Benedict Anderson

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Benedict Richard O'Gorman Anderson est né le (), à Kunming, en Chine, d'un père anglo-irlandais et d'une mère anglaise. Il est le frère de l'historien Perry Anderson. Il fait ses études aux États-Unis (Université de Californie) et en Angleterre (Université de Cambridge).

Professeur émérite de l'Université Cornell, à New York, aux États-Unis. Il enseigne les Relations Internationales, se spécialisant sur le nationalisme, l'Asie du Sud-Est et plus particulièrement sur l'Indonésie et la Thaïlande.

Nationalisme[modifier | modifier le code]

Anderson est surtout connu pour son ouvrage majeur Imagined Communities. Reflections on the Origin and Spread of Nationalism, paru en 1983 (traduction française 1996, L'imaginaire national: réflexions sur l'origine et l'essor du nationalisme, Paris, La Découverte). Placé dans une approche constructiviste, il se demande pourquoi une si large proportion de gens dans le monde croient qu’ils font partie d’une nation "propre" et pourquoi ils y demeurent fidèles. Il focalise ainsi son approche sur la notion d'"imaginaire collectif", à partir duquel il en retire une définition de la nation : "une communauté politique imaginée". Soit une communauté imaginée, réunissant des gens qui ne se connaissent pas et qui ne se croiseront jamais mais qui éprouvent un fort sentiment d’appartenance à une communauté.

Cette construction identitaire est une force issue du passé. Elle émerge alors que trois autres conceptions culturelles perdent de leur influence :

  • la religion (et la "langue sacrée" donnant accès à la seule vérité ontologique)
  • les dynasties (qui permettent de gouverner par la grâce de dieu)
  • la conception du temps (par où 'cosmologie' et 'histoire' se confondent)

La fin de ces trois conceptions permet ainsi l'émergence d'une nouvelle conscience culturelle. Cette nouvelle conscience culturelle trouve sa source dans le développement du capitalisme, l'émergence d'une nouvelle technologie de communication (l'imprimerie; on parle ainsi de "capitalisme d'imprimerie") et le développement des langues vernaculaires.

Pour Anderson, le succès du nationalisme repose sur sa capacité à combiner universalisme et particularisme, tout en restant compatible avec d’autres idéologies politiques.

L'auteur cerne également de manière précise (voir Chapitre 9 de "L'imaginaire national") les mécanismes qui ont favorisé le développement du sentiment national :

  • La carte
  • Le recensement
  • Le musée

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Distinctions[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]