo, qui ont trois autres enfants (Philippe Caïazzo, Anne-Marie Blanc et Armand Caïazzo). Bernard Caïazzo étudie à l'ESSEC. Il y crée la première Junior-Entreprise de France, Junior ESSEC. A la sortie de l'ESSEC, il travaille à New York, où il apprend les métiers du marketing. Il fonde la société Phone Marketing en 1980, devenant ainsi un des premiers en Europe à miser sur le secteur des centres d'appel. Il est vite considéré comme une référence sur le sujet et donne souvent des conférences en Europe ou aux États-Unis. Sa connaissance de ce domaine lui a aussi permis, en 20 ans, d'initier de nombreuses entreprises pour la première fois aux métiers des centres d'appel (Peugeot, BNP, IBM, Xerox, Mercedes, Canal+...). Bernard Caiazzo, depuis l'âge de 8 ans est aussi un passionné de football : "J'ai appris la géographie dans France Football en lisant les classements de championnats étrangers quand j'étais gosse" dira-t-il.

Créateur des premières loges dans les stades[modifier | modifier le code]

En parallèle, il est le précurseur de nombreuses innovations dans le domaine du sport. En 1983, il invente le système des loges en installant les premières au Parc des Princes. Il multipliera le système dans de nombreux stades (FC Nantes Atlantique, Girondins de Bordeaux, etc…) et même pour l'équipe de France en 1986. Pour le fonctionnement de cette nouvelle innovation, Bernard Caïazzo fait preuve d'originalité : le télémarketing. Ainsi, notamment grâce à un partenariat avec Michel Platini qui avait pré-enregistré un message pour l'occasion, il arrive à louer ses loges aux entreprises. Il travaille d'ailleurs de nouveau avec Michel Platini pour le lancement du magazine Mondial, en association avec Michel Denisot, Charles Bietry et Robert Paparemborde. Ce magazine Mondial sera vendu à Canal+ qui le revendra par la suite au Groupe Lagardère. C'est à cette période, dans les années 83-90, que Bernard Caiazzo commence à fréquenter le milieu du football pro de façon régulière. Il devient ami avec Oswaldo Piazza avec qui il suivra l'Euro 84 de l'équipe de France.

Un objectif avant les Verts[modifier | modifier le code]

Il revend en 1990 Quali-Phone pour 20 000 000 €. De 1992 à 1994, Bernard Caiazzo, dans le cadre de la société BCA, achète la concession publicitaire et marketing de l'OM à Bernard Tapie. Il devient le sportive de l'OM et participe indirectement à l'aventure de la Ligue des Champions, jusqu'à la finale de Munich.
À la suite de l'affaire OM-VA, Bernard Caiazzo est obligé d'arrêter cette activité où il aura perdu plusieurs millions d'euros dans la société BCA. Bernard Tapie lui propose de reprendre la présidence de L'OM pour récupérer les pertes de BCA. Mais après avoir audité les comptes et analysé la situation, Bernard Caiazzo, ne signe pas les documents officiels. Il aura été médiatiquement pendant une semaine le Président de l'OM mais pas juridiquement.
Il se lance en 94 un nouvel objectif : c'est le développement du groupe Call Center Alliance (CCA), créé en 1994, dont l'activité est aussi une activité de centres d'appel, qui compte aujourd'hui près de 5000 salariés en Europe sur 14 sites et qui est coté en bourse depuis fin 2000/2001 (selon les sources). L'entreprise au chiffre d'affaires de 100 000 000 €, présente des résultats avant impôt de 8 %. "Les centres d'appels sont au télémarketing ce que la communication est à la publicité", écrit Bernard Caiazzo dans l'un des trois livres qu'il a écrit sur le sujet.

