Bénodet

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Bénodet
Port de Bénodet vu de Sainte-Marine.
Port de Bénodet vu de Sainte-Marine.
Blason de Bénodet
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Finistère
Arrondissement Quimper
Canton Fouesnant
Intercommunalité Communauté de communes du Pays Fouesnantais
Maire
Mandat
Christian Pennanech
2014-2020
Code postal 29950
Code commune 29006
Démographie
Gentilé Bénodétois, Bénodétoises
Population
municipale
3 392 hab. (2011)
Densité 322 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 52′ 39″ N 4° 06′ 41″ O / 47.8775, -4.11138947° 52′ 39″ Nord 4° 06′ 41″ Ouest / 47.8775, -4.111389  
Superficie 10,53 km2
Localisation

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Liens
Site web http://www.benodet.fr

Bénodet ([benɔdε] aujourd'hui, [benodεt] jusqu'aux années 1950) est une commune française située dans le sud du département du Finistère, en région Bretagne. C'est une station balnéaire classée. La commune se dénommait Perguet jusqu'en 1878. Ses habitants s'appellent les Bénodétois. Le slogan de la ville est « Bénodet. Bonne idée ! » auquel s'est récemment ajouté « La station cinq étoiles ».

Sommaire

Géographie[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Bénodet
Combrit Clohars-Fouesnant, Pleuven Pleuven, Fouesnant
Combrit Bénodet Fouesnant
Île-Tudy Archipel des Glénan, Fouesnant, Océan Atlantique Fouesnant

Bénodet se situe en bordure de l'océan Atlantique, dans le Pays fouesnantais ; la commune, station balnéaire classée, va de l'Anse de Penfoul, ramification de l'embouchure de l'Odet (une ria souvent désignée comme l'une des plus belles rivières de France) à l'ouest, face au petit port de Sainte-Marine (Combrit), situé, lui, en Pays Bigouden jusqu'à l'anse du Petit Moulin et l'anse du Groasguen (ramifications de la Mer Blanche) à l'est. La Mer Blanche est une lagune, découverte totalement à marée basse et paradis des pêcheurs à pied qui y ramassent forces coquillages (palourdes, coques, etc.) séparée de l'océan Atlantique par le cordon littoral des dunes domaniales de Mousterlin (qui fait partie de la commune de Fouesnant), mais qui communique avec la mer par le grau du Groasguen. Entre les deux, le littoral est assez découpé, alternant caps (pointe du Coq, pointe Saint-Gilles, pointe du Groasguen) et baies (principalement l'anse du Trez, dont la plage (dite plage du Trez) en arc de cercle, orientée plein sud, a fait la réputation de Bénodet. La partie orientale du littoral communal forme le quartier du Letty, longtemps resté plus rural, mais désormais transformé en quartier résidentiel balnéaire, abritant plusieurs campings et une école de voile. Entre la Pointe Saint-Gilles et la pointe du Groasguen, quelques dunes (une table d'orientation s'y trouve) font face à l'archipel des Glénan.

En 1902, la lagune du Groasguen ("Ar Groas Ken" selon la graphie bretonne de l'époque) est ainsi décrite :

« Entre deux pointes rocheuses à pic sur la mer, c'est une lagune d'une élégance exquise, où finissent quelques ruisseaux venus de Clohars et des petits bois de Pen-ar-Coat. Elle est belle à voir par le temps gris, quand une fumée de bruine estompe l'horizon boisé,et que sur la mer les nuages bas, unis d'un seul tenant, forment un dais de soie violâtre où un reste de lumière laisse filtrer ds écailles d'or. Les roches abruptes forment une triste étendue de sables et de landes. (..) On monte, on descend dans la dune, et l'on remonte, avec une fatigue que l'on croirait sans fin. (...) De toute part, la vue ne rencontre que la lande sombre ou la mer grisâtre. Et reculés, s'élevant à peine au-dessus du plateau désert, quelques pins se balancent, ou quelques ormes. (...) Parfois, un gazon court et dense, humide sous les pieds, couvre un carré de terre noire; et là on écrase en marchant mille champignons velus, roux et blancs, poussés de compagnie. (...) Et voici qu'au haut d'une dune plus roide que les autres, la lagune se découvre, entre la mer bleuâtre et le lac plus bleu qu'elle forme. L'eau verte et bleue, soyeuse et semée de reflets comme si des miroirs étaient mêlés à la trame du brocart, dort pleine de calme le long du lit sinueux que lui creuse la terre, mollement dessinée en belle lettre grecque, un sigma couché. Du lac à la mer, un isthme de sable, blanc comme le lait, semble si dentelé sur ses bords et si mince à la pointe (...). Tout le rivage est tendu de gazon sombre et ceint d'une lisière d'arbres roux (...). Les bords de ces anses désertes paraissent à jamais immobiles. En sa forme et sa mélancolie, la blanche lagune imite le croissant de la lune, quand il est plus aigu que le tranchant d'un cimeterre. Les eaux et les couleurs dormantes ; les bois roux où file mystérieusement une légère brume ; l'ombre sur les prés glauques ; le silence sur les sables et, par-dessus les dunes, la mer infinie[1]... »

Bien sûr, en 1902, les environs de cette lagune étaient encore déserts, ce n'est plus le cas aujourd'hui !

Bénodet possède aussi une partie rurale, certes assez peu étendue, située au nord-est de l'agglomération, dans laquelle se trouve l'ancien bourg paroissial de Perguet, avec son ancienne église, désormais chapelle, quelques hameaux (Keraven, Bouillennou, Talavern, etc.) où subsistent quelques exploitations agricoles et un pépiniériste. Mais cette partie intérieure s'est partiellement transformée en zones rurbaines résidentielles étirées le long des axes routiers (route de Menez Groas à Clohars-Fouesnant, route de Menez Groas à Trévourda, D 134 entre Pont Henvez et Clohars-Fouesnant avec les quartiers de Pen ar Créac'h et Park ar Groas par exemple.

Le finage de Bénodet est pour l'essentiel très plat, les altitudes allant du niveau de la mer à 58 m ( à l'extrême-est du territoire communal, entre Kerangales et Keryon), l'altitude moyenne étant de 30 mètres. Plusieurs petits cours d'eau côtiers forment des vallées anciennement marécageuses (vallée de Keraven avec le moulin éponyme, principalement); la moindre hauteur, même très modeste, portant le nom de "Menez" ("montagne" ou "hauteur" en breton) comme Menez Groas ou Menez Kernun.

Le recul de la côte en raison de l'érosion marine est un phénomène déjà ancien : un rapport de 1913, basé sur des relevés effectués entre 1901 et 1912 par un ingénieur hydrographe, La Porte, comparés avec ceux effectués par Beautemps-Beaupré entre 1818 et 1821, écrit : « De l'Odet à Beg Meil, le recul de la côte est général : il est d'une vingtaine de mètres en moyenne pour la grande plage située entre Bénodet et la pointe de Mousterlin »[2].

Baie de Bénodet depuis la promenade.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom breton de la commune est « Benoded » qui vient directement du breton « Ben Oded » ou « Penn Oded », écrit aussi Ben Audet ou Pen Audet, par exemple dans un texte de 1636[3], qui signifie « tête » (ou embouchure) de l'Odet (du nom du fleuve côtier), ou encore Bénaudet, graphie fréquemment utilisée aux XVIIe siècle, XVIIIe siècle et première moitié du XIXe siècle[4].

Histoire[modifier | modifier le code]

L'estuaire de l'Odet situé au fond d'une baie abritée au fort tirant d'eau permet à Bénodet de jouir d'une situation exceptionnelle pour les voyageurs et les marins. Un certain nombre d'entre eux purent ainsi laisser les traces de leur passage.

Préhistoire[modifier | modifier le code]

Le menhir de Poulquer à Bénodet.

Ces dernières sont peu nombreuses pour l'époque préhistorique : selon Jean-Baptiste Ogée, un dolmen se trouvait à Perguet, il a disparu ; un tumulus se trouvait sur la gauche de la route de Bénodet à Perguet, à environ un kilomètre de Bénodet : il a été fouillé en 1886 et on y a trouvé des débris d'urnes cinéraires en terre grise et brune[5]. Le menhir du Poulquer subsiste.

Période gallo-romaine[modifier | modifier le code]

L'occupation gallo-romaine fut conséquente des deux côtés de l'Odet au niveau de son embouchure. Des vestiges en bon état d'un important établissement de bains (l'établissement possédait 12 chambres[6] et on a trouvé dans l'une d'elles un petit bronze de Constance II[5]) subsistèrent ainsi à Bénodet à la pointe Saint-Gilles jusqu'en 1870[7], ainsi que « les ruines d'un village considérable »[5]. Des urnes funéraires, au moins neuf, malheureusement brisées, sauf une, légèrement ébréchée[8], datant de la même époque, furent trouvées en septembre 1905 par des ouvriers entre le fort et le phare du Coq[9]. Une voie romaine partant de Civitas Aquilonia (probablement Locmaria à Quimper) allait jusqu'au Poulker (Poulquer) en Bénodet[10].

On retrouve la trace de l'activité de ce site portuaire aux Ve et VIe siècles[11], à l'époque de l'émigration bretonne en Armorique. Les chanoines Paul Peyron et Jean-Marie Abgrall précisent : « Le Bourdelles a vu en 1890 de nombreux sarcophages en pierre autour de la chapelle en ruines de Saint-Gildas » et indiquent que la tradition indique « que cette chapelle aurait servi de poste fortifié aux Anglais lors de l'une de leurs descentes sur nos côtes » à une date non précisée[5].

Une chapelle se trouvait dans cet ancien village dont on trouve trace dans certains écrits anciens, mais elle a totalement disparue. Son placître fut vendu par le conseil municipal de Perguet pendant le XIXe siècle.

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Si au Haut Moyen-Âge, l'église de Perguet a été construite en arrière de la côte par les immigrants bretons de l'Armorique primitive, c'est probablement par crainte des pirates normands qui alors infestaient les côtes.

Au Moyen Âge, la remontée de l'Odet n'étant pas des plus aisées pour les navires de commerce, Bénodet servait d'avant-port commercial à Quimper. Au XIIIe siècle, le port de Bénodet était relativement important et armait pas moins de dix navires pour le compte de négociants quimpérois qui commerçaient principalement avec Nantes et Royan. En échange de poissons bretons utilisés dans la fabrication de pâtés bordelais, les navires revenaient chargés de raisin et de vin[12]. Sur la rivière de l'Odet, la petite anse de « Porz ar Gwin » ("le port au vin") reste le témoin du passage de ces navires pinardiers qui rythmèrent la vie du port de Bénodet et de la rivière, vers Quimper, jusqu'aux années 1970[13].

Bénodet était à l'époque un prieuré fondé probablement en 1231 par Eudon (Eude) de Fouesnant et sa famille selon un acte de l'évêque Rainaud conservé au cartulaire de l'abbaye Notre-Dame de Daoulas, la chapelle construite à la fin du XIIe siècle ou au début du XIIIe siècle ayant pour saint patron saint Thomas de Cantorbéry, plus connu sous le nom de Thomas Becket, canonisé le 21 février 1173. Son culte est développé dans le Pays fouesnantais par les moines de l'abbaye Notre-Dame de Daoulas[14]. Ce prieuré aurait disparu vers 1690, alors rattaché au séminaire de la marine de Brest. La liste (incomplète) des prieurs de Bénodet est connue et consultable dans la bande déroulante ci-dessous :

Le port, donné à l'abbaye de Locmaria de Quimper, prend alors le nom de "Port Saint-Thomas" et devint un lieu d'asile, dénommé "Asile du bienheureux Thomas-martyr" dans un acte de 1232[15]. Au XIIIe siècle, le port était assez important, armant au moins dix navires, qui se rendaient jusqu'à Nantes et Royan, appartenant à des négociants de Quimper. Par exemple, le 28 juin 1478, Yvon Lecap, « maistre de La Madeleine » de Bénodet, charge dans le port de Royan « deux pois de ung cent de sel (...), deux tonneaux de vin (...), quatre tonneaux de pastel »[16] ; il s'y trouve à nouveau avec le même bateau le 1er octobre 1479[17] et Alen Morouan, « maistre de La Kateline » et « marchant de Bénaudet » y charge « quatorze tonneaux de vin » le 24 octobre 1481[18]. En 1482-1483, le registre de la "comptablie", qui perçoit les taxes à l'entrée du port de Bordeaux enregistre 4 navires venant de Bénodet[19]. Au XVIe siècle, les archives ont conservé la trace d'un navire, La Marie, victime des pirates[20]. En 1569 encore, Jeanne d'Albret évoque un navire Le Theulle, de Bénodet, arrivé au havre du Plomb, près de La Rochelle[21].

Époque moderne[modifier | modifier le code]

En 1596, Bénodet devient le repaire d'un chef de guerre et brigand ligueur, Christophe d'Arradon[22], baron de Camors, qui vint s'établir à Bénodet après avoir été chassé d'Audierne et Pont-Croix, rançonnant les marchands de Quimper, Pont-l'Abbé et l'Île-Tudy et rendant tout commerce impossible[20]. Le 5 mai 1597, des bateaux appartenant à la troupe du soldat ligueur et brigand Guy Éder de La Fontenelle, qui prend ce jour-là momentanément Quimper avant d'être repoussé, attendaient dans le port de Bénodet pour prendre part au pillage, mais « frustrés de leurs espérances, s'en retournèrent à vide comme ils étaient venus » écrit le chanoine Moreau[23]. En 1648, une dizaine de pirates espagnols installés aux Glénan rendent tout trafic du port quasi impossible.

Carte de l'estuaire de l'Odet et Bénodet datant de 1723 (par Berthou de Launay).

Des annotations de Berthou de Launay jointes à une carte datant de 1723 mettent en avant les qualités nautiques du site de l'estuaire de l'Odet (l'orthographe de l'époque a été respectée) :

« Dans les marées ordinaires, il reste dans le canal de la rade cinq ou six brasses d'eau, la brasse de cinq pied de Roy. La coste du bon mouillage depuis l'anse de Sainte-Maraine du costé de Combrit jusqu'à l'anse de la Vieuville est roide (...), ayant au pied des roches qui se découvrent dans les basses mers deux ou trois brasses d'eau, on y pouroit fabriquer de beaux quays et de beaux magazins, la pierre étant sur les lieux. Pareillement depuis la pointe nommée pointe de la Pierre jusqu'à l'autre pointe du nord-est contigu, (...), où on pouroit fabriquer des quays de carrénage et de beaux magazins, ayant la pierre sur l'endroit, et même étant proche de la belle pierrière du manoir de Kergos et des anses du dit Kergos et de Penfoul[24], où on pouroit former des chantiers de construction et de radoub. Dans le bourg de Saint-Thomas [il s'agit de Bénodet], il y a plusieurs maisons ruinées qu'on pouroit rétablir, outre celles qui sont sur pied qui sont logeables, avec de beaux emplacements pour bâtir. On peut mettre facilement ce port hors d'insulte, bâtissant sur les pointes de saint Gildas et du corps de garde de Combrit des batteries de 30 canons de 24 et en augmentant le fort de 20 pièces de 36 (...). Outre que l'on pourrait fermer le port en cas de nécessité, de bonnes estacades en forme de "V", liées de grosses chaînes dans l'espace de la Pointe du Coq à l'autre pointe oposée du coté de Combrit, qui ne contient de distance que 130 toises. (...)[25] »

Au XVIIe siècle, Bénaudet (orthographe utilisée à l'époque) est sous la mouvance des seigneurs de Bodigneau (Bodinio) en Clohars-Fouesnant[26] , mais fait partie de la paroisse de Perguet : plusieurs actes notariés des juridictions de Kemper-Corentin et de la baronnie du Pont attestent de l'existence du village à cette époque[27].

Le 5 août 1669, Nicolas Euzenou, chevalier, capitaine garde-côte[28] de Bénodet et de l'Île-Tudy, seigneur de Kersalun et du Cosquer (en Combrit), marié avec Claude Guégant de Querpiguet, demande, tant pour lui que pour ses héritiers dont René Euzenou, chevalier, seigneur de la Vieuville, son fils aîné, à être reconnus comme « nobles, issus d'ancienne chevalerie et extraction noble »[29]. C'est lui qui fut pendu le 23 juin 1675 à une fenêtre de son château du Cosquer par des paysans révoltés lors de la révolte du papier timbré. Sauvé momentanément par un paysan de Combrit, Mathieu Mendez, il mourut le 1er juillet 1675 à Pont-l'Abbé des suites de ses blessures.

Le 24 juillet 1696, le sieur de la Vigne Buisson, commandant la frégate Comte de Tessé, qui pratique la guerre de course, « entre dans la rivière de Bénaudet avec une prise flessingoise de dix canons chargée de deux cents pipes de vin de Canarie et de deux mille piastres »[30].

Le bailli de Quimper François-Marie de Kerguélen de Penanjeun[31] écrit en 1709 : « Le port de Benodet est très mal gardé, qu’il vient tous les jours des battaux pecheurs se rendant à Quimper qui y acheptent des blets, du pain et des provisions qu’ils vendent aux grenesiens (Guernesiais) et cela de nuit et de jour. Il parait, Monseigneur, qu’il seroit à propos de faire aborder au fort tous les bataux entrant et sortant. Comme se sont quatre ou cinq péïsants des paroisses voisines mal disciplinés qui montent à leur tour cette garde, si sa Majesté le juge à propos, j’aurez le soin d’en faire la visite toutes les semaines et de remédier à ce désordre, sans en atteindre aucune rétribution que l’honneur de vous en rendre compte, et de marquer par là à votre Grandeur le zèlle que je conserverai toujours pour les intérêts du Roy »[32]. En 1768, c'est le contre-amiral Yves de Kerguelen qui vante en vain près du roi Louis XV les avantages du plan d'eau de Bénodet[33], mais le site de Lorient fut finalement préféré.

En 1746, pendant la Guerre de sept ans, la frégate française Marquise de Toumy, du Havre, commandée par le lieutenant Jacques de Mary, prend à l'abordage la frégate anglaise Benjamin, de Londres, dont la cargaison se compose de sucre et de tafia ; il la conduit à Bénodet[34] ; le 16 mars 1746 par contre, la barque La Françoise, de Noirmoutier, chargée de vin, qui se rendait à Bénodet, doit s'échouer dans l'anse du Lorc'h en Névez pour échapper à un corsaire anglais qui est finalement repoussé avec l'aide des habitants qui tirent sur lui, mais... s'apprêtent ensuite à le piller en vertu de la coutume du droit de bris, ce que le capitaine parvint à éviter en mettant en perce une barrique : une fois les habitants ivre-morts, il parvint à se déséchouer et à repartir. Le 20 mai 1748, un caboteur de Pont-l'Abbé doit à son tour s'échouer volontairement près de la Mer Banche car il a été pris en chasse par un corsaire anglais près de l'Île aux Moutons[20].

