Belmont-Luthézieu

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
(Redirigé depuis Belmont (Ain))
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Belmont.
Belmont-Luthézieu
Église du village de Belmont
Église du village de Belmont
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Rhône-Alpes
Département Ain
Arrondissement Belley
Canton Champagne-en-Valromey
Intercommunalité Communauté de communes du Valromey
Maire
Mandat
Pauline Godet
2014-2020
Code postal 01260
Code commune 01036
Démographie
Population
municipale
527 hab. (2011)
Densité 27 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 52′ 53″ N 5° 39′ 44″ E / 45.8814, 5.6622 ()45° 52′ 53″ Nord 5° 39′ 44″ Est / 45.8814, 5.6622 ()  
Altitude Min. 251 m – Max. 1 104 m
Superficie 19,77 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Ain

Voir sur la carte administrative d'Ain
City locator 14.svg
Belmont-Luthézieu

Géolocalisation sur la carte : Ain

Voir sur la carte topographique d'Ain
City locator 14.svg
Belmont-Luthézieu

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Belmont-Luthézieu

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Belmont-Luthézieu

Belmont-Luthézieu est une commune française, située dans le département de l'Ain en région Rhône-Alpes.

Géographie[modifier | modifier le code]

Commune située à 18 km au nord de Belley, dans la zone d'appellation AOC des vins du Bugey. Nombreux sites de cascade, gorges et de grottes dans un environnement boisé.

Quartiers[modifier | modifier le code]

  • Belmont
  • Champdossin
  • Massignieu
  • Sammonod
  • Vogland
  • Nérieu
  • Bioléaz
  • Luthézieu
  • Muffieu
  • Vercosin

Histoire de Luthézieu[modifier | modifier le code]

Paroisse de Luthézieu dès le XIIe siècle.

Histoire de Belmont [1][modifier | modifier le code]

Au commencement du XIIe siècle, il n'y avait à Belmont qu'une chapelle rurale bâtie à proximité d'un antique château. Cette chapelle dépendait de la paroisse de Massigneux. En 1110, Guy, évêque de Genève, donna cette chapelle aux moines de St Claude qui y établirent un prieuré avant de la transformer en église paroissiale, sous le vocable de Sainte Catherine et de Saint Oyand. L'église et le prieuré leur furent confirmés le 16 novembre 1184 d'abord par l'empereur Frédéric puis en 1186 par le pape Urbain III, et enfin par les papes Innocent IV et Félix V. L'église de Belmont fut rebâtie à la fin du XVe siècle ainsi que l'apprend la date de 1495 gravée au-dessus de la porte principale.

Les chanoines de St Claude, hauts décimateurs de la paroisse, s'y faisaient au XVIIe siècle un revenu de 1 060 livres. Entre autres fonds, ils possédaient dans le village une grange où ils rassemblaient les dîmes prélevées en nature, un pré à Champdossin, une terre à Massigneux. La cure était encore plus riche que le prieuré en bien-fonds et en vignes dans les meilleurs terroirs : à la Guigonnière, à Cravêche, à Hostel, au Caton, etc. Les 7 chapelles de l'église avaient aussi chacune leurs dotations. Les mieux dotées étaient celles de Ste Barbe et de St Jean dont le patronage appartenait aux syndics et aux habitants et celle de St Sébastien et de St Antoine qui dépendaient du seigneur d'Hostel.

Les habitants de Belmont possédaient dans la montagne qui domine une large étendue de la forêt noire, qui leur fut confirmée en 1317 par Louis de Savoie, baron de Vaud, et en 1390 par le compte Amédée, moyennant une redevance annuelle de 20 boisseaux d'avoine. En 1393, Bonne de Bourbon, comtesse de Savoie, remit cette redevance aux religieux de Pierre-Châtel.

Par arrêt de la cour de Lyon du 4 août 1837, la commune dut céder une notable partie de ses possessions immémoriales aux consorts de Drée et de Mandelot qui prétendaient aux droits des anciens seigneurs du Valromey.

Belmont est une des plus anciennes seigneuries du Bugey. Vers 1135, elle était possédée par Guillaume de Belmont. Parmi ses descendants, on compte Bérard de Belmont, vivant en 1170, Pierre en 1180, Guigonet et Ponce en 1234, Etienne en 1247, Guionnet en 1293, Jean et François en 1452, Guigues et Georges en 1477, Hugues en 1510, Antoine en 1595 et Guillaume en 1650. La veuve de ce dernier, Melchionne de Seyssel, reprit le fief de la rente noble de Belmont le 16 février 1655. Le château dépendait alors de la terre et justice d'Hostel, qui n'en était jadis qu'un arrière-fief. Les dernières représentantes de cette noble famille furent Sébastienne et Symonde de Belmont. Sébastienne épousa Claude, seigneur d'Arcollières, à Yenne en Savoie. Elle en était veuve en 1674. Melchionne d'Arcollières, sa fille unique fit son testament le 12 décembre 1689. Elle avait plusieurs enfants de son mari, Joseph Cyvost de Thézillieu.

Toponymie[modifier | modifier le code]

  • Belmont-Luthézieu :
  • Vogland : Voglens en 1345, Voglein en 1429.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1995 2001 André Michaud    
2001 2014 Jean-Baptiste Zambelli Divers Gauche Conseiller général
2014 En cours Pauline Godet    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Démographie de Belmont-Luthézieu.

En 2011, la commune comptait 527 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
575 460 609 565 665 682 721 756 738
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
739 733 735 724 642 608 626 610 628
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
600 551 509 418 401 380 361 342 270
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
275 240 300 293 308 394 461 527 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[2] puis Insee à partir de 2004[3].)
Histogramme de l'évolution démographique

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • L'église de Luthézieu fait l’objet d’une inscription au titre des monuments historiques depuis le 11 août 1975[4].
  • Église de Belmont. La date de 1495 est gravée au-dessus de la porte principale comme suit : A M CCCC XC V.
  • Château d'Hostel, Renaissance.
  • Vestiges du château de Belmont
Château des sires de Belmont.
  • Château de Thésieu ou Luthésieu (pour mémoire)
Reconstruit vers 1305, au lieu-dit sur Balme, par Jean d'Uthésieu.
  • Vestiges du prieuré de Saint-Claude.
  • Monument aux Résistants du Valromey, à Luthézieu

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Paul Claudel, qui épousa une Reine-Sainte-Marie, séjourna au château d'Hostel.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Topographie Historique du Département de l'Ain par M. C. Guigue - Trévoux 1873
  2. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  3. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011
  4. « Notice no PA00116311 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  5. « Biographie du Frère Gabriel », sur www.fsfbelley.net, Site des frères de la sainte famille (consulté en 28 décembre 2011).
  6. Erwin Canard, « Henri Reynaud, ambassadeur : « L’Arménie ? Le Valromey d’il y a 50 ans » », Le Progrès,‎ 19 août 2012.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Articles connexes[modifier | modifier le code]