Bernard Baudoux

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Bernard Baudoux
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Contexte général
Sport pratiqué escrime
Arme fleuret
Période d'activité de 1945 à 1962
Biographie
Nationalité Drapeau de la France France
Naissance 31 mai 1928 (86 ans)
Lieu de naissance Soissons
Taille 1m83
Poids 83kg
Palmarès
Jeux olympiques 0 1 0
Championnats du monde 1 0 1

Bernard Baudoux est un fleurettiste français né le 31 mai 1928 à Soissons.

Biographie[modifier | modifier le code]

Né à Soissons en 1928 son père lui laisse le choix entre la musique ou l'escrime. Il préféra les touches au fleuret à celles du piano.

De 1936 à 1942, Maître Clément lui inculque à force de leçons une solide technique et le goût de la lutte. Il gagne en 1943 son premier titre national en cadet. Pensionnaire pendant la guerre, à Juilly chez les oratoriens, à 25 km de Paris, il part un dimanche à l'aube, à vélo le long des voies ferrées, arrive à la gare du Nord, tire et gagne le championnat de France cadet et revient le soir même pour la prière du soir. On lui pardonne d'avoir raté la messe.

En 1945 il quitte les murs austères mais chaleureux de son collège pour les bancs inhospitaliers des grands lycées Parisiens. Il concilie difficilement les rudes études préparatoires et l'entraînement. Au plastron du Maître Lacaze il affine son jeu et s'endurcit face à Jacques Lataste qui ne le ménage pas. Rapidement il se frotte aux meilleurs sous les vénérables gradins du gymnase Huyghens. Il gagne les championnats de France des moins de 20 ans en 1946 et se distingue devant les Italiens aux Jeux Universitaires de Paris en 1947 puis à Budapest en terre communiste en 1949. De 1949 à 1952 il est élève ingénieur à l’Agro de Montpellier, mais le soleil, la liberté et la plage perturbent son entrainement. Il remporte quelques titre Universitaires individuels et tous les titre nationaux par équipes aux côtés de d'Oriola.

En 1953 c'est le mariage avec Jacqueline son amie de toujours et pour toujours. Ils emménagent à Troyes. Ingénieur agronome il devient charbonnier et se saisit sans honte de la fourche qu'il troque le week-end pour le fleuret. Le vent, la poussière, le froid, les clients et la volonté du Maître Père lui forgent un solide caractère. Deux années plus tard le fleuret électrique vient bousculer les hiérarchies, il intègre l'équipe de France. Après une historique défaite due à une inadaptation du matériel, l’équipe de France de fleuret se ressaisit pour l'individuel et Baudoux se retrouve en finale en compagnie de d'Oriola, Netter et Lataste. Il termine 6ème après avoir concédé 3 victoires à ses équipiers.

En 1956 il gagne les Championnats de France après un barrage contre d'Oriola et Netter, est sélectionné pour les Jeux olympiques d'été de 1956 à Melbourne où il remporte la médaille d'argent par équipe.

En 1957 c'est encore une finale des championnats du monde et en 1958 c'est le titre en équipe et une médaille de bronze à l'individuelle.

En 1959 une grave opération met fin à sa carrière sportive si l’on excepte un retour tardif dans l'équipe de France en 1962.

Pendant ce temps le petit bougnat immigré à Troyes est devenu un négociant en combustible intégré à le bonne société, en partie grâce à l'escrime. Les affaires prospèrent, mais c’est trop facile ! "On (Jacqueline et lui) vend tout, le charbon c'est trop noir et le fuel ça sent trop mauvais. Par contre la montagne c'est blanc et les pins ça sent si bon. Alors on achète un hôtel 3* à Super Besse, dans la montagne Auvergnate", où il va s'éclater avec ses clients pendant 30 ans à ski, à VTT, à pieds. Entre temps, « pour s’occuper », ils achètent 25 ha de friches et une ruine qu’ils transforment en un verger de prunes à pruneaux doté des installations de séchage. Dans une solide bâtisse 17ème son épouse et lui vont voir grandir leurs deux filles et les quatre petits enfants qui feront leur bonheur. À ce jour, 3 arrières petits enfants prennent le relais.

Un terrible accident de voiture interrompt leur carrière professionnelle en 2002, et laisse au couple de lourdes séquelles. Retraités à Clermont-Ferrand ils gèrent leurs handicaps et leurs souvenirs.

À 85 ans Bernard est avec Closset le seul rescapé de l’équipe olympique de fleuret de 1956.

Palmarès[modifier | modifier le code]

  • 1946 Champion de France individuel des moins de 20 ans au fleuret
  • 1955 Finaliste des championnats du monde individuels de fleuret à Rome
  • 1956 Champion de France de fleuret individuel
  • 1956 Équipier médaille d'argent aux JO de Melbourne
  • 1957 Finaliste des championnats du monde individuels de fleuret à Paris
  • 1958 Équipier champion du monde de fleuret à Philadelphie
  • 1958 Médaille de bronze aux championnats du monde individuels de fleuret

Liens externes[modifier | modifier le code]