Le 7 juillet 1761, La Marie-Julienne, de Quimper, s'échoue près de l'Anse du Groasguen : en vertu de la coutume du droit de bris, le bateau est totalement pillé la nuit suivante ; le même sort frappe le 6 mars 1767 un bateau de 40 tonneaux du Pouliguen, le Sainte-Anne, échoué au même endroit ; à son tour, le 16 février 1777, la Marie-Gabrielle, aussi échouée près de Bénodet, est pillée. Par contre, en vertu de lois décidées contre les pilleurs d'épaves pendant la Révolution française, les habitants des communes de Perguet et de Fouesnant sont condamnées solidairement à payer 4 500 francs de dommages intérêts et 4 500 francs d'amende pour avoir pillé un navire le 21 pluviose an II (9 février 1794)[20].

Benjamin Girard, dans son livre « La Bretagne maritime », publié en 1889, décrit ainsi Bénodet les siècles précédents :

« Bénodet était il y a trois siècles un hameau habité par quelques familles de pêcheurs. Dès cette époque, son mouillage offrait un abri précieux aux navires surpris par le mauvais temps entre les Glénan et Penmarc'h. (...) Pendant les guerres du Premier Empire, un grand nombre de navires, chargés d'approvisionnements divers à destination de Brest, purent aborder à Bénodet, en échappant à des croiseurs anglais, obligés, par les dangers de la côte, à se tenir au large. Une corvette de la marine impériale s'y réfugia ; bientôt attaquée par des péniches anglaises armées d'artillerie légère, elle repoussa cette attaque grâce à l'appui des batteries de côte dont les défenseurs furent efficacement secondés par les habitants du pays. (...) Bénodet est un lieu de relâche très fréquenté : le mouillage y est excellent et on y trouve, à certains endroits, plus de 10 mètres d'eau à mer basse. La Compagnie des Indes eut, dit-on, le projet d'y faire un port. Deux fanaux, l'un à la pointe du Coq, l'autre à la Pyramide, indiquent la direction à suivre pour entrer dans l'Odet. Un troisième feu, situé sur la rive de Combrit, près du sémaphore, sera prochainement allumé. (...) Les ouvrages du port actuel comprennent un quai de 53 mètres de longueur et une cale perpendiculaire à ce quai, dont la longueur est de 66,50 mètres. À l'extrémité de cette cale les navires trouvent, à haute mer 4 m en vive eau ordinaire et 2,83 m en morte eau. Le commerce local consiste en quelques expéditions de poteaux de mines vers l'Angleterre et de bois à brûler pour les ports voisins ; 18 chaloupes y font la pêche côtière, principalement celles du congre et du homard[35]. »

L'ancienne paroisse de Perguet[modifier | modifier le code]

En 1645 le père Julien Maunoir, célèbre prédicateur, vint prêcher à Bénodet et en 1659 à Perguet[36]. La liste des recteurs de Perguet est consultable dans l'ouvrage des chanoines Paul Peyron et Jean-Marie Abgrall[5].

La Révolution française et le Premier Empire[modifier | modifier le code]

Le décret de l'Assemblée nationale du 16 août 1791 précise que hors la ville, les paroisses du district de Quimper sont réduites à 18. Parmi elles, « Clohars, qui aura pour succursales les ci-devant paroisses de Goesnac (Gouesnac'h), Pleuven et Perguet »[37]. Ce découpage ne fut que provisoire et non repris lors de la création des communes par le décret de la Convention nationale du 10 brumaire an II (31 octobre 1793).

Guillaume-Henri Pellerin, recteur de Perguet depuis octobre 1787, ainsi que Jacques Lharidon, vicaire, s'exilèrent en Espagne dans les environs de Bilbao pendant la Terreur[38]. L'église de Perguet et la chapelle de Bénodet sont fermées en juillet 1792[39].

François Canaff[40], ancien curé de Perguet, fut assassiné à Saint-Ivy le 13 floréal an IV (2 mai 1796) : « Entre sept et huit heures du matin, cinq hommes, l'un habillé en paysan et les autres en "sans-culottes" arrêtèrent François Canaff, vicaire à Saint-Ivy, sur le grand chemin menant à Quimper, vis-à-vis du village de Kerousal en Saint-Ivy. Celui qui paraissait être le chef, c'était Geslin, lui prit la main droite et se retirant un peu en arrière, lui a tiré un coup de fusil à la partie supérieure et latérale gauche du cou, qui l'étendit à terre. Un deuxième coup dans le bas-ventre l'acheva »[41].

La batterie et le corps de garde de Bénodet sont ainsi décrits en 1793 : « La batterie de Bénodet, située sur la rive gauche de la rivière de Quimper, à son embouchure, est armée de deux pièces de huit (canons de huit livres) avec affûts de côte. Elle est de forme circulaire, fermée à la gorge par un mur très peu élevé, et qui ne peut servir de défense. L'objet de la batterie est uniquement de défendre l'entrée de la rivière à son embouchure. (...) Cette batterie renferme un corps de garde couvert d'ardoises. La couverture a besoin d'être réparée. La poudrière, éloignée de quelques pas, est en très bon état. (...) Il est convenu que le service de cette batterie sera fait par un garde d'artillerie, un caporal et six hommes »[42].

Le 25 mars 1795, la goélette La Coureuse et les navires de commerce qu'elle accompagnait entre la baie de Bénodet et Lorient sont capturés par les Anglais[43]. Le 24 avril 1796, le lougre L'Écureuil, parti de Bénodet, attaqué par la frégate anglaise Niger, alla s'échouer volontairement au fond de l'anse de Quilvinet (Guilvinec) où le bateau anglais continua de la canonner, contraignant l'équipage à l'abandonner ; les Anglais, ne pouvant déséchouer le bateau, l'incendièrent[44]. Le 8 floréal an VI (27 avril 1798), un arrêté ordonne que la cargaison du navire Le Vigilant (« [d]es laines, brais, goudrons et avirons »), pris par un corsaire de Jersey, et conduit à Bénaudet, soit mise sur-le-champ à la disposition de l'ordonnance de la Marine de Brest[45].

Le 4 messidor an VIII (23 juin 1800), la batterie du Groasguen à Bénodet est prise d'assaut par les Anglais pendant la nuit et incendiée[46].

Le 5 octobre 1800 (13 vendémiaire an IX), de 50 à 60 voiles (navires) attendent à Bénodet (et un autre convoi de 40 voiles y arrive, venant de Bordeaux, le 3 brumaire an IX, soit le 25 octobre 1800) afin de ravitailler Brest, mais sont bloqués par la marine anglaise, qui occupe alors l'Île de Sein. Caffarelli organise alors le transport par voie de terre : on réquisitionne le plus de charrettes possibles pour transporter les vivres de Quimper (ainsi que de Lorient) jusqu'à Port-Launay[47]. Le 12 janvier 1805 (22 nivôse an XIII), Napoléon Ier ordonne, dans une lettre au vice-amiral Degrès, de faire conduire à Brest et désarmer « les trois bateaux canonniers et les quinze péniches qui sont à Bénaudet »[48].

Le 18 mars 1811, un convoi de 19 bâtiments, chargés de vivres pour la Marine, acculés par des bateaux anglais en rade de Kérity-Penmarch et en passe d'être brûlés, parvient à se réfugier à Audierne et Bénodet[49]. Le 23 décembre 1812, un navire corsaire français « est entré dans le port de Bénodet (...) amenant trois prises anglaises, dont les cargaisons sont évaluées à trois millions »[50].

Le XIXe siècle[modifier | modifier le code]

Des paysans davantage que des marins[modifier | modifier le code]

Selon une étude effectuée par René Bleuzen[51], malgré sa situation littorale, les paysans prédominaient : en 1849 une centaine des électeurs de Perguet, sur un total de 149 électeurs, étaient alors cultivateurs, les 49 autres effectuant des métiers divers, mais l'on relevait alors seulement 7 marins et 8 douaniers. Le recensement de 1911 montre une notable évolution : sur les 312 électeurs de Bénodet (le nom de la commune a changé dans l'intervalle), on relève encore 104 agriculteurs (auxquels il faut ajouter 39 journaliers), mais les marins-pêcheurs sont au nombre de 23 (auxquels il faut ajouter 15 marins, pêcheurs de sable ou d'engrais marins), 10 bateliers (assurant probablement la traversée du bac alors en service pour traverser l'Odet entre Bénodet et Sainte-Marine), 4 douaniers, un garde maritime et un gardien de phare. On assiste donc à une certaine montée en puissance des professions liées à la mer pendant la seconde moitié du XIXe siècle.

Parmi les membres des professions maritimes dont l'histoire a conservé la trace, Charles Portier est maître-voilier à Bénodet. Il décède le 10 février 1808 ; l'une de ses deux filles, Marguerite, se marie le 16 septembre 1813 à Perguet avec Jean-François Le Clinche (décédé en octobre 1849), qui développe le commerce des poteaux de mines à destination de l'Angleterre, les caboteurs ramenant au retour du charbon. Il était aussi aubergiste. Parmi leurs 9 enfants, l'un, Ambroise Le Clinche, fut conseiller municipal et le premier élu de la commune à demander l'ouverture d'une école cotre l'avis du maire de l'époque, Jean-Marie Friant. Un de leurs petit-fils, François Le Clinche, né le 15 juillet 1860, marié avec Marie-Jeanne L'Helgoualc'h, diversifie encore les activités, développant une épicerie-débit de boisson-articles de pêche, et se mettant à louer des chambres meublées à l'enseigne À l'ancre de marine, devenu une résidence hôtelière désormais, mais le restaurant existe toujours dénommé désormais Le Transat. Un autre membre de la même famille crée le Grand Hôtel, fréquenté notamment par Sarah Bernhardt, et devenu L'Abbatiale de nos jours[27].

L'amélioration lente du réseau routier[modifier | modifier le code]

En 1861, la route reliant Quimper à Bénodet est classée Chemin de grande communication ; sept communes, concernées par son itinéraire, devront pourvoir aux dépenses de son entretien : Quimper, Ergué-Armel, Pleuven, Clohars-Fouesnant, Gouesnac'h, Fouesnant et Perguet (Bénodet)[52].

La même année la route reliant Pont-l'Abbé à Fouesnant est également classée "Chemin de grande communication" (sauf le passage dans le bourg de Combrit, sanctionné car en trop mauvais état). Les communes de Pont-l'Abbé, Combrit, Perguet (Bénodet) et Fouesnant sont désignées pour pourvoir à son entretien[53].

En 1892, le chemin départemental no 44 reliant Bénodet à Fouesnant est rectifié au niveau de l'ancienne église de Perguet : il passait antérieurement au sud du placître, et désormais au nord, ce qui entraîne la démolition d'une partie de l'ancien cimetière paroissial[54].

La reconstruction partielle de l'église Saint-Thomas-Becket[modifier | modifier le code]

La chapelle Saint-Thomas-Becket devient église paroissiale en 1802 au détriment de celle de Perguet[55]. Le 28 mars 1836, une tempête renverse le clocher de la chapelle ; sa chute provoque l'effondrement de la toiture. La chapelle est restaurée grâce à une aide du gouvernement royal[39].

En 1871, le conseil général du Finistère consent un secours de 4 000 francs à la commune de Perguet, « commune très pauvre et qui a absolument besoin d'être aidée pour arriver à la reconstruction projetée » de l'église Saint-Thomas-Becket, dont le coût est évalué à 25 000 francs[56], ce qui fut fait entre 1873 et 1887 par l'architecte diocésain Joseph Bigot.

La création tardive d'une école[modifier | modifier le code]

Dessin de la chapelle de Perguet à la fin du XIXe siècle (par Jos Parker).

Le 11 mars 1830[57], à la suite d'une ordonnance royale portant création d'une école à Perguet, le conseil municipal, présidé par le maire Briant de Laubrière refuse, tout en reconnaissant sa nécessité, alléguant son manque de moyens financiers ; le conseil municipal, présidé alors par Jean-Marie Dessaux, refuse à nouveau le 20 mai 1838 et encore le 16 février 1840, la commune s'étant endettée pour la réparation de l'église et la reconstruction du presbytère. D'autres refus ont leu les années suivantes, et encore le 30 décembre 1866 « le conseil, après en avoir délibéré, considérant le peu d'élèves qui pourraient fréquenter cette école, refuse à l'unanimité moins une voix de consentir à la création d'une école »[58].

En avril 1872, un rapport du conseil général du Finistère indique l'ouverture d'une école de garçons à Perguet, ce qui réduit alors à 28 le nombre des communes du département encore sans école[59]. L'école a en fait ouvert le 8 novembre 1871, tenue par trois religieuses de la congrégation des Filles de Jésus (de Kermaria), l'une d'entre elles ayant pour mission de tenir une maison de charité. En 1874, la commune reçoit une subvention de 2 000 francs du conseil général pour la construction d'une maison d'école[60].

Pendant le mandat municipal (1878-1886) de René Berrou, une école de hameau ouvre à Perguet (l'école de Bénodet est surchargée, jusqu'à 75 élèves dans la classe unique !) et un bureau de poste à Bénodet, demandé en 1872 en raison de l'activité du port et « du nombre élevé d'étrangers qui viennent l'été pour les bains de mer »[61].

La création de la commune de Bénodet[modifier | modifier le code]

Le calvaire de Perguet en 1899 (photo de Louis Rousselet).
Le bourg de Bénodet en 1879.

Le bulletin du conseil général du Finistère de décembre 1877 écrit : « Le conseil municipal de Perguet demande que la commune soit autorisée à échanger le nom de Perguet contre celui de Bénodet »[62] ; le conseil général donne un avis favorable dans sa séance du 23 décembre 1877[63].

La commune de Bénodet est née le 15 mars 1878 par décret du président de la République, maréchal Mac Mahon. Jusqu'à cette date, elle s'appelait Perguet[64], du nom de la paroisse de Perguet qui, jusqu'au début du XIXe siècle, se composait d'une multitude de petits hameaux agricoles, constitués de fermes et de penty à l'intérieur des terres, et d'un hameau de pêcheurs et de marins pratiquant le cabotage, constitué autour de la chapelle Saint-Thomas, au port[11].

C'est au cours du XIXe siècle que ce hameau de pêcheurs devient le centre névralgique de la commune avec la construction de la mairie, de l'école mixte et l'agrandissement de l'ancienne chapelle Saint-Thomas, élevée au rang d'église paroissiale[65]. Bénodet comptait environ 150 habitants en 1878. C'était la seule agglomération de la commune et seules quelques routes encaissées y menaient.

La traversée de l'Odet avant le pont de Cornouaille[modifier | modifier le code]

[[File:La cale et l'embouchure de l'Odet au début du XXème siècle.jpg|thumb|left|La cale et l'embouchure de l'Odet au début du {{s-|XX|e. Jusqu'à la Révolution française, les deux seigneuries de Kersalaün en Combrit et de Cheffontaines (ou Penfentenyo en breton) en Clohars-Fouesnant possèdent conjointement les droits de passage de l'Odet entre la cale du Perguet (du nom de la paroisse de Perguet, ancien nom de l'actuelle commune de Bénodet) et celle de Sainte-Marine, qu'ils afferment tous les six ans au plus offrant[66]. Après la Révolution française, le département du Finistère qui prit en charge le bac permettant de relier Sainte-Marine et Bénodet. Le fonctionnement du bac était aléatoire ; c'était au début du XIXe siècle une simple barque permettant de faire traverser les piétons, le premier véritable bac étant mis en service en 1817, se mouvant à la rame et à la godille, disparaît lors d'une tempête en 1823 et un nouveau bac, grand, avec un équipage de huit personnes, est alors construit, mais il est abandonné en 1835. D'autres adjudicataires du contrat d'affermage se succèdent, mais la traversée reste irrégulière et incertaine.

Dès 1844, le conseil général du Finistère émet un premier vœu en faveur de l'installation d'un bac charretier entre Bénodet et Sainte-Marine, vœu qui est renouvelé périodiquement pendant 28 ans. En 1872, une pétition comportant de nombreuses signatures demande l'installation d'un bac ; les conseils municipaux de Combrit, Perguet, Fouesnant, Saint-Évarzec, Clohars-Fouesnant aussi. Le conseil général, après avoir hésité entre plusieurs solutions, tranche en faveur d'un bac charretier[67].

En 1890 la mise en service de deux bacs charretiers de 10 mètres de long et trois mètres de large est un grand progrès ; un essai de service assuré par une régie départementale échoue et le bac est à nouveau affermé (à Pierre Caoudal); en 1902 l'un des bacs fait naufrage en raison de son manque d'entretien et de sa vétusté sans faire de victimes et est renfloué, reprenant du service jusqu'en 1905, le second continuant toutefois à fonctionner. En 1906, Adrien de Baroncelli écrit : « Au hameau de Sainte-Marine, un grand bac à rames permet de traverser l'embouchure de l'Odet. Ce bac transporte au besoin des automobiles, néanmoins l'embarquement et le débarquement ne sont pas commodes ; enfin si plusieurs voitures doivent passer, on risque d'attendre longtemps son tour »[68]. Le tarif est alors de 5 centimes pour les piétons, 10 centimes pour les bicyclettes, 2 francs pour les automobiles et la durée de la traversée est estimée à six minutes[69]. En 1908, Gordon Sturrock note que le tarif de la traversée est de 30 centimes par personne, mais que ce prix ne comprend pas le passage de la bicyclette [70]! La différence de tarif indiquée par ces deux auteurs, à deux ans d'intervalle, est surprenante. Le premier bac à vapeur, long de 15 mètres et large de huit mètres, est mis en service le 1er août 1911 : il est tracté par des chaînes mouillées s'enroulant autour d'un tambour, mais il doit cesser son fonctionnement dès 1925 car le mécanisme a mal vieilli et les pannes étaient trop fréquentes.