Plusieurs tentatives pour une entrée[modifier | modifier le code]

Bernard Caïazzo tente plusieurs fois de prendre la tête de l'ASSE. Tout d'abord au printemps 2003, durant lequel il fait une offre au propriétaire Alain Bompard qui sera refusée. Puis le 18 décembre 2003 où il rentre officiellement dans le capital du club en s'associant avec Jean-Claude Perrin et Thomas Schmider pour acquérir la majorité (52 %) d'Exodia, la holding de la SASP ASSE Loire. Après avoir investi 5 millions d'euros payés à Bompard et Associés pour racheter leurs actions car le club ne pouvait plus payer les salaires des joueurs.
En profitant de son importance au conseil d'administration du club, il s'oppose, après la remontée des Verts lors de la saison 2003-04, à la reconduction du contrat de Christian Villanova alors directeur du recrutement de l'ASSE car celui-ci voulait gérer la partie financière et transferts des joueurs. Devant ce désaveu de son collègue, Frédéric Antonetti quitte le navire, suivi très vite par le président qui avait fait confiance à ce duo : Thomas Schmider, qui avait vendu ses parts du club deux semaines avant.

Accession à la présidence de l'ASSE[modifier | modifier le code]

Le vendredi 4 juin 2004, Bernard Caïazzo devient, élu à l'unanimité par le conseil d'administration de la SASP ASSE Loire, le 17e président de l'ASSE en remplacement de Thomas Schmider qui a vendu ses actions pour 1,5 M €. Mais une fois encore, son ambition ne s'arrête pas là. Ainsi, le mercredi 28 juillet 2004, il se défait de son principal soutien Jean-Claude Perrin en conflit avec la mairie de Saint-Étienne, en lui rachetant ses parts. Il devient alors le seul maître à bord de l'ASSE. Dans une lettre au maire de Saint-Étienne, Michel Thiollière il avoue ne pas souhaiter "faire de plus-value avec l’ASSE" en notant : «  Je ne me sens pas lié à l’argent. Il ne me tient pas ». Michel Thiollière est reconnaissant vis-à-vis de Bernard Caiazzo, vis-à-vis de Jean-Claude Perrin qui avait critiqué publiquement le Groupe Casino et le maire de Saint-Étienne.

À la tête de l'ASSE[modifier | modifier le code]

Il s'associe avec Roland Romeyer (avec qui il entretenait de bonnes relations) pour avoir les coudées franches au club tout en n'étant qu'actionnaire légèrement majoritaire (Romeyer : 50 % - Caïazzo : 50 %). Pendant la première saison, Bernard Caïazzo, grâce à ses contacts, arrive à convaincre les dirigeants de Konica-Minolta à devenir les sponsors principaux de l'ASSE pour le projet de 4 ans qu'il compte mettre en place au club. Les deux partenaires déclarent partager les mêmes valeurs : "labeur, humilité, respect de la tradition". Dans le cadre de ce projet et pour fédérer rapidement les supporters qui furent plus de 500 à manifester devant le Stade Geoffroy-Guichard pour le maintien de Frédéric Antonetti à la tête de l'équipe, il propose à Oswaldo Piazza, le fameux défenseur argentin de l'épopée stéphanoise en 1976 de devenir Ambassadeur du club. Après quelques matchs où le slogan Direction Démission fut de mise au stade, les supporters cessent de s'opposer à Caïazzo.
Celui-ci s'engage en faveur de l'initiative Foot Citoyen en insistant sur le fait que "Foot Citoyen a pris conscience du problème [racisme, violence et intolérance] et le traite de façon efficace et intelligente". Il se montre sévère à l'égard des dirigeants des autres clubs : "Ils ont des préoccupations à court terme. Ils n’en font pas une priorité. Ils pensent que les choses se résorberont d’elles même. Sans dialogue et sans accord commun de tous les acteurs du football, on n’arrivera à rien. C’est la logique du résultat qui veut ça. Je le répète, il faut des états généraux ! Sinon on continuera à avoir des initiatives comme Foot Citoyen ou Stand up, Speak up de Thierry Henry, qui seront autonomes mais pas fédérées. Alors, on aura deux belles initiatives qui auront du mal à percer parce que seul on ne peut rien faire. J’essaye d’en parler aux dirigeants autour de moi. C’est par le dialogue et la prise de conscience qu’on y arrivera. De toutes façons les solutions sont sur le terrain. Il faut plus de dialogue et de pédagogie auprès des jeunes pour éviter toute forme naissante de violence. Et sûrement pas par la répression. C’est la responsabilisation qui crée l’efficacité."
Bernard Caiazzo réussira à convaincre les Présidents des clubs pros qui le nommeront Vice-Président de l'UCPF en 2006 et vice-président de la Ligue de football professionnel, membre de son conseil d'administration. Il deviendra même en 2008, Président du Collège L1 chargé d'animer l'ensemble des clubs au niveau national sur les grands sujets du foot pro.

