Bendejun

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Bendejun
Mairie
Mairie
Blason de Bendejun
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Provence-Alpes-Côte d'Azur
Département Alpes-Maritimes
Arrondissement Arrondissement de Nice
Canton Canton de Contes
Intercommunalité Communauté de communes du Pays des Paillons
Maire
Mandat
Joël Gosse
2014-2020
Code postal 06390
Code commune 06014
Démographie
Gentilé Bendejunois
Population
municipale
939 hab. (2011)
Densité 148 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 50′ 17″ N 7° 17′ 27″ E / 43.8381, 7.290843° 50′ 17″ Nord 7° 17′ 27″ Est / 43.8381, 7.2908  
Altitude Min. 240 m – Max. 1 100 m
Superficie 6,35 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Alpes-Maritimes

Voir sur la carte administrative des Alpes-Maritimes
City locator 14.svg
Bendejun

Géolocalisation sur la carte : Alpes-Maritimes

Voir sur la carte topographique des Alpes-Maritimes
City locator 14.svg
Bendejun

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Bendejun

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Bendejun

Bendejun est une commune française située dans le département des Alpes-Maritimes en région Provence-Alpes-Côte d'Azur. Ses habitants sont appelés les Bendejunois.

Géographie[modifier | modifier le code]

Le village est situé à 18 km au nord de Nice (direction Contes - Coaraze - Peïra-Cava par le col Saint-Roch).

Ce village est éparpillé sur des terrasses en campagne.

Bendejun possède une médiathèque, des aires de jeux, un tennis, et la ville et plusieurs acteurs associatifs organisent toute l'année des soirées concerts, théâtre et cinéma.

Une nouvelle école disposant d'une salle polyvalente et d'une cantine a été construite en 2009 et ouverte en septembre 2009.

Histoire[modifier | modifier le code]

Bendejun est une station climatique recherchée depuis le début du siècle.

Initialement, Bendejun est un hameau de la commune de Châteauneuf-Villevieille (ou Châteauneuf-de-Contes). Ce n’est qu’en 1911 qu’il en sera détaché pour former une commune de plein exercice.

Le hameau est cité en 1030 dans le chartrier de Saint-Pons, sous le nom de Bec de Juno.

Le 22 novembre 1622, Pierre Maletti, évêque de Nice, érige en paroisse le lieu de Bendejun en le détachant de Châteauneuf «à cause de la distance avec le chef-lieu». L’église avait pour titulaire Notre-Dame-du-Saint-Rosaire, aujourd'hui l'église-vieille.

Pour autant, l’histoire de Bendejun remonte à l’antiquité. Une implantation gallo-romaine a été relevée à l’ouest de l’actuelle agglomération, qui supportait peut-être le site du village médiéval.

Le nom de Bendejun -Brechet- apparaît dès le XIe siècle, en 1030, sous le titre de son église dédiée à saint Benoît et administrée par les bénédictins de Saint-Pons. Mais, dès le XIIIe siècle, cette première implantation semble s’être dispersée.

De fait, l’agglomération se forme progressivement en contrebas, tout en présentant un caractère d’habitat dispersé rare dans le comté de Nice. En 1622, elle est érigée en paroisse avec pour centre une église nouvelle.

À la fin du XIXe siècle, la bourgeoisie niçoise y fit construire des demeures de plaisance destinées à ses frais séjours d’été, demeures toujours visibles, parsemant la campagne. Un tremblement de terre secoua le village le 23 février 1887.

Quelques édifices retiennent l’attention. L’église du XVIIe siècle, dite la Glèia vièia, est devenue en 1869 chapelle des Pénitents blancs de la Sainte-Croix du village, tandis que leur chapelle initiale, construite vers 1722-1725, est agrandie pour devenir, en 1868, l’église paroissiale.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs[1]
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1911 1919 Comte Xavier Saissi de Châteauneuf    
1919 1944 François Gastaud    
1944 1946 Charles Mannoni    
1946 1985 René Bermon    
1985 mars 2001 Jean Guillon    
mars 2001 novembre 2009 (démission) Claude Cristini PCF  
décembre 2009[2] en cours Joël Gosse PCF  

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 939 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1911. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968
421 294 223 273 248 242 186 267 360
1975 1982 1990 1999 2006 2007 2011 - -
396 600 763 843 892 899 939 - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[3] puis Insee à partir de 2004[4].)
Histogramme de l'évolution démographique


Économie[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

L'église Notre-Dame-du-Rosaire
  • L'église Notre-Dame-du-Rosaire et son clocher de 30 m. Elle a été inaugurée le 5 mai 1868. Elle a été construite sur les fondations de l'ancienne chapelle des Pénitents Blancs qui datait de 1720. Auparavant la messe était dite dans l'ancienne chapelle Notre-Dame-du-Rosaire qui était devenue l'église-vielle où était célébrée la messe pour éviter aux habitants d'aller à l'église de Châteauneuf-Villevieille, très éloignée.
Dans le clocher se trouvent trois cloches de l'église-vieille datant de 1662, 1849 et 1863. Le clocher était initialement plus bas, il a été surélevé en 1883 mais a été très ébranlé au cours du tremblement de terre le 23 février 1887.
On trouve à l'intérieur de l'église une statue de saint Roch placée pendant l'épidémie de petite vérole, en juin 1871.
  • L'église-vieille, datant du XVIe siècle, reprise par les pénitents blancs qui avaient cédé leur chapelle pour construire la nouvelle église. L'église a été restaurée en 1868. Un tableau commémore la première chapelle Sainte-Croix des pénitents datant du 15 août 1720.
  • La chapelle de l'Immaculée-Conception possède une façade classique. Elle était réservée, en 1720, aux seigneurs Martini et à certains habitants du quartier.
  • La chapelle Saint-Benoît ou Saint-Bénédé : à l'ouest de village, en ruines, elle a été détruite par le tremblement de terre de 1887.
  • Le Monument aux morts, inauguré par le député Flaminius Raiberti, le 10 septembre 1922.
  • Manoir des seigneurs Rosso.
  • La Pergola : château du chevalier Charles-Henri Mari, conseiller à la cour d'appel de Nice et sénateur.
  • Le Palaï, maison de retraite d'été de Flaminius Raiberti. Sa famille était installée à Bendejun depuis le XVIe siècle.
  • Fours à pain et moulin à huile.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Bendejun Blason D’azur à l’aiguière d’or.
Détails Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Théophile Bermond, Mon village : Bendéjun, Serre Éditeur (Les Régionales), Nice, 1985
  • Pierre-Robert Garino, 'Les vallées du Paillon, Serre Éditeur (Ancre Solaire), Nice, 1997
  • Yves Bernard, L'annuaire Touristique et Culturel des Alpes-Maritimes et de Monaco, p. 296-298, Éditions Campanile, 1997 (ISBN 2912366-003)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]