André Chevrillon décrit ainsi le départ du bac en 1920 :

« Maintenant le bac va partir. Il est amarré à la grève ; on a mis des planches sur les goémons pour que deux chars à bancs qui attendent puissent embarquer. C'est très difficile de caser ces deux hautes voitures, avec leurs chevaux, dans le radeau creux où de massives bigoudens, des pêcheurs avec leurs paniers de poisson, doivent aussi trouver place. Les passeurs crient, les cochers huent en faisant « culer » leurs bêtes : Zous ! An dré ! Chom azé (...) L'ordre est fait ; le calme règne. Les bons chevaux patients sont installés avec les charrettes paysannes dont le devant est peinturluré de fleurs naïves. Il reste même un peu de place entre les coffres et les redoutables bigoudens. Nous embarquons. Penchés en arrière, appuyant ensemble d'un grand effort sur leurs longues gaffes, les rameurs « poussent »[71]. »

Un nouveau bac à vapeur est inauguré le 26 juillet 1929, mais coule lors d'une tempête (le patron aurait oublié de fermer l'un des hublots !) dans la nuit du 4 au 5 décembre 1929 dans le port de Bénodet[72] ; il est renfloué et reprend du service après réparations le 20 avril 1930 jusqu'au 11 octobre 1944, jour où les Allemands le dynamitent. Une vedette à moteur, puis un chaland provisoire en bois le remplacent alors, la liaison n'étant rétablie avec une véritable bac qu'en 1951 : ce bac peut charger un maximum de 20 voitures et, très vite, est engorgé, principalement en saison estivale, en raison de l'accroissement du trafic (28 000 véhicules en 1951, 135 000 en 1964, 290 000 en 1971, le bac fonctionnant alors 18 heures par jour). Le temps d'attente avant d'embarquer peut être supérieur à une heure et de nombreux automobilistes, ainsi que les poids lourds, doivent faire le détour par Quimper où la rocade sud et le pont de Poulguinan (qui permet de traverser l'Odet juste en aval de Quimper) n'existent pas encore (mis en service en 1974)[73].

Pour assurer la traversée de l'Odet, un bac charretier (à gauche) a été mis en service en 1888 et remplacé en 1911 par un bac à vapeur (à droite).

La mise en service le 15 mai 1972 du Pont de Cornouaille, construit par le département du Finistère entre Le Cosquer en Combrit et Kergos en Clohars-Fouesnant[74], également appelé « pont de Bénodet »[75] permit de relier enfin sans problèmes les deux rives de l'estuaire de l'Odet, donc le Pays fouesnantais au Pays bigouden, même s'il fut à péage jusqu'en 1987, date de l'amortissement de ses frais de construction.

Article détaillé : Pont de Cornouaille.
Pont de Cornouaille.

La naissance d'une station balnéaire[modifier | modifier le code]

[[File:Maison Lemoine Bénodet.jpg|thumb|La maison Lemoine à Bénodet (dessin de 1877, auteur inconnu. Dès le Second Empire, le site de Bénodet commence à attirer une population aisée à la recherche de lieu de villégiature et les premières maisons élégantes voient le jour à proximité du port[65].

Mais le développement de Bénodet est directement lié à l’arrivée du chemin de fer à Quimper en 1863. Ainsi, dès 1870, Bénodet commence à voir se développer une nouvelle forme de tourisme élégant, adepte des bains de mer. En août 1875, sont organisées des manifestations nautiques constituant de fait un lancement quasi officiel de la station[76]. Cette pratique balnéaire intègre alors l'histoire de Bénodet au même titre que le furent la pêche ou l'agriculture.

Le bourg, jusque là regroupé autour du port, va alors s’agrandir et se transformer de façon continue jusqu’à aujourd'hui[77]. De grandes propriétés, des villas (certaines sont classées) voient le jour le long de l'estuaire de l'Odet ; par exemple c'est en 1875 que Fernand Dauchez[78], avocat et important homme d'affaires parisien, découvre Bénodet et achète la propriété de Kergaït qui domine l'Odet à l'entrée de l'anse de Penfoul, qui fut son lieu de vacances d'été jusqu'à son décès en 1925[79]. Si la première auberge, faisant aussi hôtel, ouvre dès le début du XIXe siècle, tenue tout au long du siècle par la famille Le Clinche[80], plusieurs hôtels sont construits à la fin du XIXe siècle, face aux plages ou à la rivière, le plus connu étant le "Grand Hôtel" où descendirent artistes, gens de lettres et "yatchmen" souvent britanniques. Autant d'éléments qui accélèrent, au tournant du XXe siècle, un essor touristique qui ne cessera de croître par la suite et qui finira par conférer à Bénodet le statut de station balnéaire de plus en plus fréquentée[81], par exemple en août 1892, Sarah Bernard vint se reposer un mois à Bénodet[82].

Marius Sepet visite Bénodet en 1894 et en fait cette description : « Environné de belles habitations, Bénodet est fréquenté par les Quimperrois (sic)[83], qui se baignent sur une plage de sable en arc de cercle (grandes cabines), située en avant du petit fort, ou batterie de Bénodet. Deux phares, l'un à feu fixe rouge et haut de 10 mètres, l'autre à feu fixe blanc et haut de 17 mètres, signalent l'entrée de l'Odet. Il existe en outre un sémaphore sur la rive droite. Ce ne sont plus seulement les Quimperrois qui fréquentent la plage de Bénodet et la riante verdure qui la couronne, elle est en train de devenir, grâce aux facilités de circulation, une station recherchée de loin, même des Parisiens et des Parisiennes »[84].

Cette autre description de Bénodet date de 1899 :

« Bénodet, modeste village, assis au pied des collines de la rive gauche de l'Odet et près de l'embouchure de ce fleuve, n'a été pendant longtemps fréquenté que par les habitants de Quimper ; mais, attirés par ce site ravissant et un climat doux et régulier, des visiteurs de plus en plus nombreux viennent chaque année passer la saison ici ; un très confortable hôtel et plusieurs villas ont été construits de sorte que Bénodet est en passe de devenir une plage à la mode ; il le mérite à tous égards[85]. »

Le XXe siècle[modifier | modifier le code]

Bénodet au début du XXe siècle

Naufrages et sauvetages[modifier | modifier le code]

En 1871, neuf personnes dont deux enfants, auraient été enlevées par un "coup de mer"[86].

Le 16 octobre 1871, la chaloupe Sainte-Anne, chargée de kaolin, se brise par grosse mer sur le Mendion, une roche à six milles au large de Bénodet, et coule ; l'équipage fut sauvé par le bateau-poste des Glénans[87].

Le 30 janvier 1877, la chaloupe L'Eugène, de Concarneau, après une nuit de pêche à la drague, poussée par une forte brise de sud-ouest, heurte entre l'Île aux Moutons et le chenal de Bénodet la roche dénommée "La voleuse" et la chaloupe sombra immédiatement. Ce naufrage fit 4 noyés et deux survivants, recueillis par la chaloupe Sainte-Anne[88].

Le 27 avril 1880, dans la baie de Bénodet, la chaloupe L'Arche d'Alliance, de Concarneau, commandée par Henri Bescond, avec 5 hommes d'équipage, pratiquant la pêche à la drague, chavire à la suite d'une forte rafale de vent. La chaloupe Les Deux-Frères, également de Concarneau, parvient à sauver quatre des naufragés. Malheureusement, Henri Bescond et son fils, âgé de 15 ans, se sont noyés. « La veuve se trouve dans la plus grande détresse puisqu'il reste encore six enfants plus jeunes »[89].

Le 8 juin 1890, le bateau de pêche 2025, de Douarnenez, chavire, renversé par une lame, en face de Bénodet. Les naufragés, qui se soutenaient en s'accrochant à des épaves, sont secourus par deux bateaux, l'un de Lesconil, l'autre du Guilvinec[90].

Le 3 avril 1892, l'Alma, un bateau de pêche de Bénodet, qui n'avait pas ses feux de position allumés, fut coupé en deux au large de Penmarch lors d'une collision avec le steamer Calédonie : le naufrage fit deux rescapés (recueillis à bord du Calédonie) et 4 disparus[91].

Le 13 janvier 1895, par tempête de sud-ouest et mer très grosse, le canot de pêche Finistère, monté par 7 hommes d'équipage, sombre à l'entrée de la baie de Bénodet, à trois milles environ à l'ouest de l'Île aux Moutons. « Malgré le danger, les patrons et les équipages de canots Radegonde-Joséphine et Melin se portent au secours de naufragés. Leur dangereuse manœuvre est couronnée de succès », les sept hommes étant sauvés. Un prix de 1000 francs est accordé aux sauveteurs[92].

Le journal Le Rappel du 10 février 1899 indique que l'épave du Maria-Thérésa, un navire parti le 2 février 1899 de Bénodet, chargé de poteaux de mines, a été découverte sur la côte du Pays de Galles[93].

Le 8 octobre 1903, la barque de pêche Henriette et Louise, de Lorient, chavire lors d'une violente tempête dans la baie de Bénodet. Le naufrage fait 4 morts[94].

Le 9 septembre 1906, un canot automobile faisant le service entre Concarneau et Bénodet tombe en panne ; les quatre hommes à bord tentèrent de regagner Concarneau à l'aviron, mais leur canot coula. Un seul des hommes à bord parvint à s'accrocher à un rocher et à être secouru[95].

Le 1er juin 1909, un bateau neuf, sortant des chantiers de Bénodet, l'Amour du Travail chavire au large de Beg Meil alors qu'il se rendait à La Forêt, avec deux hommes à bord ; ceux-ci sont recueillis par le Sainte-Anne[96].

En décembre 1909, le canot de pêche Marguerite, de Loctudy, chavire en baie de Bénodet sous la violence du vent alors qu'il revenait de la pêche à la crevette. Les trois hommes à bord sont sauvés par un autre bateau, le Saint-Antoine[97].

Jean-Marie Depierrois, matelot des douanes à Bénodet, eût plusieurs sauvetages à son actif : un enfant le 20 juillet 1898 à Rosbras, un autre le 20 octobre 1904 à l'Île-Tudy, un autre le 19 novembre 1909 à Bénodet et encore un autre le 21 mai 1917 à Bénodet[98].

Le 20 février 1911, le Carmen de Loctudy, est jeté par la tempête sur la grève de Penmorvan dans l'anse de Bénodet ; son capitaine est noyé[99].

En juin 1912, le sloop Sainte-Marte coule en baie de Bénodet ; l'équipage est noyé[100].

Le soir du 25 février 1922, le sloop Jeanne-d'Arc, de Brest, chargé d'essences, à destination de Bordeaux, pris dans la tempête, tente de se réfugier à Bénodet et coule près de la pointe de Combrit. L'équipage put gagner la terre proche[101].

Le 9 septembre 1922, le canot de pêche Surcouf, pris par une rafale, chavire à 5 milles au sus-sud-est de Bénodet. L'équipage du thonier Hoche, de Concarneau, parvient à repêcher l'équipage du canot naufragé[102].

Le 17 décembre 1922, le vapeur Saint-Nicolas, de Marseille risque de s'échouer sur les roches "Les putains" alors que, pris dans la tempête et non maître de sa manœuvre, il était pris en remorque par le remorqueur Mastodonte. Il refuse toutefois le secours du canot de sauvetage Alice, du Guilvinec, mais finit par être jeté à la côte entre la pointe de Bénodet et la pointe de Mousterlin[103]. Le vapeur échoué, avec tout le matériel qu'il renferme, est finalement vendu par adjudication par les services des Domaines le 12 février 1923 à la Société normande de métallurgie[104].

Le 23 mai 1924, la chaloupe Jeanne Augustine, de Loctudy, s'échoue sur la roche "Vérez" à l'entrée de Bénodet. L'Augustin Carré, bateau de sauvetage de l'Île-Tudy, vient la secourir en dépit du gros temps, mais ne trouve que quelques épaves, la chaloupe venant de disparaître. Son équipage s'était sauvé au moyen d'une petite embarcation[105].

Le 28 juin 1924, Jean Péron, pêcheur originaire de Loctudy, mais seul à bord du Scrogneu, du Guilvinec, tombé à l'eau, à un mille au sud de la tourelle Men Du qui borde la sortie du chenal de Bénodet, est repêché par Armel Mariel et Yves Jaouen, deux pêcheurs de Lesconil, à bord du bateau de pêche Le nom est changé[106].

Le 21 décembre 1925, le canot Le Bluet chavire dans les parages de l'îlot "Les Verres", juste au sud de Bnéodet ; deux disparus[107].

Le 22 juillet 1930, le trois-mâts goélette Dustu, de Pleubian, mais immatriculé à Fécamp, chargé de charbon, heurte la roche Malvic, à 4 milles au sud du port de Bénodet et coule ; les six hommes d'équipage, réfugiés dans leur canot de sauvetage, sont remorqués jusqu'à Bénodet[108].

Le 1er septembre 1930, René Toularastel, pêcheur à l'Île-Tudy, recueillit quatre naufragés entre Bénodet et l'Île-Tudy, au niveau du Téven, partis de Bénodet sur une plate; l'un d'eux, Hee [père] était déjà mort, les trois autres (Hee [fils], Christien et Mandez) ramenés par ce pêcheur de 67 ans à l'Île-Tudy[109].

Le 12 avril 1932, le yacht Kraken coule en Méditerranée : son équipage, formé de quatre marins de Bénodet (dont le capitaine Sébastien Le Bec) et de sa région, est sauvé et débarqué à Barcelone[110].

Le 15 novembre 1934, le cotre Alexandre-Marie, de Noirmoutier, chargé de 21 tonnes de sel, coule en rade de Bénodet ; le naufrage fait un noyé et un survivant[111].

Le 11 février 1935, un bateau de pêche fait naufrage en baie de Bénodet mais son équipage de six hommes est sauvé par le Jacobsen, un voilier-caboteur de Dunkerque[112].

Hervé Kérivel, de Bénodet, patron de la vedette garde-pêche Les Glénans, reçut la médaille d'argent de la Société centrale de sauvetage des naufragés et un prix pour avoir plongé tout habillé afin de secourir le 27 février 1936 un garde maritime tombé à l'eau et en train de se noyer, alors que la vedette s'amarrait dans le port de Bénodet[113].

Le 23 novembre 1938, le sous-marin Pascal s'échoue, drossé par le vent alors qu'il appareillait, sur la roche du Four en baie de Bénodet ; il put être dégagé après sept heures d'efforts par le remorqueur de la marine 'Hippopotame[114].

Le 17 novembre 1940, un canot de pêche coule face à la plage de Bénodet, à environ 3 milles de la côte : le pêcheur à bord, de Loctudy, est sauvé par deux marins de Sainte-Marine[115].

Le 20 novembre 1940, le dundee thonier Claude-Anne, de Concarneau, est drossé à la côte près de Bénodet ; le bateau est perdu, mais les sept hommes à bord sont sauvés[116].

La Belle Époque[modifier | modifier le code]

Les querelles liées à la laïcité[modifier | modifier le code]

Le 19 août 1904, en vertu de la Loi du 1er juillet 1901, un arrêté du préfet du Finistère laïcise l'école de Bénodet[117]. Le 9 mars 1906, le journal Le Temps écrit : « L'inventaire [des biens du clergé] n'a pu être fait à (...) Bénodet »[118]. En vertu de la loi de séparation des Églises et de l'État, le 15 octobre 1907, les prêtres du presbytère de Bénodet sont expulsés, le même jour que ceux de La Forest et de Fouesnant, « Soixante gendarmes à cheval assuraient l'ordre »[119] ; une femme est arrêtée pour avoir souffleté le maire, Nédélec[120].

Pardons et fêtes[modifier | modifier le code]

Le pardon de Bénodet est ainsi décrit en 1896 :

« Le "pardon" de Bénodet a rassemblé devant l'église des tentes où l'on débite toutes les camelottes inséparables des foires villageoises. Mais à côté de ces bazars et de ces loteries, dans le brouhaha des mirlitons, sous les ormes, quelle vision du passé. (...) Les hommes vont devant (...) Les gars ont presque tous ds gilets bleus, brodés à l'encolure d'un triple ou quadruple rang de soie jaune. Ils se serrent la taille d'une ceinture de cotonnade voyante. (...) Voici maintenant le troupeau des femmes, un bariolement de couleurs que la lueur ds cierges étoile de points d'or. Elles passent, les yeux baissés, le profil penché comme des saintes de vitrail, et leurs coiffes blanches, ruchées de tulle brodé, palpitent à la brise matinale dans un frémissement d'ailes. (...). À la sortie de la messe, le spectacle change. L'expression des figures se détend et s'égaie[121]. »

Gustave Geffroy décrit ainsi Bénodet et sa région, ainsi qu'une fête foraine, vers 1904 :

« Une fête à Bénodet, un dimanche. Les tabliers de couleur accourent par tous les chemins creux. Les petites filles, en robes longues, en tabliers roses, sérieuses comme les statues des niches, sont les petites bonnes femmes les plus amusantes qui se puissent imaginer. (...) Derrière elles, les femmes ont gardé un peu de cette démarche tout d'une pièce, la taille carrée, le costume montant, la jupe en forme de cloche, un corsage de religieuse, solide, sans souplesse, comme un corsage de bois. Le paysage est admirable : des champs de blé noir, de froment, de pommes de terre, de lin, tout au long de la route, une végétation d'arbres de parcs et de vergers. (...) Nous arrivons à Bénodet. La fête foraine, au long de l'eau, c'est l'installation de toutes les fêtes foraines, mais avec la mer, ses flots bleus et ses voiles blanches, en toile de fond. Le "jeu du bâton", le "saut de carpe", la lutte de l'hercule avec l'amateur, ce sont les incidents connus des réjouissances en parades, au devant des baraques. (...) Et tout le pays breton, toute la particularité des types apparaît à un tournant de la fête, devant une barque où s'affiche cette inscription : "Madame Anezel", "Somnambule de premier ordre", "Consulte sur le passé, présent et avenir", "Cause civil et militaire, d'intérêt ou d'amour". (...) Elle s'arrête, invite un paysan à entrer dans sa baraque, l'entreprend, veut l'enjôler de gestes et de paroles. Le paysan carré, à larges braies, un collier de barbe touffue sous le menton, rugueux et lourd, reste impassible, muet, d'aplomb, ours timide et méfiant qui regarde minauder une chatte. Bénodet est sur la rivière et sur la mer (...). C'est l'endroit de plaisance des bourgeois de Quimper, les belles maisons abondent, entourées de fleurs, la plage s'étend, large et sûre, por la flânerie des baigneurs[122]. »

Des travaux d'élargissement du quai du port de Bénodet sont effectués en 1906[123]. En 1912, 118 élèves sont inscrits à l'école de Bénodet, mais 25 ne peuvent être admis, faute de place. Une seconde classe ouvre enfin en 1913. L'école de Perguet compte 98 élèves en 1912. Un bureau de bienfaisance ouvre à Bénodet le 11 mai 1912.

La Première Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Bénodet : le Monument aux morts.

