Benoît Meunier

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
(Redirigé depuis Benoit Meunier)
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Meunier.
Benoît Meunier de Saint-Clair
Image illustrative de l'article Benoît Meunier

Naissance 28 novembre 1769
Villeurbanne (Rhône)
Décès 4 janvier 1845 (à 76 ans)
Lyon (Rhône)
Origine Drapeau de la France France
Arme Infanterie
Grade Général de division
Années de service 17841834
Distinctions Commandeur de la Légion d'honneur
Chevalier de Saint-Louis

Benoît Meunier baron de Saint-Clair[1], né le 28 novembre 1769 à Villeurbanne (Rhône), mort le 4 janvier 1845 à Lyon (Rhône), est un général français de la Révolution et de l’Empire.

États de service[modifier | modifier le code]

Il entre en service le 13 novembre 1784, dans le régiment de Bresse, et il obtient son congé le 8 février 1792.

Le 17 février 1792, il entre comme sous-lieutenant dans la 1re compagnie franche de Paris, et il participe à toute les campagnes de 1792 à l’an VI, dans les armées de la Moselle, de Sambre-et-Meuse, de la Vendée et de Ouest. Il est blessé d’un coup de baïonnette à la jambe gauche à l’affaire de la montagne forte en 1792. Il devient capitaine le 25 mars 1793, et le 1er mai 1794, il rejoint la 19e demi-brigade d’infanterie légère, puis la 6e demi-brigade d’infanterie légère le 21 décembre 1796.

En 1800, il est à l’armée de réserve, dans la division du général Watrin, et il se distingue le 9 juin à la bataille de Montebello, où il fait 600 prisonniers avec sa compagnie de carabiniers. Il est blessé d’un coup de mitraille au bras gauche à la bataille de Marengo le 14 juin 1800, ainsi qu’au passage du Mincio le 25 décembre suivant.

Il est promu chef de bataillon provisoire par le commandant en chef de l’armée d’Italie le 20 février 1801, et il est confirmé dans son grade par le premier consul le 4 septembre 1802. Il est fait chevalier de la Légion d’honneur le 14 juin 1804.

De 1805 à 1807, il participe aux campagnes d’Autriche, de Prusse et de Pologne, et il est nommé major au 2e régiment d’infanterie légère le 10 juillet 1806.

Le 17 novembre 1808, il devient colonel à la suite dans son régiment, puis il prend le commandement du 31e régiment d’infanterie légère le 22 juillet 1809, avant de commander le 63e régiment d’infanterie de ligne le 2 septembre suivant.

De 1809 à 1813, il fait la guerre en Espagne, et il est élevé au grade d’officier de la Légion d’honneur le 23 janvier 1811.

Il est promu général de brigade le 4 août 1813, à l’armée d’Aragon, et il participe à la défense de Barcelone en janvier 1814.

Lors de la première restauration, le roi Louis XVIII, le fait chevalier de Saint-Louis le 16 août 1814, et il le met en non activité le 1er septembre suivant.

Il reprend du service le 8 mars 1815, sous les ordres du comte d’Artois, chargé de la défense de Lyon. Mais au passage de Napoléon, il se rallie à l’Empereur, et il est nommé général de division le 25 mars 1815, commandant de la 6e division militaire. Le 11 avril il est chargé d’organiser 16 bataillons des Gardes nationales, et le 10 mai il rejoint le corps d’observation du Jura. Il est blessé le 4 juillet à Giromagny.

A la seconde restauration, sa nomination au grade de général de division est annulée par décision du 1er août 1815, et il est mis en non activité le 4 septembre suivant.

Il est admis à la retraite le 1er janvier 1825.

Rappelé à l’activité le 4 août 1830, comme commandant de la 7e division militaire, il est promu lieutenant-général le 27 février 1831, et commandeur de la Légion d’honneur le 20 avril suivant.

Il est mis à la retraite le 1er décembre 1834.

Il meurt le 4 janvier 1845, à Lyon.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Jean Tulard (dir.), Dictionnaire Napoléon, vol. I-Z, Fayard,‎ octobre 1999 (ISBN 2-213-60485-1), p. 312

Sources[modifier | modifier le code]