Président de l'ASSE / Président de CCA[modifier | modifier le code]

S'engageant de plus en plus du côté du club, il devient donc de plus en plus difficile pour lui de gérer en même temps sa société. Il en abandonne alors la gestion tout en restant président du conseil d'administration. Il vend même une partie de ses parts fin 2005 (2,8 % soit 148 874 actions). À cette date, il disposait de 45,63 % du capital et 60,59 % des droits de vote de Client Center Alliance. Bernard Caiazzo finira par vendre sa société en 2008 à la banque Lazard. Il préfère se consacrer exclusivement à sa passion du football professionnel en France.

Roland Romeyer / Bernard Caïazzo : deux hommes à la barre[modifier | modifier le code]

Avec le départ d'Élie Baup, le partenariat avec Roland Romeyer connaît son premier heurt lors de l'intersaison 2006-2007, notamment quant au choix de l'entraîneur (Romeyer et Da Fonseca souhaitaient Ivan Hasek -tandis que Bernard Caïazzo souhaitait Luis Fernandez). Ce sera le premier vrai différend entre les deux hommes. Après l'intronisation de Ivan Hasek au poste d'entraîneur, le vice-président Roland Romeyer profite de son influence pour devenir l'égal de Bernard Caïazzo. Ils deviennent donc coprésidents de l'ASSE. Les deux dirigeants divergent aussi sur la possibilité de construire un nouveau stade. À l'inverse de son collègue, Bernard nie toute possibilité de changer de stade (septembre 2006). Au départ de Hasek, Laurent Roussey, deviendra l'entraîneur, promu par Roland Romeyer.
Roland Romeyer et Bernard Caiazzo vont au bout de 18 mois, se séparer de Laurent Roussey et feront confiance au duo Perrin-Comolli. Roland Romeyer et Bernard Caiazzo décident en 2008 de prendre de la hauteur et laissent la responsabilité de la direction du club à Vincent Tong Cuong, directeur général et Damien Comolli, directeur sportif qui prennent comme coach Alain Perrin. Cependant, en janvier 2010, Bernard Caiazzo, excédé par les mauvais résultats sportifs et par la gestion désastreuse du duo Vincent Tong Cuong-Damien Comolli, demande à Roland Romeyer, de prendre la direction du club.

Nouvelle organisation à l'ASSE avec Dominique Rocheteau[modifier | modifier le code]

Bernard Caiazzo choisit de devenir Président du Conseil et Roland Romeyer sera le Président exécutif. Roland Romeyer décide de confier à Christophe Galtier le poste d'entraîneur et met en place un plan d'économies massives. Il manque, malgré les économies de Roland Romeyer, sept millions d'euros au club pour assainir ses finances. Grâce à ses relations et partenariats, Bernard Caiazzo arrivera à trouver cet argent. Le club retrouve donc une santé financière. Les difficultés vécues en commun permettront au duo Caiazzo-Romeyer de trouver son équilibre : Roland Romeyer à la gestion et au sportif au quotidien, Bernard Caiazzo aux relations extérieures avec les instances du football et les partenaires extérieurs. L'ASSE a trouvé son mode de fonctionnement avec des rôles bien définis. Dominique Rocheteau rejoint le club en juin 2010 comme vice-président chargé du sportif.
Avec Christophe Galtier, Dominique Rocheteau et Roland Romeyer, Bernard dispose alors d'un trio équilibré. Il peut s'attacher à ce qui l'intéresse le plus : l'avenir de l'ASSE, pendant que le quotidien est en bonnes mains.