77 personnes originaires de Bénodet sont mortes pour la France pendant la Première Guerre mondiale[124]. Leurs noms sont indiqués sur le Monument aux morts de Bénodet[125], inauguré le 25 novembre 1923.

La vie à Bénodet pendant la Première Guerre mondiale est racontée dans un article de Louis Ogès[126], à l'époque instituteur et secrétaire de mairie ; il évoque l'atmosphère lors de la déclaration de guerre qui perturbe la "saison touristique" qui alors battait son plein, la peur des paysans de ne pas pouvoir faire les moissons, l'inauguration dès le 31 octobre 1915 d'une plaque commémorative offerte par le maire Bouilloux-Lafont et destinée à recevoir les noms des enfants de Bénodet morts pour la patrie (elle s'avéra hélas beaucoup trop petite), l'installation par le maire d'un hôpital bénévole pour convalescents (le plus célèbre fut Guillaume Apollinaire) de 27 lits dans un hôtel du bord de mer. Des torpilleurs furent basés à Bénodet pendant la guerre.

Bénodet vers 1920[modifier | modifier le code]

André Chevrillon décrit ainsi Bénodet dans la "Revue des deux mondes" en 1920 :

« C'est un bourg de terriens. On y rencontre peu de pêcheurs. Les femmes y portent la coëffe et la belle fraise ailée qui fait penser au XVIe siècle ; les hommes, le grand chapeau à boucle et rubans, le bref et massif habit de drap cuir, largement décoré de velours noir. (...) Au rez-de-chaussée de chaque logis s'enfonce une chambre basse. Au rez-de-chaussée de chaque logis s'enfonce une chambre basse. Elle est pleine d'ombre et, généralement, de tout ce qui sert à la vie quotidienne, depuis le bénitier de faïence rouge et bleue qui s'accroche, avec un brin de buis, aux fleurs ajourées des lits clos, jusqu'aux paquets de sabots, de chandelle et de filin, et trop souvent jusqu'aux alcools multicolores, car la plupart de ces pauvres maisons, où viennent s'approvisionner pêcheurs et fermiers, sont d'abord des débits où les hommes s'attablent devant leurs petits verres ou leurs bolées de cidre, sous les saucissons et les quartiers de lard pendus aux solives. Dans le demi-jour luisent les puissants meubles cirés de châtaignier et de chêne, où le menuisier du pays (...) a ciselé de sa main quelques images du vieux rêve local de beauté. On y voit des entrelacs de vigne, des figures naïves d'oiseaux, des Saints-Sacrements qui rayonnent, avec des stylisations du XVIIIe siècle, ou même du Moyen-Âge. Quelques armoires et lits-clos portent, découpées au couteau, des dates très anciennes. Parfois des clous de cuivre en dessinent de récentes ; 1885 ou 1890. Ce sont pour toujours les dernières. Nous sommes au moment précis où tout finit à la fois d'un monde qui durait depuis des siècles. Au bas du bourg, sous les grands arbres de l'église, devant la cale, est la place principale, où les vieux viennent ensemble fumer leur pipe, en regardant le flot ou le jusant courir dans la rivière. C'est un centre de vie sociale. Là se tiennent pardons, marchés et feux de joie de la Saint-Jean ; là s'assemblent les processions sous les pesantes bannières qui tanguent par les jours de vent, et que les gars ont grand'peine à maintenir à bouts de bras. Là se pavanent, en robes et chapeaux fleuris d'argent, cortèges de noces et de baptêmes ; là tournent gavottes et dérobées, à la glapissante musique des sonneurs juchés sur des tonneaux[127]. »

Plus loin André Chevrillon poursuit :

« C'est le dimanche surtout, sur la petite place au bord de l'estuaire, qu'apparaît le caractère profond et si traditionnel de ce monde. À dix heures du matin, les cloches finissant de tinter, toutes les coëffes du pays sont à l'église, en rangs serrés dans l'ombre tiède comme un peuple de blanches mouettes, et d'abord on ne voit qu'elles, car les hommes sont au fond, obscurément massés dans les deux ailes. Souvent la nef est peine à déborder. Au dehors, près du porche, des femmes, des enfants, sont agenouillés. (...) Et enfin c'est la sortie. (...) Les femmes ont la fierté de leur tenue : en grands cols soigneusement tuyautés (on met un fétu de paille dans chaque pli pour les repasser), elles ont épinglé sur le drap noir et le noir velours de leurs corsages, de noirs devantiaux de soie brochée. (...) Il y a des bébés en robes d'infantes, en béguins brodés de vertes et rouges fleurettes, ou tout pailletés d'argent. Il y a les mères-grand, toutes courbées sur leur bâton, dont les collerettes plissées sont de linge mou, comme celles d'autrefois[128]. »

L'essor de la navigation de plaisance[modifier | modifier le code]

Dès le début du siècle dernier, l'estuaire et la baie devinrent un lieu de rendez-vous des yachtmen navigant dans la région ou venant d'outre-Manche. Leurs yachts faisaient alors escale à Bénodet. Des courses-croisières intégraient Bénodet comme but ou escale, comme la course « Bénodet - Ile d'Yeu - Bénodet » créée en 1927 par Maurice de Laubrière[129], la course « Le Palais - Bénodet »[130] ou la course « Plymouth - Bénodet »[131] qui deviendra « Plymouth - La Rochelle - Bénodet - Plymouth » et à laquelle participa bien plus tard, en 1968, Éric Tabarly, sur Pen Duick III, avec Olivier de Kersauson dans son jeune équipage. Des régates étaient organisées chaque été[132] par la "Société des régates de Bénodet-Loctudy"[133].

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L'essor de la station balnéaire[modifier | modifier le code]

Le 22 novembre 1908, le conseil municipal proteste contre les extractions de sable sur la plage du Trez, sinon « dans une année ou deux, la réputation de Bénodet comme station balnéaire ne sera plus qu'un mythe et ce sera pour les habitants la plus affreuse misère »[134]. En 1913, pour la première fois, la plage du Trez est surveillée pendant la saison balnéaire, avec le concours des Hospitaliers-Sauveteurs Bretons[61].

Un recensement effectué le 15 septembre 1914 montre que 359 personnes étrangères à la commune y résidaient alors; dont 30 étrangères[135], ce qui montre que la station avait déjà à l'époque un début de rayonnement international[126].

C'est durant l'été que la station était la plus fréquentée et, dès les années 1920, différentes animations estivales virent le jour à Bénodet[136]. Bénodet est classée officiellement "station climatique" en 1919 et "station de tourisme" par un décret du 6 février 1930[137]. En 1921, 57 villas en location sont recensées et 322 chambres d'hôtel. Vers 1930, de 1200 à 1500 touristes fréquentent chaque année Bénodet, qui compte cette année-là 322 chambres d'hôtel et 57 villas de tourisme. Une taxe de tourisme est perçue à partir de 1932 et le syndicat d'initiative est créé dès 1934[134].

La vie menée par les personnes aisées fréquentant Bénodet durant la saison estivale pendant la Belle Époque et l'Entre-deux-guerres est racontée par Bernard Delaire, un des petit-fils de Fernand Dauchez[79]. Les animations estivales de la station pendant la décennie 1930 font l'objet d'un article de René Bleuzen, qui décrit aussi le Pardon de Bénodet du 1er septembre 1929[138].

Un "circuit cycliste de Bénodet" était aussi organisé chaque année[139]. François Haas[140], originaire de Bénodet, fut entre 1930 et 1934 un coureur cycliste professionnel ayant une certaine notoriété.

L' Entre-deux-guerres[modifier | modifier le code]

Le 28 septembre 1922, un rapport de M. Le Hen, inspecteur du travail, évoque la tuerie d'animaux tenue à l'époque par M. Le Guyader : « Cette tuerie est en pleine agglomération, (...) près de l'église et de la place publique de Bénodet. (...) J'ai trouvé l'établissement dans un état infect. (...) La surface de l'établissement est trop restreinte pour qu'on puisse y faire le nécessaire du point de vue de l'hygiène ». En conséquence, l'inspecteur émet un avis très défavorable à la poursuite de l'activité[141]. Une autre tuerie d'animaux, tenue par M. Jourdren, reçoit un avis favorable le 18 août 1922 à la poursuite de son activité « sous réserve que les déchets putrescibles soient enfouis et recouverts d'une couche de chaux vive en vue de leur rapide destruction » et de la construction « d'une fosse cimentée pour recevoir les détritus » car « les eaux résiduaires [sont] déversées dans la mer et sur les terres avoisinantes »[142].

En 1923 est décidée la construction de l'école de Menez Groas et un devis pour le projet de construction d'un réseau d'adduction d'eau potable est accepté en 1929 et un éclairage public est mis en place à partir de 1930[61].

Un décret du 26 juillet 1925 autorise la création d'un bureau de bienfaisance dans la commune de Bénodet[143].

Une équipe de football, l'"Étoile de Bénodet", existe dans la décennie 1930[144].

Le 5 octobre 1933 l'hôtel "Speranza" de Bénodet est détruit par le feu[145].

La Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Vingt personnes de Bénodet sont mortes pour la France pendant la Seconde Guerre mondiale dont Joseph Saouter[146], décédé à Mers-El-Kébir et Guillaume Clément, disparu en mer, victime du naufrage du Djurdjura, cargo britannique coulé le 6 juin 1941 par le sous-marin italien Brin[124].

En 1942, la marine de guerre allemande installe à Bénodet une base de réparation et d'entretien pour ses dragueurs de mines. Un dock flottant est installé à proximité de l'anse de Penfoul, devant la propriété de « Kergaït », appartenant à la famille Dauchez, et réquisitionnée afin d'abriter les différents ateliers de tôlerie, de mécanique ou encore de menuiserie nécessaires au fonctionnement de la base. Le chenal et la plage furent minés et les Allemands barrèrent l'entrée de l'estuaire de l'Odet par un barrage constitué de corps morts reliés par un câble formé de 7 tronçons de 100 mètres chacun[147].

Le 4 juillet 1944 une escadrille d'avions britanniques attaque les installations allemandes de l'anse de Penfoul. Un avion anglais est abattu par la D.C.A. allemande et tombe en flammes près de la ferme de Keranguyon en Bénodet, tuant une employée et faisant un blessé grave[148]. Le pilote, Anthony Phillips, et son navigateur, Robert Thompson, sont tués sur le coup[149]. Une bombe larguée par l'avion tombe dans le quartier de Kereven, une jeune fille est blessée[150].

Le 10 août 1944, le grand phare de Bénodet est décapité à mi-hauteur par les Allemands ; le phare du Coq et celui de Combrit, le dock, le bac sont également dynamités, ainsi que les bouées de la Rousse et de la Potée, ce qui représente une gène considérable pour la navigation (par contre les cales d'accostage de Bénodet et Sainte-Marine restent intactes)[151] ; les Allemands quittent Bénodet le lendemain, après avoir jeté dans le port de grands quantités de munitions. Le grand phare fut reconstruit à l'identique en 1950.

Article détaillé : Phare de Bénodet.

Le 16 août 1944, un détachement de la marine FFI, fort de 115 hommes, s'installe à Bénodet et démine le port, qui sert de mouillage pour les marines alliées[152]. L'enlèvement des munitions jetées dans le port provoque un accident le 25 août 1944 : un obus éclate accidentellement à la cale de Bénodet, faisant un mort (un jeune ingénieur allemand prisonnier, Ernest Reichart, enterré dans le cimetière de Bénodet) et neuf blessés (quatre marins allemands prisonniers et cinq résistants)[148]. Le port de Bénodet est à nouveau libre d'accès dès la fin du mois d'août 1944, par contre la plage du Trez n'est déminée et les chevaux de frise enlevés qu'entre le 4 et le 18 septembre 1944, le déminage du secteur de la Pointe Saint-Gilles et du Letty n'étant effectué qu'entre mai et août 1945[153].

À Kergariou, trois frères cultivateurs décidèrent le 4 décembre 1945 de faire exploser des mines qu'ils ont récupéré pour arracher des souches d'arbres ; l'une de ces mines éclate intempestivement, tuant l'un d'entre eux, André Le Roy[154].

L'après Seconde guerre mondiale[modifier | modifier le code]

La démocratisation de la voile[modifier | modifier le code]

À partir des années 1950, mais surtout dans les décennies 60-70, dans la mouvance de démocratisation de la pratique de la voile[155] initiée pour partie par l’école de voile des Glénans, Bénodet connut des années rythmées par les régates de dériveurs et l’activité de ses écoles de voile (YCO et UCPA). Devant la grande plage, quelques précurseurs firent évoluer les premiers catamarans puis les premières planches à voile. À proximité de Bénodet, sur les rives de l'Odet, Éric Tabarly choisit un jour de s'installer et son Pen Duick évoluait régulièrement dans la baie.

Bénodet a aussi connu pendant la décennie 1950 des champions de gouren (lutte bretonne) comme Yvon Morvan et Mathurin Péron[156].

La poursuite de l'essor touristique[modifier | modifier le code]

En 1992, Bénodet faisait partie des 10 communes bretonnes ayant la plus forte capacité d'accueil en nombre de places de camping[157].

En 2012, Bénodet compte 7 hôtels disposant de 256 chambres (4 hôtels 3 étoiles disposant de 178 chambres[158] et 3 hôtels 2 étoiles disposant de 78 chambres[159]), mais le "Grand Hôtel Abbatiale" (un hôtel 3 étoiles disposant de 50 chambres) a été mis en liquidation judiciaire en janvier 2014[160]. La commune dispose aussi de 8 campings[161] d'une capacité totale d'accueil de 2025 emplacements (dont 980 emplacements 4 étoiles et 87 emplacements 3 étoiles[162] et de 25 restaurants.


Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Contrairement à bon nombre des communes limitrophes, Bénodet vote traditionnellement « à droite ».

Résultat des présidentielles 2012 :

Nicolas Sarkozy : 1 515 voix - 61,01 %
François Hollande : 968 voix - 38,99 %

Résultats du 2nd tour des élections législatives 2012 dans la 1re circonscription du Finistère incluant Bénodet

Jean-Jacques Urvoas - Parti socialiste (PS)
Voix obtenues dans la 1re circonscription du Finistère - 62,74 % 31 566 voix
Voix obtenues dans la commune de Bénodet - 40,07 % 755 voix
Georges-Philippe Fontaine - Union pour un mouvement populaire (UMP)
Voix obtenues dans la 1re circonscription du Finistère - 37,26 % 18 743 voix
Voix obtenues dans la commune de Bénodet - 59,93 % 1 129 voix

Résultats des élections municipales de mars 2014.

  • Christian Pennanec'h, Bénodet d'abord (DVD): 72,04% avec 1554 voix, élu dès le premier tour avec 20 élus.
  • Yannick Michel, Bénodet Ensemble (UG): 27,96% avec 603 voix et 3 élus.

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs[61] :

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1789 18 mars 1795 Pierre Le Cain[163]   Laboureur
1798 1798 Jacques Danze    
1799 1821 Michel Le Cain[164]   Fils de Pierre Le Cain, premier maire de Perguet
1821 1827 Olivier Marie Guedec    
1827 1830 Yves Marie Désiré Briant de Laubrière[165] Royaliste Capitaine, chevalier de la Légion d'honneur
1831 1837 François Le Goff    
1838 1840 Jean Marie Dessaux    
1840 1866 Pierre Jules Le Cain[166]   Cultivateur. Petit-fils de Pierre Le Cain, premier maire de Perguet et petit-cousin de Michel Le Cain, autre maire de Perguet
1866 1878 Jean Marie Friant[167]   Dernier maire de Perguet
21 janvier 1878 24 janvier 1886 René Berrou[168]   Cultivateur à Kerconan. Premier maire de Bénodet. Décède au cours de son second mandat
1er février 1886 20 mai 1888 Thomas Ramon    
20 mai 1888 janvier 1889 Jean Porus[169] Républicain Démissionne en janvier 1889 invoquant des fautes de gestion municipale et une mauvaise santé
janvier 1889 1896 Thomas Ramon Républicain  
1896 17 mai 1908 Noël Marie Nédélec[170] Républicain Cultivateur, Chevalier du Mérite agricole[171]
17 mai 1908 1912 Joseph Sautejeau[172]   Cultivateur
1912 1937 Maurice Bouilloux-Lafont[173]   Banquier, Conseiller général ; député. En 1921, il propose d'ériger Bénodet en station de tourisme. Ne tient plus son rôle de maire à partir du 23 août 1936[174]
12 septembre 1937 14 décembre 1941 Jean-Louis Yvonnou    
14 décembre 1941 30 juillet 1944 Alain Kergrat   Président de la "délégation spéciale" mise en place par l'État français
14 octobre 1944 18 mai 1945 Laurent Ferros   Président de la "délégation spéciale" mise en place à la Libération
18 mai 1945 15 août 1947 Paul Troadec    
15 août 1947 19 octobre 1947 Jean Louis Diligeard    
19 octobre 1947 22 mars 1959 Jean Louis Yvonnou    
23 mars 1959 28 mars 1971 Jean Louis Faou    
29 mars 1971 19 mars 1989 Jean L'Hénoret    
19 mars 1989 1995 Joseph Clément    
1995   Christian Pennanech DVD  
Les données manquantes sont à compléter.

Jumelages[modifier | modifier le code]

Drapeau du Royaume-Uni Torpoint (Royaume-Uni)

La politique environnementale à Bénodet[modifier | modifier le code]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2009, Bénodet comptait 3 271 habitants (soit une augmentation de 18 % par rapport à 1999). La commune occupait le 3 127e rang au niveau national, alors qu'elle était au 3 373e en 1999, et le 65e au niveau départemental sur 283 communes[175].

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués à Bénodet depuis 1793.

Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par loi du 27 février 2002, dite loi de démocratie de proximité[176], afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2009, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises.

