Berké

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Berké ou Berke (mongol Berx : « difficile »), né après 1205, mort en 1266 ou 1267, petit-fils de Gengis Khan, est le quatrième khan de la Horde d'or de 1257 à 1266, le premier à se convertir à l'islam.

Biographie[modifier | modifier le code]

Berké est le fils de Djötchi, fils aîné de Gengis Khan, et le frère de Batu (premier khan de la Horde), Orda et Chayban.

Il succède à son neveu Ulaqtchi, fils de Batu, à la tête de la Horde d'Or, alors appelée « Horde » ou « Horde bleue », dont la capitale est Saraï, sur la basse Volga.

Durant la guerre de succession (1259-1264) après la mort du Grand Khan des Mongols Möngke, il se range du côté d’Ariq Boqa contre Kubilai Khan et entre en guerre avec le djaghataïde Alghu (1262-1265). Vaincu, il perd le Khârezm, Otrar et les territoires à l’est de l’Aral.

En 1261, Saraï devient le siège d'un diocèse orthodoxe.

En 1262, Berké conclut une alliance avec le sultan mamelouk Baybars, d’origine kiptchak, et déclare la guerre à Houlagou Khan, Ilkhan de Perse, frère de Kubilai, à qui il reproche le massacre des musulmans à Bagdad en 1258. Houlagou intervient dans le Caucase mais est battu par Nogaï, général de l'armée de la Horde, sur les bords du Terek en janvier 1263.

Les accords commerciaux conclus avec l'empire byzantin autorisent le trafic d'esclaves turcs vers l'Égypte à travers les Détroits. Saraï est un important pôle commercial entre l’Orient et l’Occident. Des commerçants vénitiens et génois viennent y acheter des fourrures du Nord ainsi que des esclaves kiptchak qu’ils revendent aux Mamelouks d'Égypte.

En Russie, Berké doit lutter contre plusieurs révoltes contre l’occupation mongole, visant en particulier les fonctionnaires percevant les tributs (basmaks).

Au printemps 1266, Nogaï franchit à nouveau le passage de Derbent puis la Koura, menace l'Azerbaïdjan, mais est battu sur l'Aqsou par l'Ilkhan Abaqa. Berké franchit à son tour le Caucase et marche contre l’Iran pour le soutenir. Il meurt au passage de la Koura, probablement en janvier 1267.

Son petit-neveu Mengü Temür lui succède.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]