Le plan à trois ans de l'ASSE[modifier | modifier le code]

La ville de Saint Etienne est retenue pour être ville d'accueil de l'Euro 2016. Tout d'abord, ville remplaçante pour la compétition, Saint-Étienne est finalement retenue. Michel Platini aura joué un rôle clé. La rénovation du stade Geoffroy-Guichard en 2012, permettra d'accueillir dès juillet 2014, 41 000 personnes. Bernard Caiazzo en coordination avec Roland Romeyer, définit alors un plan à trois ans avec pour objectif que l'ASSE, à partir de la saison 2014-2015, devienne un club régulier du top 5 français. Ce plan correspond à la rénovation du stade.
Bernard Caiazzo continue d'exercer une influence importante dans le football et sera même un des principaux artisans de l'élection de Noël Le Graët à la présidence de la Fédération française de football. Bernard Caiazzo est l'initiateur des États Généraux du football pro qui, le 22 mars 2012, ont réuni 250 personnalités au Stade de France sur la question de la stratégie du football professionnel en France sur 2012-2016.

Premier trophée depuis 1981 avec la Coupe de la ligue[modifier | modifier le code]

Fin 2012 Bernard Caiazzo est réélu pour la troisième fois au Conseil d’Administration de la Ligue Française de Football par les clubs professionnels pour un mandat de 4 ans. Il est renommé vice-président. Il siège également au comité exécutif de l’UCPF, syndicat des clubs comme vice-président chargé du Collège Ligue 1. L’année 2013 sera la meilleure de l’Asse depuis plus de 30 ans: le club termine 5eme du championnat mais surtout gagne la Coupe de la Ligue, le dernier trophée remporté par l’Asse datant de 1981. A l’Asse Bernard Caiazzo continue de s’appuyer sur la même équipe qu’il a nommé en 2010 qu’ il reconduit régulièrement au directoire du club en tant que président du conseil. D’abord son associé et ami Roland Romeyer Président du Directoire mais également Dominique Rocheteau et Stéphane Tessier. Avec Christophe Galtier ces hommes constituent les pierres de taille de l’édifice que souhaite construire le club. La force de l’Asse résidant, selon eux, dans les valeurs humaines qui se retrouvent non seulement dans la direction mais également au niveau du staff sportif et médical comme au niveau des joueurs.

Le projet 2014-2016[modifier | modifier le code]

L’Asse continue d’avancer dans le cadre de son projet avec le lancement du musée des Verts le 20 décembre 2013 qui marque la volonté du club d’honorer ses anciens joueurs et de rendre hommage à son histoire. C'est le sens du discours de Bernard Caiazzo lors de l’inauguration : "Honorer les anciens c’est la meilleure façon de montrer aux joueurs actuels qu’ils seront à jamais respecter par le club " . Le projet 2014-2016 repose sur un stade rénove de 42000 places financé par Saint-Etienne Métropole, sur un centre d’entraînement moderne sur une équipe compétitive au niveau top 5 de Ligue 1 mais aussi sur des valeurs de partage de communauté de travail à tous les niveaux du club. Bernard Caiazzo se donne pour mission d'innover dans cette période de montée en puissance en essayant de mettre en place de nouvelles idées .


Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Portrait de Bernard Caïazzo », sur les.verts.pagesperso-orange.fr (consulté le 28 décembre 2013)

Sources[modifier | modifier le code]