Pour les communes dont la population est inférieure à 10 000 habitants, les enquêtes sont exhaustives et ont lieu chaque année par roulement au cours d'une période de cinq ans[177]. Pour Bénodet, le premier recensement a été fait en 2006[178], les suivants étant en 2011, 2016, etc. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1re janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006, qui, pour Bénodet, est un recensement exhaustif[179].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
429 529 565 579 667 710 643 712 680
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
676 657 705 622 704 741 781 875 1 035
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 094 1 234 1 362 1 312 1 346 1 421 1 549 1 675 1 674
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
1 882 1 922 2 087 2 285 2 436 2 750 3 159 3 392 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[180] puis Insee à partir de 2004[181].)
Histogramme de l'évolution démographique

Commentaire : La population de Perguet-Bénodet a été multipliée par presque 8 entre 1793 et 2008, faisant plus que doubler pendant le XIXe siècle, mais triplant pendant le XXe siècle. L'augmentation de la population la plus forte se produit toutefois pendant la seconde moitié du XXe siècle, la commune voyant sa population doubler entre 1954 et 2010, année où est atteint le maximum de la population avec 3 331 habitants. Les périodes de stagnation démographique sont peu nombreuses, la principale s'étant produite entre 1846 (712 habitants) et 1876 (704 habitants) ; une épidémie (la maladie concernée n'est pas connue) touchant des familles entières entre 1836 et 1841 et une autre entre 1866 et 1872[51] provoquant même de légers déclins démographiques temporaires. Depuis 1968, la population croît par immigration nette (de + 1,2 % à +2,1 % l'an selon les périodes intercensitaires), le solde naturel étant par contre légèrement négatif (de - 0,2 % à - 0,4 % l'an selon les périodes) en raison d'un taux de mortalité (variant entre 12,7 et 14, 5 pour mille) supérieur au taux de natalité (variant entre 12,6 et 8,6 pour mille) : il s'en suit un taux d'accroissement naturel négatif ( - 1,4 pour mille par exemple pour la période 1999-2009). En 2009, la commune a par exemple enregistré 23 naissances et 51 décès. Ceci est dû au vieillissement de la population (32,7 % de 65 ans et plus en 2009 pour 13,2 % de 0 à 19 ans la même année en raison d'un afflux de retraités (33,3 % de retraités en 1999, 44,2 % en 2009 parmi la population âgée de 15 ans et plus)[162].

Sur les 4126 logements recensés en 2009, 55,6 % sont des résidences secondaires : ce très fort pourcentage s'expliquant par son statut de station balnéaire. Leur nombre a été multiplié par plus de 4 en 41 ans entre 1968 et 2009, passant de 537 à 2296, augmentant beaucoup plus rapidement que celui des résidences principales passées dans le même temps de 662 à 1644[162].

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement âgée. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (38,2 %) est en effet supérieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (24,5 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (51,9 %) est du même ordre de grandeur que le taux national (51,6 %).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 48,1 % d’hommes (0 à 14 ans = 13,4 %, 15 à 29 ans = 14,1 %, 30 à 44 ans = 15,9 %, 45 à 59 ans = 23,1 %, plus de 60 ans = 33,6 %) ;
  • 51,9 % de femmes (0 à 14 ans = 11 %, 15 à 29 ans = 9,6 %, 30 à 44 ans = 15,6 %, 45 à 59 ans = 21,4 %, plus de 60 ans = 42,5 %).
Pyramide des âges à Bénodet en 2007 en pourcentage[182]
Hommes Classe d’âge Femmes
1,4 
90  ans ou +
1,9 
11,5 
75 à 89 ans
17,2 
20,7 
60 à 74 ans
23,4 
23,1 
45 à 59 ans
21,4 
15,9 
30 à 44 ans
15,6 
14,1 
15 à 29 ans
9,6 
13,4 
0 à 14 ans
11,0 
Pyramide des âges du département du Finistère en 2007 en pourcentage[183]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,3 
90  ans ou +
1,2 
6,7 
75 à 89 ans
11,6 
13,6 
60 à 74 ans
15,3 
21,4 
45 à 59 ans
20,2 
20,8 
30 à 44 ans
18,9 
18,4 
15 à 29 ans
16,1 
18,7 
0 à 14 ans
16,7 

Budget[modifier | modifier le code]

Compte administratif 2011. Dépenses : 16 154 417,52 €. Recettes : 17 075 992,60 €.

Compte administratif 2010. Dépenses : 16 254 842,28 €. Recettes : 16 336 452,03 €.

Les taux des impôts locaux 2012 sont inchangés par rapport à l'année 2011, soit: Taxe d'habitation : 10,02 %. Taxe sur le foncier bâti : 13,36 %. Taxe sur le foncier non bâti : 44,34 %[184].

À Bénodet, les impôts locaux par habitant (habitation, foncier, professionnel) ont augmentés de 23.41 % entre 2000 et 2011 et sont plus élevés de 68.86 % que pour des communes similaires[185].

Pendant la même période, les communes françaises similaires à Bénodet, ont vu leurs impôts locaux par habitant augmenter de 17.19 % en moyenne entre 2000 et 2011.

Mais le taux de la taxe d'habitation est toutefois moins élevé de 20.1 % que celui de communes similaires, même s'il a augmenté de 42.13 % entre 2000 et 2011.

En 2012, le montant total des dettes dues par la commune de Bénodet était de : 11 224 000 €[186].

La ville de Bénodet se trouvait ainsi en 299e position dans le classement des villes les plus endettées de France en 2011[187].

À Bénodet, la dette par habitant a augmenté de 49.7 % entre 2000 et 2011.

Pendant la même période, les communes françaises similaires à Bénodet, ont vu leur dette par habitant augmenter de 2.47 % en moyenne entre 2000 et 2011.

En 2012, le montant de la dette par habitant de Bénodet était de 3 345 € pour une moyenne nationale par habitant de 604 €

Enseignement[modifier | modifier le code]

  • École maternelle et primaire publique de Kernevez
  • École Privée Notre-Dame Steredenn Vor

Transports[modifier | modifier le code]

  • Un bac piéton, « le Picot », assure la traversée des passagers à pied (avec leurs vélos ou poussettes) entre Bénodet et Sainte-Marine. Service en saison estivale uniquement.
  • « Les Vedettes de l'Odet » proposent la découverte de l'Odet jusqu'à Quimper, des excursions aux Glénan. Départ de Bénodet, Quimper, Loctudy, Beg-Meil, La Forêt Fouesnant et Concarneau.
  • Un service de cars assure plusieurs liaisons quotidiennes entre Bénodet et Quimper : ligne 41 du réseau Penn-ar-Bed (CAT et Conseil Général du Finistère).
  • Aéroport de Quimper Cornouaille à 18 km.
  • Gare SNCF de Quimper à 16 km.

Santé[modifier | modifier le code]

Médecins, 2 pharmacies, 3 cabinets infirmiers, 1 chirurgien-dentiste, 3 masseurs-kinésithérapeutes, 3 ostéopathes, 1 clinique soins-de-suite, 2 pédicures-podologues.

Sports[modifier | modifier le code]

  • Stages de voile, location et cours particuliers de windsurf, dériveur, catamaran ou kayak : UCPA "Le Letty" ou UCPA "Fort du Coq" Externat et Location.
  • Bénodet tennis club situé au Complexe Sportif Poulpry
  • Golf de l'Odet - 18 trous, practice, parcours école 9 trous, stages, leçons - Route de Clohars-Fouesnant
  • Pétanque Club à Bénodet au Complexe Sportif de Poulpry.
  • Equitation au haras de la Mer Blanche ou à l'UCPA

Médias[modifier | modifier le code]

Daniel Haas, fils du coureur cycliste bénodétois François Haas (1907 - 1996, participe au Tour de France 1932), passionné de musique et de cyclisme, animait seul depuis 1992 « Celtic FM », une radio de pays généraliste, qui proposait : émissions thématiques, vie culturelle de la région, modules d'information RFI, échange de programme avec Radio Rennes, les 130 épreuves les + importantes du calendrier cycliste professionnel en direct sur l'antenne. 3 bulletins info. Musique non-stop la nuit. Celtic FM a disparu à la suite du « plan FM 2006 ». La station était installée à Bénodet et émettait sur le 95.8 jusqu'en mai 2007.

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

  • Depuis 1971, chaque week-end du 1er mai, le Yacht Club de l'Odet organise l'Obelix Trophy[188], course rassemblant environ 200 voiliers pendant 4 jours. En 2013, pour la première fois depuis sa création, la course a cependant due être annulée, faute d'un nombre suffisant d'inscriptions[189]. Il organise également chaque année, le dernier week-end de juin, le Rendez-vous de la Belle Plaisance[190], rassemblement et régates de voiliers classiques ; et dans la première quinzaine d'aout, la remontée de l'Odet. Cette régate dans la rivière peut rassembler jusqu'à une cinquantaine de participants, en majorité des dériveurs.
  • Tous les ans, en période estivale, la commune organise des animations (spectacles et concerts): « L'été en fête ». Elles ont lieu tous les vendredis soir face à la butte du fort.
  • Les « Fééries De Bénodet » les 14 & 15 août. Concerts gratuits, musiques du monde celtique et grand spectacle pyrotechnique et musical dans la baie le soir du 15 août. À partir de 2013, le feu d'artifice du 15 août à Bénodet est définitivement annulé[191]
  • Tournoi de tennis, tous les étés vers la fin août. Doté de 4 000 euros en 2006.
  • Tournois de pétanque organisés tous les jeudis pendant l'été. Le record d'inscription est de 128 doublettes et les prix sont « mises + 30 % ».
  • Le Musée du Bord de Mer, en plus de son fonds permanent, propose chaque saison une exposition sur une thématique différente.
  • De nombreux auteurs, débutants ou confirmés, de la région et d'ailleurs, viennent à la rencontre de leurs lecteurs à la bibliothèque municipale ainsi que dans les magasins de presse et librairies de la station, participant ainsi à la vie culturelle de Bénodet.
  • Le marché hebdomadaire se tient chaque lundi matin.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Patrimoines[modifier | modifier le code]

Monuments civils[modifier | modifier le code]

Le grand phare
Villa Menez Frost en 2011
A l'arrière plan, Menez Frost. Vue aérienne de Bénodet, début du 20e siècle.
Le Minaret en 2011
  • Menhir de Poulquer, seul et dernier vestige des monuments mégalithiques ayant certainement existé sur le territoire de la commune[7].
  • Le Grand phare ou feu de la Pyramide
  • Le phare du Coq
  • Le fort du Coq. Cet édifice initialement connu sous le nom de « batterie de Bénodet » fut construit en 1862 face à la baie. Il n'était toutefois que peu visible depuis la mer grâce à une levée de terre, la butte du fort. Le fort n'eut visiblement aucune utilisation militaire et ne semble pas non plus avoir connu la moindre présence militaire en ses murs. Le fort resta longtemps propriété des services de la Marine. En 1958, le Yacht Club de l'Odet en devint locataire et y créa une école de voile dans les années 1970. Depuis la mer, on voyait de loin les lettres blanches YCO présentes sur la butte qui servait également à donner le départ des nombreuses régates qui avaient alors régulièrement lieu dans la baie, face à la plage. L'édifice fut finalement acquis par la municipalité en 1990. La butte fut remaniée et sa pente atténuée afin de permettre aux spectateurs des concerts estivaux de pouvoir rester assis sans glisser. Les trois lettres blanches ont disparu dans l'opération.
  • Le « Grand Hôtel » ou « Grand Hôtel Abbatiale » : construit en 1880 le « Grand Hôtel » constitue un bel exemple de ce que fut l'hôtellerie de tourisme « Belle Époque » de la région. Sarah Bernhardt y séjourna, tout comme Émile Zola, André Chevrillon ou Jean Rostand. Jean Boissel[193] y consacra sa vie, jusqu'en 1988, tout en étant un artisan du développement touristique de Bénodet. Les yachtmen britanniques, nombreux à fréquenter l'escale bénodétoise, appréciaient tout particulièrement l'hôtel et formaient une part importante de sa clientèle.
  • Villa « Menez Frost » : figurant sur les cartes de 1879 sous le nom de « Château Levainville », seule construction édifiée sur les hauteurs du bourg et dominant alors la lande (« Menez frost » pouvant se traduire par « mont pelé »), cette villa fut construite au cœur d'une grande propriété, par Gustave Levainville, alors préfet du Finistère. La construction débuta en 1872 sous la surevillance de l'architecte quimpérois Joseph Bigot (1801 - 1894) qui en dressa les plans. La construction fut achevée en 1875[194]. L'après-guerre voit le démembrement de la propriété et la disparition de ses superbes plantations. Par la suite, la villa fut vendue et transformée en hôtel puis, à l'heure actuelle, en appartements locatifs.
  • Villa « Le Minaret » : elle fut construite entre 1926 et 1928, et fut à l'époque baptisée Villa Magdalena ou KerMadalen. Maurice Heitz-Boyer, médecin et ami du glaoui de Marrakech, féru d'architecture marocaine, décide d'entreprendre une construction inspirée de ce style. Il fait alors appel à l'architecte Albert Laprade dont la carrière avait justement commencée au Maroc. Pour sa construction, on fit appel à des ouvriers italiens dont certains s'installèrent par la suite à Bénodet. Pour sa part, le glaoui envoya une dizaine d'ouvriers marocains maîtres dans l'art de la mosaïque et dans la décoration « orientale »[195]. Le résultat fut une réussite architecturale, décorée selon la plus pure tradition orientale, dotée de tout le confort moderne et agréable à vivre (chambre du glaoui au sommet du minaret, hammam et sauna en sous-sol, solarium sur le toit, accès direct en sous-sol vers le garage à bateau de la plage du Coq, etc.). L'architecte fut également le concepteur des jardins de la villa, inspirés des jardins arabo-andalous d'Afrique du Nord[196] En 1951, la villa est vendue et devient l'hôtel restaurant « le Minaret ». En 1983, le bâtiment est surélevé d'un étage, en conservant l'esprit des plans de l'architecte Laprade et sans que l'esprit de la la villa n'en soit en rien altéré. Depuis quelques années, le Minaret est redevenu une villa privée, entièrement rénovée, en grande partie selon les plans d'origine. Seule la terrasse dominant la corniche et aménagée en 1983 afin d'y créer un bar-restaurant, « L'Alhambra », conserve son activité commerciale et offre à ses clients l'une des plus belles vues que l'on puisse trouver à Bénodet dans une établissement de ce type.
  • La balustrade à trèfles (rosaces quadrilobées) de la villa "Les Arcades", 37bis, avenue de l'Odet, qui provient du clocher de l'église Saint-Mathieu de Quimper[197].

Monuments religieux[modifier | modifier le code]

La chapelle de Perguet[modifier | modifier le code]

La chapelle de Perguet[198] est une église dédiée à sainte Brigitte, une sainte irlandaise dont le culte est célébré en Bretagne depuis le VIe siècle (mais elle a aussi deux autres patrons, saint Laurent et saint Herbot). Le nom de la paroisse s'écrivait d'ailleurs autrefois Berchet, ancien nom de sainte Brigitte[5]. C'est l'ancienne église paroissiale de Bénodet. Elle fut bâtie à la fin du XIe siècle : de cette époque datent les trois arcades sud. Elle est ornée de beaux chapiteaux sculptés d'entrelacs et de personnages, ainsi que de statues polychromes. La chapelle est complétée et agrandie aux XVe et XVIe siècles par l'ajout du mur d’enceinte et sa porte triomphale, d'un calvaire, d'un porche et d'un ossuaire, le tout formant alors un véritable enclos paroissial. La chapelle est classée monument historique[199] depuis l'arrêté du 18 avril 1916[200]. Trois pardons étaient traditionnellement organisés : celui de sainte Brigitte, le dimanche qui suit sa fête (le 23 juillet), celui de Saint-Laurent le deuxième dimanche d'août, celui de saint Herbot le dimanche de la Trinité.

Différentes vues de la chapelle de Perguet et de son enclos paroissial

La chapelle possède des statues de sainte Berchet, de saint Patrick (dénommé par erreur saint Patern), saint Laurent, saint Jacques, saint Sébastien, saint Herbot ainsi que d'un saint évêque non identifié.

Les vitraux, contemporains, sont l'œuvre de l'artiste d'origine coréenne Kim En Joong. L'église est ouverte aux visites publiques durant l'été.

Église Saint-Thomas-Becket[modifier | modifier le code]

Église Saint-Thomas Becket

Communément appelée « église du port », cette chapelle située sur le vieux port est dédiée à Saint Thomas Becket. Elle fut édifiée au début du XIIIe siècle par la famille de Fouesnant sur leur fief de Bénodet. Un acte de l'évêque Raynaud conservé au cartulaire de l'abbaye de Daoulas nous apprend qu'en 1231, le chevalier banneret Eudes de Fouesnant (mort en 1241) et ses frères donnent les dîmes du Perguet à l'abbaye de Daoulas et exigent dans l'acte de donation que les religieux prieraient pour leurs bienfaiteurs et se chargeraient du service religieux dans la chapelle de Bénodet. Les religieux officient jusqu'à la fin du XVIIe siècle (1690), la chapelle, alors placée sous le vocable de "Notre-Dame", étant à cette époque un prieuré[5].

Elle ne comptait à l'origine qu'une nef et un petit clocher. Elle fut agrandie au cours du XVe siècle. En juillet 1840, la construction d'une nouvelle sacristie nécessita de creuser jusqu'à plus de 3 mètres de profondeur pour en établir les fondations sur un sol solide et l'on trouva alors un sol pavé de dalles et des restes de murs, traces d'une ancienne sacristie[5]. L'église fut reconstruite et la base surélevée, comme nous la voyons de nos jours, de 1873 à 1887 par l'architecte diocésain Joseph Bigot, avec réemploi d'éléments anciens. Dès 1802, la chapelle Saint-Thomas devient l'église paroissiale à la place de l'église de Perguet, devenue une simple chapelle[55].

Une très belle statue du XVIe siècle représente le mystère de la Sainte Trinité : Dieu le père a dans ses bras son fils Jésus mort et la colombe de la paix sur la tiare posée sur sa tête. Il pose un pied sur l'orbe, marquant ainsi son pouvoir sur le monde.

Au fond de l'église se trouve une statue de saint Thomas en prélat du XVIIe siècle soigneusement gantée.

Un tableau de Jean-Eugène Buland de 1898 représente « Visite à Sainte Marie de Bénodet », une huile sur toile (113 x 145 cm)[2], sur laquelle figure, en arrière plan, une piéta polychrome jadis présente dans l'église. Lors de son séjour à Bénodet en 1917, Apollinaire écrit au sujet de cette œuvre : « J'aime à Bénodet dans l'église, Notre Dame de Pitié, moitié bleue et moitié cerise. Les personnages en prière, un homme et une femme de Bénodet, sont peints avec un réalisme qui leur confère une présence saisissante ». Le tableau se trouve aujourd'hui au musée des beaux-arts de Quimper.

Église Notre-Dame de la mer[modifier | modifier le code]

Pour faire face à l'affluence estivale une nouvelle église fut construite en 1968 sous la direction de l'architecte Pierre Brunerie qui se serait inspiré de l'architecture des halles du Faouët (XVe siècle) pour sa conception. Les vitraux en dalle de verre sont l'œuvre d'André Bouler. La réalisation de l'orgue est due au facteur d'orgues Yves Sévère du Mans[201].

Le calvaire du bourg[modifier | modifier le code]

Le calvaire du bourg (XVIe siècle)

Le calvaire du bourg date du XVIe siècle et se trouve au carrefour de la rue Kerguelen et de la rue de l'église ; il marquait l'entrée du bourg, mais se trouve désormais en plein cœur de l'agglomération, juste devant l'hôtel Les Glénan.

Le Musée du Bord de Mer[modifier | modifier le code]

Bénodet : la "Maison du tourisme" et le "Musée du bord de mer"

Ce musée est né de la volonté d'un homme, Jean Boissel[202] qui fit de la commune Bénodet sa légataire universelle à condition que cette dernière réalise un écomusée retraçant la vie et la culture de la région à une époque révolue[193].

Le musée expose une partie du patrimoine légué par Jean Boissel, des meubles bretons et des faïences de Quimper, des ustensiles et objets de la vie quotidienne ainsi que des œuvres d'artistes ayant été inspirés par la région.

Le musée évoque au visiteur l’essor que prit ce bourg grâce à l’avènement du tourisme et à l’arrivée dans ses eaux de nombreux amoureux de la mer et de la voile. Il est vrai que Bénodet n’avait jusqu’alors que peu cultivé cet aspect maritime. Mais, curieusement (et Jean Boissel y contribua grandement, en visionnaire qu’il était) c’est bien cet aspect mer et voile qui contribua aux premiers succès de Bénodet qui fut à une époque aussi connu que la Trinité-sur-Mer ou d’autres ports alors fréquentés par les plaisanciers français ou anglais.

Ouvert tous les jours en juillet-août. Exposition permanente sur le thème de la Belle Plaisance.

Bénodet et les artistes[modifier | modifier le code]

La peinture[modifier | modifier le code]

  • Léon Germain Pelouse (1898-1891) : Vue de Bénodet ; Le Treiz à Bénodet[203].
  • Lucien Simon, artiste-peintre (1861-1945). En 1890, il épouse Jeanne Dauchez, sœur du peintre breton André Dauchez qui, un an plus tard, achète la propriété de « Kergaït » à Bénodet. En 1901, Lucien Simon fait l'acquisition du sémaphore désaffecté de la pointe de Sainte Marine. Paysagiste et fin observateur de la Bretagne de son époque, il a intégré dans ses toiles la figure humaine par les silhouettes caractéristiques, les attitudes expressives des Bigoudens sombres et austères. Plusieurs de ses toiles sont visibles au Musée des beaux-arts de Quimper. En 1892, il peint La messe à Perguet.
  • André Dauchez (1870 - 1948) peintre, dessinateur et illustrateur. Il fut nommé peintre officiel de la marine en 1922. Dès 1890, la famille Dauchez fréquente Bénodet et en 1893 elle s’installera dans la maison de Kergaït qui domine l'Odet à l'entrée de l'anse de Penfoul (maison qui servit en 1969 de décor à certaines scènes du film « que la bête meure » réalisé par Claude Chabrol). André Dauchez fait partie d'un groupe de peintres surnommé un temps la « bande noire » par les critiques, en référence à une vision ténébreuse de la terre bretonne.
  • Jean Puy (1876-1960) : , peintre fauve, passe chaque été à Bénodet à bord de son voilier ou au Grand Hôtel entre 1904 et 1914. Il reviendra de façon moins assidue durant l'entre deux guerres. Il peint de nombreux tableaux inspirés par Bénodet et l'estuaire de l'Odet. L'un d'entre eux se fit particulièrement remarquer en 1905, en faisant scandale au Salon d'Automne, où naissait le mouvement du fauvisme. Autre tableau : La plage de Bénodet (vers 1922)[204]
  • Édouard Monchablon, peintre français (fils de Xavier Alphonse Monchablon, peintre français [1835-1907]), né à Paris le 11 novembre 1879, marié avec Yvonne Lefuel, mort à Bénodet le 13 décembre 1914) ; prix de Rome en 1903.
  • Pierre Savigny de Belay (1890 - 1947), originaire de Quimper, doit en partie sa notoriété aux fresques, quatre panneaux de 4x3 m, intitulées : « Scènes de la vie bretonne » qu'il réalisa en 1923 dans une salle de l'Hôtel Ker Moor à Benodet.
  • En septembre 2009, la ville de Bénodet proposait à 16 peintres officiels de la Marine de passer une semaine dans la cité pour peindre. Une exposition réunissant leur travail se déroula durant l'été 2010 au Musée du bord de mer. Un catalogue fut édité « En escale à Benodet, les peintres officiels de la marine » (de Dominique Le Brun - Le Télégramme Éditions).

La littérature[modifier | modifier le code]

« Mais devant Benn Odet nous étions arrivés / Et, pensif, j'écoutais les turbulentes voix / De la mer qui, grondant, s'agitant à la fois / Semblait, loin de l'Odet, gémir comme une amante / Et vers son fleuve aimé s'avançait bouillonnante… »

  • André Suarès séjourna 5 mois à Bénodet au cours de l'année 1900 pour travailler à l'écriture de « Le Livre de l'Emeraude ». Il écrit à Romain Rolland au sujet de Bénodet :

« … Point de vent, sauf de bon matin, une mer divine, des nuits fraîches, un clair de lune à s'agenouiller devant le ciel… Ici, il fait toujours un temps admirable, une tiédeur de serre; les couchers de soleil sont émouvants comme une musique surhumaine…[205] »

« Je vous aime ce soir où monte la marée, / Bateaux de Bénodet à la voile azurée, / Pêcheurs de Loctudy dont les filets d'azur / Se confondent avec la mer et le ciel pur. / Cependant que l'Odet bleu comme une prière / Pâlit et que là-bas, chaque phare s'éclaire / L'Odet / Est la plus bleue et la plus claire / Rivière / Loin de la guerre atroce et des coups de canon / Bénodet ne sait pas celle-là qu'il préfère / La mer aux mille écueils ou sa tendre rivière / L'Odet plus douce encore que ne sonne son nom / Mais le temps passe il faudra bien que tu t'en ailles / Laissant Quimper et le Comté de Cornouailles »

  • André Chevrillon évoqua Bénodet dans « L'Enchantement Breton » œuvre dans laquelle il regrettait déjà certaines transformations réalisées du fait du tourisme comme la transformation en route carrossable de la corniche de l'Estuaire qui n'était jusqu'alors qu'un sentier côtier.
  • Alex Nicol, auteur du roman « Le Tsar de Bénodet » (Éditions Alain Bargain - 2007), relate l'histoire du descendant d'un lieutenant du Tsar qui débarque à Bénodet et arme le Natacha, le gros sablier de l'Odet qui extrait le maërl des Glénan. À sa mort, sa fille Maria reprendra l'affaire pour la faire fructifier…
  • Serge Le Gall, auteur du roman « Sables mouvants à Bénodet » (Éditions Alain Bargain - 2002), entraîne le lecteur dans un suspense haletant sur les traces d'un serial killer, des rives de l'Odet, de Sainte-Marine à Bénodet en passant par les îles Glénan.
  • Dans le roman « Psychose sur Bénodet » (Éditions Alain Bargain - 2012), Bernard Larhant entraîne le lecteur dans une triple enquête dans la région de Bénodet.
  • « Un peu plus loin sur la droite » (Viviane Hamy, 1996, 255 p), roman de Fred Vargas qui se déroule en Bretagne, dans un lieu imaginaire qui pourrait être inspiré par le Bénodet de l'enfance de l'auteur.

La musique[modifier | modifier le code]

  • Chaque été, depuis 2000, Bénodet organise la manifestation « l'été en fête », des concerts gratuits où viennent se produire de nombreux artistes, à la butte du fort, chaque vendredi soir de la saisons estivale. Ainsi, ces dernières années sont venus à Bénodet Salif Keita, Manu Dibango, Orchestra Baobab, Arno, Charlélie Couture, Dan Ar Braz, Didier Squiban, Susheela Raman, Dick Rivers, Blankass et bien d'autres… La « scénarisation » de l’estuaire afin d'y produire des spectacles de qualité mais d'ampleur importante rompt toutefois avec une époque où l'échelle des festivités proposées autorisait souvent une plus grande convivialité. L'afflux de milliers de spectateurs (entre 4 000 et 10 000 selon les dates[207]) n'est pas sans poser parfois certains problèmes à la Ville[208].

Le cinéma[modifier | modifier le code]

Loisirs et culture[modifier | modifier le code]

Plages[modifier | modifier le code]

Plage du Trez ou Grande Plage[modifier | modifier le code]

Située au cœur de Bénodet, bordant la baie exposée au sud, c'est cette grande plage qui attire les premiers estivants du début du siècle dernier. Plusieurs familles ayant des villas font alors construire des cabines de plage sur des socles de granit, comme cela se faisait alors dans de nombreuses stations balnéaires. Ceux qui ne disposaient pas de telles cabines, installaient pour la saison des tentes de plage. Dans les années 1970, une grande partie des cabines dut céder la place à une nouvelle construction de béton, construite en remblai sur le haut de la plage, comportant cabines de plage (en location) et promenade. La partie de plage située face à la butte du fort avait vu ses cabines disparaître à la même époque mais conservait encore les socles de granit témoins de cette époque.

Plus d'un siècle sépare ces deux vues prises sur la butte du fort.

Les derniers travaux d'aménagement réalisés par la Ville firent disparaître ces derniers souvenirs d'une époque révolue et la promenade de béton longe aujourd'hui l'intégralité de la plage. Le remblai réalisé est plus important au niveau de la butte du fort et a fait disparaître les derniers rochers encore présents sur cette partie de la plage. D'autres stations de la région, comme Port-Manech (commune de Névez), ont pour leur part pourtant su conserver et tirer parti de leur patrimoine architectural balnéaire.

La grande plage en 2011.

L'utilisation du béton dans les nombreux aménagements réalisés à Bénodet depuis près de 20 ans sert aujourd'hui de référence à l'industrie des ciments et bétons[210].

Plage du Coq[modifier | modifier le code]

Dominée par le phare du Coq et la corniche de l'estuaire, la plage du Coq n'a que peu changé depuis des années. Elle se prolonge jusqu'à la cale de l'ancien bac reliant Bénodet à Sainte-Marine et constitue de fait le début de la rive orientale de l'Odet.

La plage et le phare du Coq

Plage du Letty[modifier | modifier le code]

Au débouché de la Mer Blanche, véritable petite mer intérieure nichée au sein d'un environnement naturel protégé, la plage du Letty fait face au cordon dunaire filant jusqu'à la pointe de Mousterlin.

La Mer Blanche à Bénodet, à gauche : le Letty

Port de plaisance[modifier | modifier le code]

Le port de plaisance de Bénodet

Accessible par tout temps, à toute heure de la marée et pour tous types de bateaux, le port de plaisance de Penfoul-Bénodet[211] propose 500 places sur ponton et 250 places sur bouée.

Casino[modifier | modifier le code]

Le casino de Bénodet.

Administré par le groupe Lucien Barrière, le casino de Bénodet figurait, en 2009, en soixante-troisième place dans le classement national des établissements de ce type, treize étant installés en Bretagne[212].

C'est le statut de station classée de tourisme qui a permis que puisse s'installer un casino à Bénodet, permettant ainsi à la commune, comme la loi le prévoit, de se voir reverser près de 15 % du produit brut des jeux. L'arrivée des machines à sous en 1992 fit exploser cette participation au budget municipal (près de 2M€ en 2007). Aménagements urbains et festivités estivales de Bénodet en bénéficièrent directement[213].

Au casino de Bénodet, les mises sont possibles dès un centime d'euro, permettant ainsi à tous les publics de pouvoir jouer, participant de ce fait à la démocratisation des jeux d'argent[214] et assurant ainsi à l'établissement une fréquentation constante.

Centre de thalassothérapie[modifier | modifier le code]

Thermes Marins de Bénodet : salle d’aromathérapie, hammams, saunas, rivière de marche d’eau froide et salle de gymnastique. Le centre dispose également d’un bassin d'eau de mer chauffé à 31 °C.

Cinéma[modifier | modifier le code]

2 salles numériques de 110 et 310 places équipées en 2D et 3D : Cinémarine Bénodet[215] - Corniche de la plage.

Bibliothèque[modifier | modifier le code]

Espace Jean-Boissel - avenue de la Mer.

- 10 000 ouvrages - Prêt de cassettes vidéos, DVD, CD et CD-Rom - Espace enfants jeunesse - Salle de lecture - Recherche informatisée des livres.

Danse et musique bretonne[modifier | modifier le code]

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Le Cercle Celtique « Korollerien Bénodet  » (qui signifie : « Danseurs de Bénodet ») fut créé en 1942 à l'initiative du Dr Jacq. Etudiant à Rennes mais issu d'une ferme Bénodetoise, il fonda le groupe avec l'aide de sa sœur Marie Ange. Ce fut pour les jeunes de la région une vraie révélation mais surtout une prise de conscience de l'importance du folklore breton. Ainsi, de 1942 à environ 1958 les Korollerien Bénodet connurent un certain succès et virent leur apogée en 1951, date à laquelle Mlle Jeannine Louédec devint « Reine des Voiles Blanches  » et surtout «  Reine de Cornouaille  ».

Au fil des ans, cependant, la ferveur et l'enthousiasme diminuèrent malgré les efforts de quelques passionnés. En 1972, Jean René Guirinec redonna un nouvel élan au cercle : Mlle Agnès Colliou obtient un titre de Deuxième Demoiselle d'Honneur. Quelques années plus tard le cercle réussi à s'illustrer de nouveau au Festival de Cornouaille, en obtenant un titre de Première Demoiselle d'Honneur en la personne de Mlle Françoise Boussard. Malgré des efforts considérables et réitérés, le cercle des "Korollerien Bénodet" se voit contraint d'abandonner ses illusions en 1986.

En décembre 1996, cinq jeunes gens (Nicolas Bosser, Marie Cajean, Nathalie Désothez, Brigitte Nédélec, René Tudal), issus du terroir de l'Aven, en mal de culture bretonne, cherchant leur route parmi les différents cercles de Cornouaille, se retrouvèrent à Bénodet. À force de discours, d'engagement, de fierté pour la Bretagne et d'expérience, le projet de faire revivre le Cercle devient réalité et voit le jour en janvier 1997. Mlle Marie Cajean, sa présidente, porte haut les couleurs de Bénodet pour sa grande première.

Le cercle celtique « Korollerien Bénodet » comprend actuellement une quarantaine de membres dont une dizaine d' enfants.

Le cercle présente trois types de costumes féminins, le costume porté est celui de la Région Fouesnantaise (Giz Fouen ) et comprend :

  • Des costumes des années 1900 en velours et drap noir, certain étant perlé. Un costume des années 1930 en crêpe noir, brodé et perlé. Plusieurs costumes datant des années 1940 en velours noirs, perlés et brodés de différentes couleurs. La coiffe et les collerettes sont différentes selon les époques : celles des années 1900 étant plus petites que celles des années 1940.
  • Le costume des hommes est celui des années 1940. Il est constitué d'un pantalon rayé, d'une chemise blanche, d'un gilet et d'une veste de velours et drap noir ainsi que d'un chapeau à boucle.

Les danses effectuées au sein du cercle celtique, au programme : Kas Ha Barh, valse / valse écossaise, Avant-deux-de-travers, gavotte de l'Aven, suite Bigoudène, gavotte des Montagnes, pas de sept, hanter dro et bien d'autres ..

Environnement[modifier | modifier le code]

Qualité des eaux de baignade[modifier | modifier le code]

Au cours de l'été 2013, les prélèvements effectués au milieu de la plage du Trez ont donné un bon résultat pour la qualité des eaux de baignade[216].

Hydrolienne[modifier | modifier le code]

La première hydrolienne[217] de France baptisée « Sabella D03», a été testée à Bénodet durant un an, d’avril 2008 à avril 2009.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. André Suarès, Landes et marines. Le Crépuscule sur la mer, "Minerva : revue des lettres et des arts", n° du 15 septembre 1902, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k63182c/f266.image.r=Clohars%20Fouesnant.langFR
  2. "Journal officiel de la République française. Lois et décrets", n° du 5 décembre 1913, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k65210090/f20.image.r=B%C3%A9nodet.langFR
  3. Paul de Berthou et Léon Maître, "Itinéraire de Bretagne en 1636, d'après le manuscrit original", 1898, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k73687p/f143.image.r=B%C3%A9nodet.langFR
  4. Paul Féval utilise encore cette graphie en 1857 dans son roman La Louve, page 153, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6365476n/f155.image.r=B%C3%A9nodet.langFR
  5. a, b, c, d, e, f, g, h et i Chanoines Jean-Marie Abgrall et Paul Peyron, Notices sur les paroisses du diocèse de Quimper et de Léon : Bénodet-Perguet, "Bulletin de la commission diocésaine d'histoire et d'archéologie", Quimper, 2e année, 1902, p. 365-374, consultable http://catholique-quimper.cef.fr/images/stories/bibliotheque/pdf/pdf_notices/bnodet-perguet.pdf
  6. A. Serret, "Catalogue du musée archéologique et du musée des anciens costumes bretons de la ville de Quimper", imprimerie Cotennec, Quimper, 1901, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6340997f/f43.image.r=Perguet.langFR
  7. a et b Bénodet aux époques préhistorique et gallo-romaine - Louis Oges - Document disponible auprès de l'association Foën Izella
  8. Elle a été déposée au Musée départemental breton par M. de Chabre
  9. Séance du 29 mars, "Bulletin de la Société archéologique du Finistère", 1906, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k2076777/f25.image
  10. René Kerviler, "Armorique et Bretagne : recueil d'études sur l'archéologie, l'histoire et la biographie bretonnes", 1893, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k57842440/f297.image.r=B%C3%A9nodet.langFR
  11. a et b Historique de l'urbanisation de bénodet - Document disponible auprès de l'association Foën Izella
  12. « Le port de Bénodet », texte de Louis Oges écrit avant la guerre de 1939-1945 - Document disponible auprès de l'association Foën Izella
  13. Du côté de l'Odet : Porz ar Gwin - F. Savary - 1994 - Document disponible auprès de l'association Foën Izella
  14. Une chapelle Saint-Thomas, également dédiée à Thomas Becket, existe dans la localité voisine de Pleuven
  15. Acte par lequel le sénéchal de Cornouaille Henry Bernard reconnaît les droits du prieur de Locmaria à juger les affaires des bateaux et des marins dans ce port
  16. Georges Musset, État des coutumes perçues à Royan de janvier 1478 au 2 juillet 1484, "Recueil des actes de la Commission des arts et monuments de la Charente-Inférieure", 1902-1904, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k214059v/f455.image.r=B%C3%A9nodet.langFR
  17. Georges Musset, État des coutumes perçues à Royan de janvier 1478 au 2 juillet 1484, "Recueil des actes de la Commission des arts et monuments de la Charente-Inférieure", 1902-1904, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k214059v/f469.image.r=B%C3%A9nodet.langFR
  18. Georges Musset, État des coutumes perçues à Royan de janvier 1478 au 2 juillet 1484, "Recueil des actes de la Commission des arts et monuments de la Charente-Inférieure", 1902-1904, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k214059v/f482.image.r=B%C3%A9nodet.langFR
  19. Il enregistre aussi 27 navires venant de Penmarch, 10 d'Audierne, 12 de Loctudy, 6 de Quimper, 2 de Blavet, voir Daniel Tanguy, Le cabotage sur les côtes méridionales de la Bretagne à la fin du XVe siècle, "Bulletin philologique et historique jusqu'à 1610 du Comité des travaux historiques et scientifiques", 1966, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6430324f/f250.image.r=B%C3%A9nodet.langFR
  20. a, b, c et d Louis Oges, "Le port de Bénodet", consultable http://fr.slideshare.net/fouesnant/la-merfouesnantphpi-rprdq
  21. Auguste Pawlowski, La pointe d'Aunis à travers les âges d'après la géologie, la cartographie et l'histoire, "Bulletin de géographie historique et descriptive", 1907, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k61271438/f449.image.r=B%C3%A9nodet.langFR
  22. Christophe d'Arradon, quatrième des cinq fils de René d'Arradon, seigneur de Kerdréan, Qinipily, Camors, Botblezven, La Grandville, chevalier du roi et de Claude de Guého, capitaine de 50 hommes d'armes, frère de René d'Arradon et de Georges d'Arradon
  23. Jean Moreau, Henri Waquet (publié par), Mémoires du chanoine Jean Moreau sur les guerres de la ligue en Bretagne, Quimper, 1960
  24. Situés dans l'actuelle commune de Clohars-Fouesnant
  25. Berthou de Launay, Ben-Odet. - Carte du port de Ben-Odet, situé dans l'embouchure de la rivière d'Odet, ou de Quimper, depuis son entrée jusqu'à la pointe du Pao, levée géométriquement, avec les sondes de basse mer dans les grandes marées, 1723, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b53022691z/f1.item
  26. Les potences et carcans de cette justice seigneuriale, qui disposait du droit de haute justice, se trouvaient au lieu-dit Kreach ar Soner (la "colline du sonneur"), devenu par la suite Creach Coard, à l'emplacement de l'actuel château-d'eau de Bénodet
  27. a et b René Bleuzen, Vers les sources de l'hôtellerie à Bénodet avec la saga Le Clinche, consultable http://fr.slideshare.net/fouesnant/les-personnagesfouesnantphp-fd4iza
  28. Son grand-père maternel, Maurice de Querlazrec, était déjà capitaine garde-côte et commandant de Bénodet et l'Île-Tudy (confirmé par des lettres royales en 1588, 1595 et 1612), de même que son père Alain Euzenou (confirmé par de slettres rouyales de 1612, 1635 et 1637
  29. Comte de Rosmorduc, "La noblesse de Bretagne devant la chambre de la réformation, 1668-1671 : arrêts de maintenue de noblesse", tome 3, 1896-1905, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5586686v/f307.image.r=B%C3%A9nodet.langFR
  30. "La Gazette (France)", année 1691, no 1, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6448147h/f376.image.r=B%C3%A9nodet.langFR
  31. François-Marie de Kerguélen, né avant 1671, chevalier de Saint-Louis, commandant le ban et l'arrière-ban de l'évêché de Quimper, époux en secondes noces le 5 juin 1702 à Quilinen de Anne-Jacquette Danillo, dame de Penanjeun, décédé le 28 mars 1720 à Landrévarzec
  32. Cité par http://www.glenan.fr/Textes/Villier_du_Terrage/villiers_du_terrage.htm
  33. Texte cité par Louis Oges, "Le port de Bénodet", consultable http://fr.slideshare.net/fouesnant/la-merfouesnantphpi-rprdq
  34. Journal Mercure de France, décembre 1742, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6515419q/f157.image.r=B%C3%A9nodet.langFR
  35. Benjamin Girard, La Bretagne maritime, C. Thèse, Rochefort, 1889, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5744832r/f337.image.r=Clohars-Fouesnant.langFR
  36. Edm.-M.P. du V., Le R. P. Julien Maunoir, de la Compagnie de Jésus, apôtre de la Bretagne au XVIIe siècle, Albanel, Paris, 1869, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k63707557/f187.image.r=Clohars-Fouesnant.langFR
  37. http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5685361x/f410.image.r=Perguet.langFR
  38. Manuscrit de M. Boissière, Liste des prêtres finistériens réfugiés ou déportés en Espagne, "Bulletin diocésain d'histoire et d'archéologie", 1924, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5729760q/f255.image.r=Perguet.langFR
  39. a et b http://www.infobretagne.com/benodet.htm
  40. François Canaff avait été curé de Perguet jusqu'en 1787, puis professeur de quatrième au collège de Quimper. Il devint vicaire à Saint-Ivy le 1er octobre 1793, après la déportation de Guillaume Le Guellec.
  41. Daniel Bernard, "Recherches sur la Chouannerie dans le Finistère, revue "Annales de Bretagne", 1937, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k115338s/f112.image.r=Perguet.langFR
  42. Rapport de Toussaint Silguy, commissaire pour l'armement des côtes du canton de Fouesnant, cité par Jean Dénès et Yvette Le Gouill, "L'année 1793 dans le canton de Fouesnant", consultable http://fr.slideshare.net/fouesnant/population-fouesnantphpll4-spy
  43. O. Troude, "Batailles navales de la France", tome 2, 1867-1868, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6541320m/f456.image.r=B%C3%A9nodet.langFR
  44. O. Troude, "Batailles navales de la France", tome 3, 1867-1868, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6541322f/f45.image.r=B%C3%A9nodet.langFR
  45. François-Nicolas Dufriche de Foulaines, " Code des prises et du commerce de terre et de mer", tome 1, partie 2, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6572553t/f259.image.r=B%C3%A9nodet.langFR
  46. Arnaud Penn, "Fouesnant entre terre et mer, deux cent ans d'Histoires de la Révolution à nos jours, 1789-2000", Arnaud Penn, [ISBN 2-9516662-0-9]
  47. Maurice Bernard, L'œuvre de Caffarelli à Brest, "La Révolution française, revue historique", janvier 1915, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k1162394/f42.image.r=B%C3%A9nodet.langFR
  48. "Correspondance de Napoléon Ier", tome 10, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k62954782/f122.image.r=B%C3%A9nodet.langFR
  49. Charles-Guillaume Étienne, "Journal de l'Empire" du 6 avril 1811, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k4197695/f2.image.r=B%C3%A9nodet.langFR
  50. Charles-Guillaume Étienne, "Journal de l'Empire" du 4 janvier 1813, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k420408j/f2.image.r=B%C3%A9nodet.langFR
  51. a et b René Bleuzen, De Perguet à Bénodet : contribution à l'histoire par les métiers, Revue "Foen Izella" no 10, juin 1997, consultable http://www.glenan.fr/sites/Foenizel/bulletin_10/10_metie.htm
  52. Chemins de grande communication : nouveaux classements, "Rapports et délibérations du Conseil général du Finistère", 1861, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5562885b/f228.image.r=Clohars%20Fouesnant.langFR
  53. Chemins de grande communication : nouveaux classements, "Rapports et délibérations du Conseil général du Finistère", 1861, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5562885b/f231.image.r=Clohars%20Fouesnant.langFR
  54. Jean Coroller, "Bénodet : l'odyssée de la galerie à trèfles", consultable http://fr.slideshare.net/fouesnant/au-detourdesparoissesfouesnantphp-hyy1gh
  55. a et b http://patrimoine.region-bretagne.fr/sdx/sribzh/main.xsp?execute=show_document&id=MERIMEEIA29003486
  56. "Rapports et délibérations du Conseil général du Finistère", 1871, page 528, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k55629544/f626.image.r=Perguet.langFR
  57. Déjà un arrêté du 21 pluviôse an III avait ordonné la construction d'une école à Perguet, mais il n'avait pas été suivi d'effet
  58. "Bénodet, en 1871 s'ouvrait la première école", consultable http://fr.slideshare.net/fouesnant/ecoles-fouesnantphp-cgxb7m
  59. "Rapports et délibérations du Conseil général du Finistère", avril 1872, page 8, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5562178s/f8.image.r=Perguet.langFR
  60. "Rapports et délibérations du Conseil général du Finistère", 1874, page 297, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k55647045/f618.image.r=Perguet.langFR
  61. a, b, c et d René Bleuzen, avec le concours de Renan Clorennec, "Bénodet : les maires de la commune de Bénodet (suite)", consultable http://fr.slideshare.net/fouesnant/les-personnagesfouesnantphp6lyd-ud
  62. "Rapports et délibérations du Conseil général du Finistère", décembre 1877, page 177, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k55645158/f181.image.r=Perguet.langFR
  63. "Rapports et délibérations du Conseil général du Finistère", décembre 1877, page 177, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k55645158/f377.image.r=Perguet.langFR
  64. Contribution à l'histoire de Perguet - René Bleuzen - Document disponible auprès de l'association Foën Izella
  65. a et b [1] Document disponible auprès de l'association Foën Izella
  66. Philippe Rivière, "Le Pont de Cornouaille", http://www.clohars-fouesnant.fr/uploads/pdf/bulletins-municipaux/Bulletin-Municipal-Octobre-2012.pdf
  67. Projet d'installation d'un bac charretier à Bénodet, "Rapports et délibérations du Conseil général du Finistère, août 1872, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k55646502/f436.image.r=Clohars%20Fouesnant.langFR
  68. Adrien de Baroncelli, La Bretagne : plages bretonnes, 1906, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5773044q/f144.image.r=Sainte-Marine.langFR
  69. Adrien de Baroncelli, La Bretagne : plages bretonnes, 1906, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5773044q/f146.image.r=Sainte-Marine.langFR
  70. Gordon Sturrock, Excursion en Bretagne : août 1908, Société vélocipédique métropolitaine, 1908, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5774378v/f26.image.r=Sainte-Marine.langFR
  71. André Chevrillon, Au Pays breton, "Revue des deux mondes" du 1er juillet 1920, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5494190f/f52.image.r=Bigouden.langFR
  72. Journal Ouest-Éclair no 10266 du 6 décembre 1929, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k623921c/f4.image.r=B%C3%A9nodet.langFR
  73. Philippe Rivière, "Le pont de Cornouaille, 40 ans de traversés, 40 ans de traversées, http://www.clohars-fouesnant.fr/uploads/pdf/bulletins-municipaux/Bulletin-Municipal-Octobre-2012.pdf
  74. Photo du pont en construction sur le site officiel de Combrit Sainte-Marine
  75. [PDF] Le passage de l'Odet entre les pays de Fouesnant et de Pont-l'Abbé - René BLEUZEN - Document disponible auprès de l'association Foën Izella
  76. Serge Duigou, chapitre sur Bénodet dans « L'Odet », éditions Palantines, 2007, (ISBN 978-35678-026-3[à vérifier : isbn invalide])
  77. « À l'origine balnéaire d'une plage » dans le no 147 de la revue « études foncières » site personnel
  78. Une de ses filles, Jeanne Dauchez, artiste-peintre, épousa le peintre Lucien Simon ; un de ses fils André Dauchez est aussi un artiste peintre connu
  79. a et b "Bénodet : conversation avec un centenaire", consultable http://fr.slideshare.net/fouesnant/chroniques-defouesnantphpiy-ayx7
  80. René Bleuzen, "Vers les sources de l'hôtellerie à Bénodet avec la saga Le Clinche, consultable http://fr.slideshare.net/fouesnant/les-personnagesfouesnantphp-fd4iza
  81. Une station balnéaire en hiver : Bénodet 23 mars 1974
  82. Journal Le Figaro no 217 du 4 août 1892, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k282248w/f3.image.r=B%C3%A9nodet.langFR
  83. Le journal Le Petit Parisien no 7551 du 30 juin 1897, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k518228s/f3.image.r=B%C3%A9nodet.langFR, raconte un accident dû à un cheval tirant une voiture ramenant une famille quimpéroise revenant d'une partie de campagne au bord de la mer survenu dans la descente de la côte de Moulin du Pont ; dans le sens Quimper-Bénodet, cette côte posait aussi quelques problèmes aux chevaux: Bernard Delaire raconte que, partis de la gare de Quimper, « les chevaux transpiraient sous le lourd chargement. Au Moulin du Pont, il y avait un arrêt pour faire reposer les chevaux. Les jeunes montaient la côte à pied et remontaient dans la carriole à l'embranchement de Gouesnach », voir http://fr.slideshare.net/fouesnant/chroniques-defouesnantphpiy-ayx7
  84. Marius Sepet, Un mois à l'Île-Tudy, "La semaine des familles" n° du 30 mars 1895, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5513671j/f7.image.r=Tudy.langFR
  85. Louis Rousselet, Excursions de vacances, "Le Journal de la jeunesse. Nouveau recueil hebdomadaire illustré", juillet 1899, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k423883g/f44.image.r=Perguet.langFR
  86. Armand Praviel, L'affaire Buguet, "Revue belge" du 1er janvier 1931, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5859563b/f30.image.r=B%C3%A9nodet.langFR
  87. "Annales du sauvetage maritime", 1872, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5767946m/f310.image.r=B%C3%A9nodet.langFR
  88. "Journal officiel de la République française. Lois et décrets", n° du 23 février 1877, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6210400b/f36.image.r=B%C3%A9nodet.langFR et journal La Presse du 6 février 1877, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k542150j/f4.zoom.r=B%C3%A9nodet.langFR
  89. "Journal officiel de la République française. Lois et décrets", n° du 2 mai 1880, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6488174h/f36.image.r=B%C3%A9nodet.langFR
  90. Journal La Lanterne no 4799 du 11 juin 1890, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k75055264/f4.zoom.r=b%C3%A9nodet.langFR
  91. Journal La Croix no 2723 du 6 avril 1892, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k2130026/f4.zoom.r=B%C3%A9nodet.langFR
  92. "Journal officiel de la République française. Lois et décrets", n° du 22 mai 1897, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6436661m/f4.image.r=B%C3%A9nodet.langFR
  93. Journal Le Rappel no 10563 du 10 février 1899, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k75436689/f4.zoom.r=B%C3%A9nodet.langFR
  94. Journal La Lanterne no 9666 du 10 octobre 1903, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k7508972p/f3.zoom.r=B%C3%A9nodet.langFR
  95. Journal Le Petit Parisien no 10911 du 12 septembre 1906, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5622693/f2.image.r=B%C3%A9nodet.langFR
  96. "Annales du sauvetage maritime", juillet 1909, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5802711r/f77.image.r=B%C3%A9nodet.langFR
  97. Journal Ouest-Éclair no 3968 du 3 décembre 1909, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k642367c/f4.image.r=B%C3%A9nodet.langFR
  98. "Annales du sauvetage maritime", 1917, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k58022289/f111.image.r=B%C3%A9nodet.langFR
  99. Journal La Lanterne no 12358 du 22 février 1911, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k7513276n/f3.zoom.r=B%C3%A9nodet.langFR
  100. Journal La Croix n° du 23 juin 1912, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k258335n/f6.image.r=B%C3%A9nodet.langFR
  101. Journal Ouest-Éclair no 7424 du 2 mars 1922, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5837019/f4.image.r=B%C3%A9nodet.langFR
  102. "Journal officiel de la République française. Lois et décrets", n° du 9 octobre 1923, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6476050v/f4.image.r=B%C3%A9nodet.langFR
  103. "Annales du sauvetage maritime", 1er janvier 1923, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5766622v/f64.image.r=B%C3%A9nodet.langFR et journal Ouest-Éclair no 7746 du 19 décembre 1922, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k583993s.r=B%C3%A9nodet.langFR
  104. "Journal officiel de la République française. Lois et décrets", n° du 14 janvier 1923, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6479352n/f38.image.r=B%C3%A9nodet.langFR
  105. "Annales du sauvetage maritime", 1924, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5766638q/f85.image.r=B%C3%A9nodet.langFR
  106. "Annales du sauvetage maritime", 1924, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5766642m/f60.image.r=B%C3%A9nodet.langFR
  107. Journal Ouest-Éclair no 8831 du 23 décembre 1925, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k648228q/f2.image.r=B%C3%A9nodet.langFR
  108. Journal Ouest-Éclair no 12313 du 24 juillet 1930, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6582533/f4.image.r=B%C3%A9nodet.langFR
  109. "Annales du sauvetage maritime", 1930, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k58284915/f78.image.r=B%C3%A9nodet.langFR
  110. Journal Ouest-Éclair no 12949 du 20 avril 1932, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k624787c.r=B%C3%A9nodet.langFR
  111. "Journal officiel de la République française. Lois et décrets", n° du 24 mars 1935, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6547858n/f6.image.r=B%C3%A9nodet.langFR et journal Le Matin no 18503 du 17 novembre 1934, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k578533m/f5.image.r=B%C3%A9nodet.langFR
  112. Journal Le Matin no 18590 du 12 février 1935, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k578620f/f3.zoom.r=B%C3%A9nodet.langFR
  113. "Annales du sauvetage maritime", 1937, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5828309q/f56.image.r=B%C3%A9nodet.langFR
  114. Journal Le Matin no 19968 du 24 novembre 1938, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5861578/f3.image.r=B%C3%A9nodet.langFR
  115. Journal Ouest-Éclair no 16068 du 23 novembre 1940, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k662168m/f3.image.r=B%C3%A9nodet.langFR
  116. Journal Ouest-Éclair no 16010 du 26 septembre 1940, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k662110v/f4.image.r=B%C3%A9nodet.langFR
  117. Journal La Croix no 6552 du 17 août 1904, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k220402v/f3.image.r=B%C3%A9nodet.langFR
  118. Journal Le Temps no 16332 du 9 mars 1906, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k238551z/f3.image.r=B%C3%A9nodet.langFR
  119. Journal Le Temps no 16916 du 17 octobre 1907, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k239149p/f3.zoom.r=B%C3%A9nodet.langFR
  120. Journal Ouest-Éclair no 3198 du 17 octobre 1907, consultablehttp://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6415895/f4.image.r=B%C3%A9nodet.langFR
  121. Gaston Deschamps, Paysages bretons, journal Le Temps n° 12888 du 13 septembre 1896, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k2349814/f2.image.r=B%C3%A9nodet.langFR
  122. Gustave Geffroy, revue "Le Tour du monde", 1904, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k344479/f472.image
  123. "Bulletin des lois de la République française", 1906, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k215440m/f1606.image.r=B%C3%A9nodet.langFR
  124. a et b http://www.memorial-genweb.org/~memorial2/html/fr/resultcommune.php?idsource=3814
  125. http://www.geneanet.org/gallery/?action=detail&rubrique=monuments&id=212060&desc=benodet&individu_filter=christien
  126. a et b Louis Ogès, "À Bénodet : la Grande Guerre, consultable http://fr.slideshare.net/fouesnant/guerre-afouesnantphpr9sm-wd
  127. André Chevrillon, Au Pays breton, "Revue des deux mondes" du 1er juillet 1920, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5494190f/f48.image.r=Bigouden.langFR
  128. André Chevrillon, Au Pays breton, "Revue des deux mondes" du 1er juillet 1920, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5494190f/f50.image.r=Bigouden.langFR
  129. Un yachtman de la belle époque, Maurice de Laubrière 1854 - 1928 - N. Guichet - Le Chasse-Marée
  130. La grande semaine Le Palais - Bénodet dans le Ouest Eclair du 24/08/1935
  131. La course croisière Plymouth - Bénodet dans le Ouest Eclair du 19 août 1936
  132. Les régates de Bénodet, revue "Match" no 418 du 14 août 1934, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5510065t/f12.image.r=B%C3%A9nodet.langFR
  133. Journal Ouest-Éclair no 12680 du 26 juillet 1931, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k624518q/f4.image.r=B%C3%A9nodet.langFR
  134. a et b René Bleuzen, "Bénodet est un havre de vie depuis la nuit des temps", consultable http://fr.slideshare.net/fouesnant/la-merfouesnantphpvhouvk
  135. Parmi ces étrangers, 13 alsaciens (l'Alsace-Lorraine est alors allemande), 4 anglais, 1 italien, 5 suisses, 1 américain, 1 luxembourgeois et deux allemands
  136. [PDF] Animations estivales à Bénodet dans les années 1930 - René Bleuzen - Document disponible auprès de l'association Foën Izella
  137. "Bulletin officiel de l'Office national d'hygiène sociale", 1928-1930, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k62339758/f515.image.r=B%C3%A9nodet.langFR
  138. René Bleuzen, "Animations estivales à Bénodet dans les années 1930", consultable http://fr.slideshare.net/fouesnant/la-merfouesnantphp-cdswkh
  139. Journal Ouest-Éclair no 14910 du 5 septembre 1937, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6308025/f9.image.r=B%C3%A9nodet.langFR
  140. a et b François Haas, né le 16 octobre 1907 à Bénodet, décédé le 6 mai 1996 à Quimper, fut par exemple 2e de la course cycliste Paris-Auxerre et 3e de Paris-Laigle en 1930 ; il participa au Tour de France cycliste ; voir http://www.siteducyclisme.net/coureurfiche.php?coureurid=24874 et journal Ouest-Éclair no 12737 du 21 septembre 1931, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k624575n/f10.image.r=B%C3%A9nodet.langFR
  141. "Procès-verbaux et rapports du conseil départemental d'hygiène et des commissions sanitaires du Finistère. Lois des 15 février 1907 et 7 avril 1903 relatives à la protection de la santé publique 1922", imprimerie Ed. Menez, Quimper, 1923, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6505561c/f107.image.r=B%C3%A9nodet.langFR
  142. "Procès-verbaux et rapports du conseil départemental d'hygiène et des commissions sanitaires du Finistère. Lois des 15 février 1907 et 7 avril 1903 relatives à la protection de la santé publique 1922", imprimerie Ed. Menez, Quimper, 1923, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6505561c/f106.image.r=B%C3%A9nodet.langFR
  143. "Journal officiel de la République française. Lois et décrets", n° du 31 juillet 1925, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6493055j/f36.image.r=B%C3%A9nodet.langFR
  144. Journal Ouest-Éclair no 13573 du 4 janvier 1934, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k659513x/f10.image.r=B%C3%A9nodet.langFR
  145. Journal Ouest-Éclair no 13483 du 6 octobre 1933, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k659423z/f4.image.r=B%C3%A9nodet.langFR
  146. Matelot canonnier sur le Bretagne, décédé le 3 juillet 1940 lors de l'attaque britannique sur Mers-El-Kébir
  147. Jean-René Canevet, "La guerre 1939-1845 à Fouesnant et dans sa région", 2011, [ISBN 978-2-9529834-1-9]
  148. a et b Annick Le Douguet, "La gendarmerie de Fouesnant sous l'Occupation et à la Libération, consultable http://fr.slideshare.net/fouesnant/guerre-afouesnantphp-k7vymv
  149. [PDF] Le 4 juillet 1944 à Bénodet par René Bleuzen - Document disponible auprès de l'association Foën Izella
  150. Éric Rondel, La Bretagne bombardée, 1940-1944, éditions Ouest et Cie, 2011, (ISBN [9782364280076][à vérifier : isbn invalide])
  151. "Rapport no 4 concernant l'état du port de Bénodet et du matériel au 21 août 1944" cité par Jean-René Canevet, "La guerre 1939-1845 à Fouesnant et dans sa région", 2011, (ISBN [9782952983419][à vérifier : isbn invalide])
  152. Yvonne Nicolas, "Quelques aspects de la Libération au port de Bénodet", consultable http://fr.slideshare.net/fouesnant/guerre-afouesnantphp-klvtwl
  153. "Rapport de l'officier des équipages Friant, commandant le groupe marine de Quimper basé à Bénodet", cité par Jean-René Canevet, "La guerre 1939-1945 à Fouesnant et dans sa région", 2011, (ISBN [9782952983419][à vérifier : isbn invalide])
  154. "Rapport de gendarmerie du 4 décembre 1945", cité par Jean-René Canevet, "La guerre 1939-1845 à Fouesnant et dans sa région", 2011, [ISBN 978-2-9529834-1-9]
  155. Le développement de la voile en France, entre démocratisation et élitisme (1945/1970) - Philippe Lacombe - 2009
  156. "La lutte bretonne à Bénodet", consultable http://fr.slideshare.net/fouesnant/chroniques-defouesnantphp-hzzu0b
  157. "Tableaux de l'économie bretonne", 1992, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k64756081/f27.image.r=B%C3%A9nodet.langFR
  158. Hôtel Ker Moor, Grand Hôtel Abbatiale, Hôtel Kastel, Armoric Hôtel
  159. Les Bains de mer, Le Cornouialle, Ker Vennaik
  160. http://www.ouest-france.fr/benodet-le-grand-hotel-abbatiale-ferme-1885427
  161. Sunêlia Escale St-Gilles, Le Letty, Camping du Poulquer, La Mer Blanche, Camping de la Plage, Camping du Trez, Aux 2 Chênes, Yelloh Village [ce dernier étant en fait sur le territoire de la commune de Clohars-Fouesnant]
  162. a, b et c http://www.statistiques-locales.insee.fr/FICHES/DL/DEP/29/COM/DL_COM29006.pdf
  163. ¨Pierre Le Cain est né le 10 février 1736 à Perguet et décédé le 18 mars 1795 à Perguet
  164. Michel Le Cain est né le 28 août 1773 à Perguet et décédé le 16 août 1836 à Perguet
  165. Né le 24 octobre 1784 à Quimperlé, décédé le 10 avril 1876 à Morlaix ; c'est un frère de François Marie Briant de Laubrière, né le 9 mars 1781 à Quimperlé, décédé le 24 octobre 1863 à Hennebont, royaliste, maire d Quimper de 1826 à 1830, Député du Finistère du 24 novembre 1827 jusqu'à sa démission le 18 août 1830, voir http://www.assemblee-nationale.fr/sycomore/fiche.asp?num_dept=17991
  166. Pierre Jules Le Cain est né le 21 janvier 1813 à Perguet et décédé le 2 avril 1888 au Letty-Huella en Bénodet
  167. Jean Marie Friant, jardinier, né le 20 février 1821 à Plobannalec
  168. René Berrou, né le 19 novembre 1842 à Perguet, décédé le 24 janvier 1886 à Bénodet
  169. Enfant trouvé, il participa à la guerre de Crimée, épousa Luce Catherine Tanguy, devenant mercier à Quimper, puis il acheta une ferme au Lety-Huella en Perguet le 12 avril 1873, puis construisit le manoir du Lety situé à l'entrée de la route du Canvez, voir Jean Porus, enfant trouvé, décoré de la médaille de Crimée par la reine d'Angleterre, et maire de Bénodet, revue "Foen Izella", n°10, juin 1997, consultable http://www.glenan.fr/sites/Foenizel/bulletin_10/10_porus.htm. Voir aussi les numéros de cette même revue de juin 1988 et avril 1993.
  170. Noël Marie Nédélec, né le 20 septembre 1839 à Le Tour en Clohars-Fouesnant, fils d'Allain Nédélec et Louise Kergoat, marié le 7 février 1866 à Fouesnant avec Marie Magdeleine Gourlaouen
  171. "Journal d'agriculture pratique, de jardinage et d'économie domestique", 5 janvier 1905, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6550352j/f233.image.r=B%C3%A9nodet.langFR
  172. Joseph Sautejeau est né le 18 novembre 1855 à Melgven ; il a épousé le 23 juillet 1887 à Bénodet Anne Guillou, veuve de Tristan Coriou
  173. voir la fiche de Maurice Bouilloux-Lafont sur le site de l'Assemblée nationale
  174. Les séances du conseil municipal sont présidées pendant plus d'un an par l'adjoint au maire Pierre Le Loupp
  175. http://www.annuaire-mairie.fr/ville-benodet.html#classement
  176. Loi no 2002-276 du 27 février 2002 relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V "des opérations de recensement".
  177. INSEE : Les grandes étapes : 2002 – 2009
  178. « Calendrier des recensements des communes du département du Finistère », sur www.insee.fr, Insee (consulté le 14 septembre 2011)
  179. Par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de 5 ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 d’afficher dans le tableau des recensements : la population 2006, première population légale connue post-1999, les populations légales suivantes correspondant aux années réelles de recensement et enfin la dernière population légale publiée par l’INSEE. Dans le graphique sont par contre représentés l’ensemble des populations légales connues.
  180. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  181. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011
  182. « Évolution et structure de la population à Bénodet en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 14 septembre 2011)
  183. « Résultats du recensement de la population du Finistère en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 14 septembre 2011)
  184. Bénodet : Adoption du budget, le taux des impôts n'évolue pas - Ouest-France - Archives du lundi 02-04-2012
  185. Les impôts locaux à Bénodet d'après le site Proxiti
  186. La Dette de la Commune de Bénodet, d'après le site JDN
  187. Les villes les plus endettées de France - JDN Business
  188. Obelix Trophy
  189. Pas d'obelix Trophy cette année à Bénodet - Ouest-France
  190. Le site dédié à cette manifestation
  191. Le feu d'artifice du 15 août définitivement annulé - Ouest-France
  192. (Rodolphe Koechlin est un descendant de la famille Koechlin, famille alsacienne très connue et fils d'Émile Koechlin, maire de Mulhouse et industriel du textile). Ingénieur de l'École Centrale des Arts et Manufactures de Paris en 1869, participa à la défense de Belfort sous les ordres du colonel Denfert-Rochereau et industriel, vit en Suisse, puis à Paris après l'annexion de l'Alsace-Lorraine par l'Allemagne ; il choisit à la fin du XIXe siècle de s'installer à Bénodet, menant une vie simple, mais généreuse, soulageant la misère autour de lui. Chevalier de la Légion d'Honneur. Une rue de Bénodet, bordant son ancienne propriété, porte son nom, voir http://www.koechlin.net/index.php?option=com_content&view=article&id=78:rodolphe&catid=25:ancetres&Itemid=223. Son fils Rodolphe Émile Koechlin, né le 12 juillet 1874 à Bâle (Suisse), industriel, capitaine pendant la Première guerre mondiale, décédé le 13 septembre 1916 à Toulon sur le navire-hôpital France III, voir http://www.memoiredeshommes.sga.defense.gouv.fr/fr/arkotheque/client/mdh/base_morts_pour_la_france_premiere_guerre/detail_fiche.php?ref=1314496&debut=0
  193. a et b Jean Boissel par René Bleuzen - Document disponible auprès de l'association Foën Izella
  194. Article de Simone Cavalin le bulletin no 23 de l'association Foën Izella
  195. René Bleuzen retrace l'histoire du Minaret
  196. Projet pour le jardin « marocain » de la villa Kermadalen à Bénodet par Albert Laprade.
  197. Jean Coroller, "L'odyssée de la galerie à trèfles", consultable http://fr.slideshare.net/fouesnant/au-detourdesparoissesfouesnantphp-hyy1gh
  198. Perguet - René Bleuzen - Document disponible auprès de l'association Foën Izella
  199. Charles Chaussepied, Note sur la chapelle et le calvaire de Perguet en Bénodet, "Bulletin de la Société archéologique du Finistère", tome 43, 1916, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k2077197/f32.image
  200. http://www.culture.gouv.fr/public/mistral/dapamer_fr?ACTION=RETROUVER&FIELD_1=TOUT&VALUE_1=Perguet&FIELD_2=cmer1&VALUE_2=&FIELD_3=cmer6&VALUE_3=&FIELD_4=cmer2&VALUE_4=&FIELD_5=cmer3&VALUE_5=&FIELD_6=cmer4&VALUE_6=&FIELD_7=Appellation&VALUE_7=&FIELD_8=Date%20protection&VALUE_8=&NUMBER=1&GRP=0&REQ=%28%28Perguet%29%20%3aTOUT%20%29&USRNAME=nobody&USRPWD=4%24%2534P&SPEC=9&SYN=1&IMLY=&MAX1=1&MAX2=50&MAX3=50&DOM=MH
  201. http://www.google.fr/imgres?imgurl=http://www.patrimoine-religieux.fr/annuaire_opr/bdphotos/1255538513149/photos_12555385703351.jpg&imgrefurl=http://www.patrimoine-religieux.fr/eglises_edifices/29-Finistere/29006-Benodet/124188-EgliseNotre-Dame-de-la-Mer&h=375&w=500&tbnid=63ApdvRW5I7T3M:&tbnh=101&tbnw=135&zoom=1&usg=__0_t0S71HrhCk5sLa6rXpofKVdJY%3D&docid=oKsZUrjh4WzhdM&sa=X&ei=VFoZU9WdD4fmywOixILgBg&ved=0CFgQ9QEwBjgK&dur=2246
  202. Jean Boissel, né le 26 mars 1907 au "Grand Hôtel" tenu par ses parents, après avoir obtenu le baccalauréat, option commerciale, et parfait ses connaissances dans un hôtel niçois ainsi qu'en Angleterre, prisonnier au stalag 1A en Prusse orientale pendant la Seconde guerre mondiale, dont il revint les mains gelées, croix de guerre, président de l'Office de tourisme de Bénodet de 1954 à 1988, adjoint au maire de Bénodet de 1953 à 1959 ; il contribua aussi à la création d'une section hôtelière au lycée Chaptal de Quimper ; il est décédé le 25 décembre 1995
  203. Philippe Gille, " Catalogue des tableaux de L.-G. Pelouse réunis à l'École nationale des beaux-arts, quai Malaquais", 1892, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5698482n/f40.image.r=B%C3%A9nodet.langFR et http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5698482n/f51.image.r=B%C3%A9nodet.langFR
  204. Journal Le Temps no 22366 du 31 octobre 1922, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k244909n/f4.image.r=B%C3%A9nodet.langFR
  205. Bénodet et la Bretagne vus par André Suarès - Yvonne Nicolas - Document disponible auprès de l'association Foën Izella
  206. René Bazin, La Closerie de Champdolent, "Revue des deux Mondes", mai-juin 1917, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k431870p/f503.image.r=B%C3%A9nodet et http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k431870p/f523.image.r=B%C3%A9nodet
  207. Bénodet en fête : la programmation 2012 dévoilée - Ouest-France 31/03/202
  208. Des dégradations après les concerts du vendredi ? - Bénodet - Ouest-France du 08/08/2011
  209. Les Rencontres cinéma dopent l'économie locale - Ouest-France 26/01/2012
  210. Bénodet (Finistère): du béton aux couleurs de l'été - Info Ciments
  211. La fiche du port de Penfoul sur le site Bretagne Info Nautisme
  212. Le Casino de Bénodet, un établissement de jeux typique d’une station balnéaire. Sur le site CasinosGuide.net
  213. Les œufs d’or, par J-Y le Dréau sur le site de la mairie de Fouesnant
  214. Les jeux de l'argent: de l'agrément à la dépendance - Richard Lefrançois, Professeur associé à l'Université de Sherbrooke - Cyberpresse, La Tribune, Opinions, août 2009
  215. Le site du cinéma Cinémarine de Bénodet
  216. Ministère du travail, de l’emploi et de la santé - Qualité des eaux de baignade 2013
  217. Batiactu- info, emploi, moteur de recherche BTP & immobilier

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Chanoines Jean-Marie Abgrall et Paul Peyron, Notices sur les paroisses du diocèse de Quimper et de Léon : Bénodet-Perguet, "Bulletin de la commission diocésaine d'histoire et d'archéologie", Quimper, 2e année, 1902, p. 365-374.
  • De Perguet à Bénodet, Renan Clorennec, Éditions Ressac, Quimper, 1984. (ISBN 2-904966-04-8).
  • Revue Foen Izella :Spécial Bénodet 2003
  • L'Odet, Serge Duigou, Éditions Palantines, Plomelin, 2007.
  • Bénodet d'hier et d'aujourd'hui, Michel Mélennec, 2007.
  • A bord du Penfret : le dernier sablier de l'Odet, Pierre Primot, Revue Le Chasse-Marée, 1990, no49, p. 2-13.

Filmographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

  • Brasserie Tri Martolod fondée en 1999 à Benodet. Depuis mai 2008, la brasserie a déménagé à Concarneau.

Liens externes[modifier | modifier le code]

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  • Site officiel
  • Foën Izella Association de recherches sur l’histoire locale du pays de Fouesnant, auprès de laquelle il est possible de se procurer nombre de documents d'archives cités en référence de l'article.